ACARIZAX

12 SQ-HDM

Lyophilisat oral

 

Composition

Principes actifs

Acari allergeni extractum normatum (Dermatophagoides pteronyssinus, Dermatophagoides farinae).

Excipients

Gelatina (ex piscis), Mannitolum 12,7 mg, Natrii hydroxidum q.s., pro dosi corresp. Natrium 0,14 mg.

 

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Lyophilisat oral

 

1 comprimé sublingual contient 12 SQ-HDM* d’Acari allergeni extractum normatum (Dermatophagoides pteronyssinus, Dermatophagoides farinae).

 

* [SQ-HDM est l’unité de dosage pour Acarizax. SQ est une méthode de standardisation concernant l’activité biologique totale, la teneur en allergènes majeurs et la complexité de l’extrait allergénique. HDM est une abréviation pour House Dust Mite.]

 

Lyophilisat oral blanc à blanc cassé avec une impression sur une face.

 

Indications/Possibilités d’emploi

Acarizax peut être utilisé pour le traitement de la rhinite allergique modérée à sévère chez les enfants et les adultes (5 à 65 ans) remplissant cumulativement les trois conditions suivantes:

Anamnèse indiquant que les symptômes sont déclenchés et entretenus par lexposition aux acariens de poussière de maison.

Présence de sensibilisation aux acariens de poussière de maison (prick-test et/ou IgE spécifiques).

Symptômes ne pouvant pas être contrôlés malgré un traitement soulageant les symptômes.

 

Posologie/Mode d’emploi

Le traitement par Acarizax doit être instauré par des médecins expérimentés dans le traitement des maladies de type allergique.

Il est recommandé de faire prendre la première dose sous surveillance médicale et de surveiller le patient 30 minutes après la prise de la dose, de sorte à pouvoir discuter des effets secondaires éventuels et définir leur traitement possible. Des réactions allergiques sévères peuvent se produire après la première prise, mais aussi au cours de la suite du traitement (cf. «Mises en garde et précautions»).

Un effet clinique peut être attendu 8 à 14 semaines après le début du traitement.

Des données portant sur l’efficacité sont disponibles pour une durée de traitement d’un an par Acarizax. Si aucune amélioration n´est observée après 14 semaines de prise du médicament, la poursuite du traitement nest pas indiquée.

Posologie usuelle

La posologie recommandée chez les enfants et les adultes (5 à 65 ans) est de 1 comprimé (12 SQ-HDM) une fois par jour.

Patients âgés

On ne dispose d’aucune donnée clinique sur le traitement des patients de plus de 65 ans.

Enfants de moins de 5 ans

On ne dispose d’aucune expérience clinique avec Acarizax chez les enfants de moins de ans. Acarizax n’est pas autorisé chez les enfants de moins de 5 ans.

Mode d’administration

Acarizax est un comprimé lyophilisé. Le comprimé doit être retiré prudemment de la plaquette avec des doigts secs juste avant la prise et être placé sous la langue, où il se dissoudra. Il faut éviter davaler pendant une minute environ. Pendant les cinq minutes suivant la prise, il ne faut ni manger ni boire.

 

Contre-indications

·Hypersensibilité à lun des excipients (voir la liste complète des composants sous «Composition»).

·Maladies auto-immunes actives ou mal contrôlées, déficits immunitaires, immunodépression, immunosuppression ou maladies tumorales ayant valeur de maladie.

·Asthme sévère et/ou instable (avec un VEMS < 70 % de la valeur prédite (après une pharmacothérapie adéquate).

·Exacerbation sévère de lasthme au cours des 3 derniers mois.

·Chez les patients asthmatiques atteints dune infection respiratoire aiguë, le début du traitement par Acarizax doit être reportée jusquà ce que linfection soit guérie.

·Patients présentant des inflammations aiguës sévères ou des plaies de la cavité buccale.

·Patients ayant reçu un diagnostic d’œsophagite à éosinophiles ou présentant des symptômes actifs d’œsophagite à éosinophiles.

 

Mises en garde et précautions

Asthme

Il est reconnu que lasthme est un facteur de risque prédisposant à des réactions allergiques systémiques sévères. Dans les études dhomologation ont, des patients atteints dasthme léger à modéré ont également été traités. Aucun signal de sécurité prohibitif nayant été observé dans ce cadre, les patients atteints de rhinopathie allergique peuvent être traités en respectant les précautions décrites ci-dessous, même sils sont atteints dasthme léger à modéré. Si les patients avec asthme concomitant développent des symptômes et signes évocateurs dune aggravation (exacerbation) de lasthme, le traitement doit être arrêté et un médecin qui décidera de la poursuite du traitement doit être immédiatement consulté.

 

Réactions allergiques systémiques sévères

Le traitement doit être interrompu et un médecin doit immédiatement être contacté dans les cas suivants: réactions allergiques systémiques sévères telles quurticaire, exacerbations sévères de lasthme, angio-œdème, difficultés de déglutition, difficultés respiratoires, modification de la voix, chute de tension ou sensation de constriction de la gorge. Les patients doivent être informés de ce risque et des traitements disponibles en cas de réactions allergiques sévères. Ce faisant, la remise et les instructions dun set durgence (comprenant un auto-injecteur dadrénaline) sera également envisagée. Les patients doivent être instruits quen cas dapparition de réactions systémiques allergiques sévères, dun angio-œdème, de difficultés de déglutition, de difficultés respiratoires, dune modification de la voix ou dune sensation de boule dans la gorge, ils doivent non seulement utiliser le set durgence, mais aussi contacter immédiatement un médecin.

Les réactions anaphylactiques doivent être traitées en premier lieu à ladrénaline. Différents médicaments peuvent interagir avec les effets de ladrénaline, compliquer ainsi le traitement éventuel de lanaphylaxie et accroître le risque de limmunothérapie spécifique. Les patients traités par bêtabloquants natteignent éventuellement quune réponse insuffisante ou aucune réponse aux doses usuelles dadrénaline.

Inversement, les effets de ladrénaline peuvent être renforcés chez les patients traités par antidépresseurs tricycliques, inhibiteurs de monoamine oxydase (iMAO) et/ou inhibiteurs de la COMT, ce qui peut mettre en jeu le pronostic vital. Cet aspect doit être pris en compte au début d’une immunothérapie allergénique.

Les patients présentant une cardiopathie peuvent éventuellement être exposés à un risque accru lors de réactions allergiques systémiques. Lexpérience clinique avec Acarizax chez les patients présentant une cardiopathie est limitée.

Chez les patients qui ont déjà développé une réaction allergique systémique à une immunothérapie par voie sous-cutanée aux acariens de poussière de maison, l’instauration d’un traitement par Acarizax doit être évaluée attentivement. Il faut disposer des mesures nécessaires pour traiter les réactions éventuelles. Ces recommandations reposent sur l‘expérience acquise post-commercialisation dun produit sous forme d’un comprimé sublingual correspondant pour l’immunothérapie aux pollens de graminées. Elle montre que le risque de réaction allergique sévère peut être accru chez les patients qui ont déjà eu une réaction allergique systémique à une immunothérapie par voie sous-cutanée aux pollens de graminées.

 

Inflammations de la cavité buccale

Chez les patients atteints dinflammations sévères de la cavité buccale (p. ex. lichen plan oral, ulcérations buccales ou candidose buccale), ayant des plaies dans la bouche ou ayant subi récemment une intervention chirurgicale au niveau de la cavité buccale (y compris extraction ou perte dune dent), l’instauration du traitement par Acarizax doit être reportée et un traitement en cours par Acarizax doit être interrompu transitoirement afin que la cavité buccale puisse cicatriser.

 

Réactions allergiques locales

Pendant le traitement par Acarizax, le patient est exposé à lallergène auquel il est allergique. On doit donc sattendre à des réactions allergiques locales au cours du traitement. Ces réactions sont normalement légères à modérées, mais des réactions oropharyngées plus sévères peuvent se produire. Si le patient souffre d’effets secondaires locaux considérables au cours du traitement, un traitement par anti-allergiques (p. ex. antihistaminiques) doit être envisagé.

 

Œsophagite à éosinophiles

Des cas dœsophagite à éosinophiles ont été signalés en rapport avec le traitement par Acarizax. Une prudence particulière est de rigueur en cas de traitement de patients présentant des antécédents de suspicion d’œsophagite à éosinophiles. Chez les patients atteints de symptômes gastro-œsophagiens sévères ou persistants, tels que dysphagie ou dyspepsie, le traitement par Acarizax doit être arrêté et une évaluation médicale doit être réalisée.

 

Maladies auto-immunes en rémission

Les données concernant le traitement dimmunothérapie allergénique chez les patients présentant une maladie auto-immune en rémission sont limitées. Acarizax doit donc être prescrit avec prudence chez ce type de patients.

 

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Acarizax contient du mannitol. Le mannitol peut avoir un effet laxatif léger.

 

Interactions

Aucune étude sur les interactions na été effectuée chez lhomme. Un traitement simultané par des anti-allergiques symptomatiques peut augmenter le seuil de tolérance chez le patient. Cet aspect doit être pris en considération lors de l’arrêt de tels médicaments.

 

Grossesse, Allaitement

Grossesse

On ne dispose pas de données cliniques concernant l’emploi dAcarizax chez la femme enceinte. Les études expérimentales animales nont pas révélé de risque accru pour le fœtus. Le traitement par Acarizax ne doit pas être commencé pendant la grossesse. Si une grossesse est constatée au cours du traitement, celui-ci peut être poursuivi après évaluation de létat général de la patiente (incluant la fonction pulmonaire) et des réactions à une administration antérieure dAcarizax. Chez les patientes souffrant dasthme préexistant, une surveillance étroite est recommandée pendant la grossesse.

Allaitement

On ne dispose pas de données cliniques concernant lutilisation dAcarizax pendant lallaitement.

 

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude correspondante n’a été effectuée.

 

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Les patients prenant Acarizax doivent surtout sattendre à des réactions allergiques locales légères à modérées, survenant au cours des premiers jours et régressant au cours du traitement (1 à 3 mois). Pour la majorité des manifestations, on peut sattendre à ce que les réactions apparaissent dans les 5 minutes suivant la prise dAcarizax avant de se dissiper quelques minutes ou quelques heures plus tard. Des réactions allergiques oropharyngées sévères peuvent se produire (voir «Mises en garde et précautions»).

Des cas isolés daggravation aiguë sévère des symptômes dasthme ont été rapportés. Les patients présentant des facteurs de risque connus ne doivent pas commencer un traitement par Acarizax (voir la rubrique «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).

 

Liste des effets secondaires

La liste suivante des effets secondaires repose sur les données d’études cliniques contrôlées sur Acarizax auprès de patients adultes et adolescents (12 à 65 ans) souffrant de rhinite allergique due aux acariens de poussière de maison et/ou dasthme allergique, ainsi que sur les données communiquées suite à la mise sur le marché.

Les effets secondaires sont classés conformément à la convention MedDRA avec les catégories de fréquence suivantes: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100 à <1/10), occasionnels (≥1/1000 à <1/100), rares (≥1/10 000 à <1/1000), très rares (<1/10 000), fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

 

Infections et infestations

Très fréquents: rhinopharyngite (20%)

Fréquents: bronchite, pharyngite, rhinite, sinusite

Occasionnels: laryngite

 

Affections du système immunitaire

Occasionnels: réactions anaphylactiques

 

Affections du système nerveux

Fréquents: dysgueusie

Occasionnels: vertiges

 

Affections oculaires

Fréquents: démangeaisons oculaires

Occasionnels: conjonctivite allergique

 

Affections de loreille et du labyrinthe

Très fréquents: démangeaisons auriculaires (23%)

Occasionnels: troubles auriculaires

 

Affections cardiaques

Occasionnels: palpitations

 

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très fréquents: irritations de la gorge (33%)

Fréquents: asthme, dysphonie, dyspnée, douleurs oropharyngées, œdème du pharynx

Occasionnels: congestion nasale, gêne nasale, rhinorrhée, éternuements, sensation de serrement de la gorge

Rares: œdème du larynx

Fréquence inconnue: toux

 

Affections gastro-intestinales

Très fréquents: œdème des lèvres (10%), œdème buccal (12%), démangeaisons dans la bouche (34%)

Fréquents: douleurs abdominales, diarrhée, dysphagie, dyspepsie, reflux gastro-œsophagien, glossodynie, glossite, prurit des lèvres, ulcérations buccales, démangeaisons de la langue, nausées, gêne buccale, rougeur de la muqueuse buccale, paresthésie orale, stomatite, œdème de la langue, vomissements

Occasionnels: sécheresse buccale, irritation de lœsophage, vésicules sur la muqueuse buccale

Rares: œsophagite à éosinophiles

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquents: prurit, urticaire

Occasionnels: érythème

Rares: angio-œdème

 

Troubles généraux

Fréquents: gêne thoracique, fatigue

Occasionnels: malaise, sensation de corps étranger

Description des effets secondaires spécifiques

Si le patient développe des effets secondaires significatifs pendant le traitement, on envisagera un traitement par anti-allergiques.

Des cas de réactions allergiques systémiques graves, y compris d’anaphylaxie, ont été rapportés depuis la commercialisation. La surveillance médicale lors de la première prise du lyophilisat oral est donc une précaution importante (voir Posologie/Mode d’emploi). Dans quelques cas, une réaction allergique systémique grave n’est apparue qu’après une prise ultérieure et non lors de la première prise.

Un médecin doit immédiatement être contacté lors dune détérioration aiguë des symptômes dasthme ou de réactions allergiques systémiques sévères, dangio-œdème, de difficultés de déglutition, de difficultés respiratoires, d’altérations de la voix, dune chute de tension ou dune sensation de constriction de la gorge. Dans de tels cas, le traitement doit être interrompu à long terme ou jusquà la consultation du médecin.

 

Enfants âgés de 5-11 ans

Globalement, le profil de sécurité observé chez les enfants traités par Acarizax était similaire à celui observé chez les adultes et les adolescents.

Les effets indésirables suivants ont été observés plus fréquemment chez les enfants que chez les adultes et les adolescents:

douleurs abdominales, diarrhée, dysgueusie, glossodynie, ulcérations buccales, nausées, œdème du pharynx et œdème de la langue appartenaient à la catégorie de fréquence «très fréquents» (≥1/10).

Les symptômes de la conjonctivite allergique ont été signalés comme étant «fréquents» (2,8%).

Langio-œdème a été signalé comme étant «occasionnel» (0,2%).

L’œsophagite à éosinophiles a été signalée comme étant «occasionnelle» (0,1%).

 

Enfants de moins de 5 ans

On ne dispose daucune donnée sur le traitement par Acarizax des enfants de moins de 5 ans.

 

L’annonce d’effets indésirables présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

 

Surdosage

Dans les études de phase I, des patients adultes atteints dallergie aux acariens de poussière de maison ont reçu des doses allant jusquà 32 SQ-HDM. Chez les enfants et les adolescents, on ne dispose pas de données sur l’utilisation de doses supérieures aux doses journalières recommandées de 12 SQ-HDM.

Signes et symptômes

Ladministration de doses supérieures à la dose journalière recommandée de 12 SQ-HDM peut augmenter le risque deffets indésirables, y compris le risque de réactions allergiques systémiques ou de réactions allergiques locales sévères. En cas de réaction sévère, dangio-œdème, de difficultés de déglutition, de difficultés respiratoires, dune modification de la voix, dune chute de tension ou dune sensation de constriction de la gorge, un médecin doit être consulté immédiatement.

Traitement

Ces réactions doivent être traitées par des médicaments symptomatiques correspondants.

 

Propriétés/Effets

Code ATC

V01AA03

 

Mécanisme d’action/Pharmacodynamique

L’immunothérapie allergénique consiste en l’administration répétée d’allergènes aux personnes allergiques, dans le but de modifier leur réponse immunitaire à lallergène pour atteindre une protection sous-jacente durable lors d’une exposition ultérieure aux allergènes.

L’activité pharmacodynamique de l’immunothérapie allergénique cible le système immunitaire. Le mécanisme d’action à l’origine de l’effet clinique n’est pas encore entièrement éclairci. Sous le traitement par Acarizax, il a été constaté que les IgG4 et IgE spécifiques aux acariens de poussière de maison augmentent. Cet effet était déjà observé dès 4 semaines après le début du traitement.

L’effet d’Acarizax conduit à un soulagement des symptômes et à une réduction du le recours à d’autres médicaments.

 

Efficacité clinique

Efficacité clinique chez ladulte

Lefficacité dAcarizax 12 SQ-HDM dans le traitement des affections respiratoires allergiques déclenchées par les acariens de poussière de maison a été évaluée dans deux études randomisées, en double aveugle et contrôlées par placebo; toutefois, seulement une de ces études portait sur lindication approuvée «rhinite allergique».

 

Rhinite allergique

Étude MERIT (MT-06)

·Létude MERIT a inclus 992 adultes présentant une rhinite allergique modérée à sévère due aux acariens de poussière de maison, persistant malgré une pharmacothérapie en cours. La sévérité de la maladie a été objectivée par évaluation des points suivants: 1) score quotidien total des symptômes de rhinite atteignant au moins 6, ou score d’au moins 5 avec manifestation d’un symptôme considéré comme sévère pendant au moins 8 des 15 jours de la période initiale, 2) au moins 8 jours d’utilisation d’une médication symptomatique pour le traitement de la rhinite allergique due aux acariens de poussière de maison au cours de la période initiale de 15 jours et 3) la présence d’au moins un ou plusieurs des paramètres suivants de la qualité de vie, définis par le groupe de travail «Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma (ARIA)», qui ont été déclenchés par une rhinite allergique aux acariens de poussière de maison, au cours de la période initiale : troubles du sommeil, restriction des activités ou restrictions à l’école ou au travail. Les participants à l’étude ont été randomisés dans un rapport de 1:1:1 et traités pendant environ plus dun an par ladministration quotidienne de 12 SQ-HDM, de 6 SQ-HDM ou dun placebo. Les participants avaient librement accès à la pharmacothérapie standardisée contre la rhinite allergique et avaient reçu les instructions nécessaires à cet effet. Les sujets ont été examinés environ tous les deux mois par un médecin spécialiste pendant toute la durée de létude.

·Le critère primaire était le score total combiné quotidien moyen de rhinite (TCRS) durant les 8 dernières semaines de traitement.

oLe TCRS était la somme du score des symptômes de rhinite et du score médicamenteux de la rhinite. Le score des symptômes de rhinite évalue quotidiennement 4 symptômes nasaux (rhinorrhée, congestion nasale, prurit nasal, éternuements) sur une échelle de 0 à 3 (symptômes absents, légers, modérés, sévères), ce qui correspond à un domaine de 0 à 12. Le score médicamenteux de la rhinite était la somme du score pour ladministration dun corticostéroïde nasal (2 points par bouffée, maximum 4 bouffées par jour) et dun antihistaminique oral (4 points par comprimé, maximum 1 comprimé par jour), ce qui correspond à un domaine de 0 à 12. Ainsi, le domaine TCRS est de de 0 à 24. Les deux composantes du TCRS, c.-à-d. le score des symptômes de rhinite et le score médicamenteux étaient des critères secondaires prédéfinis.

·Les critères secondaires prédéfinis supplémentaires incluaient le score combiné de rhinoconjonctivite (total) et la qualité de vie liée à la rhinoconjonctivite (RQLQ).

oDeux symptômes oculaires (sensation de corps étranger dans lœil et larmoiement) ont été ajoutés au score total combiné de rhinoconjonctivite ainsi que les valeurs médicamenteuses de la conjonctivite pour la prise dun antihistaminique oral (2 points par comprimé, maximum 1 comprimé par jour) ainsi qu’un collyre anti-allergique (1,5 point par goutte, maximum 2 gouttes par œil et par jour) ont été ajoutés au valeur médicamenteux, si bien qu’un domaine total de 0 à 38 en résulte.

oLe RQLQ(S) comprend 28 questions concernant 7 domaines (restriction de lactivité, troubles du sommeil, symptômes nasaux, symptômes oculaires, troubles généraux, problèmes pratiques et bien-être) et il y a été répondu sur une base hebdomadaire sur une échelle de 0 à 6 (absence de problème jusquà des problèmes sévères). Le score RQLQ(S) total est la moyenne de toutes les réponses, ce qui correspond à un domaine de 0 à 6. Dans cette étude, la différence constatée entre 12 SQ-HDM et le placebo est principalement due aux différences dans les trois domaines troubles du sommeil, problèmes pratiques et symptômes nasaux.

 


Résultats de MERIT

12 SQ-HDM

Placebo

Effet du traitement

 

Critères primaires

N

Score

N

Score

Différence absoluec

Différence relatived

Valeur p

Score combiné de rhinite (total)

FAS-MI a (moyenne ajustée)

318

5,71

338

6,81

1,09

[0,35; 1,84]

-

0,004

FAS b (moyenne ajustée)

284

5,53

298

6,76

1,22

[0,49; 1,96]

18 %

0,001

FAS b (médiane)

284

5,88

298

7,54

1,66

22 %

-

Principal critère secondaire prédéfini

N

Score

N

Score

Différence absoluec

Différence relatived

Valeur p

Score des symptômes de rhinite

FAS b (moyenne ajustée)

284

2,76

298

3,30

0,54

[0,18; 0,89]

16 %

0,003

FAS b (médiane)

284

2,98

298

3,98

1,00

25 %

-

Score médicamenteux de la rhinite

FAS b (moyenne ajustée)

284

2,22

298

2,83

0,60

[0,08; 1,13]

21 %

0,024

FAS b (médiane)

284

2,83

298

4,00

1,17

29 %

-

Score combiné de rhinoconjonctivite (total)

FAS b (moyenne ajustée)

241

7,91

257

9,12

1,21

[0,13; 2,28]

13 %

0,029

FAS b (médiane)

241

8,38

257

10,05

1,67

17 %

-

Questionnaire de qualité de vie relatif à la rhinoconjonctivite, RQLQ(S) Score

FAS b (moyenne ajustée)

229

1,38

240

1,58

0,19

[0,02; 0,37]

12 %

0,031

FAS b (médiane)

229

1,25

240

1,46

0,21

14 %

-

N: Nombre de sujets dans le groupe de traitement dont les données étaient utilisables pour l’analyse.

a FAS-MI: analyse complète (full analysis set) avec imputations multiples. L’analyse traite les sujets ayant abandonné l’étude avant l’analyse d’efficacité comme appartenant au groupe placebo. Pour l’analyse primaire (FAS-MI) seule la différence absolue était préspécifiée.

b FAS: analyse complète. L’analyse comprend les données de tous les sujets randomisés qui ont reçu au moins une dose du médicament à l’étude.

c Différence absolue: placebo moins 12 SQ-HDM, dans les limites de l’intervalle de confiance à 95 %.

d Différence relative par rapport au placebo: placebo moins 12 SQ-HDM divisé par le placebo.

 

 

Efficacité clinique chez les enfants et les adolescents

Rhinite allergique:

Enfants âgés de 5-11 ans

Étude MATIC (MT-12)

L’efficacité du traitement par Acarizax 12 SQ-HDM de la rhinite allergique/rhinoconjonctivite déclenchée par des acariens de poussière de maison a été évaluée dans l’étude randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo MATIC (MT-12).

·L’étude MATIC a inclus 1458 enfants âgés de 5 à 11 ans présentant une rhinite allergique/rhinoconjonctivite déclenchée par des acariens de poussière de maison avec ou sans asthme. Les sujets ont reçu un traitement quotidien sur un an environ, étaient randomisés pour recevoir le 12 SQ-HDM ou le placebo, et avaient librement accès à la pharmacothérapie standardisée contre la rhinite et la conjonctivite.

·Le critère d’évaluation principal était le score total combiné quotidien moyen de rhinite (TCRS) déterminé durant les 8 dernières semaines de traitement.

oLe TCRS quotidien était la somme du score quotidien des symptômes de rhinite (DSS) et du score quotidien médicamenteux de rhinite (DMS). Le score des symptômes de rhinite évaluait quotidiennement 4 symptômes nasaux (rhinorrhée, congestion nasale, éternuements, prurit nasal) sur une échelle de 0 à 3 (symptômes absents, légers, modérés, sévères), ce qui correspond à une échelle totale de 0 à 12. Le score médicamenteux de rhinite était la somme du score pour ladministration dun stéroïde nasal (maximum 8 bouffées par jour) et dun antihistaminique oral (maximum 4 bouffées par jour), ce qui correspond à une échelle totale de 0 à 12. Ainsi, léchelle totale TCRS allait de 0 à 24.

·Après un an de traitement par 12 SQ-HDM, une différence absolue de 1,0 par rapport à la moyenne ajustée (intervalle de confiance à 95% [0,5; 1,4]) a été constatée et une différence relative de 22% (p <0,0001) par rapport au placebo.

 


Résultats de l’étude MATIC

12 SQ-HDM

Placebo

Effet thérapeutique

 

Critère d’évaluation principal

N

Score

N

Score

Différence absolue b

Différence relative c

Valeur p

Score total combiné de rhinite

FASa (moyenne ajustée)

693

3,4

706

4,4

1,0

[0,5; 1,4]

22,0%

<0,0001

Principaux critères d’évaluation secondaires prédéfinis

N

Score

N

Score

Différence absolueb

Différence relativec

Valeur p

Score des symptômes de rhinite

FAS (moyenne ajustée)

693

1,5

706

1,9

0,4

[0,2; 0,6]

22,2%

<0,0001

Score médicamenteux de rhinite

FAS (moyenne ajustée)

693

1,4

706

1,9

0,5

[0,2; 0,8]

25,3%

0,0016

Score total combiné de rhinoconjonctivite

FAS (moyenne ajustée)

693

4,0

706

5,2

1,1

[0,6; 1,7]

22,2

<0,0001

Critère d’évaluation secondaire prédéfini

N

Score

N

Score

Différence absolueb

Différence relativec

Valeur p

Questionnaire sur la qualité de vie en cas de rhinoconjonctive pédiatrique (PRQLQ)

FAS (moyenne ajustée)

695

0,8

690

1,0

0,2

[0,1; 0,2]

16,6%

<0,0001

N: Nombre de sujets avec observations qui contribuent à l’analyse.

a.FAS: analyse complète. L’analyse comprend les données de tous les sujets qui ont reçu au moins une dose du médicament à l’étude.

b.Différence absolue: placebo moins 12 SQ-HDM, dans les limites de l’intervalle de confiance à 95%.

c.Différence relative par rapport au placebo: placebo moins 12 SQ-HDM divisé par le placebo.

 

Adolescents âgés de 12-17 ans

L’efficacité du traitement par Acarizax 12 SQ-HDM de la rhinite allergique déclenchée par des acariens de poussière de maison a été évaluée dans une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo (TO-203-3-2).

·L’étude a inclus 278 adolescents (parmi un total de 851 sujets randomisés) avec rhinite allergique modérée à sévère due aux acariens de poussière de maison. Les sujets ont reçu un traitement quotidien sur un an environ et étaient randomisés avec 12 SQ-HDM, 6 SQ-HDM ou placebo et ils avaient librement accès à la pharmacothérapie standardisée contre la rhinite.

 

Le critère d’évaluation principal était le score TCRS moyen quotidien déterminé au cours des 8 dernières semaines de traitement.

À la fin de l’étude, après un an de traitement par 12 SQ-HDM, une différence absolue moyenne de 1,0 (intervalle de confiance à 95% [0,1; 1,9], p = 0,037) a été constatée dans le groupe des adolescents et une différence relative de 20% par comparaison avec le placebo.

 


Sous-groupe des adolescents

12 SQ-HDM

Placebo

Effet du traitement

 

Critère d’évaluation principal: TCRS

N

Score

N

Score

Différence absolue

Différence relativeb

Valeur p

TO-203-3-2

FAS (moyenne ajustée)

99

4,1

92

5,1

1,0 a

[0.1;1.9]

20%

0,037

FAS (médiane)

99

4,2

92

5,2

1,0

19%

-

TCRS: score total combiné de rhinite

a: Modèle linéaire Mixed Effekt (analyse primaire)

b: Différence relative par rapport au placebo: placebo moins 12 SQ-HDM divisé par le placebo.

Pharmacocinétique

Absorption / Distribution / Métabolisme / Élimination

Aucune étude clinique na été réalisée pour évaluer la pharmacocinétique et la métabolisation dAcarizax. Leffet de limmunothérapie allergénique est médié par des mécanismes immunologiques et les informations disponibles sur les propriétés pharmacocinétiques sont limitées.

Les molécules actives de lextrait allergénique sont surtout composées de protéines.

 

Données précliniques

Ni les études de génotoxicité in vitro et in vivo, ni une étude de toxicité après administration répétée, ni de toxicité sur le développement chez la souris n’ont révélé un potentiel de risque particulier pour l’homme. Aucune étude na été réalisée sur la pharmacologie de sécurité, la carcinogénicité, la fertilité et la toxicité prénatale/postnatale.

 

Remarques particulières

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur lemballage.

Remarques particulières concernant le stockage

Ne pas conserver au-dessus de 25°C. Conserver dans l’emballage d’origine.

Conserver hors de portée des enfants.

 

Numéro d’autorisation

65823 (Swissmedic)

 

Présentation

Emballages de 30 et de 90 doses [A]

 

Titulaire de l’autorisation

ALK-Abelló AG, 8304 Wallisellen

 

Mise à jour de l’information

Février 2025