Dialgine®

 

Composition

Principes actifs: Paracetamolum, coffeinum.

Excipients: Excipiens pro compresso.

 

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

1 comprimé contient:

Paracetamolum 500 mg, coffeinum 50 mg.

 

Indications/possibilités d’emploi

Traitement contre les douleurs aiguës d'intensité faible à moyenne (maux de tête, maux de dents, douleurs articulaires et ligamentaires, douleurs dorsales, douleurs après blessures).

 

Posologie/mode d’emploi

Adultes: 1 à 2 comprimés toutes les 4 à 8 heures. On peut prendre les comprimés dissous dans de l’eau. Ne jamais prendre à jeun.

Dose journalière maximale: 8 comprimés = 4 g de paracétamol

La dose maximale quotidienne indiquée ne doit pas être dépassée. Pour éviter tout risque de surdosage, il faut s’assurer que d’autres médicaments, pris simultanément, ne contiennent pas de paracétamol.

Cette préparation ne convient ni aux enfants ni aux adolescents.

 

Contre-indications

Hypersensibilité au paracétamol et aux substances apparentées, aux xanthines.

Troubles fonctionnels hépatiques graves/hépatite aiguë.

Troubles fonctionnels rénaux graves.

Hyperbilirubinémie constitutionnelle héréditaire (maladie de Meulengracht).

 

Mises en garde et précautions

Avant le début du traitement, une consultation médicale s’impose dans les cas suivants :

Insuffisance rénale et/ou hépatique.

Anémie hémolytique en cas de déficit en glucose-6-phosphate-déshydrogénase.

Prise concomitante de médicaments potentiellement hépatotoxiques ou d'inducteurs d'enzymes hépatiques.

Allaitement (voir «Grossesse/Allaitement»).

De la prudence s'impose lors de la surconsommation d'alcool. L'alcool peut accroître la toxicité hépatique du paracétamol, en particulier lors de carence alimentaire simultanée. Dans de tels cas, une dose thérapeutique de paracétamol peut déjà conduire à des lésions hépatiques.

Le patient doit être mis en garde contre l'absorption régulière et prolongée d'analgésiques sans prescription médicale. En cas de douleurs persistantes, il devra consulter un médecin.

L'absorption prolongée d'analgésiques, surtout en cas de prise concomitante de plusieurs principes actifs analgésiques, peut entraîner une lésion rénale irréversible avec risque d'une insuffisance rénale terminale (néphropathie due aux analgésiques).

Il faudra signaler au patient que l'absorption chronique d'analgésiques peut provoquer des céphalées qui peuvent nécessiter la prise de nouveaux analgésiques à leur tour générateurs de céphalées (céphalées dues aux analgésiques).

En raison du potentiel arythmogène de la caféine, une prudence particulière s'impose chez les patients avec des arythmies et/ou des palpitations.

 

Interactions

Paracétamol

Les médicaments inducteurs d'enzymes comme le phénobarbital, la phénytoïne, la carbamazépine, l'hydracide de l'acide isonicotinique (HIN) et la rifampicine aggravent l'hépatotoxicité du paracétamol.

Alcool (voir sous «Mises en garde et précautions»).

Les agents qui ralentissent l'évacuation gastrique (p.ex. la propanthéline) diminuent la vitesse de résorption.

Les agents qui accélèrent l'évacuation gastrique (p.ex. le métoclopramide), augmentent la vitesse de résorption.

Chloramphénicol: le paracétamol multiplie par cinq la demi-vie d'élimination du chloramphénicol.

Salicylamide: le salicylamide prolonge la demi-vie d'élimination du paracétamol et multiplie la production de métabolites hépatotoxiques.

Chlorzoxazone: l'administration simultanée de paracétamol et de chlorzoxazone augmente l'hépatotoxicité des deux substances.

Zidovudine: Le risque d'une neutropénie se trouve renforcé par une administration simultanée de la zidovudine et du paracétamol.

Caféine

Diminution de l'action de sédatifs tels que barbituriques, antihistaminiques.

Elimination réduite de la théophylline.

Effets synergiques envers les actions tachycardiques p.ex. de sympathomimétiques, de la thyroxine.

Elimination accrue de lithium.

Possibilité accrue d'une pharmacodépendance aux substances de type éphédrine.

Les contraceptifs oraux, la cimétidine et le disulfirame ralentissent la réduction de la caféine dans le foie. Les barbituriques et l'action de fumer l'accélèrent.

L'administration concomitante d'inhibiteurs de la gyrase du type quinolone carbonique peut retarder l'élimination de la caféine et de son métabolite, la paraxanthine.

 

Grossesse, allaitement

La prudence est de mise en cas d'utilisation de Dialgine, comprimés durant la grossesse et l'allaitement.

Sur la base des expériences dont on dispose à ce jour, on peut considérer que la prise de paracétamol correctement dosé pendant la grossesse est relativement peu nocive par rapport aux risques de lésions fonctionnelles et organiques, de malformations et de troubles de l'adaptation.

La caféine à doses élevées a montré, chez l'animal, des effets indésirables (comme par ex. des anomalies du squelette, des troubles de la croissance) chez le foetus; mais il n'existe aucune étude contrôlée chez la femme enceinte.

Des études épidémiologiques consacrées aux effets de la consommation de café sur la grossesse n'ont révélé aucun lien entre une consommation quotidienne d'environ 10 mg/kg de caféine et l'augmentation d'anomalies congénitales.

Cette association n'a fait l'objet d'aucune étude contrôlée, ni chez l'animal ni chez l'homme.

Le paracétamol et la caféine passent dans le lait maternel. La concentration du paracétamol dans le lait maternel est à peu près équivalente à la concentration momentanée dans le plasma de la mère. Cependant, il n'y a pas d'indices suggérant un risque pour le nourrisson. Pendant l'allaitement, le bien-être et le comportement du nourrisson peuvent être influencés par la caféine présente dans le lait maternel.

 

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

En usage depuis de longues années, le principe actif et l'association médicamenteuse correspondante n'ont encore jamais donné lieu à des effets négatifs sur les réactions, compte tenu de la dose recommandée.

 

Effets indésirables

Sang et organes hématopoïétiques

Rarement (>1/10'000 et <1/1000): thrombocytopénie d'origine allergique, leucopénie, agranulocytose, pancytopénie, neutropénie, anémie hémolytique.

Réactions d'hypersensibilité

Occasionnellement (>1/1000 et <1/100): réactions cutanées erythémateuses, urticariennes et rubéfiantes.

Rarement (>1/10'000 et <1/1000): réactions allergiques comme l'oedème de Quincke, dyspnée, bronchospasme, sudation, nausées, chute de tension jusqu'au choc.

Quelques-uns (5 à 10%) parmi les patients sujets à l'asthme induit par l'acide acétylsalicylique (AAS) ou à d'autres manifestations d'intolérance à l'AAS peuvent faire une réaction analogue au paracétamol (asthme dû aux analgésiques)

Système nerveux central

Rarement (>1/10'000 et <1/1000): insomnie, agitation, céphalées.

Troubles cardiaques: tachycardie.

Tractus gastro-intestinal

Occasionnellement (>1/1000 et <1/100): troubles gastriques sous forme de ballonnements, diarrhée, vomissements.

Foie: voir sous «Mises en garde et précautions» et «Surdosage».

Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés

Très rarement : Syndrome de Stevens Johnson, syndrome de Lyell

 

Surdosage

Au premier plan figurent les réactions toxiques au paracétamol. Le traitement nécessaire dépendra donc de l'intoxication au paracétamol.

Paracétamol

Après la prise per os de 7,5 à 10 g de paracétamol chez les adultes et de 150 à 200 mg/kg chez l'enfant (même à plus faibles doses déjà chez les patients prédisposés, p.ex. ceux avec une consommation excessive d'alcool ou une réserve de glutathion déficitaire en cas de carence nutritionnelle) apparaissent des signes d'intoxication aiguë des cellules hépatiques et du tubule rénal sous forme de nécroses cellulaires mettant la vie en danger.

Des concentrations plasmatiques de >200 µg/ml après 4 h, de >100 µg/ml après 8 h, de >50 µg/ml après 12 h et de >30 µg/ml après 15 h provoquent des lésions hépatiques à issue fatale par coma hépatique. L'hépatotoxicité est directement dépendante de la concentration dans le plasma.

Symptômes d'un surdosage aigu

1ère phase (= 1er jour): nausées, vomissements, douleurs abdominales, inappétence, sentiment général de malaise.

2ème phase (= 2ème jour): amélioration subjective, hypertrophie du foie, valeurs transaminasiques élevées, augmentation du taux de bilirubine, temps de thromboplastine prolongé.

3ème phase (= 3ème jour): valeurs transaminasiques fortement élevées, ictère, hypoglycémie, coma hépatique.

Traitement

La simple suspicion d'intoxication au paracétamol justifie un traitement immédiat qui englobera les mesures suivantes:

Lavage gastrique (seulement judicieux dans les 1 (à 2) heures suivant l'intoxication), puis administration de charbon actif.

Administration orale de N-acétylcystéine. Lorsque l'administration orale de l'antidote n'est pas possible ou qu'elle n'est pas aisée (p.ex. en cas de vomissements violents ou de troubles de la conscience), celui-ci peut être administré par voie intraveineuse.

Mesurer la concentration du paracétamol dans le plasma (pas avant 4 h après la prise).

Caféine

Les concentrations plasmatiques à partir de 15 à 20 µg de caféine/ml peuvent provoquer des réactions toxiques.

Symptômes

Douleurs gastriques, délire, insomnie, diurèse, déshydratation.

Traitement

Outre les mesures d'inhibition de la résorption (émétique, lavage), le traitement d'un surdosage de la caféine se fera en fonction des symptômes. Les symptômes du système nerveux central et les convulsions en cas de surdosage de la caféine peuvent être traités par les benzodiazépines; pour une tachycardie supraventriculaire, on aura recours aux bêtabloquants.

 

Propriétés/Effets

Code ATC: N02BE51

Mécanisme d'action

Paracétamol

Le mécanisme d'action n'est pas entièrement clair. Pour l'effet analgésique, il a été établi que l'inhibition de la synthèse des prostaglandines est plus forte au niveau central que périphérique. Le paracétamol n'a pas d'effet antiphlogistique marqué et n'influe ni sur l'hémostase, ni sur la muqueuse gastrique.

Caféine

La caféine est un dérivé de la xanthine.

Il existe des signes suggérant que la caféine en association avec le paracétamol renforce l'effet analgésique du paracétamol. On n'a pas encore entièrement élucidé le mécanisme d'action.

La caféine exerce au niveau du cerveau un effet vasoconstricteur. La caféine agit essentiellement comme antagoniste sur les récepteurs d'adénosine et diminue ainsi l'action inhibitrice de l'adénosine sur le SNC. La caféine ne possède pas de potentiel analgésique propre.

Pharmacodynamie

Paracétamol: analgésique et antipyrétique.

Caféine: stimulant central.

 

Pharmacocinétique

Absorption

Le paracétamol est résorbé rapidement et complètement après administration orale. La résorption a lieu essentiellement dans l'intestin grêle.

La liaison aux protéines plasmatiques est faible à une posologie thérapeutique.

Une concentration plasmatique maximale de 6,1 mg /ml (Cmax) en 0,5 h (tmax) pour le paracétamol a été obtenue pour une dose orale unique de 500 mg de paracétamol/50 mg caféine sous forme de Dialgine comprimés Quant à la caféine, une concentration plasmatique de 0,997 mg /ml (Cmax) est atteinte en 1 h (tmax).

 

Distribution

Paracétamol

Le volume de distribution est d'environ 1 l /kg de poids corporel. Le paracétamol est distribué de façon homogène dans la plupart des liquides corporels après la résorption. La liaison aux protéines plasmatiques est faible à une posologie thérapeutique (inférieure à 20 %); elle peut atteindre jusqu'à 50 % en cas de surdosage.

Caféine

La caféine se distribue dans tout l’organisme, pénètre rapidement les barrières hémato-encéphaliques et placentaires et passe dans le lait maternel. La concentration de caféine dans le lait maternel se situe entre 60-90% du taux plasmatique. Le volume de distribution est de 0,6 l/kg. La liaison aux protéines plasmatiques est faible (en-dessous de 50%). La caféine, administrée par voie orale, est quasi totalement biodisponible.

Sa demi-vie plasmatique est de 3 à 8 heures. Ses métabolites sont principalement excrétés par le système rénal.

Métabolisme et élimination

Paracétamol

La métabolisation a lieu essentiellement dans le foie. Les métabolites, surtout des conjugués de l'acide glucuronique (60-80 %) et de l'acide sulfurique (20-40 %), sont inactifs et éliminés par voie rénale. Une petite fraction (inférieure à 4 %) est oxydée par le cytochrome P 450 et transformée en un métabolite qui pourrait être hépatotoxique. Il est normalement éliminé par conjugaison avec le glutathion.

L'élimination se fait principalement par voie rénale. Environ 3-5 % du paracétamol sont éliminés sous une forme inchangée. En 24 heures,98 % de la dose de paracétamol sont éliminés par les urines. La demi-vie d'élimination est de 1-3 heures chez l'adulte sain.

Caféine

La caféine présente une demi-vie de 3,6 h. Le métabolite principal est 1,7-diméthylxanthine. D’autres produits d’excrétion sont 1-acide méthylurique, 1-méthylxanthine, 1,3-acide diméthylurique, 7-méthylxanthine et 5-acétylamino-6-formylamino-3-méthyluracile. Suite à une induction diastatique, les fumeurs ont une capacité de biotransformation plus élevée que les non-fumeurs. La caféine est éliminée plus lentement chez la femme enceinte et les patients ayant une cirrhose du foie due à l’alcool. La caféine et ses métabolites sont éliminés surtout par voie rénale, seulement 1-5% de la dose sous une forme inchangée.

 

Données précliniques

Paracétamol

Les études toxicologiques n'ont montré aucun effet sur la reproduction ni aucun effet tératogène chez les animaux traités par le paracétamol.

Par ailleurs, diverses études ont mis en évidence un potentiel génotoxique. Mais, étant donné les mécanismes susceptibles de déclencher ces effets, on peut partir du principe qu'aucun effet génotoxique n'apparaît si la dose est inférieure à certaines valeurs limites. Toutefois, si les réserves de glutathion sont réduites, les valeurs-seuil peuvent être encore plus basses.

Les valeurs-seuil à partir desquelles un effet génotoxique a été mis en évidence chez l'animal se situent clairement au niveau des doses toxiques entraînant des lésions hépatiques ou médullaires. De plus, les doses non hépatotoxiques (jusqu'à 300 mg/kg chez le rat et 1000 mg/kg chez la souris) ne sont pas carcinogènes. On peut donc pratiquement exclure tout effet génotoxique ou carcinogène si les doses thérapeutiques sont respectées.

Caféine

En concentrations très élevées, sans rapport avec la consommation quotidienne, la caféine a montré un effet mutagène dans certains tests in vitro sans activité métabolique. La caféine n'est pas mutagène, ni in vivo ni in vitro avec activité métabolique. La mutagénicité expérimentale n'entre pas en ligne de compte tant qu'on en reste aux doses thérapeutiques et à la consommation de caféine à titre d'agrément.

 

Remarques particulières

Influence sur les méthodes de diagnostic

Le paracétamol peut produire des résultats faussement positifs pour l'acide 5-hydroxyindolacétique urinaire.

La caféine produit une élévation faussement positive des mesures de l'urate par la méthode de Bittner.

Remarques concernant le stockage

Le médicament doit être gardé hors de la portée des enfants, à température ambiante (15-25 °C).

 

Numéro d’autorisation

56422 (Swissmedic).

 

Présentation

Emballage à 10 comprimés (D)

 

Titulaire de l’autorisation

Intermedica SA – CH- 1701 Fribourg

 

Mise à jour de l’information

Mars 2014