Captosol®

Sandoz Pharmaceuticals AG

Composition

Principes actifs

Captoprilum.

Excipients

Cellulosum microcristallinum, maydis amylum, lactosum monohydricum (25 mg dans Captosol comprimés 12,5 mg; 50 mg dans Captosol comprimés 25 mg; 100 mg dans Captosol comprimés 50 mg), acidum stearicum.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Comprimé à 12,5 mg de captopril (avec sillon de sécabilité, sécables).

Comprimé à 25 mg et 50 mg de captopril (avec sillon de sécabilité, quadrisécables).

Indications/Possibilités d’emploi

Captosol est indiqué

·dans toutes les formes et tous les degrés de l'hypertension artérielle (à l'exception de l'hyperaldostéronisme primaire);

·dans l'insuffisance cardiaque.

·Prophylaxie à long terme dans les états post-infarctus associés à une dysfonction du ventricule gauche avec un volume d'éjection ≤40%.

·Néphropathie diabétique dans le diabète sucré de type I lorsque la maladie dure depuis des années et qu'elle a commencé avant 30 ans, et lors d'une protéinurie de ≥500 mg par jour. L'efficacité du captopril n'est pas prouvée pour des valeurs de la créatinine supérieures à 221 µmol/l.

Posologie/Mode d’emploi

Posologie usuelle

Captosol peut se prendre indépendamment des repas.

Chez les personnes âgées, les insuffisants rénaux et/ou les hypovolémiques (p.ex. après l'administration de diurétiques), la dose initiale sera faible.

Les malades concernés par des mesures de précaution spéciales devront être surveillés étroitement par un médecin lors de l'instauration du traitement (voir sous «Posologies spéciales»).

La dose journalière maximale est de 150 mg de captopril.

Hypertension artérielle

La dose usuelle est de 50 mg de captopril par jour. Elle est administrée une fois par jour le matin (1 comprimé de Captosol 50).

Au bout de 4–6 semaines, la dose peut être adaptée aux besoins individuels et, chez les malades dont la tension artérielle est encore trop élevée, on pourra augmenter la dose par paliers (év. à raison de 2 prises par jour) ou prescrire en plus un diurétique (de préférence un thiazidique, ou un diurétique de l'anse chez les personnes avec insuffisance rénale grave).

Lorsque Captosol est administré seul, une restriction sodique simultanée peut renforcer l'effet hypotenseur.

Insuffisance cardiaque

Au début, le traitement a généralement lieu sous étroite surveillance médicale.

Le captopril est normalement utilisé comme complément d'un traitement diurétique; on peut au besoin lui associer une préparation digitalique.

Au début du traitement, la posologie usuelle est de 6,25–12,5 mg de captopril (½–1 comprimé de Captosol 12,5) 2–3 fois par jour. La dose d'entretien usuelle est de 25 mg de captopril 2(–3) fois par jour (2[–3] comprimés de Captosol 25).

La dose du diurétique devrait être réduite si possible avant la prise de la première dose de Captosol.

Chez les malades souffrant à la fois d'une insuffisance cardiaque et rénale et/ou d'une déplétion volémique ou sodique, la dose initiale sera basse (6,25 mg de captopril, soit ½ comprimé de Captosol 12,5) et le patient sera surveillé attentivement pour observer l'effet initial du médicament sur la tension.

Dans le traitement prolongé, la dose doit être adaptée à la tension artérielle du patient et augmentée avec prudence jusqu'à la dose d'entretien nécessaire.

Le développement d'une hypotension artérielle après l'administration de la dose initiale de captopril ne signifie pas que le phénomène va se répéter pendant un traitement prolongé et n'exclut pas la poursuite du traitement.

Après l'infarctus du myocarde

Le traitement commence au plus tôt 3 jours après l'infarctus. Partant d'une dose initiale de 6,25 mg de captopril (soit ½ comprimé de Captosol 12,5), on accroît la dose, selon la sensibilité individuelle du malade, à 37,5 mg de captopril en prises fractionnées; dans le courant des jours suivants, elle peut être augmentée à 75 mg par jour. La posologie peut être augmentée encore une fois au cours de la semaine suivante jusqu'à 150 mg de captopril en doses fractionnées. Lors d'une augmentation de la posologie, on évitera une éventuelle chute de la pression sanguine par une réduction de la dose. L'augmentation de la dose doit être conditionnée par l'état du malade.

Le captopril peut être administré avec d'autres médicaments nécessaires après un infarctus du myocarde, comme les thrombolytiques, l'acide acétylsalicylique et les bêtabloquants.

Néphropathie diabétique

La dose quotidienne usuelle peut atteindre 75–100 mg par jour (répartis sur plusieurs prises).

Si une réduction plus forte de la pression sanguine s'avère nécessaire, on peut faire appel aux antihypertenseurs tels que les diurétiques, les bêtabloquants, les substances agissant sur le SNC ou les vasodilatateurs, qui seront associés au captopril.

Posologies spéciales

Posologie chez les patients âgés hypertendus

Il arrive que les hypertendus âgés réagissent plus fort au captopril que les patients jeunes, ce qui provient en général d'une insuffisance rénale. La posologie usuelle est de 25 mg de captopril 1× par jour (1 comprimé de Captosol 25). On veillera à ce que la posologie soit adaptée à la fonction rénale (voir le tableau «Posologie dans l'insuffisance rénale»).

Posologie lors d'un traitement simultané avec des diurétiques chez l'hypertendu

Une hypotension symptomatique peut s'installer après l'administration d'une dose initiale de captopril, surtout chez les patients prétraités avec des diurétiques. Comme ces patients peuvent présenter une déplétion volémique et sodique, le captopril doit être utilisé avec prudence. La tension artérielle est à contrôler au moins pendant les premières 60 minutes suivant la prise initiale.

Posologie dans l'insuffisance rénale

L'élimination du captopril se fait essentiellement par les reins, le taux d'excrétion est par conséquent plus faible chez les insuffisants rénaux. Chez l'insuffisant rénal, la concentration du captopril mettra donc plus de temps à atteindre l'état d'équilibre et les concentrations à l'état d'équilibre seront plus élevées chez ces malades que chez les sujets sans pathologie rénale.

Chez les malades souffrant de graves troubles de la fonction rénale, le traitement débutera par de faibles doses. L'augmentation de la dose doit être progressive (intervalle de 1–2 semaines). Après obtention de l'effet thérapeutique recherché, la dose sera lentement diminuée jusqu'à la dose d'entretien minimale efficace. Si en plus la prise d'un diurétique s'avère nécessaire, on préférera, chez les personnes avec insuffisance rénale grave, un diurétique de l'anse à un diurétique thiazidique.

De manière générale, la dose doit être réduite comme suit et/ou les prises de captopril plus espacées.

Clairance de la créatinine
(ml/min/1,73 m
2)

Première prise
(mg de captopril)

Dose journalière maximale
(mg de captopril)

80–60

12,5

50 (jusqu'à 150)

59–20

6,25

25 (jusqu'à 75)

<20

6,25

6,25 (jusqu'à 25)

 

Chez les sujets dialysés, la dose est de 6,25–12,5 mg/24 h. Le captopril devrait être pris au plus tôt 6 heures après la fin de la dialyse.

Le captopril est dialysable (voir sous «Interactions» et «Surdosage»).

La clairance de la créatinine peut être calculée au moyen de la formule suivante:

Clairance = (140 – âge) × poids corporel (kg) / [72 × créatinine sérique (mg/dl)]

Conversion de la créatinine sérique:

µmol/l = mg/dl × 88,4

mg/dl = µmol/l × 0,0113.

Posologie chez l'enfant et l'adolescent

Dans la littérature, on trouve très peu de rapports d'expériences concernant l'emploi du captopril chez l'enfant et l'adolescent. La posologie calculée relativement au poids corporel semble être comparable ou inférieure à celle chez l'adulte. Les enfants et les adolescents et surtout les nouveaux-nés, peuvent présenter une réaction hémodynamique plus intense que les adultes. Des baisses excessives, durables et imprévisibles de la tension artérielle suivies des complications, dont une oligurie et des crampes ont été décrites. Captosol ne devrait donc pas être administré aux enfants que lorsque d'autres mesures hypotensives sont restées inefficaces.

Chez l'enfant, on n'utilisera que Captosol 12,5 pour pouvoir mieux ajuster la dose. La dose initiale de Captosol 12,5 est d'env. 0,3 mg de captopril par kg de poids corporel et par jour, sous surveillance clinique attentive.

Chez les nouveau-nés et les malades concernés par les mises en garde spéciales (voir sous «Effets indésirables»), la dose initiale ne sera que de 0,15 mg de captopril par kg de poids corporel et par jour. Captosol 12,5 est généralement administré 3× par jour aux enfants, mais les espaces entre les prises sont à choisir en fonction de la manière dont le patient réagit. Pour le traitement prolongé, les doses administrées vont jusqu'à 2,0 mg de captopril/kg de poids corporel, selon la réaction du patient.

Contre-indications

·Hypersensibilité à la préparation, ses constituants ou un autre inhibiteur de l'ECA (p.ex. s'il y a eu développement d'un oedème angioneurotique lors d'un traitement antérieur avec un inhibiteur de l'ECA).

·Les inhibiteurs de l'ECA, y compris Captosol sont contre-indiqués en association avec le sacubitril/valsartan en raison d'un risque accru d'angiœdème (voir «Mises en garde et précautions» et «Interactions»).

·Grossesse et période d'allaitement (voir sous «Grossesse/Allaitement»).

·Anurie.

·L'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'ECA ou d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II avec des médicaments à base d'aliskirène est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète sucré ou une insuffisance rénale (DFG <60 ml/min/1,73 m2).

Mises en garde et précautions

Hypotension

La première prise de Captosol peut provoquer une hypotension artérielle. Chez les hypertendus, le risque d'hypotension est plus grand en cas d'hypovolémie, p.ex. à la suite d'un traitement aux diurétiques, lors de régime hyposodé, d'une dialyse ou après des diarrhées et des vomissements. Chez ces malades, un contrôle de la tension au cours de la première heure de l'emploi initial est donc nécessaire.

Les insuffisants cardiaques peuvent développer une hypotension (voir sous «Posologie usuelle»), en particulier dans les cas d'insuffisance grave et lors d'un traitement avec des diurétiques de l'anse à hautes doses, en présence d'une hyponatrémie ou d'une insuffisance rénale.

En cas d'hypotension, coucher le patient. Une compensation de l'hypovolémie peut s'avérer nécessaire, soit en faisant boire le patient, soit par l'administration de solution saline physiologique en perfusion intraveineuse. Comme avec tous les autres antihypertenseurs, une diminution trop importante de la tension artérielle peut augmenter le risque d'infarctus du myocarde ou d'accident vasculaire cérébral chez les patients avec une maladie cardiovasculaire ou cérébrovasculaire ischémique. Le traitement avec Captosol peut généralement être poursuivi quand le volume sanguin est suffisant et la tension artérielle est remontée.

Chez les insuffisants cardiaques avec une tension normale ou basse, Captosol peut conduire à une baisse supplémentaire de la tension. C'est pourquoi la tension artérielle est à contrôler au cours des premières 60 minutes après la prise initiale de 6,25 mg de captopril. Cet effet prévisible ne constitue pas, normalement, une raison d'arrêter le traitement. Si l'hypotension s'accompagne de symptômes, un arrêt passager des diurétiques ou une forte réduction de la dose des diurétiques 4–7 jours avant la reprise du captopril est parfois nécessaire. La dose de captopril doit être diminuée. Il est rare qu'un traitement avec Captosol doive être interrompu. Une faible dose initiale peut réduire la durée d'un effet hypotenseur transitoire éventuel.

Insuffisance rénale

Chez la plupart des insuffisants rénaux, une réduction de la dose et/ou un espacement des prises peuvent s'avérer nécessaires (voir sous «Posologies spéciales»). Certains hypertendus sans les symptômes d'une néphropathie préexistante accusent une augmentation faible et généralement temporaire de l'urée sanguine et de la créatinine sérique lorsque captopril est associé à un diurétique. Une réduction de la dose de Captosol et/ou l'arrêt du diurétique peuvent alors s'avérer nécessaires.

Pendant un traitement prolongé, on a observé chez bon nombre d'insuffisants cardiaques une diminution de la fonction rénale, qui se stabilisait généralement à son niveau inférieur.

Insuffisance cardiaque

Lors du traitement à long terme par le captopril, une augmentation durable de l'urée sanguine et de la créatinine sérique de plus de 20% est apparue chez environ 20% des patients insuffisants cardiaques. Moins de 5% de ces patients, surtout ceux souffrant déjà d'une maladie rénale grave, ont dû arrêter le traitement par le captopril à cause de l'augmentation du taux de créatinine.

Protéinurie

Une protéinurie peut survenir, surtout chez les patients souffrant d'une insuffisance rénale ou traités par des doses relativement fortes d'inhibiteurs de l'ECA.

Au cours de certaines études cliniques, une excrétion protéique de plus de 1 g par jour a été notée chez 0,7% des patients traités par le captopril. 90% des patients concernés souffraient déjà d'une maladie rénale et/ou avaient pris du captopril à des doses relativement fortes (>150 mg/jour).

Chez environ un patient sur cinq avec protéinurie, un syndrome néphrotique est apparu. Dans la plupart des cas, la protéinurie a diminué dans les 6 mois (également lorsque le traitement par le captopril a été poursuivi) ou a disparu.

Chez les patients souffrant déjà de maladie rénale, un test de la concentration protéique dans les urines doit être réalisé avant le début du traitement, puis à des intervalles réguliers (bandelettes de test dans la première urine du matin).

Hypertension rénovasculaire

Lors de néphropathies, la réduction de la tension artérielle par des inhibiteurs de l'ECA peut entraîner une augmentation de l'azote uréique (BUN) et de la créatinine sérique. Dans cette situation, une réduction de la dose de Captosol, l'arrêt des diurétiques, ou les deux, s'imposent. Chez ces hypertendus, une normalisation de la tension artérielle et en même temps le maintien d'une filtration rénale adéquate peut s'avérer impossible.

Captosol est contre-indiqué chez les patients avec une sténose bilatérale des artères rénales ou unilatérale d'un rein seul.

Défaillance hépatique

Rarement, un syndrome a été observé sous le traitement par des inhibiteurs de l'ECA: il commence avec un ictère cholestatique et évolue jusqu'en une nécrose hépatique soudaine avec issue éventuellement fatale.

Le mécanisme de ce syndrome reste inconnu. Les patients développant un ictère ou une augmentation significative des enzymes hépatiques sous traitement par un inhibiteur de l'ECA doivent arrêter de prendre ce médicament et être observés médicalement de manière adéquate.

Changement de médicament chez les malades sous bêtabloquants

Les bêtabloquants ne devraient pas être arrêtés brusquement: leur posologie sera diminuée progressivement une fois que le traitement avec Captosol ait commencé (consulter l'information médicale du bêtabloquant).

Œdème angioneurotique/Hypersensibilité

Quelques cas d'œdème angioneurotique (œdème de Quincke) du visage, des lèvres, de la langue, de la glotte, du larynx ou des extrémités lors d'un traitement avec les inhibiteurs de l'ECA (y compris le captopril) ont été rapportés (voir sous «Effets indésirables»). Dans ce cas le traitement est immédiatement suspendu et le patient surveillé attentivement jusqu'à ce que l'enflure ait disparu. Pour ce qui est des enflures limitées au visage, aux lèvres et aux extrémités, on a observé une amélioration après l'arrêt du captopril.

A l'apparition d'œdème angioneurotique menaçant la vie du malade, et impliquant la langue, la glotte et/ou le larynx, des mesures d'urgence sont à prendre: administration immédiate de 0,3–0,5 ml de solution d'adrénaline (1:1000) en injection sous-cutanée avec surveillance de l'ECG et de la tension artérielle, puis administration systémique de glucocorticoïdes.

Les inhibiteurs de l'ECA, y compris Captosol ne doivent pas être administrés avec du sacubitril/valsartan ou du racécadotril en raison d'un risque accru d'angioedème. Chez les patients qui suivent de façon concomitante un traitement par sacubitril/valsartan ou racécadotril, un risque élevé d'angiœdème peut exister.

Un traitement par Captosol doit être initié au plus tôt 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan. Un traitement par sacubitril/valsatrtan doit être initié au plus tôt 36 heures après la prise de la dernière dose d'un traitement par Captosol (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).

Angio-œdème intestinal

Après un traitement par un inhibiteur de l'ECA, un angio-œdème intestinal a été rapporté dans de rares cas. Ce dernier se manifeste par des douleurs dans l'abdomen (avec ou sans nausées/vomissements). Dans certains cas, il est survenu sans antécédent d'angio-œdème facial et sans augmentation du taux d'estérases C-1. Cet angio-œdème intestinal a été diagnostiqué par TAO, échographie ou opération. Après la fin du traitement par inhibiteur de l'ECA, les symptômes ont disparu. Lors du diagnostic différentiel des douleurs abdominales, il convient de prendre en compte le traitement par inhibiteur de l'ECA.

Traitement concomitant avec des inhibiteurs de mTOR (p.ex. le sirolimus, l'évérolimus, le temsirolimus) et vildagliptine

Les patients qui suivent simultanément une thérapie avec des inhibiteurs de mTOR et vildagliptine peuvent présenter un risque accru d'angio-œdème (p.ex. gonflement des voies respiratoires ou gonflement de la langue, avec ou sans affectation de la respiration, voir «Interactions»). Pour les patients prenant déjà des inhibiteurs de l'ECA, la prudence est de mise lors de l'administration de racécadotril, d'inhibiteurs de mTOR (p.ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et de vildagliptine.

Réactions anaphylactoïdes aux membranes de dialyse de haut débit/d'aphérèse d'épuration des lipoprotéines

Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées chez des patients traités par hémodialyse avec des membranes de dialyse à haut débit ou aphérèse d'épuration des lipoprotéines de basse densité par adsorption sur sulfate de dextrane. Chez ces patients, l'utilisation d'une autre membrane de dialyse ou d'une autre classe de médicaments doit être envisagée.

Réactions anaphylactoïdes lors d'une désensibilisation

Lors d'un traitement par d'autres inhibiteurs de l'ECA, le développement de rares cas de réactions anaphylactoïdes persistantes et menaçant la vie du patient ont été rapportées pendant un traitement de désensibilisation au venin d'hyménoptères. Chez ces patients, ces réactions ont été évitées en interrompant de manière passagère l'administration de l'inhibiteur de l'ECA, mais sont réapparues en cas de nouvelle exposition accidentelle. Par conséquent, la prudence est de rigueur lorsqu'un traitement par un inhibiteur de l'ECA est prévu chez les patients sous thérapie de désensibilisation.

Neutropénie/Agranulocytose

Une neutropénie/agranulocytose, une thrombocytopénie et une anémie ont été rapportées chez des patients traités par des inhibiteurs de l'ECA, y compris le captopril. Chez les patients avec une fonction rénale normale et sans autre facteur aggravant, la neutropénie survient rarement. Le captopril doit être utilisé avec une extrême prudence chez les patients souffrant de maladies vasculaires associées à la collagénose, chez les patients sous immunosuppresseurs, allopurinol et procaïnamide et ceux présentant une association de ces facteurs aggravants, tout particulièrement une insuffisance rénale. Certains de ces patients ont développé des infections graves qui, dans certains cas, n'ont pas répondu à une antibiothérapie intense.

Une formule sanguine différentielle et une numération des globules blancs doivent être effectuées avant et pendant le traitement à des intervalles réguliers (toutes les deux semaines lors des 3 premiers mois de traitement) chez les patients avec insuffisance rénale.

Les patients souffrant de maladies vasculaires associées à la collagénose ou les patients prenant des médicaments exerçant une influence sur les globules blancs ou la réponse immunitaire ne doivent recevoir le captopril qu'après une estimation soigneuse des bénéfices et des risques, tout particulièrement en cas d'insuffisance rénale.

Lors du traitement par le captopril, les patients doivent systématiquement être informés de la nécessité de rapporter les signes éventuels d'une infection (par ex. fièvre, gonflement des ganglions lymphatiques et/ou maux de gorge). Si une infection est suspectée, il faut immédiatement effectuer une numération des globules blancs.

Si une neutropénie (moins de 1000/mm3 de neutrophiles) est diagnostiquée, le captopril et les autres médicaments pris simultanément doivent être interrompus et le patient doit être attentivement observé.

Chirurgie/Anesthésie

Lors d'interventions chirurgicales importantes ou pendant une anesthésie au moyen de préparations ayant une action hypotensive, Captosol bloque la formation d'angiotensine II secondaire à la sécrétion compensatrice de rénine. Une hypotension artérielle supposée provenir de ce mécanisme peut être corrigée par expansion volémique.

Potassium sérique

Le potassium sérique reste en général dans les limites normales. Si Captosol est associé à un diurétique, l'hypokaliémie induite par celui-ci a tendance à se normaliser.

L'inhibition de l'ECA entraîne une diminution de la formation d'angiotensine II et une augmentation de l'activité de la rénine plasmatique. Les concentrations de l'aldostérone dans le sang et l'urine baissent. Associées à une perte de sodium et de liquide, ces manifestations peuvent provoquer une légère augmentation du potassium sérique (en particulier chez les insuffisants rénaux).

Une hyperkaliémie, accompagnant un traitement avec des inhibiteurs de l'ECA, a également été observée chez les malades atteints de diabète sucré.

Chez les patients insuffisants rénaux, les suppléments de potassium ou les diurétiques d'épargne potassique tels que la spironolactone, le triamtérène ou l'amiloride ainsi que certains autres hyperkaliémants potentiels (par exemple l'héparine, le cotrimoxazole, aussi connu sous le nom de triméthoprime/sulfaméthoxazole, d'autres inhibiteurs de l'ECA, les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, l'acide acétylsalicylique ≥3 g/jour, les inhibiteurs de la COX-2 et les AINS non sélectifs, les immunosuppresseurs tels que la ciclosporine ou le tacrolimus et le triméthoprime) ne sont généralement pas recommandés, car des augmentations significatives du potassium sérique peuvent survenir.

Au cas où les médicaments précités devraient malgré tout être associés à Captosol, il faut procéder avec prudence et contrôler fréquemment le potassium sérique.

Les suppléments de potassium ne sont à administrer - et avec prudence - que lors d'une hypokaliémie prouvée, étant donné qu'ils peuvent provoquer une augmentation significative du potassium sérique. Un emploi prudent des succédanés potassiques du sel est également de rigueur.

Toux

Une implication des inhibiteurs de l'ECA peut également être envisagée dans le diagnostic différentiel d'une toux (sèche, improductive, réversible après l'arrêt du traitement).

Lithium

Le traitement simultané par le lithium et le captopril n'est pas recommandé (voir «Interactions»).

Sténose de la valve aortique ou mitrale/cardiomyopathie hypertrophique obstructive

Les inhibiteurs de l'ECA doivent être utilisés avec prudence en cas d'obstruction de la valve ventriculaire gauche et du débit de sortie ventriculaire gauche. Ils ne doivent pas être utilisés en cas de choc cardiogénique et d'obstruction hémodynamique significative.

Autres

Chez les patients avec une transplantation rénale et ceux souffrant d'angio-œdème héréditaire, Captosol ne doit être utilisé qu'avec prudence.

Lors d'abaissement rapide d'une hypertension sévère ou ancienne, le taux de filtration glomérulaire peut s'abaisser transitoirement, ce qui entraîne parfois des augmentations temporaires de la créatinine sérique et de l'azote uréique. Le taux de filtration reste toutefois inchangé dans la plupart des cas.

Diabète sucré

Dans de rares cas, les inhibiteurs de l'ECA peuvent, chez les patients atteints de diabète sucré, renforcer l'effet hypoglycémiant de l'insuline et des anti-diabétiques oraux (sulfonylurées/biguanides) par une amélioration de la tolérance au glucose. Dans ce cas, il peut être nécessaire de procéder à une réduction de la dose du médicament hypoglycémiant, lors de traitement simultané aux inhibiteurs de l'ECA.

Différences ethniques

Comme d'autres inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, le captopril diminue la tension artérielle moins efficacement chez les personnes de peau noire que chez celles dont la peau n'est pas noire. Ce phénomène peut être dû à la fréquence plus élevée des faibles concentrations de rénine dans la population noire souffrant d'hypertension.

Lactose

Les comprimés de Captosol contiennent du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Remarques

Chez les patients à risque, il est particulièrement indiqué de contrôler les électrolytes sériques, la créatinine sérique, l'azote uréique (BUN) et la formule hématologique avant et régulièrement pendant le traitement avec le captopril.

Une analyse des leucocytes sanguins devra être effectuée sans tarder si on venait à observer en cours de traitement des symptômes tels que la fièvre, un grossissement des ganglions lymphatiques et/ou des inflammations de la gorge.

Double inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Des données indiquent que l'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'ECA, d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ou de l'aliskirène accroît le risque d'hypotension, d'hyperkaliémie et de diminution de la fonction rénale (y compris d'une défaillance rénale aiguë).

Un double blocage du SRAA par l'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'ECA, d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ou de l'aliskirène n'est donc pas recommandé.

Si le traitement par un double blocage est considéré comme absolument nécessaire, celui-ci ne doit être mené que sous la surveillance d'un spécialiste et en assurant des contrôles étroits de la fonction rénale, des valeurs électrolytiques et de la tension artérielle.

Les inhibiteurs de l'ECA et les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ne doivent pas être utilisés de manière concomitante chez les patients présentant une néphropathie diabétique.

Interactions

Antihypertenseurs

Un effet antihypertenseur synergique est possible lorsque le captopril est utilisé simultanément à d'autres antihypertenseurs. Une chute marquée de la tension artérielle peut survenir dans l'heure qui suit la première administration de captopril, surtout au début d'un traitement par des diurétiques, en cas de dialyse ou de régime alimentaire très pauvre en sel (voir «Mises en garde et précautions»).

Médicaments vasodilatateurs

Aucune donnée n'est disponible sur la prise simultanée de vasodilatateurs et de captopril. C'est pourquoi la nitroglycérine et les autres nitrates utilisés pour le traitement des angines de poitrine ainsi que les autres médicaments avec effet vasodilatateur doivent être, si possible, arrêtés avant le début du traitement par captopril. Si le traitement par ces principes actifs est repris lors du traitement par captopril, la prudence est de rigueur et une diminution de la posologie est éventuellement nécessaire.

Médicaments libérant de la rénine

L'effet du captopril est renforcé par des antihypertenseurs libérant de la rénine. Les diurétiques comme le thiazide peuvent ainsi activer le système rénine-angiotensine-aldostérone.

Médicaments influençant l'activité sympathique

Le système nerveux sympathique peut s'avérer très important pour le maintien de la tension artérielle chez les patients traités par des inhibiteurs de l'ECA, seuls ou en association avec des diurétiques.

C'est pourquoi les médicaments exerçant une influence sur l'activité sympathique (inhibiteurs ganglionnaires ou molécules bloquant le système adrénergique) doivent être utilisés avec prudence.

L'utilisation simultanée de bêta-bloquants peut renforcer l'effet hypotenseur du captopril mais l'effet global est inférieur à un effet additif.

Diurétiques (thiazides ou diurétiques de l'anse)

Au début du traitement par le captopril, un traitement précédent par des diurétiques hautement dosés peut conduire à un déficit volumique et un risque d'hypotension (voir «Mises en garde et précautions»). L'effet hypotenseur peut être réduit en arrêtant les diurétiques, en augmentant l'apport de liquides ou de sel ou en débutant le traitement par le captopril avec une dose plus faible. Néanmoins, aucune interaction cliniquement significative n'a été mise en évidence avec d'autres médicaments au cours d'études spécifiques sur le chlorhydrate de thiazide ou le furosémide.

Diurétiques épargneurs de potassium ou préparations de substitution potassique

Les inhibiteurs de l'ECA diminuent la perte de potassium due aux diurétiques.

Les diurétiques épargneurs de potassium (par ex. spironolactones, triamtérène ou amiloride), les préparations de substitution potassique ou les produits de substitution saline contenant du potassium peuvent conduire à une augmentation significative de la concentration sérique du potassium. Lorsqu'une utilisation simultanée est indiquée en raison d'une hypokaliémie avérée, ils doivent être administrés avec prudence et sous un contrôle fréquent de la concentration sérique du potassium. Les patients qui prennent simultanément du cotrimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) peuvent présenter un risque accru d'hyperkaliémie (voir «Mises en garde et précautions»).

Lithium

Lors de l'administration simultanée de lithium avec des inhibiteurs de l'ECA, une augmentation réversible de la toxicité et de la concentration sérique du lithium ont été rapportées. L'administration simultanée de diurétiques thiazides peut augmenter la toxicité du lithium. Elle peut augmenter le risque déjà majoré de toxicité du lithium en cas d'administration simultanée de lithium et d'inhibiteur de l'ECA. Le lithium et le captopril ne doivent pas être administrés simultanément. Si cette association s'avère indispensable, il convient de surveiller attentivement la concentration sérique du lithium (voir «Mises en garde et précautions»).

Antidiabétiques

Dans de rares cas, les inhibiteurs de l'ECA peuvent renforcer l'effet hypoglycémiant de l'insuline et des antidiabétiques oraux (sulfonylurées/biguanides) chez les patients avec diabète sucré par le biais d'une amélioration de la tolérance au glucose. Dans de tels cas, une réduction de la posologie du médicament hypoglycémiant lors du traitement par l'inhibiteur de l'ECA peut s'avérer nécessaire.

Traitement de l'infarctus aigu du myocarde

Le captopril peut être utilisé avec l'acide salicylique (aux doses cardiologiques), des thrombolytiques, des bêtabloquants et/ou des nitrates chez les patients avec infarctus du myocarde.

Antidépresseurs tricycliques/antipsychotiques

Les inhibiteurs de l'ECA peuvent renforcer l'effet hypotenseur de certains antidépresseurs tricycliques et antipsychotiques (voir «Mises en garde et précautions»). Une hypotension orthostatique peut survenir.

Allopurinol, procaïnamide, cytostatiques ou immunodépresseurs

L'administration concomitante de ces préparations avec des inhibiteurs de l'ECA peut augmenter le risque de leucopénie, surtout si ces derniers sont utilisés à des doses supérieures à celles recommandées actuellement.

Inhibiteurs de la néprilysine et antagoniste du récepteur de l'angiotensine

En cas d'utilisation concomitante d'un inhibiteur de l'ECA, y compris Captosol et de sacubitril/valsartan, de racécadotril ou de vildagliptine, un risque accru d'angiœdème peut exister (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).

Anti-inflammatoires non stéroïdiens

Il a été rapporté que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les inhibiteurs de l'ECA exercent un effet additif sur l'augmentation de la concentration de potassium sérique et la fonction rénale peut être diminuée. Ces effets sont réversibles en principe. Dans de rares cas, une défaillance rénale aigüe peut survenir, surtout chez les patients dont la fonction rénale est limitée, par ex. les patients âgés ou déshydratés. L'utilisation à long terme des AINS peut diminuer l'effet hypotenseur des inhibiteurs de l'ECA.

Chimie clinique

Le captopril peut entraîner des résultats faux positifs au test urinaire de l'acétone.

Double inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Voir «Mises en garde et précautions».

Grossesse, allaitement

L'utilisation de Captosol pendant la grossesse est contre-indiquée (voir la rubrique «Contre-indications»). Les femmes en âge de procréer doivent être informées des conséquences possibles de la prise des inhibiteurs de l'ECA. Les femmes doivent être informées de la nécessité d'alerter immédiatement le médecin en cas de suspicion d'une grossesse. Si une grossesse est prévue ou constatée, le traitement doit être immédiatement remplacé par une thérapie alternative.

Après une exposition au cours du premier trimestre de la grossesse seulement, des naissances prématurées, des ouvertures du canal artériel ainsi que d'autres malformations cardiaques et neurologiques ont été rapportées. Il est connu qu'une exposition prolongée au captopril lors du deuxième ou troisième trimestre peut conduire à une toxicité pour le fœtus (diminution de la fonction rénale, oligoamnios, retard de développement du crâne) et le nouveau-né (insuffisance rénale néonatale, hypotension, hyperkaliémie) (voir la rubrique «Données précliniques»).

Le captopril passe dans le lait maternel. Une utilisation lors de l'allaitement est contre-indiquée (voir la rubrique «Contre-indications»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Une diminution de la tension artérielle peut altérer la concentration et les capacités de réaction. Elle exerce par conséquent une influence sur la capacité à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Cet effet est plus important au début du traitement et en cas de consommation concomitante d'alcool.

Effets indésirables

Les effets indésirables cliniquement pertinents survenus sous un traitement par le captopril ou un inhibiteur de l'ECA sont classés par catégorie d'organes et listés en fonction de leur fréquence.

La fréquence est classée comme suit:

Très fréquent (≥1/10), fréquent (>1/100, <1/10), occasionnel (>1/1000, <1/100), rare (>1/10'000, <1/1000), très rare (<1/10'000, y compris les cas isolés rapportés).

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare: modification de la formule sanguine, y compris une diminution de la concentration en hémoglobine, de l'hématocrite, de la numération des thrombocytes ou des leucocytes, dans les cas extrêmes pancytopénie ou agranulocytose (tout particulièrement en cas de maladie auto-immune, de prise d'immunosuppresseurs et de troubles de la fonction rénale).

Très rare: anémie, thrombocytopénie, neutropénie, éosinophilie (dans des cas isolés avec test ANA positif).

Affections du système immunitaire

Occasionnel: œdème angioneurotique, réactions d'hypersensibilité.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Occasionnel: anorexie.

Très rare: hyperkaliémie, hypoglycémie (voir «Mises en garde et précautions»). Une augmentation du BUN, de la créatinine sérique, du potassium sérique et une hyponatriémie (modifications réversibles après l'arrêt du médicament) ont été rarement observées.

Affections psychiatriques

Fréquent: troubles du sommeil.

Très rare: confusion, symptomatologie dépressive.

Affections du système nerveux

Fréquent: troubles du goût (dépendants de la fonction rénale et de la posologie) réversibles après réduction de la dose, étourdissements, fatigue.

Rare: somnolence, céphalées, paresthésies.

Très rare: événements cérébrovasculaires, y compris accident vasculaire cérébral, syncope.

Affections oculaires

Très rare: vue trouble.

Affections cardiaques

Occasionnel: tachycardie ou tachyarythmie, angine de poitrine, palpitations.

Très rare: arrêt cardiaque, choc cardiogénique, infarctus du myocarde.

Affections vasculaires

Occasionnel: hypotension orthostatique, pâleur, flush.

Rare: vasculite, aggravation de la symptomatologie de Raynaud dans des cas isolés.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent: toux sèche (voir «Mises en garde et précautions») et dyspnée.

Très rare: bronchospasmes, rhinite, pneumonie éosinophile.

Affections gastro-intestinales

Fréquent: nausées, vomissements, troubles gastriques, douleurs abdominales, diarrhées, constipation, sécheresse buccale, ulcère gastrique.

Rare: stomatite/ulcérations avec aphtes, angio-œdèmes intestinaux (voir «Mises en garde et précautions»).

Très rare: glossite, pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Très rare: altération de la fonction hépatique et cholestase (y compris jaunisse), hépatite (y compris nécrose), augmentation des enzymes hépatiques et de la bilirubine.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent: éruption cutanée souvent associée à des démangeaisons (dépendante de la fonction rénale et de la posologie), réversible après réduction de la dose, alopécie.

Occasionnel: œdème angioneurotique sur le visage, les extrémités, les lèvres, la langue, la glotte et/ou le larynx (voir «Mises en garde et précautions»).

Très rare: urticaire, syndrome de Stevens-Johnson, érythème multiforme, photosensibilité, érythrodermie, réactions pemphigoïdes et dermatite exfoliante.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Très rare: myalgie, arthralgie, myasthénie.

Affections du rein et des voies urinaires

Rare: troubles de la fonction rénale, y compris défaillance rénale, polyurie, oligurie, protéinurie, néphrite intestinale.

Très rare: syndrome néphrotique.

Affections des organes de reproduction et du sein

Occasionnel: douleurs thoraciques.

Très rare: impuissance, gynécomastie.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Occasionnel: épuisement, sensation de malaise.

Très rare: fièvre.

Investigations

Très rare: protéinurie, éosinophilie, augmentation de la concentration sérique du potassium, chute de la concentration sérique du sodium, augmentation du BUN, de la créatinine sérique et de la bilirubine sérique, diminution de l'hémoglobine, de l'hématocrite, des leucocytes, des thrombocytes, test ANA positif, augmentation de la vitesse de sédimentation des plaquettes sanguines.

Surdosage

Les symptômes indiquant un surdosage sont les suivants: hypotension sévère, choc, stupeur, bradycardie, troubles de l'équilibre électrolytique et défaillance rénale.

Lorsque la prise de la préparation est récente, des mesures visant à la prévention de l'absorption (par ex. lavage d'estomac, administration d'adsorbants et de sulfate de sodium dans les 30 minutes suivant la prise) et à l'accélération de l'élimination doivent être initiées. En cas d'hypotension, le patient doit être placé en position de choc et recevoir rapidement une substitution volumique et saline. Un traitement par l'angiotensine II doit être envisagé. La bradycardie ou les réactions vagales marquées doivent être traitées par l'administration d'atropine. La pose d'un pacemaker peut être envisagée. Le captopril peut être éliminé de la circulation par hémodialyse.

Propriétés/Effets

Code ATC

C09AA01

Le captopril, un dérivé de la proline, est un inhibiteur spécifique compétitif de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) catalysant la transformation de l'angiotensine I (A I) en angiotensine II (A II) dans le système rénine-angiotensine-aldostérone (système RAA). L'inhibition de l'ECA provoque une réduction de l'A II et par là une vasodilatation et une diminution de la sécrétion d'aldostérone par la corticosurrénale (voir sous «Mises en garde et précautions: Potassium sérique»). La diminution de la sécrétion d'aldostérone conduit à une légère augmentation de la concentration sérique du potassium ainsi qu'à une perte simultanée de sodium et de liquides.

Une corrélation entre le taux de rénine et l'efficacité du captopril n'est cependant pas possible.

Une augmentation de la concentration de la bradykinine ou de la prostaglandine E2 pourrait également jouer un rôle dans l'action du captopril, étant donné que le captopril peut inhiber la dégradation de la bradykinine, peptide à l'effet vasodilatateur (l'ECA est identique à la bradykininase).

Captosol est efficace à la fois comme antihypertenseur et pour le traitement de l'insuffisance cardiaque.

Les effets positifs de Captosol sur l'hypertension et l'insuffisance cardiaque semblent reposer avant tout sur l'inhibition du système RAA.

Des études récentes prouvent que captopril, dans certains cas, est efficace aussi pour le traitement de la néphropathie diabétique.

Hypertension

Captosol est indiqué pour le traitement de tous les degrés de l'hypertension artérielle. Chez l'hypertendu il diminue la résistance vasculaire périphérique, l'index cardiaque restant inchangé ou étant augmenté. Si l'effet hypotenseur s'avère insuffisant, Captosol peut être associé à un diurétique, un antagoniste du calcium ou un bêtabloquant. Captosol commence à agir dans les 15–30 minutes après l'administration. La diminution de la tension survient habituellement progressivement. Afin d'obtenir l'effet thérapeutique maximum à une dose donnée, le traitement à cette posologie doit être poursuivi pendant 4–6 semaines.

L'effet antihypertenseur persiste généralement pendant 24 heures.

Captosol n'entraîne en règle générale pas d'augmentation des concentrations sériques du cholestérol et de l'acide urique, ni de diminution du potassium sérique.

Insuffisance cardiaque

Chez les insuffisants cardiaques traités avec Captosol, il y a une modification de l'hémodynamique dans le sens d'une diminution de la précharge et d'une réduction de la post-charge, ce qui entraîne une augmentation de l'index cardiaque. La fréquence cardiaque reste généralement inchangée ou diminuée en cas de tachycardie; la tension peut tomber brusquement, en particulier dans les insuffisances cardiaques aiguës (voir sous «Mises en garde et précautions»).

Des études, menées chez des patients avec insuffisance cardiaque grave, montrent par ailleurs qu'un traitement avec des inhibiteurs de l'ECA peut prolonger la durée de survie.

Captopril prolonge l'endurance à l'effort et augmente la tolérance à l'effort chez l'insuffisant cardiaque.

Chez des patients présentant une insuffisance cardiaque congestive, on a observé que l'irrigation cérébrale augmente ou reste constante après l'administration de captopril, en dépit de la baisse de la tension, ce qui peut être important dans la première phase du traitement, où il y a le risque d'hypotension artérielle.

Le captopril dans l'état post-infarctus du myocarde

Le captopril prolonge la survie, retarde le développement d'une symptomatique d'insuffisance cardiaque, réduit la nécessité d'un traitement stationnaire ainsi que l'incidence des récidives. Les interventions pour la revascularisation coronarienne (CABG, PTCA) sont également moins fréquentes.

Chez les malades ayant eu un infarctus du myocarde (3–16 jours post-infarctus) et présentant une dysfonction asymptomatique du ventricule gauche (EF ≤40%), une étude clinique en double aveugle, contrôlée contre placebo, a révélé que le captopril associé à d'autres médications post-infarctus comme les thrombolytiques, les bêtabloquants ou l'acide acétylsalicylique allonge le temps de survie et diminue le taux de morbidité cardio-vasculaire. Il y a une diminution du risque de récidive et d'insuffisance cardiaque grave. D'où la nécessité moins fréquente d'un traitement stationnaire et/ou d'administration concomitante, resp. d'augmentation de la dose des diurétiques et/ou des digitaliques.

L'effet cardioprotecteur du captopril dans les analyses de sous-collectifs définis selon l'âge, le sexe, la localisation de l'infarctus et le volume d'éjection était comparable à celui de l'ensemble du collectif.

Les mécanismes potentiels suivants améliorent les chances de survie et l'évolution clinique chez les patients post-infarctus sous captopril: diminution de la dilatation progressive et de l'hypofonction du ventricule gauche, inhibition de la stimulation neuro-humorale.

Néphropathie diabétique

Chez les sujets souffrant depuis des années d'un diabète de type I avec néphropathie diabétique, le captopril prévient une aggravation de cette maladie rénale et atténue ses suites cliniques tardives. Des études effectuées chez des diabétiques insulino-dépendants avec une protéinurie et une valeur de la créatinine de ≤221 µmol/l révèlent, indépendamment du fait que le patient fût ou non hypertendu, qu'un traitement avec le captopril réduit significativement de 51% le taux de morbidité et de mortalité (dialyse, transplantation du rein et décès). Des données concernant l'utilité éventuelle de ce médicament dans les cas d'insuffisance rénale grave n'existent pas.

L'effet protecteur de ce traitement sur le rein vient s'ajouter à l'action antihypertensive favorable du captopril.

Chez les sujets normotendus avec un diabète sucré de type I et une microalbuminurie, un traitement de deux ans avec le captopril diminue l'albuminurie alors que l'abaissement du taux de filtration glomérulaire ne diminue de manière significative que dans une seule étude réalisée contre placebo.

Pharmacocinétique

Absorption

Le captopril est rapidement résorbé dans le tube digestif, les concentrations sériques maximales sont généralement atteintes 30–60 minutes après la prise. Il commence à agir en général déjà au bout de 15–30 minutes. L'élévation de la dose entraîne d'avantage une augmentation de la durée qu'une augmentation de l'intensité de l'action thérapeutique. Si le comprimé est pris avec les repas, la résorption est retardée sans que «l'aire sous la courbe plasmatique» (AUC) ne s'en trouve modifiée pour autant.

Distribution

Dans l'organisme le captopril se présente principalement sous sa forme libre. La liaison aux protéines est d'env. 25–30%.

La plupart des études effectuées sur l'animal indiquent que le captopril ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique en quantités significatives.

La concentration du captopril dans le lait représente env. 1% de sa concentration dans le sang maternel.

Métabolisme/Elimination

Alors que le captopril libre a une demi-vie d'env. 2 heures, le captopril total, responsable de l'action antihypertensive, est éliminé beaucoup plus lentement avec une demi-vie d'env. 7 heures. Les effets thérapeutiques du médicament persistent plus long que l'inhibition décelable de l'ECA sérique.

Le captopril libre et le captopril total sont éliminés essentiellement par les reins: 95% de la dose de captopril résorbée après administration orale sont retrouvés dans l'urine dans les 24 heures suivant, dont 40–50% sous forme inchangée, le reste principalement sous forme de disulfure.

Cinétique dans des situations cliniques particulières

Lors d'insuffisance rénale, les prises doivent donc être plus espacées resp. la dose diminuée (voir sous «Posologies spéciales»).

Données précliniques

Les données précliniques issues des études conventionnelles concernant la pharmacologie de sécurité, la toxicité chronique, la génotoxicité et la carcinogénicité n'ont pas mis en évidence de risques pour l'homme.

Les expérimentations animales réalisées avec le captopril lors de l'organogenèse n'ont pas montré d'effets tératogènes. Chez plusieurs espèces, le captopril a cependant conduit à une toxicité fœtale, y compris une mortalité fœtale à la fin de la gestation, un retard de croissance et une mortalité post-natale chez le rat.

Remarques particulières

Influence sur les paramètres de diagnostic

Captosol peut fausser le test de l'acétone dans l'urine (résultat faussement positif); il faut en tenir compte chez les diabétiques.

Conservation

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.

Remarques concernant le stockage

Conserver dans l'emballage original, à température ambiante (15–25°C), à l'abri de l'humidité et hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

52986 (Swissmedic).

Présentation

Captosol 12,5 mg: emballages à 30 et 100 comprimés (avec sillon de sécabilité, sécables). [B]

Captosol 25 mg et 50 mg: emballages à 30 et 100 comprimés (avec sillon de sécabilité, quadrisécables)[B]

Titulaire de l’autorisation

Sandoz Pharmaceuticals SA, Risch; domicile: Rotkreuz.

Mise à jour de l’information

Juillet 2020.