Iqymune
Opopharma Vertriebs AG
Composition
Principe actif
Immunoglobuline humaine normale (IgIV).
Excipients
Glycine, Polysorbate 80, Eau pour préparations injectables.
Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité
Solution pour perfusion
1 ml de solution contient: 100 mg d'mmunoglobuline humaine normale, dont au moins 95% sont des IgG
Distribution des sous-classes d'IgG (valeurs approximatives):
IgG1: 60 – 70%
IgG2: 30 – 35%
IgG3: 2%
IgG4: 1 – 2%
La teneur maximale en IgA est de 28 microgrammes/ml.
Produite à partir du plasma de donneurs humains.
Indications/Possibilités d’emploi
Traitement substitutif chez les adultes et chez les enfants et adolescents (0 à 18 ans) atteints de:
·déficits immunitaires primitifs (DIP) avec altération de la production d'anticorps.
·déficits immunitaires secondaires (DIS) chez les patients présentant des infections sévères ou récurrentes, dont le traitement antimicrobien est inefficace et qui présentent une insuffisance prouvée en anticorps spécifiques (PSAF)* ou un taux d'IgG sérique < 4 g/l.
* PSAF = incapacité à atteindre une augmentation d'au moins deux fois le titre d'anticorps IgG avec les vaccins à polysaccharides pneumococciques et antigènes polypeptidiques.
Immunomodulation chez les adultes ainsi que chez les enfants et les adolescents (0 – 18 ans) atteints de:
·thrombocytopénie immune primaire (TPI) chez les patients à haut risque hémorragique ou avant une intervention chirurgicale pour normaliser le taux de plaquettes.
·syndrome de Guillain-Barré.
·maladie de Kawasaki (en association avec de l'acide acétylsalicylique; voir rubrique «Posologie/Mode d'emploi»).
·polyradiculoneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique (PIDC).
·neuropathie motrice multifocale (NMM).
Posologie/Mode d’emploi
Le traitement substitutif doit être instauré et controlé sous la supervision d'un médecin expérimenté dans le traitement du déficit immunitaire.
Posologie
La posologie et l'intervalle entre les administrations dépendent de l'indication. La posologie doit être ajustée individuellement en fonction de la réponse clinique du patient. Concernant la posologie dépendante du poids corporel, celle-ci doit être ajustée individuellement au déficit pondéral ou à la surcharge pondérale, le cas échéant.
Les posologies suivantes sont données à titre indicatif.
Traitement substitutif des déficits immunitaires primitifs
La posologie doit permettre d'atteindre un taux d'IgG résiduel d'au moins 6 g/l ou un taux d'IgG résiduel se situant dans le domaine de référence normal pour la catégorie d'âge (mesuré avant la perfusion suivante). Trois à six mois sont nécessaires après le début du traitement pour atteindre l'équilibre (taux d'IgG à l'état d'équilibre). La dose initiale recommandée est de 0,4 – 0,8 g/kg en une seule administration, suivie d'une dose d'au moins 0,2 g/kg administrée toutes les trois à quatre semaines.
La dose d'entretien nécessaire pour maintenir un taux résiduel de 6 g/l est de l'ordre de 0,2 – 0,8 g/kg/mois. Lorsque l'état d'équilibre est atteint, l'intervalle entre les doses varie entre 3 et 4 semaines.
Les taux résiduels d'IgG doivent être mesurés et évalués en conjonction avec l'incidence des infections. Pour réduire le taux d'infection, il peut être nécessaire d'augmenter la dose et de viser des taux résiduels plus élevés.
Déficit immunitaire secondaire (comme défini à la rubrique «Indications»)
La dose recommandée est de 0,2 – 0,4 g/kg toutes les trois à quatre semaines.
Les taux résiduels d'IgG doivent être mesurés et évalués en conjonction avec l'incidence des infections. Le cas échéant, la dose doit être ajustée pour obtenir une protection optimale contre les infections. La dose doit être augmentée chez les patients qui présentent des infections persistantes. Une diminution de la dose peut être envisagée lorsque le patient ne présente plus d'infections.
Thrombopénie immune primaire
Il existe deux schémas posologiques possibles (de traitement mutuellement exclusif):
·0,8 – 1 g/kg administré le premier jour, cette dose est éventuellement renouvelée une fois dans les 3 jours suivants
·0,4 g/kg administré chaque jour pendant deux à cinq jours.
Le traitement peut être renouvelé en cas de rechute.
Syndrome de Guillain-Barré
0,4 g/kg/jour pendant 5 jours (répétition éventuelle de la posologie en cas de rechute).
Maladie de Kawasaki
2,0 g/kg doivent être administrés en dose unique. Les patients doivent recevoir de l'acide acétylsalicylique en traitement concomitant.
Polyneuropathie démyélinisante inflammatoire chronique (PIDC)
Dose initiale: 2 g/kg répartis sur 2-5 jours consécutifs
Dose d'entretien: 1 g/kg répartis sur 1-2 jours consécutifs toutes les trois semaines.
L'efficacité du traitement doit être contrôlée après chaque cycle; le traitement doit être arrêté en cas d'absence d'effet après 6 mois.
Si le traitement s'avère efficace, le médecin doit évaluer à sa discrétion la nécessité d'un traitement à long terme sur la base de la réponse du patient et/ou de la réponse pendant le traitement d'entretien. La dose et l'intervalle de dosage doivent être adaptés à l'évolution individuelle de la maladie.
Neuropathie motrice multifocale (NMM)
Dose initiale: 2 g/kg répartis sur 2-5 jours consécutifs.
Dose d'entretien: 1 g/kg toutes les 2 à 4 semaines ou 2 g/kg toutes les 4 à 8 semaines.
L'efficacité du traitement doit être contrôlée après chaque cycle; le traitement doit être arrêté en cas d'absence d'effet après 6 mois.
Si le traitement s'avère efficace, le médecin doit évaluer à sa discrétion la nécessité d'un traitement à long terme sur la base de la réponse du patient et/ou de la réponse pendant le traitement d'entretien. La dose et l'intervalle de dosage doivent être adaptés à l'évolution individuelle de la maladie.
Les posologies recommandées sont résumées dans le tableau suivant:
Indication | Dose | Fréquence de perfusions |
Traitement substitutif |
|
|
Traitement substitutif des déficits immunitaires primitifs (DIP) | - dose de charge: 0,4 – 0,8 g/kg - dose d'entretien: 0,2 – 0,8 g/kg | toutes les 3 – 4 semaines |
Traitement substitutif des déficits immunitaires secondaires (comme défini dans la rubrique «Indications») | 0,2 – 0,4 g/kg | toutes les 3 – 4 semaines |
Traitement immunomodulateur: | ||
Thrombopénie immune primaire (TPI) | 0,8 – 1 g/kg | à Jour 1, éventuellement répété dans les 3 jours |
Syndrome de Guillain-Barré | 0,4 g/kg/j | pendant 5 jours |
Maladie de Kawasaki | 2 g/kg | en une dose unique en association avec de l'acide acétylsalicylique |
Polyneuropathie démyélinisante inflammatoire chronique (PIDC) | - Dose initiale: 2 g/kg | Répartie sur plusieurs doses pendant 2 à 5 jours |
- ensuite: 1 g/kg | toutes les trois semaines 1 à 2 jours consécutifs | |
Neuropathie motrice multifocale (NMM) | - Dose initiale: 2 g/kg | pendant 2 à 5 jours consécutifs |
- ensuite: 1 g/kg ou 2 g/kg | toutes les deux à quatre semaines ou toutes les quatre à huit semaines pendant 2 à 5 jours | |
Pédiatrie
La posologie chez les enfants et les adolescents (0 – 18 ans) ne diffère pas de celle chez les adultes puisque la posologie est exprimée pour toutes les indications en fonction du poids corporel et ajustée selon l'évolution clinique des pathologies citées ci-dessus.
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Pas d'évidence de la nécessité d'un ajustement posologique.
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Pas d'ajustement posologique, pour autant que celui-ci ne soit cliniquement justifié, voir rubrique «Mises en garde et précautions».
Patients âgés
Pas d'ajustement posologique, pour autant que celui-ci ne soit cliniquement justifié, voir rubrique «Mises en garde et précautions».
Mode d'administration
Pour administration par voie intraveineuse.
L'immunoglobuline humaine normale doit être perfusée par voie intraveineuse avec un débit initial de 0,5 ml/kg/h pendant 30 minutes (voir rubrique «Mises en garde et précautions»). Lors de la survenue d'effets secondaires, il convient de diminuer le débit de perfusion ou d'arrêter la perfusion. S'il est bien toléré, le débit de perfusion peut être augmenté progressivement jusqu'à un maximum de 6 ml/kg/h. Les données cliniques obtenues chez un nombre limité de patients atteints de DIP et de PTI indiquent également que les adultes et les enfants pourraient tolérer un débit de perfusion jusqu'à 8 ml/kg/h.
Contre-indications
Hypersensibilité au principe actif (immunoglobuline humaine) ou à l'un des excipients mentionnés dans la rubrique «Composition».
Patients présentant un déficit en IgA sélectif qui ont développé des anticorps contre les IgA, étant donné que l'administration d'une préparation contenant des IgA peut entraîner une anaphylaxie.
Mises en garde et précautions
Traçabilité
Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement documentés.
Précautions d'emploi
Les complications potentielles peuvent souvent être évitées en s'assurant que les patients:
·ne sont pas hypersensibles à l'immunoglobuline humaine normale en administrant la première perfusion lentement (0,5 ml/kg/h ou 0,0083 ml/kg/minute).
·sont surveillés attentivement durant toute la durée de la perfusion afin de détecter toute apparition de symptôme d'effet indésirable. En particulier, lorsque les patients reçoivent pour la première fois de l'immunoglobuline humaine, étaient jusqu'alors traités avec un autre produit d'immunoglobuline ou ont eu une longue pause dans leur traitement, ces patients doivent être surveillés pendant toute la durée de la première perfusion et pendant l'heure qui suit la première perfusion à l'hôpital afin de détecter d'éventuels effets secondaires. Tous les autres patients doivent être surveillés pendant au moins 20 minutes après l'administration.
Chez tous les patients, l'administration d'IgIV requiert:
·une hydratation appropriée avant le début de la perfusion d'IgIV,
·une surveillance de la diurèse,
·une surveillance de la créatininémie,
·d'éviter l'utilisation concomitante de diurétiques de l'anse (voir rubrique «Interactions»).
En cas d'effet indésirable, le débit de perfusion doit être réduit ou la perfusion arrêtée. Le traitement requis dépend de la nature et de la sévérité de l'effet indésirable.
Réaction à la perfusion
Certains effets indésirables (p.ex. céphalées, sensation de chaleur, frissons, myalgie, sibilance, tachycardie, lombalgies, nausées, hypotension) peuvent être associés au débit de perfusion. Le débit de perfusion recommandé à la rubrique «Posologie/Mode d'emploi» doit être scrupuleusement respecté. Les patients doivent être surveillés pendant toute la durée de la perfusion afin de détecter toute apparition de symptômes d'effets indésirables.
Certains effets indésirables peuvent survenir plus fréquemment chez
·les patients recevant pour la première fois de l'immunoglobuline humaine normale ou dans de rares cas, lors d'un changement de produit d'immunoglobuline humaine normale ou après une longue pause dans le traitement.
·les patients atteints d'une infection non traitée ou d'une inflammation chronique sous-jacente.
Hypersensibilité
Des réactions d'hypersensibilité sont rares.
Une anaphylaxie peut se développer chez les patients:
·avec IgA non décelable chez lesquels des anticorps anti-IgA sont présents.
·qui n'ont pas toléré le traitement par de l'immunoglobuline humaine normale.
En cas de choc, le traitement médical symptomatique standard doit être instauré.
Accidents thromboemboliques
Cliniquement, l'existence d'un lien est reconnue entre l'administration d'IgIV et des réactions thromboemboliques, comme par exemple infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral (dont attaque d'apoplexie), embolie pulmonaire et thrombose veineuse profonde, ceci étant probablement lié à une élévation relative de la viscosité sanguine due à l'apport important en immunoglobuline chez des patients à risque. Toutes les précautions doivent être prises lors de la prescription et de la perfusion d'IgIV chez les patients obèses et chez les patients présentant des facteurs de risque thrombotique pré-existants (tels que un âge avancé, une hypertension, un diabète sucré et des antécédents de maladie vasculaire ou d'épisode thrombotique, chez les patients atteints de troubles thrombophiliques acquis ou héréditaires, chez les patients ayant des périodes d'immobilisation prolongées, chez les patients sévèrement hypovolémiques, chez les patients atteints de maladies entraînant une augmentation de la viscosité sanguine).
Chez les patients présentant un risque d'effet indésirable thromboembolique, les IgIV doivent être administrées au minimum de la dose possible et du débit de perfusion.
Insuffisance rénale aiguë
Des cas d'insuffisance rénale aiguë ont été rapportés chez des patients suivant une thérapie à base d'IgIV. Dans la plupart des cas, des facteurs de risque ont été identifiés, tels qu'une insuffisance rénale pré-existante, un diabète sucré, une hypovolémie, un surpoids, une administration concomitante de médicaments néphrotoxiques ou un âge supérieur à 65 ans.
Les paramètres rénaux doivent être évalués avant la perfusion d'IgIV, puis à nouveau à des intervalles appropriés, en particulier chez les patients présentant un risque potentiellement accru de développer une insuffisance rénale aiguë. Chez les patients à risque d'insuffisance rénale aiguë, les produits à base d'IgIV doivent être administrés à une dose et un débit de perfusion les plus faibles possibles.
En cas d'altération de la fonction rénale, un arrêt du traitement par IgIV doit être envisagé.
Bien que ces cas de dysfonctionnement rénal et d'insuffisance rénale aiguë aient été associés à l'utilisation de nombreuses spécialités d'IgG contenant divers excipients tels que du saccharose, du glucose et du maltose, celles contenant du saccharose comme stabilisant représentent la plus large part (une part disproportionnée). Chez les patients à risque, l'utilisation d'IgIV ne contenant pas ces excipients doit être envisagée. IQYMUNE ne contient ni saccharose, ni maltose, ni glucose.
Chez les patients présentant un risque d'insuffisance rénale aiguë, les spécialités d'IgIV doivent être administrées avec un débit de perfusion et un minimum de la dose possible.
Méningite aseptique
La survenu de syndrome de méningite aseptique a été rapportée lors d'un traitement IgIV. L'arrêt du traitement par IgIV a entraîné une rémission de la méningite aseptique en plusieurs jours, sans séquelles. Le syndrome apparaît généralement entre plusieurs heures et 2 jours après le traitement par IgIV. Les résultats des tests du liquide céphalorachidien sont souvent positifs avec une pléocytose allant jusqu'à plusieurs milliers de cellules par mm3, essentiellement de type granulocytaire, et avec une hausse des taux de protéines s'élevant jusqu'à plusieurs centaines de mg/dl.
La méningite aseptique peut survenir plus fréquemment en association avec un traitement par IgIV à forte dose (2 g/kg).
Les patients présentant ces signes et symptômes diovent subir un examen neurologique approfondi, avec analyse du liquide céphalo-rachidien, afin d'exclure d'autres causes de méningite.
Anémie hémolytique
Les préparations IgIV peuvent contenir des anticorps contre des antigènes de groupes sanguins susceptibles de se déposer in vivo sur la membrane des globules rouges, ce qui entraîne une positivité du test d'antiglobuline directe (ou test de Coombs direct). Dans de rares cas, ces anticorps peuvent agir commes des hémolysines et induire une hémolyse à la suite de laquelle une anémie hémolytique peut se développer.
Les facteurs de risque suivants sont associés au risque d'hémolyse: des doses élevées (≥ (1-) 2 g/kg), qu'elles soient administrées en une seule fois ou reparties sur plusieurs jours (l'administration d'IgIV sur plusieurs doses uniques n'est pas appropriée pour empêcher une hémolyse éventuelle, parce que la demi-vie des immunoglobulines est dans l'ordre de 3 à 4 semaines), un groupe sanguin A, B ou AB, un état inflammatoire sous-jacent. Une vigilance accrue est donc recommandée dans ces situtations. Une hémolyse a rarement été rapportée chez les patients atteints de DIP recevant un traitement de substitution.
Un risque significativement augmenté pour une hémolyse cliniquement significative existe pour les patients des groupes sanguines A, B, ou AB, qui ont reçu des doses cumulées ≥ (1-) 2 g/kg du poids corporel d'IgIV avec un titre élevé des isoagglutinines. Lors de l'utilisation des produits d'IgIV avec un titre median anti-A ≤1: 16 (mesurée par le test d'agglutination directe selon la Ph. Eur. comme dans le test de libération des lots), de rares cas d'hémolyse ont été rapportés.
Les patients traités par IgIV doivent être suivis afin de détecter tout signe ou symptôme clinique d'une hémolyse. Si pendant ou suite à la perfusion d'IgIV des signes et/ou des symptômes d'une hémolyse se manifestent, le médecin traitant doit envisager une interruption du traitement par IgIV (voir aussi la rubrique « Effets indésirables »).
Neutropénie / Leucopénie
Une diminution transitoire du nombre de neutrophiles et/ou des épisodes de neutropénie, parfois sévères, ont été rapportés après traitement par IgIV. Cela survient généralement dans les heures ou jours suivant l'administration d'IgIV, et se résorbe spontanément dans les 7 à 14 jours.
Syndrome de détresse respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI)
Chez les patients traités par des IgIV, des cas d'œdèmes pulmonaires aigus non cardiogéniques (syndrome de détresse respiratoire aigu post-transfusionnel [Transfusion Related Acute Lung Injury, TRALI]) ont été rapportés. Le TRALI se caractérise par une hypoxie sévère, une dyspnée, une tachypnée, une cyanose, une fièvre et une hypotension. Les symptômes du TRALI surviennent généralement pendant la transfusion ou dans les 6 heures suivant la transfusion, souvent dans les 1 à 2 heures. Par conséquent, les patients traités par des IgIV doivent être surveillés et les perfusions doivent être immédiatement arrêtées lors de la survenue d'effets secondaires pulmonaires. Le TRALI est une maladie potentiellement mortelle nécessitant une prise en charge immédiate en unité de soins intensifs.
Interférence avec les tests sérologiques
Après une perfusion d'immunoglobuline, l'augmentation transitoire de la concentration de divers anticorps transférés passivement dans le sang d'un patient peut être responsable de résultats faussement positifs lors de tests sérologiques.
La transmission passive d'anticorps anti-érythrocytaires, tels que les anticorps anti-A, anti-B, anti-D, peut interférer avec certains tests sérologiques comme la recherche des anticorps anti-érythrocytaires, p.ex. le test direct à l'antiglobuline (DAT, test de Coombs direct).
Agents transmissibles
Les mesures habituelles destinées à prévenir les infections liées à l'administration de médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain comprennent la sélection des donneurs, le dépistage des marqueurs spécifiques d'infection sur chaque don individuel et sur les mélange de plasma ainsi que la mise en œuvre, dans le procédé de fabrication, d'étapes efficaces vis-à-vis de l'inactivation/élimination des virus. Cependant, le risque de transmission d'agents infectieux ne peut être totalement exclu lorsque sont administrés des médicaments préparés à partir de sang ou de plasma humain. Ceci s'applique également aux virus inconnus ou émergents et autres agents pathogènes.
Les mesures prises sont considérées comme efficaces vis-à-vis des virus enveloppés tels que le VIH, le VHB et le VHC, et vis-à-vis des virus non enveloppés VHA et parvovirus B19.
L'expérience clinique est rassurante et ne rapporte pas de transmission du virus de l'hépatite A ni du parvovirus B19 par les immunoglobulines, les anticorps présents contribuant probablement à la sécurité virale.
Il est fortement recommandé de consigner le nom et le numéro de lot du produit à chaque fois qu'IQYMUNE est administré à un patient afin de conserver une traçabilité entre le patient et le lot du produit.
Population pédiatrique
Les mises en garde et les précautions mentionnées s'appliquent aux enfants comme aux adultes et adolescents.
Teneur en sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par dose, c.-à-d. qu'il est essentiellement «sans sodium».
Interactions
Vaccins constitués de virus vivants atténués
L'administration d'immunoglobulines peut altérer, pour une période comprise entre 6 semaines et 3 mois, l'efficacité de vaccins constitués de virus vivants atténués, tels que les vaccins contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle. Après administration de ce médicament, une période de 3 mois doit s'écouler avant vaccination par des vaccins constitués de virus vivants atténués. Dans le cas de la rougeole, cette diminution d'efficacité peut persister pendant 1 an. Par conséquent, chez les patients recevant un vaccin contre la rougeole, un contrôle de leur statut d'anticorps doit être effectué.
Diurétiques de l'anse
Éviter l'administration concomitante de diurétiques de l'anse.
Population pédiatrique
Les interactions mentionnées s'appliquent aux enfants comme aux adultes et adolescents.
Grossesse, allaitement
Grossesse
L'innocuité de ce médicament au cours de la grossesse humaine n'a pas été établie par des essais cliniques contrôlés et, par conséquent, ce produit doit être administré avec précaution chez les femmes enceintes ou allaitant. Le passage des IgIV à travers le placenta, et de manière plus importante durant le troisième trimestre, a été démontré. L'expérience clinique avec les immunoglobulines suggère qu'aucun effet nocif n'est attendu sur le déroulement de la grossesse, ni sur le fœtus et le nouveau-né.
Allaitement
Les immunoglobulines sont sécrétées dans le lait maternel. Aucun effet négatif sur les nouveau-nés / enfants allaités n'est attendu.
Fertilité
L'expérience clinique acquise avec les immunoglobulines suggère qu'aucun effet nocif sur la fertilité n'est attendu.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines
L'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines peut être affectée par certains effets indésirables associés à IQYMUNE. Les patients qui présentent des effets indésirables pendant le traitement doivent attendre qu'ils disparaissent avant de conduire un véhicule ou d'utiliser une machine.
Effets indésirables
Résumé du profil de sécurité
Les effets secondaires causés par les immunoglobulines humaines normales (classement par fréquence décroissante) englobent (voir également la rubrique «Mises en garde et précautions»):
·frissons, céphalées, étourdissements, fièvre, vomissements, réactions allergiques, nausées, arthralgies, pression artérielle basse et lombalgies modérées.
·réactions hémolytiques réversibles; en particulier chez les patients des groupes sanguins A, B et AB, et (dans de rares cas) anémie hémolytique nécessitant une transfusion.
·(rarement) chute brutale de la pression artérielle et, dans des cas isolés, choc anaphylactique, même lorsque le patient n'a pas présenté de réaction d'hypersensibilité lors d'une administration antérieure
·(rarement) réactions cutanées transitoires (y compris cas de lupus érythémateux cutané - fréquence inconnue)
·(très rarement) réactions thromboemboliques telles que: infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, embolie pulmonaire, thrombose veineuse profonde
·cas de méningite aseptique réversible
·cas d'augmentation du taux de créatinine sérique et/ou d'insuffisance rénale aiguë
·cas de syndrome de détresse respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI)
·cas isolés: syndrome respiratoire aigu sévère post-transfusionnel (SARS post-transfusionnel; Acute Respiratory Distress Syndrome Post Transfusion; ARDSPT)*
Liste des effets secondaires
Trois études cliniques ont été menées avec IQYMUNE en Europe:
·une étude clinique chez 62 patients atteints de DIP (36 adultes et 26 enfants et adolescents) traités pendant une durée allant jusqu'à 12 mois toutes les 3 – 4 semaines. Les doses ont été adaptées individuellement pendant l'étude pour atteindre un taux d'IgG résiduel >6 g/l.
·une étude clinique chez 38 patients adultes atteints de PTI traités avec la dose recommandée standard de 1 g/kg/jour pendant deux jours consécutifs.
·une étude clinique chez 22 patients adultes en phase d'entretien du traitement de la NMM. Les patients ont été traités toutes les 4 à 8 semaines avec une dose de 1 à 2 g/kg pendant une durée de 24 semaines.
Au total, 122 patients ont été exposés à 1105 perfusions d'IQYMUNE.
Presque tous les effets indésirables (EI) observés étaient d'intensité légère à modérée.
La classification des organes du système MedDRA (SOC) et les termes préférés sont utilisés dans le tableau ci-dessous.
La fréquence a été évaluée selon la convention suivante: très fréquents (≥1/10); fréquents (≥1/100 à <1/10); occasionnels (≥1/1'000 à <1/100); rares (≥1/10'000 à <1/1'000); très rares (<1/10'000).
Fréquence des effets indésirables lors des études cliniques avec IQYMUNE
Classification des systèmes d'organes MedDRA (CSO) | Effets indésirables, terme préconisé selon MedDRA | Fréquence par perfusion (N = 1105 perfusions) |
Affections hématologiques et du système lymphatique | Neutropénie | fréquents |
Leucopénie Lymphopénie Monocytopénie | occasionnels | |
Affections du système immunitaire | Réaction anaphylactique | rares |
Affections du système nerveux | Céphalées | fréquents |
Étourdissements | occasionnels | |
Méningite aseptique | rares | |
Affections de l'oreille et du labyrinthe | Vertiges | rares |
Affections vasculaires | Hypertension | occasionnels |
Trouble vasculaire périphérique | rares | |
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Sécheresse de la gorge | rares |
Affections gastro-intestinales | Nausées, vomissements, douleurs abdominales | occasionnels |
Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Éruption Prurit | occasionnels |
Hyperhidrose Douleurs cutanées | rares | |
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif | Dorsalgie, arthralgie, douleurs aux extrémités, myalgie | occasionnels |
Douleurs osseuses, douleurs thoraciques ostéomusculaires, spasmes musculaires | rares | |
Troubles généraux et anomalies au site d'administration | Fièvre, fatigue | fréquents |
Malaise, syndrome grippal, œdème périphérique, frissons | occasionnels | |
Sensation de froid, douleurs au site du cathéter | rares | |
Investigations | Diminution de la clairance rénale de la créatinine, augmentation de la température corporelle, augmentation de la pression artérielle | occasionnels |
Augmentation de la créatininémie | rares | |
Lésions, intoxications et complications d'interventions | Réaction au site de perfusion | rares |
Enfants et adolescents
Dans l'étude sur le DIP, la fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables n'étaient pas différentes entre les 26 patients pédiatriques (âgés de ≥24 mois) et les 36 patients adultes.
L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
Surdosage
Un surdosage peut entraîner une hypervolémie et une hyperviscosité, particulièrement chez les patients à risque, notamment les patients âgés ou les patients ayant une insuffisance cardiaque ou rénale.
Propriétés/Effets
Code ATC
J06BA02
Classe pharmacothérapeutique: sérums et immunoglobulines: immunoglobulines humaines normales pour administration intravasculaire.
Mécanisme d'action
L'immunoglobuline humaine normale contient principalement des immunoglobulines G (IgG) qui présentent un large spectre d'anticorps contre les agents infectieux.
L'immunoglobuline humaine normale contient les anticorps IgG présents dans la population normale. En général, ce produit est préparé à partir de pools de plasma provenant d'au moins 1000 dons. La distribution des sous-classes d'immunoglobuline G est assez proportionnelle à celle du plasma humain. Selon la Ph. Eur. le titre des isoagglutinines anti-A des produits à base d'immunoglobulines intraveineuses doit s'élever au maximum à 1:64. Des doses appropriées de ce médicament sont susceptibles de ramener à une valeur normale un taux anormalement bas d'immunoglobulines G.
Le mécanisme d'action dans les indications autres que le traitement substitutif n'est pas complètement élucidé.
Pharmacodynamique
Voir ci-dessus
Efficacité clinique
L'efficacité d'IQYMUNE en tant que traitement de substitution a été évaluée chez un total de 62 patients atteints de DIP (36 adultes et 26 patients pédiatriques), dont 4 patients naïfs.
L'efficacité d'IQYMUNE en tant que traitement immunomodulateur a également été évaluée chez 38 patients adultes atteints de thrombopénie immune primaire, avec une numération plaquettaire de <30 x 109/l et chez 22 patients adultes atteints de NMM.
Pédiatrie
L'Agence européenne des médicaments a suspendu l'obligation de réaliser des études cliniques avec IQYMUNE pour:
·tous les sous-groupes de la population pédiatrique atteints de TIP
·la population pédiatrique de la naissance à moins de 24 mois en cas de DIP
·tous les sous-groupes de la population pédiatrique atteints de NMM.
Pharmacocinétique
Absorption
L'immunoglobuline humaine normale est immédiatement et entièrement biodisponible dans la circulation du receveur après administration intraveineuse (Cmax: 18,1 g/l).
Distribution
Elle se répartit assez rapidement entre le plasma et le fluide extravasculaire; après environ 3-5 jours, l'équilibre est atteint entre les compartiments intravasculaires et extravasculaires.
Métabolisme
Les IgG et les complexes d'IgG sont dégradés dans les cellules du système réticulo-endothélial.
Élimination
Des analyses pharmacocinétiques (PK) d'IQYMUNE ont été réalisées lors de l'étude chez 28 patients adultes stabilisés atteints de DIP. Une population de modélisation PK a été utilisée comme analyse PK primaire. La demi-vie moyenne d'IQYMUNE est de 33,6 jours.
Cette demi-vie peut varier selon le patient, en particulier en cas de déficit immunitaire primitif.
Cinétique pour certains groupes de patients
Enfants et adolescents
Aucune analyse pharmacocinétique n'a été réalisée avec IQYMUNE chez des patients pédiatriques. Toutefois, les taux résiduels observés chez les 26 patients pédiatriques âgés de ≥24 mois et atteints de DIP étaient comparables à ceux retrouvés chez les patients adultes atteints de DIP.
Données précliniques
Les immunoglobulines sont des composants naturels du corps humain.
La sécurité d'IQYMUNE a été démontrée dans plusieurs études non cliniques. Les données non cliniques n'ont pas révélé d'effet toxicologique (toxicité d'une dose unique chez le rat, étude de tolérance locale chez le lapin).
Les études de toxicité répétée, de génotoxicité, et de toxicité sur la reproduction chez l'animal sont impossibles à mettre en œuvre en raison de l'induction d'une interférence liée au développement d'anticorps dirigés contre les protéines hétérologues.
Les immunoglobulines étant des protéines humaines sans preuve d'un potentiel carcinogène, aucune étude non-clinique spécifique n'a été réalisée.
Remarques particulières
Incompatibilités
Aucune étude de tolérance n'ayant été effectuée, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments ni avec d'autres produits à base d'immunoglobulines.
Influence sur les méthodes de diagnostic
Voir «Mises en garde et précautions».
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
À cause d'une contamination microbiologique la solution doit être utilisée immédiatement après ouverture. Eliminez le reste.
Remarques particulières concernant le stockage
Ne pas conserver au-dessus de 25°C et conserver hors de portée des enfants. Conserver le récipient dans son carton pour le protéger de la lumière. Ne pas congeler.
Remarques concernant la manipulation
Le produit doit être à température ambiante ou à température du corps avant utilisation.
La solution doit être limpide ou légèrement opalescente et incolore ou jaune pâle. Les solutions troubles ou présentant des dépôts ne doivent pas être utilisées.
Une fois que le récipient a été placé dans des conditions aseptiques, son contenu doit être utilisé immédiatement. Comme la solution ne contient pas de conservateur, IQYMUNE doit être perfusé dès que possible et est réservé à un usage unique.
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Numéro d’autorisation
66332 (Swissmedic).
Présentation
Iqymune®, solution pour perfusion, 1 flacon de 2 g/20 ml 1 [B]
Iqymune®, solution pour perfusion, 1 flacon de 5 g/50 ml 1 [B]
Iqymune®, solution pour perfusion, 1 flacon de 10 g/100 ml 1 [B]
Iqymune®, solution pour perfusion, 1 flacon de 20 g/200 ml 1 [B]
Les flacons en verre de type 1 sont fermés avec un bouchon en caoutchouc (élastomère), scellés d'un opercule (aluminium) avec capsule flip-off (polypropylène).
Titulaire de l’autorisation
Opopharma Vertriebs AG, 8153 Rümlang
Mise à jour de l’information
Novembre 2020