Calcort®

Sanofi-Aventis (Suisse) SA

Composition

Principes actifs

Deflazacortum.

Excipients

Comprimés à 6 mg: lactosum monohydricum (153 mg), magnesii stearas, maydis amylum, cellulosum microcristallinum.

Comprimés à 30 mg: lactosum monohydricum (313 mg), magnesii stearas, maydis amylum, cellulosum microcristallinum.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Comprimés sécables à 6 mg et 30 mg de déflazacort.

Indications/Possibilités d’emploi

Troubles endocriniens

Insuffisance corticosurrénale primaire ou secondaire (l'hydrocortisone ou la cortisone sont les médicaments de premier choix; vu son effet minéralocorticoïde très faible, le déflazacort devrait être utilisé uniquement en association à un minéralocorticoïde, particulièrement lors du traitement des enfants).

Hyperplasie corticosurrénale congénitale.

Affections rhumatismales et collagénoses

Traitement des poussées aiguës et/ou traitement d'entretien de l'arthrite rhumatoïde et de l'arthrite psoriasique lorsque les traitements usuels se sont avérés inefficaces; polymyalgie rhumatismale; rhumatisme articulaire aigu; lupus érythémateux disséminé; dermatomyosite; polyartérite noueuse; artérite temporale; granulomatose de Wegener.

Autres affections inflammatoires

Thyroïdite non prurigineuse.

Affections hématologiques

Thrombopénie idiopathique chez l'adulte, anémie hémolytique auto-immune acquise.

Néoplasies

Traitement palliatif de la leucémie aiguë chez l'enfant ainsi que leucémie et lymphome chez l'adulte.

Affections dermatologiques

Dermatoses aiguës sévères comme pemphigus, dermatite herpétiforme bulleuse, dermatite exfoliative généralisée, érythème multiforme, érythème noueux, psoriasis sévère.

Allergies

Asthme bronchique ne répondant pas au traitement conventionnel.

Affections pulmonaires

Sarcoïdose avec infiltration pulmonaire, alvéolite allergique exogène; pneumonie interstitielle desquamative.

Affections gastro-intestinales et hépatiques

Colite ulcéreuse, maladie de Crohn, hépatite chronique agressive.

Affections rénales

Syndrome néphrotique (certaines formes).

Affections oculaires

Choroïdite et choroïdorétinite, iritis et iridocyclite.

Posologie/Mode d’emploi

Une corticothérapie complète généralement un traitement de base, sans toutefois le remplacer. Etant donné que l'entrée en action du déflazacort – comme celle de tous les glucocorticoïdes – est généralement retardée (voir «Propriétés/Effets»), Calcort ne doit pas être administré à titre de remplacement d'un traitement à court terme d'états sévères aigus (pouvant entraîner la mort), mais si nécessaire à titre de complément à un tel traitement. Il convient de consulter les informations relatives à ces médicaments.

La posologie peut varier entre 6 mg et 90 mg par jour; elle sera déterminée dans chaque cas selon le type d'affection, sa gravité, son pronostic, la durée probable de la maladie ou du traitement, la réaction du patient et la tolérance du médicament.

Le médicament est pris le matin, avant ou après le petit déjeuner, le cas échéant un jour sur deux.

Il convient de toujours choisir la dose minimale efficace; les réductions des doses doivent se faire progressivement.

Lorsque Calcort doit remplacer un traitement avec un autre glucocorticoïde, il convient de prendre en considération l'équivalence des doses (voir «Propriétés/Effets»).

Troubles aigus

La posologie en cas de troubles aigus peut varier selon le degré de gravité des symptômes entre 30 mg à 90 mg par jour. Il convient de réduire la dose dès que possible, en la diminuant par paliers successifs de 3 mg à 6 mg.

Troubles chroniques

La dose initiale varie entre 24 et 36 mg par jour. Dès que les symptômes sont maîtrisés, la posologie initiale élevée devra être progressivement (en l'espace de quelques jours) réduite jusqu'à une dose d'entretien inférieure au double de la dose limite de Cushing. Pour le déflazacort, la dose d'entretien minimale varie habituellement entre 6 et 18 mg par jour en fonction de l'indication.

Traitement à long terme

Un traitement à long terme avec des glucocorticoïdes ne doit être instauré qu'après une évaluation circonspecte des risques. Dans ce cas aussi, il convient d'essayer de réduire progressivement la dose et d'arrêter le traitement dès que possible. Dans tous les cas, il convient de rester attentif aux signes nécessitant une diminution de la dose ou un arrêt du médicament. Lors d'une rémission spontanée d'une affection chronique, le traitement doit être arrêté (le cas échéant, en diminuant la dose graduellement).

En cas d'exacerbation d'une maladie préexistante ainsi que chez les patients soumis à un stress inhabituel (p.ex. intervention chirurgicale, traumatisme sévère, infection sévère), une augmentation passagère de la dose peut s'avérer nécessaire (voir «Mises en garde et précautions»).

Ne pas arrêter un traitement à long terme abruptement, mais graduellement, afin d'atténuer tout risque de réapparition de la maladie et de permettre à l'axe hypothalamo-hypophysaire de reprendre sa fonction.

Les patients sous traitement à long terme devraient porter sur eux une carte d'identification, et cela jusqu'à une année après l'arrêt du traitement. Cette carte devrait comporter des renseignements relatifs à la maladie, à la dose de déflazacort, et indiquer le nom et le numéro de téléphone du médecin traitant.

Durée du traitement

A l'instar des autres glucocorticoïdes, le déflazacort ne devrait jamais être pris plus longtemps que le strict nécessaire.

Posologies spéciales

Pédiatrie

Les études cliniques en pédiatrie sur l'efficacité et la sécurité d'emploi du déflazacort sont limitées.

Chez les enfants, des doses plus faibles que celles décrites auparavant sont généralement suffisantes; toutefois, il convient d'adapter la posologie plutôt au degré de gravité de la maladie qu'à l'âge, au poids corporel ou à la taille.

On doit toujours donner la plus petite dose, si possible en discontinu (voir «Mises en garde et précautions»).

Patients âgés

Aucune précaution particulière n'est nécessaire.

Insuffisance rénale

Aucune étude spécifique n'a été conduite chez les patients atteints d'insuffisance rénale. Aucune adaptation posologique n'est probablement nécessaire; cependant l'administration du traitement nécessite une surveillance étroite chez les insuffisants rénaux.

Insuffisance hépatique, hypothyroïdie

Aucune étude spécifique n'est disponible.

Les taux sanguins de déflazacort peuvent être augmentés. Par conséquent, le dosage doit être surveillé et abaissé à la dose minimale efficace.

Contre-indications

·Hypersensibilité vis-à-vis du déflazacort ou de l'un des excipients.

Lors d'une utilisation prolongée, qui va au-delà d'un traitement d'urgence ou d'une substitution:

·près de 8 semaines avant et jusqu'à 2 semaines après une vaccination.

·infections non contrôlables (virales, bactériennes ou fongiques).

Mises en garde et précautions

Les possibles complications d'un traitement aux glucocorticoïdes dépendent de la posologie utilisée et de la durée du traitement. Pour cette raison, les risques et bénéfices devraient être évalués individuellement pour chaque patient en ce qui concerne le dosage et la durée du traitement.

Effets endocriniens

Lors de situations de stress inhabituel (par ex. maladie grave, lourdes opérations, traumatisme grave etc) il est recommandé d'augmenter le dosage du glucocorticoïde un peu avant, pendant et après un tel évènement, chez les patients prenant un traitement à long terme à base de glucocorticoïdes.

L'inhibition de la libération d'ACTH peut être à l'origine d'une insuffisance corticosurrénale, pouvant aller jusqu'à l'atrophie de la corticosurrénale. L'arrêt des corticostéroïdes à la suite d'un traitement prolongé doit ainsi se faire progressivement. Les risques associés à une réduction soudaine sont l'exacerbation ou la récurrence de la maladie sous-jacente, une insuffisance surrénalienne aiguë, qui pourrait être fatale, et un syndrome de sevrage aux stéroïdes. Un syndrome de sevrage aux stéroïdes peut se manifester par un large éventail de signes et de symptômes, cependant les symptômes typiques incluent de la fièvre, une anorexie, des nausées, une léthargie, des myalgies, des arthralgies, un malaise, une desquamation de la peau, une faiblesse, une hypotension et une perte de poids. Ces symptômes peuvent également apparaître chez les patients ne souffrant pas d'insuffisance corticosurrénale.

L'inhibition de la corticosurrénale peut persister durant une année ou plus et compromet le pronostic de survie du patient en cas de stress ou dans certaines situations difficiles.

Chez les patients souffrant d'hypothyroïdie, l'effet des glucocorticoïdes exogènes est renforcé.

Lors de l'apparition d'un syndrome de Cushing, la dose doit être réduite progressivement.

Des cas de crises déclenchées par un phéochromocytome ont été observés après l'administration de glucocorticoïdes, parfois avec une issue fatale. Il convient donc de faire preuve de prudence chez les patients présentant un phéochromocytome ou chez lesquels un phéochromocytome est suspecté. Les glucocorticoïdes doivent uniquement être utilisés chez ces patients après avoir soigneusement évalué le rapport bénéfice/risque. Si des symptômes potentiels de crise de phéochromocytome tels qu'une crise hypertensive, une insuffisance cardiaque, une tachycardie, des céphalées, des douleurs abdominales et/ou thoraciques, apparaissent chez un patient traité par Calcort, il faut envisager la possibilité d'un phéochromocytome inconnu jusqu'à présent.

Effets immunosuppresseurs/sensibilité accrue aux infections

Les corticostéroïdes peuvent masquer certains signes infectieux, et au cours de leur utilisation, de nouvelles infections peuvent apparaître. Il est recommandé de surveiller étroitement les patients présentant des infections actives (virales, bactériennes ou fongiques). Il est ainsi nécessaire d'instaurer en présence de maladies infectieuses sévères un traitement anti-infectieux ou d'assurer une prophylaxie anti-infectieuse efficace.

Lors de l'apparition de maladies infectieuses intercurrentes, il convient d'avertir le médecin traitant.

Lorsqu'une varicelle apparaît lors d'un traitement systémique aux corticostéroïdes, son évolution peut être sévère, et elle peut, particulièrement chez les enfants, avoir une issue mortelle. La varicelle nécessite un traitement immédiat, par exemple à l'aciclovir par voie i.v. Chez les patients à risque, un traitement préventif à l'aciclovir ou une immunothérapie préventive avec des immunoglobulines anti-varicelle sont indiquées.

Les patients atteints de poliomyélite (à l'exception des formes bulbaires-encéphalitiques) doivent faire l'objet d'une surveillance particulière lors d'une corticothérapie prolongée.

Les vaccinations sont contre-indiquées chez les patients soumis à une corticothérapie, en particulier lorsque des doses élevées sont employées, car une propagation du vaccin vivant et/ou l'absence de réaction immunologique sont possibles (voir «Interactions»).

L'emploi en cas de tuberculose active devrait être limité aux cas de tuberculose fulminante ou disséminée, dans lesquels le déflazacort doit obligatoirement être administré en même temps qu'une thérapie antituberculeuse appropriée. En outre, l'utilisation prolongée de glucocorticoïdes chez les patients atteints d'un lymphome après vaccination au BCG requiert une prudence particulière.

Lorsque des corticostéroïdes sont indiqués chez les patients souffrant de tuberculose latente ou de réaction tuberculinique positive, une surveillance étroite est nécessaire, car la maladie peut être réactivée. En cas de corticothérapie prolongée, les patients devraient bénéficier d'une chimiothérapie préventive.

La présence d'une amibiase latente doit être exclue avant le traitement.

Effets cardio-vasculaires

Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque, l'utilisation de glucocorticoïdes systémiques requiert une prudence particulière et ils doivent être utilisés seulement s'ils sont absolument nécessaires.

Une prudence particulière est également indiquée chez les patients ayant eu un infarctus du myocarde récent (risque de rupture de la paroi du ventricule gauche) ou présentant des facteurs de risque cardio-vasculaires préexistants.

De même chez les patients présentant une hypertension artérielle, des antécédents de maladies thromboemboliques ou une tendance aux thromboses, les glucocorticoïdes doivent être administrés avec prudence.

Effets sur le psychisme

L'utilisation de glucocorticoïdes systémiques peut entraîner des troubles psychiques potentiellement graves allant de l'euphorie à des dépressions graves ou des psychoses manifestes, en passant par l'insomnie, les changements d'humeur et de la personnalité. Les corticoïdes peuvent également renforcer une instabilité émotionnelle ou des tendances psychotiques déjà existantes. Les réactions disparaissent généralement après une réduction de la dose ou l'arrêt du traitement. Toutefois, une thérapie spécifique peut s'avérer nécessaire.

Des cas d'effets indésirables psychiques ont aussi été rapportés après l'arrêt d'une corticothérapie.

Il faut inciter les patients et leurs proches à contacter un médecin si des symptômes psychiques surviennent lors du traitement, pendant ou après la diminution progressive de la dose/l'arrêt du traitement, en particulier s'ils suspectent une humeur dépressive ou des intentions suicidaires.

Effets sur le système nerveux

Chez les patients épileptiques, les corticostéroïdes doivent être utilisés avec prudence.

Effets gastro-intestinaux

Les glucocorticoïdes peuvent masquer les symptômes d'un ulcère peptique, qui peut ainsi évoluer vers une perforation asymptomatique étendue ou des hémorragies gastro-intestinales aiguës. Le risque d'ulcère peptique augmente si les corticostéroïdes sont associés à des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

La prudence est donc recommandée chez les patients présentant une gastrite, œsophagite ou diverticulite préexistantes, de même qu'une colite ulcéreuse avec un risque élevé de perforation ou d'infection pyogène. Les corticostéroïdes doivent également être administrés avec une prudence particulière lors d'anastomoses intestinales récentes.

Des doses élevées de corticostéroïdes peuvent induire une pancréatite aiguë.

Effets musculo-squelettiques

En cas de myasthénie grave et d'administration simultanée de déflazacort avec des inhibiteurs de la cholinestérase, l'effet des inhibiteurs de la cholinestérase diminue et le risque d'une crise myasthénique augmente; par conséquent, l'administration des inhibiteurs de la cholinestérase devrait si possible être interrompue 24 heures avant celle d'un corticostéroïde.

Des myopathies aiguës ont été observées en rapport avec l'utilisation de fortes doses de corticostéroïdes, en particulier chez des patients présentant des troubles de la transmission neuromusculaire (p.ex. myasthénie gravis) ou chez des patients ayant reçu un traitement concomitant avec des inhibiteurs neuromusculaires. L'évolution de telles myopathies aiguës se fait vers une généralisation de l'atteinte musculaire, peut toucher les muscles oculaires et respiratoires et entraîner une tétraparésie. Les taux de créatine kinase peuvent augmenter. La prudence est particulièrement indiquée chez les patients avec un antécédent de myopathie cortico-induite.

La prudence est de mise chez les patientes ménopausées ou chez les patients âgés, en raison du risque plus élevé d'ostéoporose. Si une ostéoporose apparaît chez ces patients, le traitement aux glucocorticoïdes doit être arrêté, sauf en cas d'indication vitale.

Tendinite et rupture du tendon sont connues en tant qu'effet de classe des glucocorticoïdes. Le risque de telles réactions peut être augmenté par la coadministration de quinolones.

Effets oculaires

Des troubles visuels peuvent être associés aux glucocorticoïdes. En cas de vision floue ou d'apparition de tout autre symptôme visuel avec l'utilisation de Calcort, il faut procéder à un examen ophtalmologique.

Une corticothérapie peut entraîner des effets indésirables oculaires, particulièrement en cas d'usage prolongé même à faible dose, tels qu'une cataracte sous-capsulaire postérieure (surtout chez l'enfant), une augmentation de la pression intra-oculaire (souvent réversible) pouvant évoluer vers un glaucome avec une lésion irréversible du nerf optique. Par conséquent, en cas de traitement de glucocorticoïdes prolongé, la pression intra-oculaire doit être régulièrement surveillée chez ces patients.

Les patients présentant un glaucome préexistant seront soumis à une surveillance particulièrement soigneuse lors d'une corticothérapie systémique.

Des rares cas de choriorétinopathie séreuse centrale ont été rapportés lors de traitement avec des glucocorticoÏdes, pouvant évoluer vers une perte visuelle.

En outre, une corticothérapie peut favoriser l'apparition d'infections oculaires secondaires fongiques ou virales.

Lors de prescription de glucocorticoïdes aux patients souffrant d'un herpès oculaire (Herpes simplex virus), une prudence particulière s'impose en raison du risque de perforation de la cornée; un tel traitement devrait être instauré uniquement si la surface de la cornée est intacte.

Syndrome de lyse tumorale

Un syndrome de lyse tumorale a été rapporté chez des patients atteints de tumeurs hématologiques malignes suite à l'utilisation de déflazacort seul ou en combinaison avec des agents chimiothérapeutiques. Un syndrome de lyse tumorale entraîne des modifications dans les tests sanguins (augmentation du taux d'acide urique, de potassium ou de phosphore et une diminution du taux de calcium) ainsi que des troubles du rythme cardiaque. Les symptômes peuvent être entre autres une crise d'épilpesie, une insuffisance rénale (un besoin d'uriner moins fréquent ou une urine foncée) et une fréquence cardiaque irrégulière. Les patients à risque élevé de syndrome de lyse tumorale, tels que les patients atteints d'une tumeur à une prolifération rapide, à charge tumorale élevée ou en cas d'hypersensibilité aux chimiothérapies, doivent être surveillés de près et des mesures de précautions appropriées doivent être prises.

Co-administration avec d'autres médicaments

Des cas de toxicité stéroïdienne allant jusqu'au syndrome de Cushing ont été rapportés lors d'une administration concomitante du cobicistat indiqué pour le traitement d'une infection par le VIH, un inhibiteur sélectif du CYP3A, avec les glucocorticoïdes. L'association du déflazacort et du cobicistat doit être utilisée uniquement après une évaluation particulièrement soigneuse du rapport bénéfice-risque (voir «Interactions»). Auquel cas les patients doivent être surveillés étroitement à la recherche d'effets secondaires liés aux corticostéroïdes. Le choix d'un autre corticostéroïde, moins métabolisé par le CYP3A, doit être considéré.

La co-administration de déflazacort avec d'autres inhibiteurs puissants du CYP3A exige également une grande prudence en vue de détecter les éventuels effets secondaires systémiques des corticostéroïdes, et le cas échéant une adaptation de la dose de Calcort est nécessaire.

Réactions d'hypersensibilité

Dans certains rares cas, des réactions allergiques telles que des réactions cutanées, un angiooedème ou des réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes peuvent survenir pendant un traitement avec des glucocorticoïdes systémiques. Il convient donc de prendre, surtout chez les patients ayant une allergie médicamenteuse connue, des mesures de précaution appropriées.

Autres maladies pour lesquelles l'administration de corticostéroïdes nécessite une prudence particulière:

·Métabolisme du glucose: lors d'un traitement de longue durée, et particulièrement en cas de diabète sucré, le métabolisme du glucose devra être contrôlé régulièrement, car la tolérance au glucose peut être diminuée et une augmentation de la dose des antidiabétiques s'avérer nécessaire.

·Équilibre hydro-électrolytique: les glucocorticoïdes peuvent provoquer une rétention hydrosodée, ou une augmentation de l'excrétion potassique. Un régime pauvre en sel et une substitution potassique peuvent être nécessaires. Les diurétiques éliminant le potassium peuvent renforcer l'effet kaliurétique des glucocorticoïdes. Par conséquent, les patients prenant ces diurétiques feront l'objet d'une surveillance attentive quant à une éventuelle hypokaliémie. Cela est particulièrement important chez les patients recevant en même temps des glucosides cardiotoniques, des β2-agonistes ou des xanthines car une hypokaliémie provoquée par des corticostéroïdes fait augmenter la toxicité de ces médicaments. Une substitution potassique peut s'avérer nécessaire.

·Risque hémorragique: en cas d'administration simultanée d'acide acétylsalicylique chez les patients présentant une hypoprothrombinémie, le risque d'hémorragie augmente.
En cas de traitement à long terme associant des glucocorticoïdes et des salicylates, il y a augmentation du risque d'ulcérations et d'hémorragies gastro-intestinales pouvant aller jusqu'à la perforation. Vu le risque d'intoxication aux salicylates, la
dose du glucocorticoïde doit être réduite avec prudence (voir «Interactions»).

·Affections hépatiques: insuffisance hépatique aiguë et cirrhose hépatique (renforcement de l'effet des glucocorticoïdes).

·Insuffisance rénale: les patients souffrant d'insuffisance rénale ou atteints d'une glomérulonéphrite aiguë doivent être surveillés régulièrement lors d'une corticothérapie.

·Asthme bronchique: en cas d'asthme bronchique aigu, Calcort ne doit pas être administré à titre de remplacement du traitement conventionnel, mais en complément à celui-ci. Les glucocorticoïdes ne doivent toutefois pas être pris en cas d'affections des voies respiratoires chroniques non compliquées.

D'autres réactions sont également connues en tant qu'effet de classe des glucocorticoïdes telles que menstruation irrégulière et leucocytose.

Utilisation en pédiatrie

Chez les enfants, il convient de surveiller attentivement la croissance et le développement durant tout traitement à long terme aux glucocorticoïdes, en raison du risque de fermeture prématurée de l'épiphyse.

Une cardiomyopathie hypertrophique (CMH) a été rapportée chez les nouveau-nés prématurés, après administration par voie systémique de glucocorticostéroïdes (notamment dexaméthasone) pour le traitement de troubles respiratoires. Il convient donc d'examiner soigneusement le rapport bénéfice-risque chez les nouveau-nés et prématurés. Il est recommandé chez les enfants traités par voie systémique avec des glucocorticostéroïdes de contrôler la structure et la fonction myocardique au moyen d'échocardiographies.

Lactose

Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne devraient pas prendre ce médicament.

Interactions

Un grand nombre d'interactions entre les glucocorticoïdes et d'autres médicaments sont connues et doivent également être prises en compte pour le déflazacort. Les interactions décrites ci-après ainsi que celles citées sous «Mises en garde et précautions» peuvent nécessiter une adaptation de la dose de Calcort et/ou de l'autre/des autres médicament(s) administré(s) en même temps.

Interactions pharmacocinétiques

Influence d'autres médicaments sur la pharmacocinétique du déflazacort

Le principal métabolite circulant et pharmacologiquement actif du déflazacort, le 21-hydroxydéflazacort (D-21-OH), est métabolisé par l'intermédiaire de l'enzyme CYP3A4 (voir «Pharmacocinétique»).

Inducteurs enzymatiques:

Les substances inductrices des enzymes hépatiques microsomiales peuvent accélérer le métabolisme des glucocorticoïdes, ce qui peut diminuer leur l'efficacité. Les principes actifs suivants sont par exemple concernés: barbituriques, bosentan, carbamazépine, éfavirenz, modafinil, névirapine, phénitoïne, primidone, rifampicine, topiramate et millepertuis. Il faut donc ajuster la posologie des glucocorticoïdes chez les patients qui reçoivent un traitement d'entretien aux glucocorticoïdes lorsque de tels médicaments sont administrés simultanément ou au contraire supprimés.

Inhibiteurs enzymatiques:

En cas d'administration concomitante d'inhibiteurs modérés à puissants du CYP3A la métabolisation du déflazacort et de ses métabolites est diminuée, ce qui augmente le risque d'effets secondaires systémiques des corticostéroïdes. Des cas de syndrome de Cushing et de suppression surrénalienne ont été signalés (voir «Mises en garde et précautions»). Cela concerne par exemple le cobicistat (voir «Mises en garde et précautions»), les inhibiteurs de la protéase (par ex. ritonavir), les azolés antifongiques (itraconazole, voriconazole, posaconazole, fluconazole), les macrolides (clarithromycine, erythromycine), le diltiazem, l'isoniazide et le vérapamil.

Les estrogènes peuvent également provoquer un renforcement de l'effet des corticoïdes en diminuant la clairance de ces derniers.

La ciclosporine diminue la clairance des corticostéroïdes, probablement par l'intermédiaire d'une inhibition compétitive des enzymes microsomiales hépatiques.

Influence du déflazacort sur la pharmacocinétique d'autres médicaments

Les glucocorticoïdes peuvent à fortes doses augmenter les concentrations plasmatiques de ciclosporine.

Des doses élevées de glucocorticoïdes administrées sur le long terme peuvent accélérer l'élimination des salicylates et donc réduire leur efficacité. A l'inverse, la réduction de la dose de corticostéroïdes peut accentuer la toxicité des salicylates (voir section «Mises en garde et précautions»).

Interactions pharmacodynamiques

AINS: en cas d'administration concomitante de corticostéroïdes et d'AINS l'incidence des hémorragies et des ulcérations gastro-intestinales peut être augmentée (voir «Mises en garde et précautions»).

Antidiabétiques: les corticostéroïdes sont susceptibles de réduire l'effet hypoglycémiant (voir «Mises en garde et précautions»).

Diurétiques et médicaments influençant l'équilibre potassique: le traitement simultané avec des médicaments qui augmentent l'élimination du potassium (par ex. furosémide, hydrochlorothiazide, amphotéricine B, bêta-sympathomimétiques, dérivés de la xanthine), peut mener à un risque accru d'hypokaliémie (voir section «Mises en garde et précautions»).

Glucosides digitaliques: la co-administration avec des glucosides digitaliques peut renforcer leurs effets indésirables.

Immunosuppresseurs: en cas d'administration simultanée de méthotrexate, une dose plus faible du corticostéroïde peut être suffisante en raison d'un effet synergique.

Anticoagulants: l'efficacité des anticoagulants coumariniques peut être accrue par une corticothérapie concomitante. Une surveillance étroite de l'INR ou du temps de prothrombine est donc nécessaire pour éviter des saignements spontanés.

Sympathomimétiques: les corticostéroïdes peuvent renforcer l'effet souhaité ou entraîner une amplification des effets indésirables de certains sympathomimétiques (p.ex. le salbutamol); l'éphédrine peut provoquer une augmentation de la clairance plasmatique des glucocorticoïdes et l'élimination par voie rénale de ses métabolites.

Bloquants neuromusculaires: chez les patients traités aux corticostéroïdes systémiques, l'utilisation de myorelaxants non dépolarisants peut induire une relaxation prolongée ainsi qu'une myopathie aiguë. Les facteurs de risque favorisant cette interaction sont: une utilisation prolongée à hautes doses de corticostéroïdes et une paralysie musculaire prolongée. Cette interaction est davantage susceptible de survenir après une ventilation artificielle prolongée (par ex. en unité des soins intensifs).

Psychothérapeutiques: l'effet des anxiolytiques et des antipsychotiques peut être diminué.

Anticholinergiques: l'atropine et d'autres anticholinergiques peuvent provoquer une augmentation supplémentaire de l'hypertension intra-oculaire.

Le traitement simultané avec des anticholinergiques peut mener à un risque accru d'une crise myasthénique (voir «Mises en garde et précautions»).

Hormone thyroïdienne: la thyroxine sérique (T4) et la captation de l'I131 peuvent être diminuées.

Vaccins vivants atténués: le risque d'effets indésirables des vaccins vivants (par ex. poliomyélite, oreillons, rougeole, rubéole et variole) peut augmenter (maladie vaccinale généralisée) en raison de l'action immunosuppressive des corticostéroïdes. Des infections virales disséminées peuvent survenir. La réponse vaccinale peut être réduite (voir «Contre-Indications» et «Mises en garde et précautions»).

Grossesse, allaitement

Grossesse

Il n'existe pas de données suffisantes chez la femme enceinte. Chez l'animal, le déflazacort traverse la barrière placentaire. Des études chez l'animal avec déflazacort ont montré des effets tératogènes dose-dépendants chez le rat et le lapin (voir « Données précliniques »).

D'après les données d'études épidémiologiques, l'utilisation de glucocorticoïdes pendant le premier trimestre peut augmenter le risque de fente labiale et/ou de fente palatine. En outre, des troubles de la croissance intra-utérine ne peuvent pas être exclus lors d'un traitement à long terme au cours de la grossesse.

Par conséquent, le médicament ne doit pas être administré pendant le premier trimestre de la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue. Pendant le deuxième et le troisième trimestre, Calcort ne doit être administré que si les bénéfices potentiels pour la mère l'emportent sur les risques potentiels, y compris pour le fœtus.

Une prudence particulière est de mise chez les femmes enceintes souffrant d'hypertension artérielle.

Il convient d'expliquer à la patiente qu'elle doit immédiatement avertir son médecin si elle suspecte ou si elle constate qu'elle est enceinte.

Lors d'un traitement en fin de grossesse, il existe un risque d'atrophie de la corticosurrénale chez le foetus. Les nouveau-nés dont la mère a reçu des doses élevées de glucocorticoïdes au cours de la grossesse doivent faire l'objet d'une surveillance attentive quant à d'éventuels signes d'hypocorticisme et à la nécessité d'instaurer un traitement de substitution s'arrêtant graduellement.

Après la 34e semaine de grossesse, Calcort ne devrait plus être administré, en raison d'une éventuelle faiblesse placentaire.

Allaitement

Les glucocorticoïdes passent dans le lait maternel et peuvent influencer la croissance des nourrissons et réduire la production de stéroïdes endogènes. Par conséquent, l'allaitement est proscrit durant un traitement aux glucocorticoïdes.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude évaluant l'influence sur l'aptitude à la conduite ou à l'utilisation de machines n'est disponible. Sur la base des effets indésirables (vertiges, convulsions), une influence n'est toutefois pas exclue.

Effets indésirables

La fréquence et le degré de gravité des effets indésirables varient en fonction de la posologie, de la durée du traitement, ainsi que de l'âge, du sexe et de la maladie causale du patient.

L'administration de courte durée de glucocorticoïdes, même à doses élevées, ne produira guère d'effets secondaires. On surveillera cependant les ulcérations intestinales (souvent dues au stress), dont les symptômes pourraient être occultés au cours d'une corticothérapie.

Le classement suivant est utilisé:

Très fréquents (≥1/10); fréquents (≥1/100 à <1/10); occasionnels (≥1/1000 à <1/100); rares (≥1/10'000 à <1/1000); très rares (<1/10'000); inconnue (principalement sur la base d'annonces spontanées issues de la pharmacovigilance post-commercialisation, la fréquence ne peut pas être estimée).

Les effets indésirables suivants surviennent principalement lors de traitements à long terme à doses élevées avec des corticostéroïdes.

Certains symptômes mentionnés ci-dessous sont des effets indésirables de classe des traitements avec les glucocorticostéroïdes systémiques ou des effets indésirables de Calcort récoltés dans le cadre de la pharmacovigilance post-commercialisation, auxquels aucune catégorie de fréquence ne peut être attribuée.

Infections et infestations

Occasionnels: risque accru d'infections.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Inconnue: leucocytose, éosinopénie.

Affections du système immunitaire

Occasionnels: diminution de la réponse aux vaccins et aux tests cutanés; immunosuppression; réactions allergiques.

Affections endocriniennes

Occasionnels: modification morphologique avec répartition cushingoïde et faciès lunaire; inhibition de la sécrétion d'ACTH, suppression de l'axe hypothalamo-hypophysaire.

Inconnue: insuffisance surrénalienne aigue après arrêt du traitement; crises dues à un phéochromocytome; syndrome de sevrage aux stéroïdes.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquents: prise de poids.

Occasionnels: rétention hydro-sodée, déplétion potassique, calcique et phosphatique, hypokaliémie en cas de coadministration avec des β2-agonistes et des xanthines, diminution de la tolérance au glucose (particulièrement en cas de diabète), diabète sucré.

Inconnue: alcalose hypokaliémique, acidocétose. Des rares cas de syndrome de lyse tumorale ont été rapportés en cas d'utilisation de déflazacort chez des patients atteints de tumeurs hématologiques malignes.

Affections psychiatriques

Occasionnels: troubles du sommeil; altération de l'humeur; état dépressif; nervosité; confusion.

Inconnue: insomnie; rêve anormal; pleurs; troubles émotionnels; comportement anormal; euphorie; inquiétude; symptômes d'anxiété tel que anxiété, agitation, névrose; désorientation; symptômes psychotiques tel que hallucinations.

Affections du système nerveux

Occasionnels: céphalées, vertiges.

Inconnue: convulsions.

Affections oculaires

Occasionnels: cataracte sous-capsulaire postérieure.

Inconnue: vision floue, hypertension intraoculaire, choriorétinopathie, diminution de la résistance aux infections oculaires dues à des champignons ou des virus.

Affections cardiaques

Très rares: rupture du myocarde après infarctus récent.

Inconnue: insuffisance cardiaque.

Affections vasculaires

Inconnue: événements thrombo-emboliques (en particulier chez les patients présentant des conditions sous-jacentes associées à une tendance thrombotique élevée), hypertension.

Affections gastro-intestinales

Occasionnels: nausée, dyspepsie, ulcère gastroduodénal, hémorragie gastro-intestinale.

Inconnue: perforation d'un ulcère gastroduodénal.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Occasionnels: vergetures, acné, hirsutisme.

Rares: ecchymoses.

Inconnue: érythème, pétéchies, augmentation de la transpiration, cicatrisation retardée, atrophie cutanée.

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Occasionnels: ostéoporose, fractures osseuses.

Rares: faiblesse musculaire, fonte musculaire

Inconnue: ostéonécrose avasculaire; myopathie (voir «Mises en garde et précautions»); tendinite, rupture du tendon en cas de coadministration avec des quinolones; nécrose aseptique des têtes fémorales ou humérales.

Affections des organes de reproduction et du sein

Occasionnels: aménorrhée.

Troubles généraux et accidents liés au site d'administration

Occasionnels: œdèmes.

Pédiatrie

Chez les enfants et les adolescents, le profil de sécurité du déflazacort correspond globalement à celui des adultes. En outre, les effets indésirables suivants ont été observés chez les enfants:

Affections endocriniennes

Fréquence inconnue: troubles de la croissance.

Affections du système nerveux

Fréquence inconnue: pseudotumeur cérébrale.

Affections cardiaques

Des cas isolés de cardiomyopathie hypertrophique chez des nouveau-nés prématurés ont été rapportés lors de l'administration d'hydrocortisone systémique.

Affections gastro-intestinales

Fréquence inconnue: pancréatite aiguë.

L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

La toxicité aiguë des corticostéroïdes est faible. Les symptômes possibles d'une intoxication sont une rétention hydro-sodée avec œdèmes et hypertension, une alcalose hypokaliémique, un diabète induit par les stéroïdes, une excitation et une insomnie.

Il n'existe aucun antidote spécifique en cas de surdosage, le traitement est symptomatique.

En cas de surdosage chronique, on s'attend à une augmentation du nombre d'effets indésirables et des risques décrits sous «Mises en garde et précautions».

Propriétés/Effets

Code ATC

H02AB13

Mécanisme d'action

Le déflazacort est un glucocorticoïde synthétique qui se différencie de la prednisolone par un noyau oxazoline en C16–C17.

Le déflazacort possède, comme d'autres glucocorticoïdes, une action anti-inflammatoire et immunosuppressive. L'effet minéralocorticoïde du déflazacort est très faible.

L'effet du déflazacort repose, comme pour tous les glucocorticoïdes, sur la stimulation ou l'inhibition de la synthèse intracellulaire de protéines spécifiques. Celles-ci sont responsables d'effets biologiques particuliers. Comme le mécanisme d'action implique le noyau cellulaire, l'intégralité de l'effet pharmacologique des glucocorticoïdes apparaît tardivement (plusieurs heures après une administration orale ou parentérale), et se prolonge davantage que ne le laisse supposer la demi-vie plasmatique du principe actif. La durée de l'effet anti-inflammatoire d'une dose unique de déflazacort correspond approximativement à la durée de la suppression de l'axe hypothalamo-hypophyso-corticosurrénalien.

La dose anti-inflammatoire de 7,5 mg de déflazacort équivaut à approximativement 0,7 mg de dexaméthasone, à 5 mg de prednisone ou prednisolone, à 20 mg d'hydrocortisone ou à 25 mg de cortisone.

Pharmacodynamique

Voir Mécanisme d'action.

Efficacité clinique

Voir Mécanisme d'action.

Pharmacocinétique

Absorption

Après administration orale, le déflazacort (D) est presque complètement absorbé et immédiatement métabolisé en 21-hydroxydéflazacort (D-21-OH), pharmacologiquement actif. La concentration plasmatique maximale (Cmax) du D-21-OH est atteinte au bout de 1,5 à 2 heures, mais l'effet pharmacologique maximal n'intervient que quelques heures après l'administration.

Distribution

Le volume de distribution du D-21-OH atteint 1,48 l/kg.

Le D-21-OH est un glucocorticoïde très hydrosoluble. Chez l'homme, 40% du D-21-OH sont liés aux protéines plasmatiques; contrairement à la prednisone, il ne présente aucune affinité pour la globuline liant les corticostéroïdes (transcortine).

Seules de très faibles quantités de déflazacort traversent la barrière hémato-encéphalique.

Métabolisme

Le D-21-OH est fortement métabolisé, essentiellement dans le foie. Le principal métabolite est un dérivé 6-bêta-hydroxylé. L'isoenzyme CYP3A4 est impliqué dans le métabolisme.

Élimination

La demi-vie d'élimination plasmatique du D-21-OH varie entre 1,1 et 1,9 h. L'élimination se fait principalement par voie rénale. En l'espace des huit premières heures après l'administration, 70% de la dose administrée est éliminée dans les urines, les 30% restant dans les selles. Seuls 18% sont éliminés sous forme inchangée dans les urines. La fraction du principal métabolite dans l'urine, un dérivé 6-bêta-hydroxylé, se monte à 33% environ.

Cinétique pour certains groupes de patients

On ne dispose d'aucune donnée relative à la pharmacocinétique du déflazacort chez les enfants et adolescents, chez les personnes âgées, et chez les patients atteints d'une insuffisance de la fonction hépatique ou rénale, où la cinétique peut être modifiée. On sait pour d'autres glucocorticoïdes qu'en cas d'insuffisance hépatique sévère et d'hypothyroïdie, le métabolisme peut être ralenti, ce qui peut accentuer l'action du glucocorticoïde.

D'autre part, des concentrations exagérément élevées de principe actif non lié aux protéines (c'est-à-dire pharmacologiquement actif) peuvent apparaître en cas d'hypoalbuminémie et d'hyperbilirubinémie.

La demi-vie d'élimination des glucocorticoïdes est prolongée au cours de la grossesse. La clairance plasmatique est plus faible chez le nouveau-né que chez l'enfant et l'adulte.

Données précliniques

Carcinogénicité

Lors d'études chez l'animal, des effets tératogènes dose-dépendants ont été démontrés pour le déflazacort. Aucune autre étude n'est disponible.

Toxicité sur la reproduction

Des études sur l'animal au cours desquelles des glucocorticoïdes ont été administrés à des souris, des rats et des lapins en gestation ont montré une incidence accrue de fente palatine dans les portées.

Remarques particulières

Influence sur les méthodes de diagnostic

Les corticostéroïdes peuvent influencer le test au nitrobleu de tétrazolium destiné à rechercher la présence d'infections bactériennes et donner de faux négatifs.

Stabilité

Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver à température ambiante (15-25 °C) et hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

46595 (Swissmedic).

Présentation

Comprimés à 6 mg: emballages de 20 et 100 (sécables en 4 parties). (B)

Comprimés à 30 mg: emballages de 10 et 30 (sécables en 4 parties). (B)

Titulaire de l’autorisation

sanofi-aventis (suisse) sa, 1214 Vernier/GE.

Mise à jour de l’information

Avril 2022