Dualgin
Opella Healthcare Switzerland AG
Composition
Principes actifs
Ibuprofène, caféine.
Excipients
Noyau du comprimé
Cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, silice colloïdale fortement dispersée anhydride, stéarate de magnésium (d'origine végétale).
Pellicule
Hypromellose, hydroxypropylcellulose, macrogol 6000, talc, dioxyde de titane (E171).
Dualgin contient 0,554 mg de sodium par comprimé pelliculé.
Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité
Comprimé pelliculé blanc ovale de 17,8 mm x 8,6 mm
Chaque comprimé pelliculé contient 400 mg d'ibuprofène et 100 mg de caféine.
Indications/Possibilités d’emploi
Traitement symptomatique à court terme des douleurs modérées aiguës telles que les douleurs dentaires et les céphalées chez l'adulte.
Posologie/Mode d’emploi
Usage à court terme uniquement.
La durée du traitement ne doit pas dépasser 3 jours.
Dualgin n'est pas recommandé pour le traitement des douleurs légères ni pour une durée de traitement supérieure à 3 jours. Le traitement avec un médicament qui ne contient qu'un seul principe actif devra être pris en compte à la dose efficace minimale, comme par ex. l'ibuprofène 200 mg.
Il est possible de réduire les effets secondaires en utilisant la dose efficace minimale nécessaire au contrôle des symptômes pendant aussi peu de temps que possible (voir «Mises en garde et précautions»).
Si les symptômes persistent ou s'aggravent ou si le médicament est nécessaire pendant plus de 3 jours, le patient doit consulter un médecin.
Posologie usuelle
Adultes âgés de 18 ans et plus
Dualgin (correspondant à 400 mg d'ibuprofène et 100 mg de caféine) est recommandé en cas de douleurs modérées aiguës.
Une dose supplémentaire peut être prise au bout de 6 à 8 heures, sans toutefois dépasser la dose quotidienne maximale de 1 200 mg d'ibuprofène et de 300 mg de caféine par 24 heures.
Instructions posologiques particulières
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Chez les patients présentant une altération légère à modérée de la fonction hépatique, aucun ajustement de la posologie n'est nécessaire, mais des précautions devront être observées (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»). (Pour les patients atteints de troubles sévères de la fonction hépatique, voir la rubrique «Contre-indications».)
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Chez les patients présentant une altération légère à modérée de la fonction rénale, aucun ajustement de la posologie n'est nécessaire, mais des précautions devront être observées (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»). (Pour les patients atteints d'insuffisance rénale sévère, voir la rubrique «Contre-indications».)
Patients âgés
En l'absence d'études cliniques chez les patients âgés, aucune posologie particulière ne peut être recommandée. Étant donné que les patients âgés présentent un risque accru d'effets secondaires liés aux AINS et/ou à la caféine (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»), ils devront être étroitement suivis.
Enfants et adolescents
La sécurité et l'efficacité de Dualgin chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.
Mode d'administration
Dualgin doit être administré par voie orale.
Les comprimés doivent être avalés entiers avec de l'eau.
Il est recommandé aux patients ayant l'estomac sensible de prendre Dualgin au moment des repas.
Contre-indications
·Hypersensibilité aux principe actifs ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique «Composition».
·Antécédents de réactions d'hypersensibilité (par ex. bronchospasmes, asthme, rhinite, angio-œdème ou urticaire) liées à la prise d'acide acétylsalicylique ou d'autres antirhumatismaux/anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
·Trouble hématopoïétique d'origine inconnue.
·Ulcères ou hémorragies gastriques et/ou duodénales existantes ou passées (au moins 2 épisodes distincts d'ulcération ou d'hémorragie avérée).
·Antécédents d'hémorragies ou de perforation gastro-intestinales.
·Hémorragies cérébrovasculaires ou autres actives.
·Insuffisance cardiaque sévère (stade NYHA IV).
·Troubles sévères de la fonction hépatique (cirrhose hépatique et ascite), troubles sévères de la fonction rénale (clairance de la créatinine <30 ml/min).
·Troisième trimestre de la grossesse (voir la rubrique «Grossesse/Allaitement»).
·Déshydratation sévère (provoquée par des vomissements, une diarrhée ou une prise de liquides insuffisante).
·Traitement de la douleur postopératoire après un pontage de l'artère coronaire (ou utilisation d'une console de circulation extra-corporelle).
·Enfants et adolescents de moins de 18 ans.
Mises en garde et précautions
Il est possible de réduire les effets secondaires en utilisant la dose efficace minimale nécessaire au contrôle des symptômes pendant aussi peu de temps que possible (voir les risques gastro-intestinaux et cardiovasculaires ci-dessous).
La prudence est de mise chez les patients atteints d'affections susceptibles de s'aggraver, et, dans les situations suivantes, Dualgin ne devra être utilisé que conformément à la prescription du médecin et sous surveillance médicale:
·en cas de lupus erythematosus et de connectivite mixte, en raison du risque accru de méningite aseptique (voir la rubrique «Effets indésirables»);
·en cas de trouble congénital du métabolisme des porphyrines (par ex. porphyrie intermittente aiguë);
·en cas d'affections gastro-intestinales et d'affections chroniques inflammatoires des intestins (par ex. colite ulcéreuse, maladie de Crohn) (voir la rubrique «Effets indésirables»);
·en cas d'hypertension et/ou d'insuffisance cardiaque, en raison du risque d'altération de la fonction rénale (voir la rubrique «Effets indésirables»);
·en cas d'insuffisance rénale (voir la rubrique «Effets indésirables»);
·en cas de troubles de la fonction hépatique ou d'insuffisance hépatique (voir la rubrique «Effets indésirables»);
·immédiatement après une intervention chirurgicale majeure;
·chez les patients prédisposés aux allergies à d'autres substances, en raison du risque de réactions d'hypersensibilité à l'ibuprofène que présentent ces patients;
·chez les patients souffrant du rhume des foins, de polypose nasale ou d'affections chroniques obstructives des voies aériennes (bronchite asthmatique) ou ayant des antécédents de ces affections, en raison du risque accru de réactions allergiques chez ces patients. Celles-ci peuvent se manifester sous forme de crises d'asthme (asthme analgésique), de bronchospasme, d'œdème de Quincke ou d'urticaire;
·chez les patients âgés, la prudence est de mise pour des raisons médicales fondamentales. En particulier, il est recommandé d'utiliser la dose efficace minimale chez les patients âgés frêles ou d'un faible poids.
·Effets hématologiques: comme c'est le cas avec d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, une réduction de l'agrégation plaquettaire et une prolongation du temps de saignement sont possibles.
Effets gastro-intestinaux
L'utilisation concomitante de Dualgin et d'AINS, y compris inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase 2, augmente le risque d'effets indésirables (voir la rubrique «Interactions») et doit être évitée.
Des hémorragies, ulcères ou perforations gastro-intestinaux, également avec décès, ont été rapportés pour tous les AINS. Ils sont survenus à tous les stades du traitement, avec ou sans symptômes avant-coureurs ou antécédents d'événements gastro-intestinaux.
Si un patient sous ibuprofène développe des hémorragies ou ulcères gastro-intestinaux, le traitement doit être arrêté.
Le risque d'hémorragies, ulcères ou perforations gastro-intestinaux augmente à des doses élevées d'AINS, chez les patients avec des antécédents d'ulcères, en particulier en cas de complications avec hémorragie ou perforation, et chez les patients âgés. Ces patients devront être traités avec la plus petite dose disponible pendant une durée aussi courte que possible. Un traitement en association avec des principes actifs à effet protecteur (par ex. misoprostol ou inhibiteurs de la pompe à protons) doit être envisagé chez ces patients, ainsi que chez ceux qui doivent simultanément prendre de l'acide acétylsalicylique à faible dose ou d'autres médicaments qui augmentent le risque gastro-intestinal (voir ci-dessous et la rubrique «Interactions»).
Il doit être indiqué au patient qu'il doit arrêter le médicament et immédiatement consulter un médecin en cas de douleurs abdominales hautes intenses, de méléna ou d'hématémèse. Il doit être indiqué aux patients présentant des antécédents de toxicité gastro-intestinale, en particulier aux patient âgés, d'informer leur médecin de tout symptôme abdominal inhabituel (en particulier en cas d'hémorragies gastro-intestinales), surtout pendant les premières phases du traitement.
La prudence est de mise chez les patients qui prennent simultanément des médicaments susceptibles d'augmenter le risque d'ulcère ou d'hémorragie, tels que les corticostéroïdes oraux, les anticoagulants comme la warfarine (non autorisée en Suisse), les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou les antiagrégants plaquettaires comme l'acide acétylsalicylique (voir la rubrique «Interactions»).
La prudence est de mise en cas d'utilisation d'AINS chez les patients présentant des antécédents d'affections gastro-intestinales (par ex. colite ulcéreuse, maladie de Crohn), car leur maladie peut s'aggraver (voir la rubrique «Effets indésirables»).
Réactions cutanées
Des cas très rares de réactions cutanées graves (certaines avec décès) comme la dermite exfoliative, le syndrome de Stevens-Johnson et l'épidermolyse nécrosante ont été rapportés en relation avec l'utilisation d'AINS (voir la rubrique «Effets indésirables»). Il semble que le risque de ce type de réactions chez les patients est le plus élevé en début de traitement, car, dans la plupart des cas, elles se sont produites durant le premier mois de traitement. Des cas de pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) ont été rapportés en relation avec des médicaments contenant de l'ibuprofène. Dualgin doit être arrêté dès les premiers signes de rash cutané ou de lésions des muqueuses ou en présence d'autres signes d'hypersensibilité.
Des infections cutanées graves et des complications liées aux parties molles peuvent exceptionnellement se produire en cas de varicelle. Étant donné que les AINS peuvent aggraver ces infections, il est recommandé d'éviter d'utiliser de l'ibuprofène en cas de varicelle.
Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires
Chez les patients présentant des antécédents d'hypertension et/ou d'insuffisance cardiaque, la prudence est de mise avant l'instauration d'un traitement, car des cas de rétention de liquide, d'hypertension et d'œdème ont été rapportés en relation avec un traitement sous AINS.
Pour certains inhibiteurs sélectifs de la COX-2, des études contrôlées par placebo ont mis en évidence un risque accru de complications thrombotiques cardiovasculaires et cérébrovasculaires. Il n'a pas encore été établi si ce risque est directement corrélé à la sélectivité COX-1/COX-2 des différents AINS. Étant donné qu'il n'existe actuellement aucune donnée d'étude clinique comparable pour le dosage maximal et un traitement de longue durée, un risque accru semblable ne peut pas être exclu. Tant que de telles données ne seront pas disponibles, le médicament ne doit être utilisé qu'après une évaluation minutieuse du rapport bénéfice-risque chez les patients présentant une cardiopathie coronarienne, une affection cérébrovasculaire ou une artériopathie oblitérante périphérique cliniquement avérée, ou de nombreux facteurs de risque (par ex. pression artérielle élevée, hyperlipidémie, diabète, tabagisme). En raison de ce risque également, il est recommandé d'administrer la dose efficace minimale pendant le moins de temps possible. Une évaluation minutieuse doit également être réalisée avant le début d'un traitement de longue durée chez les patients présentant des facteurs de risque d'événements cardiovasculaires (par ex. hypertension, hyperlipidémie, diabète, tabagisme), en particulier lorsqu'une forte dose d'ibuprofène (2400 mg/jour) est nécessaire.
Hypersensibilité
De très rares cas de réactions d'hypersensibilité aiguë sévère (par ex. choc anaphylactique) ont été observés. Le traitement doit être arrêté dès les premiers signes d'une réaction d'hypersensibilité (par ex. œdème du visage, angio-œdème, dyspnée, tachycardie, baisse de la pression artérielle, choc anaphylactique) suite à la prise de Dualgin. Il doit être indiqué au patient qu'il doit consulter un médecin immédiatement.
Effets sur les bilans hépatique, rénal et sanguin
L'ibuprofène peut temporairement inhiber la fonction plaquettaire (agrégation plaquettaire). Les patients présentant des troubles de la coagulation doivent donc faire l'objet d'une surveillance étroite.
En cas de traitement de longue durée sous ibuprofène, des bilans hépatiques, rénaux et sanguins doivent être réalisés à intervalles réguliers. Les troubles hématopoïétiques peuvent se manifester par les premiers signes suivants: fièvre, douleur du pharynx, plaies buccales superficielles, symptômes ressemblant à la grippe, lassitude sévère, saignement de nez et hémorragies de la peau.
De manière générale, la prise habituelle d'analgésiques, en particulier en cas d'association de plusieurs principes actifs analgésiques, peut entraîner une atteinte rénale irréversible avec risque d'insuffisance rénale (néphropathie des analgésiques). En cas de stress physique accompagné de déperdition sodée et de déshydratation, ce risque peut être accru, et il convient donc de s'abstenir d'utiliser ce médicament.
Les effets rénaux des AINS comprennent la rétention de liquide avec œdème et/ou hypertension artérielle. Chez les patients présentant une fonction cardiaque altérée et d'autres affections les prédisposant à la rétention de liquide, Dualgin doit donc être utilisé uniquement avec prudence. La prudence est également de mise chez les patients qui prennent simultanément des diurétiques ou des inhibiteurs de l'ECA, ainsi qu'en cas de risque accru d'hypovolémie.
Utilisation à long terme d'analgésiques
L'utilisation prolongée d'analgésiques, quel qu'en soit le type, pour traiter les céphalées peut aggraver ces dernières. Dans ce cas ou si cela est présumé, le patient doit demander conseil à un médecin et interrompre le traitement. Le diagnostic de céphalée par surconsommation de médicaments (Medication Overuse Headache, MOH) doit être présumé chez les patients qui souffrent souvent ou quotidiennement de céphalées bien que (ou justement parce que) ils prennent régulièrement des médicaments contre les céphalées.
Consommation concomitante d'alcool
Lors de l'utilisation d'AINS, les effets secondaires induits par les principes actifs, en particulier ceux qui touchent le tractus gastro-intestinal ou le système nerveux central, peuvent être renforcés par la consommation concomitante d'alcool.
Masquage des symptômes d'infections sous-jacentes
L'ibuprofène peut masquer les symptômes d'infection, ce qui peut retarder l'instauration d'un traitement adapté et ainsi aggraver l'infection. Cela a été observé dans la pneumonie communautaire bactérienne et les complications d'origine bactérienne de la varicelle. Lorsque l'ibuprofène est administré pour le traitement de la fièvre ou des douleurs liées à une infection, il est recommandé de surveiller l'infection. Les patients traités en ambulatoire doivent consulter un médecin si les symptômes persistent ou s'aggravent.
Méningite aseptique
Dans des cas isolés, des symptômes de méningite aseptique ont été observés lors de l'utilisation d'ibuprofène. Les patients présentant un lupus érythémateux ou des troubles du collagène semblent prédisposés. Cela a cependant aussi été observé chez des patients qui ne souffrent pas de ces affections chroniques.
Effets ophtalmologiques
Chez les patients qui rapportent des affections oculaires lors du traitement sous ibuprofène, le traitement doit être interrompu et des examens ophtalmologiques doivent être réalisés.
Caféine
La consommation excessive de caféine (par ex. via le café, le thé, des aliments, et d'autres médicaments et boissons) doit être évitée pendant la prise de ce médicament (voir la rubrique «Effets indésirables»).
Une prudence particulière est de mise lorsque la caféine est utilisée chez des patients présentant une hyperthyroïdie (risque d'effets secondaires induits par la caféine) ou des arythmies.
Groupes de patients particuliers
Les patients âgés sont plus susceptibles de développer des effets indésirables liés aux AINS, surtout des hémorragies et une perforation gastro-intestinale, qui peuvent être mortelles.
Lors des premières phases du traitement, le volume urinaire et la fonction rénale doivent être étroitement surveillés chez les patients présentant une insuffisance cardiaque ou une altération chronique de la fonction rénale ou hépatique, chez les patients qui prennent des inhibiteurs de l'ECA, chez les patients présentant une hypovolémie due à une intervention chirurgicale majeure et, surtout, chez les patients âgés.
Ce médicament contient moins d'1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé pelliculé; il est donc essentiellement «sans sodium».
Interactions
Utilisation concomitante d'ibuprofène et de: | Effets possibles: |
Autres AINS, y compris les salicylates: | L'utilisation concomitante de plusieurs AINS peut augmenter le risque d'ulcères et d'hémorragies gastro-intestinaux en raison de l'effet de synergie. L'utilisation concomitante d'ibuprofène et d'autres AINS doit donc être évitée (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»). |
Digoxine: | L'utilisation concomitante d'ibuprofène et de médicaments contenant de la digoxine peut entraîner une augmentation de la concentration sérique de ces médicaments. Il n'est pas nécessaire de contrôler la concentration sérique de digoxine lorsque le médicament est utilisé conformément à la notice (maximum 3 jours). |
Corticostéroïdes: | Les corticostéroïdes peuvent augmenter le risque d'effets indésirables, en particulier dans le tractus gastro-intestinal (par ex. ulcères ou hémorragies gastro-intestinaux) (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»). |
Inhibiteurs de l'agrégation plaquettaire: | Risque accru d'hémorragies gastro-intestinales (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»). |
Acide acétylsalicylique: | De manière générale, l'utilisation concomitante d'ibuprofène et d'acide acétylsalicylique est déconseillée en raison du risque de multiplication des effets secondaires. Les données expérimentales montrent que l'ibuprofène peut agir comme inhibiteur compétitif de l'effet de l'acide acétylsalicylique à faible dose sur l'agrégation plaquettaire en cas de prise concomitante de ces deux principes actifs. Malgré les incertitudes quant à l'extrapolation de ces données à la situation clinique, il est impossible d'exclure la possibilité que l'utilisation longue durée régulière d'ibuprofène soit susceptible de réduire l'effet cardioprotecteur de l'acide acétylsalicylique à faible dose. En cas d'utilisation d'ibuprofène occasionnelle, un effet cliniquement significatif est improbable (voir la rubrique «Pharmacodynamique»). |
Anticoagulants: | Les AINS peuvent renforcer l'effet des anticoagulants (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»). |
Phénytoïne: | L'utilisation concomitante d'ibuprofène et de médicaments contenant de la phénytoïne peut entraîner une augmentation de la concentration sérique de ces médicaments. Il n'est pas nécessaire de contrôler la concentration sérique de phénytoïne lorsque le médicament est utilisé conformément à la notice (maximum 3 jours). |
Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS): | Risque accru d'hémorragies gastro-intestinales (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»). |
Lithium: | L'utilisation concomitante d'ibuprofène et de médicaments contenant du lithium peut entraîner une augmentation de la concentration sérique de ces médicaments. Il n'est pas nécessaire de contrôler la concentration sérique de lithium lorsque le médicament est utilisé conformément à la notice (maximum 3 jours). |
Probénécide et sulfinpyrazone (non autorisées en Suisse): | Les médicaments contenant de la probénécide ou de la sulfinpyrazone peuvent ralentir l'élimination de l'ibuprofène. |
Diurétiques, inhibiteurs de l'ECA, bêta-bloquants et antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II: | Les AINS peuvent réduire l'effet des diurétiques et d'autres antihypertenseurs. Chez certains patients dont la fonction rénale est altérée (par ex. patients déshydratés ou patients âgés dont la fonction rénale est altérée), l'utilisation concomitante d'un inhibiteur de l'ECA, de bêta-bloquants ou d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II et de substances qui inhibent la cyclooxygénase peut entraîner une aggravation supplémentaire de la fonction rénale, éventuellement jusqu'à une insuffisance rénale aiguë, qui est généralement réversible. Cette association doit donc être utilisée avec prudence, en particulier chez les patients âgés. Les patients doivent veiller à une hydratation suffisante, et la fonction rénale doit être contrôlée au moment de l'instauration d'une bithérapie et à intervalles réguliers ensuite. |
Diurétiques d'épargne potassique: | L'utilisation concomitante d'ibuprofène et de diurétiques d'épargne potassique peut provoquer une hyperkaliémie. Il est recommandé de surveiller la concentration sérique de potassium. |
Méthotrexate: | L'utilisation d'ibuprofène dans les 24 heures qui précèdent ou suivent l'administration de méthotrexate peut entraîner une élévation des concentrations de méthotrexate et une augmentation de sa toxicité. |
Ciclosporine: | Le risque d'effet nocif pour les reins lié à la ciclosporine est accru par l'utilisation concomitante de certains antirhumatismaux non stéroïdiens. Cet effet ne peut pas être exclu pour une association de ciclosporine et d'ibuprofène. |
Tacrolimus: | Le risque de néphrotoxicité est accru en cas de prise concomitante des deux médicaments. |
Zidovudine: | Il existe des données indiquant un risque accru d'hémarthroses et d'hématomes chez les patients hémophiles VIH positifs en cas de prise concomitante de zidovudine et d'ibuprofène. |
Sulfamides hypoglycémiants: | Des investigations cliniques ont montré des interactions entre les antirhumatismaux non stéroïdiens et les antidiabétiques (sulfamides hypoglycémiants). Bien qu'aucune interaction entre l'ibuprofène et les sulfamides hypoglycémiants n'ait été décrite à ce jour, il est recommandé, à titre de précaution, de contrôler la glycémie en cas de prise concomitante. |
Quinolones: | Les données d'études chez l'animal suggèrent que les AINS peuvent augmenter le risque de convulsions en cas de prise concomitante de quinolones. Chez les patients qui prennent un AINS et de la quinolone, il peut exister un risque accru de convulsions. |
Inhibiteurs du CYP2C9: | L'utilisation concomitante d'ibuprofène et d'inhibiteurs du CYP2C9 peut augmenter l'exposition à l'ibuprofène (substrat du CYP2C9). Dans une étude sur le voriconazole et le fluconazole (inhibiteurs du CYP2C9), une augmentation de l'exposition au S(+)–ibuprofène d'environ 80 à 100% a été mise en évidence. Une réduction de la dose d'ibuprofène doit être envisagée lors de l'administration concomitante d'inhibiteurs du CYP2C9 puissants, en particulier lors de l'utilisation concomitante de fortes doses d'ibuprofène (2400 mg/jour) et de voriconazole ou de fluconazole. |
Mifépristone: | Les patients ne doivent pas prendre d'AINS pendant 8 à 12 jours après l'administration de mifépristone, car les AINS peuvent réduire l'effet de la mifépristone. |
Gingko biloba: | Peut augmenter le risque d'hémorragie. |
Utilisation concomitante de caféine et de: | Effets possibles: |
Barbituriques, antihistaminiques et autres médicaments à effet sédatif: | La caféine peut inhiber l'effet sédatif. |
Barbituriques et tabac: | Augmentent le métabolisme de la caféine dans le foie. |
Lithium: | Augmentation de l'élimination du lithium. |
Sympathomimétiques, thyroxine et autres médicaments à effet tachycardisant: | La prise concomitante peut renforcer l'effet tachycardisant. |
Contraceptifs oraux, cimétidine, fluvoxamine et disulfirame: | L'utilisation concomitante réduit le métabolisme de la caféine dans le foie. |
Théophylline: | La caféine réduit l'élimination de la théophylline. |
Quinolones: | L'utilisation concomitante peut ralentir l'élimination de la caféine. |
Grossesse, allaitement
Grossesse
L'inhibition de la synthèse des prostaglandines peut avoir un effet nocif sur la grossesse et/ou le développement embryonnaire/fœtal. Les données des études épidémiologiques indiquent une augmentation du risque de fausse-couche, de malformations cardiaques et de gastroschisis suite à l'utilisation d'un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformations cardiovasculaires a augmenté de moins de 1% pour atteindre environ 1,5%. Il est supposé que le risque augmente avec le dosage et la durée du traitement.
Chez l'animal, il a été démontré que l'administration d'un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines entraîne une augmentation de la perte pré- et post-implantatoire et de la létalité embryonnaire et fœtale. De plus, une augmentation de l'incidence de certaines malformations, y compris cardiovasculaires, a été observée chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines pendant la période d'organogenèse.
Premier et deuxième trimestres
Sauf nécessité absolue, l'ibuprofène ne doit pas être pris au cours des premier et deuxième trimestres de la grossesse. Si de l'ibuprofène est pris par une femme planifiant une grossesse ou au cours du premier ou du deuxième trimestre de la grossesse, la dose doit être la plus faible possible et la durée de traitement la plus courte possible.
Troisième trimestre
Dualgin est contre-indiqué pendant le troisième trimestre de la grossesse (voir la rubrique «Contre-indications»). Tous les inhibiteurs des prostaglandines peuvent:
·exposer le fœtus aux risques suivants:
·toxicité cardiopulmonaire (avec fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire),
·troubles de la fonction rénale susceptibles d'évoluer vers une insuffisance rénale avec oligoamnios;
·exposer la mère et l'enfant aux risques suivants en fin de grossesse:
·augmentation possible du temps de saignement, un effet inhibiteur de l'agrégation plaquettaire susceptible de survenir même à des doses très faibles;
·inhibition des contractions utérines provoquant un retard de terme ou un allongement de la durée de l'accouchement.
Il existe des données indiquant que la prise prolongée de quantités importantes de caféine peut provoquer un avortement spontané ou un accouchement prématuré chez la femme enceinte. Des études non cliniques ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction à des doses très élevées.
Allaitement
Les AINS passent dans le lait maternel. La caféine passe dans le lait maternel et peut avoir une incidence sur l'état et le comportement du nourrisson. Une irritabilité et un mauvais sommeil ont été rapportés chez les nourrissons.
Par conséquent, Dualgin ne doit être utilisé qu'en cas de nécessité absolue par les mères qui allaitent. Si le traitement est indispensable, le nourrisson doit être nourri au biberon.
Fertilité
Dualgin peut altérer la fertilité féminine. Son utilisation est donc déconseillée chez les femmes qui planifient une grossesse. Chez les femmes qui ont des difficultés à concevoir ou chez qui des explorations relatives à l'infertilité sont réalisées, l'arrêt de Dualgin doit être envisagé.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines
Étant donné que des effets secondaires sur le système nerveux central tels que fatigue, étourdissement et troubles visuels peuvent se produire lors de l'utilisation de Dualgin, ce médicament est susceptible de modifier la capacité de réaction, altérant ainsi l'aptitude à la conduite de véhicules et à l'utilisation de machines. Ceci vaut en particulier en association avec l'alcool.
Effets indésirables
La liste des effets secondaires suivants répertorie tous les effets secondaires susceptibles de se produire sous traitement par ibuprofène, y compris ceux rapportés dans le cadre d'un traitement de longue durée et à forte dose chez les patients souffrant de rhumatismes.
Il convient de noter que les effets secondaires suivants dépendent en grande partie de la posologie et varient d'un individu à l'autre.
Les effets indésirables les plus fréquemment observés lors de la prise de médicaments contenant de l'ibuprofène concernent le tractus gastro-intestinal. Des ulcères peptiques, des perforations ou des hémorragies gastro-intestinales, parfois mortels, peuvent survenir, en particulier chez les patients âgés (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»). Les symptômes suivants ont été rapportés suite à l'utilisation de ce médicament: nausées, vomissements, diarrhée, flatulence, constipation, dyspepsie, douleurs abdominales, méléna, hématémèse, stomatite ulcérative, exacerbation d'une colite et de la maladie de Crohn (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»). Des gastrites ont été observées moins fréquemment.
Le risque d'hémorragies gastro-intestinales, en particulier, dépend de la fourchette thérapeutique et de la durée d'utilisation.
Les symptômes suivants ont été rapportés en relation avec un traitement par AINS: œdème, hypertension et insuffisance cardiaque.
Des études cliniques indiquent que l'utilisation d'ibuprofène, en particulier à forte dose (2400 mg/jour), peut être associée à une légère augmentation du risque d'événements thrombotiques artériels (par ex. infarctus du myocarde ou accident cérébrovasculaire) (voir la rubrique «Mises en garde et précautions»).
Dans une étude clinique évaluant l'effet de Dualgin sur les douleurs consécutives à l'extraction de plusieurs molaires, la fréquence d'alvéolite sèche était de 2,8 % et la fréquence de stomatite aphteuse de 1,4 %. Par ailleurs, dans cette même étude clinique, l'incidence d'effets indésirables était respectivement de 7,8% (ibuprofène/caféine), 7,1% (ibuprofène) et 5,6% (placebo) chez les patients présentant une lombalgie ou une cervicalgie aiguë.
Il doit être indiqué aux patients qu'ils doivent arrêter de prendre Dualgin et consulter un médecin en cas d'effet indésirable médicamenteux grave.
Les effets secondaires sont classés dans les catégories suivantes selon leur fréquence:
«très fréquents» (≥1/10); «fréquents» (≥1/100 à <1/10); «occasionnels» (≥1/1000 à <1/100); «rares» (≥1/10 000 à <1/1000); «très rares» (<1/10 000); fréquence inconnue: ne peut être estimée sur la base des données disponibles.
Classe de système d'organes | Fréquence | Réaction indésirable |
Infections et maladies parasitaires | Très rares | Exacerbation de l'inflammation liée à l'infection (par ex. développement d'une fasciite nécrosante) Symptômes de méningite aseptique (raideur de la nuque, céphalées, nausées, vomissements, fièvre ou trouble d'orientation), en particulier chez les patients souffrant de troubles auto-immuns (LES, connectivite mixte) |
Affections hématologiques et du système lymphatique | Très rare | Troubles hématopoïétiques (anémie, leucopénie, thrombopénie, pancytopénie, agranulocytose) |
Affections du système immunitaire | Occasionnels | Réactions d'hypersensibilité avec rash cutané et démangeaisons, ainsi que crises d'asthme (avec baisse de la pression artérielle) |
Très rare | Signes de réactions d'hypersensibilité générales sévères avec notamment œdème du visage, angio-œdème, dyspnée, tachycardie, baisse de la pression artérielle, choc anaphylactique | |
Affections psychiatriques | Occasionnels | Réactions psychotiques |
Très rare | Dépression | |
Affections du système nerveux | Fréquents | Étourdissements, insomnie, céphalées |
Occasionnels | Troubles du système nerveux central tels que agitation, irritabilité ou fatigue | |
Fréquence inconnue | Tremblements | |
Affections oculaires | Occasionnels | Troubles visuels. Dans ce cas, le traitement sous Dualgin doit être interrompu, et des examens ophtalmologiques doivent être réalisés. |
Affections de l'oreille et du labyrinthe | Rares | Acouphène, perte auditive |
Affections cardiaques | Occasionnels | Palpitations |
Très rare | Insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde | |
Fréquence inconnue | Tachycardie | |
Affections vasculaires | Très rare | Hypertension artérielle, vasculite |
Affections gastro-intestinales | Fréquents | Gêne gastro-intestinale telle que pyrosis, douleurs abdominales, nausée, vomissements, flatulence, diarrhée, constipation et légers saignements gastro-intestinaux pouvant provoquer une anémie dans de rares cas |
Occasionnels | Ulcères gastro-intestinaux, éventuellement avec hémorragie et/ou rupture, méléna, hématémèse, stomatite ulcérative, exacerbation d'une colite ou de la maladie de Crohn, gastrite (voir la rubrique «Mises en garde et précautions») | |
Très rare | Œsophagite, pancréatite, sténoses diaphragmatiques intestinales | |
Troubles du foie et de la vésicule biliaire | Très rare | Dysfonctionnement hépatique, atteinte du foie, en particulier en cas de traitement de longue durée, insuffisance hépatique, hépatite aiguë |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Très rare | Réactions bulleuses telles que syndrome de Stevens-Johnson et épidermolyse nécrosante (syndrome de Lyell), alopécie, infections cutanées sévères Complications liées aux parties molles en cas de varicelle |
Fréquence inconnue | Syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse systémique avec éosinophilie (DRESS), pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), réaction de photosensibilité | |
Affections du rein et des voies urinaires | Rares | Atteinte du tissu rénal (nécrose papillaire) et concentration accrue d'acide urique dans le sang, concentration accrue d'urée dans le sang |
Très rare | Œdème (surtout chez les patients atteints d'hypertension artérielle ou d'insuffisance rénale), syndrome néphrotique, néphrite interstitielle, insuffisance rénale aiguë |
L'annonce d'effets secondaire présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
Surdosage
Signes et symptômes
Ibuprofène
Un surdosage peut se manifester notamment par les symptômes suivants: nausées, vomissements, douleurs abdominales ou diarrhée rare. Les symptômes suivants peuvent également survenir: nystagmus, vision trouble, acouphène, céphalées et hémorragies gastro-intestinales. En cas d'intoxication grave, la toxicité se manifeste dans le système nerveux central sous forme d'étourdissements, d'endormissement, occasionnellement d'agitation, de perte de connaissance ou de coma. Certains patients développent occasionnellement des convulsions.
En cas d'intoxication grave, une acidose métabolique peut se produire. Une hypothermie et une hyperkaliémie peuvent survenir. Une insuffisance rénale aiguë, une atteinte hépatique, une hypotension, une dépression respiratoire et une cyanose peuvent survenir. Chez les asthmatiques, une exacerbation de l'asthme est possible.
Il n'existe pas d'antidote spécifique.
Caféine
Des symptômes d'intoxication à la caféine peuvent apparaître à des doses élevées de caféine (250 à 500 mg et supérieures) si la dose est prise sur une courte période.
Les premiers symptômes d'une intoxication aiguë à la caféine sont habituellement un tremblement et des impatiences. Ils sont suivis de nausées, de vomissements, d'une tachycardie et d'une confusion mentale. En cas d'intoxication grave, un délire, des convulsions, des tachyarythmies supraventriculaires et ventriculaires, une hypokaliémie et une hyperglycémie peuvent se produire.
Traitement d'un surdosage avec Dualgin
Le traitement doit être symptomatique et de soutien et inclure le maintien de l'ouverture des voies aériennes, ainsi que la surveillance de la fonction cardiaque et des signes vitaux jusqu'à stabilisation de l'état du patient.
Si le patient se présente chez le médecin dans l'heure suivant la prise d'une dose potentiellement toxique, le recours au charbon actif ou à un lavage gastrique peut être envisagé.
Des benzodiazépines peuvent être administrées pour traiter les convulsions et les symptômes qui touchent le système nerveux central. Les tachyarhythmies supraventriculaires peuvent être contrôlées à l'aide de bêta-bloquants administrés par voie intraveineuse.
Propriétés/Effets
Classification pharmacothérapeutique: anti-inflammatoires et anti-rhumatismaux; dérivés d'acide propionique.
Code ATC
M01AE51
Mécanisme d'action
Ibuprofène
L'ibuprofène est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) dont l'efficacité par inhibition de la synthèse des prostaglandines a été démontrée dans des modèles standard d'inflammation chez l'animal.
Caféine
La caféine est une méthylxanthine qui a un effet antinociceptif, principalement par antagonisme des récepteurs de l'adénosine et inhibition de la synthèse des PG.
Pharmacodynamique
Ibuprofène
Chez l'homme, l'ibuprofène réduit les douleurs, les tuméfactions et la fièvre induites par les inflammations. Par ailleurs, l'ibuprofène inhibe de manière réversible l'agrégation plaquettaire induite par l'ADP et le collagène, l'effet ulcérogène, la rétention de sodium et d'eau ainsi que les réactions bronchospastiques, ce qui repose sur le même mécanisme.
Les données expérimentales montrent que l'ibuprofène est susceptible d'agir comme inhibiteur compétitif de l'effet de l'acide acétylsalicylique à faible dose sur l'agrégation plaquettaire en cas de prise concomitante de ces deux principes actifs. Un certain nombre d'études pharmacodynamiques démontrent que la prise de doses individuelles d'ibuprofène de 400 mg dans les 8 heures précédant ou dans les 30 minutes suivant l'administration d'acide acétylsalicylique à libération rapide (81 mg) entraîne une réduction de l'effet de l'acide acétylsalicylique sur la formation de thromboxanes ou l'agrégation plaquettaire. Malgré les incertitudes quant à l'extrapolation de ces données à la situation clinique, il est impossible d'exclure la possibilité que l'utilisation longue durée régulière d'ibuprofène soit susceptible de réduire l'effet cardioprotecteur de l'acide acétylsalicylique à faible dose. En cas d'utilisation occasionnelle de l'ibuprofène, un effet cliniquement significatif est improbable (voir la rubrique «Interactions»).
Caféine
La caféine est un stimulant léger utilisé comme analgésique adjuvant.
Efficacité clinique
L'association d'ibuprofène 400 m et de caféine 100 mg a été étudiée dans une étude clinique randomisée contrôlée en double aveugle incluant 562 patients présentant des douleurs modérées à sévères après une extraction dentaire. Chez les patients traités par l'association, une réduction significativement plus importante de l'intensité de la douleur a été observée sur les premières 8 heures par rapport à l'ibuprofène administré seul.
Le temps pour obtenir une «réduction significative de la douleur» était significativement plus court chez les patients qui avaient pris de l'ibuprofène et de la caféine que chez ceux qui avaient pris de l'ibuprofène seul (temps médian 1,13h contre 1,78h).
Une autre étude randomisée, contrôlée par placebo, contrôlée versus comparateur actif, multicentrique en groupes parallèles réalisée dans plusieurs pays a comparé l'effet de l'association à doses fixes d'ibuprofène 400 mg et de caféine 100 mg à celui de l'ibuprofène 400 mg seul et celui d'un placebo chez des patients présentant des douleurs lombaires aiguës ou une cervicalgie. Le critère d'évaluation principal était la modification de la douleur lors des mouvements décrits auparavant comme douloureux (pain on movement on worst procedure, POMWP), évaluée initialement et un jour après l'instauration du traitement. Les deux traitements actifs ont permis d'obtenir une réduction similaire de la POMWP. L'étude n'a pas permis de démontrer que l'effet analgésique de l'association à doses fixes d'ibuprofène 400 mg et de caféine 100 mg était supérieur à celui de l'ibuprofène 400 mg seul ou du placebo chez les patients présentant des douleurs lombaires ou une cervicalgie.
Pharmacocinétique
Absorption
Ibuprofène
Après administration orale, l'ibuprofène est presque entièrement absorbé par le tractus gastro-intestinal. Après l'administration orale de doses de 400 mg d'ibuprofène, des concentrations plasmatiques maximales (Cmax) d'ibuprofène de 31,0 ± 17,2 microgrammes/ml ont été atteintes dans un temps médian (tmax) de 1,5 à 1,9 heure. La prise concomitante d'aliments peut multiplier le tmax par 2 environ. La moyenne géométrique de l'aire sous la courbe de la concentration en fonction du temps jusqu'à la dernière valeur mesurée (AUC0-t ± % gCV) a été calculée comme étant de 133,0 ± 22,2 microgrammes/ml/h.
Caféine
Avec une demi-vie de résorption d'environ 10 minutes, la caféine est rapidement et entièrement absorbée. Les concentrations maximales sont atteintes en 30 à 40 minutes environ.
Distribution
Ibuprofène
La fixation protéique dans le plasma est de 99 % environ. Le volume de distribution apparent de l'ibuprofène après administration orale est d'environ 0,1 à 0,2 l/kg. L'ibuprofène peut passer dans le lait maternel, et sa présence diminue avec la concentration protéique et la durée d'allaitement. La dose d'ibuprofène relative pour le nourrisson a été quantifiée à ≤10%, une dose considérée comme sûre même chez le prématuré. On peut donc présumer que l'ibuprofène traverse la barrière hémato-encéphalique et la barrière hémato-liquide.
Des concentrations stables d'ibuprofène comprises entre 5 et 8 mg/l sont mesurées dans le liquide synovial entre 2 et 8h après l'administration. La Cmax mesurée dans le liquide synovial correspond à environ un tiers de la Cmax plasmatique.
Caféine
La caféine est distribuée dans quasiment tous les tissus, traverse la barrière hémato-encéphalique et la barrière placentaire et passe dans le lait maternel. La liaison protéique est relativement faible (30 à 40%).
Métabolisme
Ibuprofène
La biotransformation dans le foie implique la conjugaison de l'ibuprofène avec l'acide glucuronique et une oxydation donnant naissance à deux métabolites primaires inactifs, le 2-hydroxy-ibuprofène et le carboxy-ibuprofène. La dégradation de l'ibuprofène est catalysée par les enzymes CYP2C9, CYP2C8 et CYP2C19.
Caféine
La caféine est métabolisée presque entièrement dans le foie en ses métabolites primaires de type diméthylxanthine, à savoir la paraxanthine, la théobromine et la théophylline. La principale enzyme impliquée dans la biotransformation de la caféine est CYP1A2, qui est responsable de plus de 95% de la clairance de la caféine.
Élimination
Ibuprofène
Après 24 heures, 74,5 ± 9,6% d'une dose de 400 mg d'ibuprofène sont éliminés dans l'urine, l'ibuprofène actif libre représentant environ 8%. La demi-vie d'élimination chez les sujets sains et chez ceux souffrant de troubles du foie ou rénaux est comprise entre 1,8 et 3,5 heures. La clairance apparente de l'ibuprofène après administration orale est d'environ 0,05 à 0,1 l/h/kg.
Caféine
La demi-vie d'élimination est relativement variable (2 à 12 heures). La caféine et ses métabolites (xanthine et dérivés de l'acide urique) sont éliminés principalement par voie rénale (86% de la dose en 48 heures). Seuls 0,5% à 2% de la caféine ingérée sont éliminés sous forme inchangée dans l'urine.
Association d'ibuprofène et de caféine
Il a été démontré que prise à jeun, la formulation associant ibuprofène et caféine est bioéquivalente aux autres formulations contenant de l'ibuprofène seul. Le profil pharmacocinétique de la caféine n'est pas modifié par l'ibuprofène, et vice versa.
Pour l'ibuprofène contenu dans Dualgin, la Cmax est plus faible (de 41,9%) et le Tmax plus long (1,88 heure contre 0,5 heure) à jeun (nuit de jeûne ≥10 heures) que pour le lysinate d'ibuprofène. L'exposition était similaire pour les deux médicaments.
Pour l'ibuprofène contenu dans Dualgin, la Cmax est plus élevée (de 12,7%) et le Tmax plus court (1,25 heure contre 1,625 heure) après un repas que pour le lysinate d'ibuprofène contenu dans le médicament de référence. L'exposition était similaire pour les deux médicaments.
Linéarité/non-linéarité
À une dose de 200 à 400 mg, la pharmacocinétique de l'ibuprofène est linéaire.
Cinétique pour certains groupes de patients
Troubles de la fonction hépatique
Ibuprofène
En administration orale, le dysfonctionnement hépatique n'a aucun effet sur le profil pharmacocinétique de l'ibuprofène, à savoir sur l'AUC et le t1/2. Aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire.
Troubles de la fonction rénale
Ibuprofène
La demi-vie de l'ibuprofène durant une hémodialyse, à savoir entre 1,3 et 1,9 heure, est comparable à celle observée chez les sujets sains. La quantité de médicament éliminée par hémodialyse représente seulement une petite fraction de la dose totale prise, soit < 4%. L'ibuprofène n'est pas dialysable, probablement en raison de sa liaison protéique élevée. Chez les patients urémiques, il faut parfois plus de temps pour atteindre les concentrations thérapeutiques, mais aucune adaptation de la posologie n'est nécessaire. La demi-vie d'élimination calculée chez les patients âgés présentant une altération de la fonction rénale est de 3,25 heures.
Patients âgés
Ibuprofène
Il a été rapporté que la clairance apparente, le volume de distribution apparent et la durée de rétention moyenne de l'ibuprofène chez les patients âgés (65 à 85 ans) ne diffèrent pas de ceux observés chez des sujets jeunes sains (22 à 35 ans).
Données précliniques
Pharmacologie de sécurité
Association ibuprofène/caféine
Dans une étude portant sur la pharmacologie de sécurité chez le chien dans le cadre de laquelle des doses individuelles d'une association ibuprofène/caféine (50 mg/12,5 m par kg de poids corporel) ont été comparées aux composants individuels ibuprofène (50 mg/kg de poids corporel) et caféine (12,5 mg/kg de poids corporel) et au véhicule et qui comprenait une investigation télémétrique des effets cardiovasculaires, y compris les effets sur la pression artérielle, la fréquence cardiaque et l'électrocardiogramme (ECG), l'association ibuprofène/caféine, avec une exposition systémique à l'ibuprofène et à la caféine nettement supérieure à l'exposition correspondante chez l'homme lors de l'administration de la dose thérapeutique recommandée, n'a donné lieu à aucune inquiétude concernant sa sécurité.
Aucune donnée ne suggère d'interaction pharmacodynamique significative entre la caféine et l'ibuprofène.
L'ibuprofène peut poser un risque pour la biocénose dans les eaux de surface.
Toxicité à long terme (ou toxicité en cas d'administration répétée)
Ibuprofène
Dans les essais sur animaux, la toxicité subchronique et chronique de l'ibuprofène s'est manifestée principalement sous forme de lésions et d'ulcères gastro-intestinaux.
Association ibuprofène/caféine
Dans une étude de 7 jours sur la toxicité avec administration répétée par voie orale chez des rats mâles, des doses individuelles quotidiennes de l'association ibuprofène/caféine (120 mg/30 mg et 180 mg/45 mg par kg de poids corporel) ont été comparées aux composants individuels ibuprofène (120 et 180 mg/kg de poids corporel) et caféine (30 et 45 mg/kg de poids corporel) et au véhicule. L'exposition chez l'animal dépasse nettement l'exposition escomptée chez l'homme aux doses thérapeutiques. Comparé à l'ibuprofène en monothérapie, aucune donnée n'indique de lésions toxicologiques inattendues ou d'augmentation significative de la toxicité gastro-intestinale pour l'association ibuprofène/caféine.
Génotoxicité
Ibuprofène
Les études in vitro et in vivo réalisées n'ont mis en évidence aucun signe cliniquement significatif de potentiel mutagène.
Caféine
La caféine n'est pas mutagène, mais s'est avérée clastogène et/ou comme ayant des effets aneugènes dans des essais de génotoxicité in vitro pertinents, les données probantes in vivo étant limitées.
Carcinogénicité
Ibuprofène
Des études réalisées sur des rats et des souris n'ont mis en évidence aucun signe d'effets carcinogènes pour l'ibuprofène.
Caféine
Il n'existe pas de données suffisantes indiquant une carcinogénicité chez les animaux de laboratoire et chez l'homme.
Toxicité sur la reproduction
Ibuprofène
L'ibuprofène n'a entraîné aucune altération de la fertilité chez le rat.
Les études réalisées chez le lapin n'ont mis en évidence aucune donnée indiquant une tératogénicité. Chez le rat, l'ibuprofène administré à hautes doses (600 mg/kg/jour) par voie orale a entraîné une toxicité maternelle et embryonnaire et fœtale, ainsi qu'une augmentation de l'incidence des modifications squelettiques. L'incidence des modifications externes a augmenté à partir d'une dose de 255 mg/kg/jour. Des études expérimentales ont démontré que l'ibuprofène passe la barrière placentaire.
Caféine
Il a été rapporté que chez les animaux de laboratoire, la caféine administrée à des doses toxiques pour la mère provoque une inhibition du développement du système squelettique ainsi que des malformations graves dues aux troubles hémodynamiques de la mère. Il n'existe cependant aucune donnée indiquant un effet teratogène de la caféine chez l'homme. À des doses très élevées administrées par voie orale chez des rats et des souris, la caféine a eu une incidence sur la mortalité après implantation et sur l'index de fertilité.
La pertinence clinique de ces effets sur les paramètres de fertilité n'est pas connue.
Remarques particulières
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarques particulières concernant le stockage
Ne pas conserver au-dessus de 25 °C.
Conserver hors de portée des enfants.
Numéro d’autorisation
68108 (Swissmedic)
Présentation
Boîte de 10 comprimés pelliculés. (D)
Titulaire de l’autorisation
Opella Healthcare Switzerland AG, Risch.
Mise à jour de l’information
Août 2021