Ce médicament fait lobjet dune surveillance supplémentaire qui permettra lidentification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave. Voir la rubrique « Effets indésirables » pour les modalités de déclaration des effets secondaires.

Livogiva®

Composition

Principes actifs

Tériparatide (rhPTH[1-34]), produite selon la technique de lADN recombinant par P. fluorescens et identique à la séquence des 34 acides aminés de lextrémité amino-terminale de la parathormone humaine endogène.

Un millilitre contient 250 microgrammes de tériparatide.

Excipients

Acide acétique, acétate de sodium trihydraté (1,4 µg de sodium par dose), mannitol (E 421), m-crésol, eau pour préparations injectables

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Solution injectable en stylo prérempli.

Un stylo prérempli de 2.7 ml contient 675 microgrammes de tériparatide (correspondant à 250 microgrammes par ml).

Chaque dose de 80 microlitres contient 20 microgrammes de tériparatide.

Indications/Possibilités d’emploi

Livogiva est indiqué pour le traitement des femmes post-ménopausées avec ostéoporose avérée et risque élevé de fracture. On a démontré une réduction significative de lincidence des fractures vertébrales et non vertébrales chez les femmes post-ménopausées avec ostéoporose.

Livogiva est indiqué chez les hommes avec ostéoporose primaire ou hypogonadique avec risque élevé de fracture. Livogiva augmente la densité minérale osseuse chez les hommes avec ostéoporose primaire ou hypogonadique.

Traitement de lostéoporose induite par les glucocorticoïdes chez les adultes présentant un risque accru de fracture.

Posologie/Mode d’emploi

Son utilisation ne doit être confiée quà un médecin ayant de lexpérience dans le traitement de lostéoporose.

Posologie usuelle

La posologie recommandée de Livogiva est de 20 microgrammes par jour, administrés par injection sous-cutanée dans la cuisse ou labdomen.

Lefficacité et la sécurité ne sont pas démontrées pour des traitements de plus de 24 mois. Cest pourquoi on recommande une durée de traitement de 24 mois au maximum.

Afin dassurer la traçabilité des médicaments biotechnologiques, il convient de documenter pour chaque traitement le nom commercial et le numéro de lot.

Durée du traitement

Traitement associé

On ne dispose daucune expérience sur lassociation de Livogiva avec dautres traitements de lostéoporose contre la résorption osseuse (par ex. bisphosphonates).

Dautres traitements de lostéoporose peuvent être utilisés par les patients après linterruption du traitement par le tériparatide.

Instructions posologiques particulières

Les patients doivent être supplémentés en calcium et en vitamine D si leurs apports alimentaires sont insuffisants.

Enfants et adolescents

La sécurité et lefficacité de Livogiva chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans ne sont pas établies. Livogiva ne doit pas être utilisé chez les enfants ou les adolescents (de moins de 18 ans) ni chez les jeunes adultes présentant des épiphyses ouvertes.

Mode dadministration

Les patients doivent être formés pour appliquer les bonnes techniques dinjection. Veuillez consulter le mode demploi du stylo.

Contre-indications

Livogiva ne doit pas être utilisé en cas de

·hypersensibilité des patients à Livogiva ou à lun de ses excipients

·hypercalcémie avérée (pour éviter une aggravation éventuelle de lhypercalcémie)

·insuffisance rénale grave

·grossesse, allaitement

Livogiva est aussi contre-indiqué

·chez des patients souffrant dautres maladies du métabolisme osseux à lexception dune ostéoporose primaire (y compris hyperparathyroïdisme et syndrome de Paget) et chez des patients présentant une élévation inexpliquée des taux de phosphatase alcaline.

·En cas dantécédent de radiothérapie du squelette. Antécédent de radiothérapie du squelette par méthode conventionnelle ou par implant.

·Enfants et adolescents: Livogiva na pas été étudié chez lenfant. Livogiva ne doit pas être utilisé chez des enfants ou de jeunes adultes dont les épiphyses ne sont pas soudées.

·chez des patients avec métastases osseuses ou tumeurs osseuses malignes, passées ou présentes.

Mises en garde et précautions

Des études chez le rat ont montré une augmentation, dose-dépendante et dépendante de la durée du traitement, de lincidence des ostéosarcomes (tumeurs osseuses malignes) (cf. «Données précliniques»).

Dans lattente de données complémentaires, la durée recommandée de traitement de 24 mois ne doit pas être dépassée.

Le traitement de 24 mois par Livogiva ne doit pas être répété.

Les groupes de patients suivants ont un risque augmenté de développement dostéosarcomes et devraient donc être exclus dun traitement avec Livogiva (cf. «Contre-indications»):

·patients souffrant de la maladie de Paget et patients ayant une augmentation inexpliquée des taux de phosphatase alcaline.

·enfants et adolescents

·patients ayant des antécédents de radiothérapie du squelette

Hypercalcémie

Livogiva na pas été étudié chez les patients ayant une hypercalcémie. Ces patients doivent être exclus dun traitement par Livogiva, car lhypercalcémie peut éventuellement se renforcer. Chez les patients normocalcémiques, des augmentations légères et transitoires des taux sériques de calcium ont été observées après linjection de tériparatide. Après chaque dose de tériparatide, la calcémie a atteint un maximum en 4 à 6 heures et est revenue aux valeurs basales en 16 à 24 heures. Il nest pas nécessaire de surveiller la calcémie pendant le traitement.

Lithiase urinaire

Livogiva na pas été étudié chez les patients ayant une lithiase urinaire. Livogiva doit être utilisé avec prudence chez les patients qui ont une lithiase ou dont la lithiase est apparue récemment en raison du risque daggravation de cette pathologie.

Hypotension

Dans des études cliniques de courte durée avec Livogiva, des épisodes isolés dhypotension orthostatique transitoire ont été observés. Typiquement, ce type dévénement débutait dans les 4 heures suivant ladministration et disparaissait spontanément en quelques minutes à quelques heures. Les épisodes dhypotension orthostatique transitoire survenaient à la suite des premières injections; ils étaient corrigés en mettant les patients en position allongée et nempêchaient pas la poursuite du traitement.

Examens de laboratoire

Calcium sérique: Livogiva augmente de façon transitoire le taux sérique de calcium, on observe leffet maximum de 4 à 6 heures après ladministration de la dose. Approximativement 16 heures après ladministration de la dose, le taux sérique de calcium retombe en général (presque) à sa valeur initiale. Il faut toujours penser à ces effets, car les concentrations sériques de calcium, qui ont été observées au cours des 16 heures qui suivent ladministration de la dose, peuvent refléter leffet pharmacologique du tériparatide. On na pas observé dhypercalcémie persistante dans les études cliniques avec Livogiva. Si lon constate une hypercalcémie persistante, il faut interrompre le traitement avec Livogiva jusquà ce quon ait élucidé la cause de lhypercalcémie.

Les patients qui ont des troubles hypercalcémiques connus, comme une hyperparathyroïdisme primaire, ne doivent pas être traités par Livogiva (cf. «Contre-indications»).

Calcium urinaire: Livogiva augmente lexcrétion de calcium dans lurine; la fréquence dune hypercalciurie, dans les études cliniques, a toutefois été semblable entre les patients sous Livogiva à et ceux sous placebo (cf. «Pharmacologie clinique, pharmacodynamique chez lhomme»).

Fonction rénale: dans les essais cliniques, on na observé aucun effet indésirable cliniquement important sur la fonction rénale. On a mesuré: clairance de la créatinine, azote uréique (BUN), créatinine et électrolytes sériques; poids spécifique et pH de lurine; sédiments urinaires. Aucune étude de longue durée na été effectuée chez des patients avec insuffisance rénale grave, chez des patients sous dialyse aiguë ou chronique, ou chez des patients ayant une greffe rénale fonctionnelle.

La prudence est recommandée avec les patients souffrant dinsuffisance rénale modérée.

Acide urique sérique: Livogiva élève la concentration dacide urique dans le sérum. Dans les études cliniques, 2.8% des patients sous Livogiva avaient des taux sériques dacide urique situés à la limite supérieure des valeurs normales, comparé à 0.7% des patients sous placebo. Lhyperuricémie ne sest toutefois pas traduite par une augmentation de la goutte, des arthralgies ou de la lithiase urinaire.

La prudence est de mise en cas de changement de traitement vers une autre forme pharmaceutique et/ou un autre médicament contenant le même principe actif. Le patient doit alors faire lobjet dune surveillance adaptée.

 

Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par dose, c.-à-d. quil est essentiellement «sans sodium».

Interactions

Interactions pharmacodynamiques

Livogiva a fait lobjet détudes dinteractions pharmacodynamiques avec lhydrochlorothiazide, le furosémide, laténolol, ainsi quavec les formes retard du diltiazem, de la nifédipine, de la félodipine et nisoldipine. Aucune interaction cliniquement significative na été observée.

Effet de Livogiva sur dautres médicaments

Dans une étude menée chez 15 sujets sains recevant quotidiennement de la digoxine jusquà atteinte de létat déquilibre, une dose unique de Livogiva na pas modifié les effets cardiaques de la digoxine. Cependant, des notifications de cas sporadiques ont suggéré que lhypercalcémie pouvait prédisposer les patients à la toxicité des digitaliques. Du fait de laugmentation transitoire de la calcémie par Livogiva, la prudence simpose chez les patients traités par les digitaliques.

Effet dautres médicaments sur Livogiva

Lassociation de raloxifène ou dun traitement hormonal substitutif à Livogiva na pas modifié les effets de Livogiva sur la calcémie ou la calciurie, ni les effets cliniques indésirables.

On na pas dexpérience sur lassociation de Livogiva avec dautres traitements de lostéoporose contre la résorption osseuse (ex. bisphosphonates).

Grossesse, Allaitement

Grossesse

On ne devrait pas utiliser Livogiva durant la grossesse.

Allaitement

On ignore si le tériparatide passe dans le lait maternel. On ne devrait pas utiliser Livogiva durant lallaitement.

Fertilité

Les études expérimentales animales ont montré une toxicité sur la fonction de reproduction (cf. «Données précliniques»). Le risque potentiel chez lêtre humain est inconnu.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Les effets sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines nont pas été étudiés. Cependant, une hypotension orthostatique transitoire ou une sensation de vertiges a été observée chez certains patients. Ces patients doivent sabstenir de conduire un véhicule ou dutiliser des machines jusquà disparition des symptômes.

 

Effets indésirables

Dans le Tableau 1 figurent les effets indésirables rapportés au cours des deux essais cliniques de phase III contrôlés par placebo menés chez des hommes et chez des femmes post-ménopausées, avec une fréquence de ≥2.0% dans les groupes sous Livogiva et qui se sont manifestés davantage chez les patients traités avec Livogiva que chez les patients traités avec placebo. Ces événements indésirables sont donnés sans indication de leur cause.

 

Tableau 1

Systèmes

Evénement indésirable

Teriparatid
(n=
691) (%)

Placebo
(n=
691) (%)

Corps dans son ensemble

Douleurs

21.3

20.5

Céphalées

7.5

7.4

Faiblesse

8.7

6.8

Douleurs de la nuque

3.0

2.7

Système cardio-vasculaire

Hypertension

7.1

6.8

Angine de poitrine

2.5

1.6

Syncope

2.6

1.4

Appareil digestif

Nausées

8.5

6.7

Constipation

5.4

4.5

Diarrhée

5.1

4.6

Dyspepsie

5.2

4.1

Vomissements

3.0

2.3

Troubles gastro-intestinaux

2.3

2.0

Maux de dents

2.0

1.3

Appareil locomoteur

Arthralgie

10.1

8.4

Crampes aux jambes

2.6

1.3

Système nerveux

Etourdissements

8.0

5.4

Dépression

4.1

2.7

Insomnie

4.3

3.6

Sensations vertigineuses

3.8

2.7

Appareil respiratoire

Rhinite

9.6

8.8

Forte toux

6.4

5.5

Pharyngite

5.5

4.8

Dyspnée

3.6

2.6

Pneumonie

3.9

3.3

Peau et annexes

Eruptions cutanées

4.9

4.5

Transpiration

2.2

1.7

Données de laboratoire

Hyperuricémie

2.2

0.7

 

Dans le Tableau 2 figurent les événements indésirables rares (>0/1%, <1%) qui se sont manifestés davantage chez les patients traités avec Livogiva que chez les patients traités avec placebo dans les deux études cliniques importantes sur lostéoporose chez les hommes et les femmes. Les événements indésirables sont donnés sans indication de leur cause.

 

Tableau 2

Systèmes

Evénement indésirable

Teriparatid

(n= 691) (%)

Placebo

(n= 691) (%)

Corps dans son ensemble

Réactions au site dinjection

0.4

0.1

 

Livogiva peut provoquer une légère augmentation temporaire des taux sériques de calcium. Lorsquon prélève un échantillon de sang dun patient, cela devrait être fait 16 heures au moins après la dernière injection de Livogiva.

Livogiva peut induire une légère augmentation de lexcrétion du calcium dans lurine. Dans les essais cliniques, lincidence dune hypercalciurie nétait toutefois pas différente de celle observée chez les patients traités par le placebo (cf. «Mises en garde et précautions»).

Immunogénicité: Dans un vaste essai clinique, des anticorps dirigés contre le tériparatide ont été détectés chez 2,8% des femmes traitées avec Livogiva. En général, les anticorps nont été détectés pour la première fois quau bout de 12 mois de traitement et leur taux a diminué après larrêt du traitement. On na pas mis en évidence de réactions dhypersensibilité, de réactions allergiques, deffets sur la calcémie ou sur les variations de densité minérale osseuse.

Effets indésirables identifiés après la mise sur le marché

Le tableau suivant est basé sur des effets indésirables rapportés spontanément après commercialisation.

Classes de systèmes dorganes

Effets indésirables

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Réactions allergiques possibles peu après injection: dyspnée aiguë, œdème bucco-facial, urticaires généralisées, douleurs thoraciques, anaphylaxie (<1/1000 patients traités)

 

Fréquents: réactions légères et passagères au site dinjection avec douleurs, enflures, érythèmes, hématomes locaux, démangeaisons et légers saignements au site dinjection

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Hypercalcémie >2,76 mmol/l (11 mg/dl) (<1/100 patients traités)

 

Hypercalcémie >3,25 mmol/l (13 mg/dl) (<1/1000 patients traités)

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

 

Occasionnellement: myalgie, arthralgie.

Des crampes musculaires, par exemple dans les jambes ou le dos, ont fréquemment été rapportées (= 1 sur 100 et <1/10 patients traités), et se produisent parfois déjà peu de temps après la première injection. Des crampes sévères de la musculature du dos ont très rarement été rapportées (moins de 1 patient sur 10000 traités).

 

Lannonce deffets secondaires présumés après lautorisation est dune grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave via le portail dannonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Aucun cas de surdosage na été rapporté durant les essais cliniques. Livogiva a été très bien toléré à des doses uniques allant jusquà 100 µg. Dans une étude clinique, des doses quotidiennes de 60 µg pendant 6 semaines ont été très bien tolérées.

Signes et symptômes

Les effets pouvant être attendus lors dun surdosage sont une hypercalcémie différée dans le temps et un risque dhypotension orthostatique. Peuvent aussi survenir: nausées, vomissements, sensation vertigineuse et céphalées.

Expérience de surdosage basée sur des notifications spontanées après commercialisation

Des cas derreur de traitement avec administration en une seule fois de la quantité totale de tériparatide contenue dans le stylo (jusquà 800 µg) ont été notifiés spontanément. Des événements indésirables transitoires comme nausée, faiblesse/somnolence et hypotension ont été rapportés. Dans certains cas, le surdosage na entraîné aucun effet indésirable. Aucun décès lié à un surdosage na été rapporté.

Traitement

Il nexiste pas dantidote spécifique pour Livogiva. En cas de suspicion de surdosage, il convient dinterrompre transitoirement le traitement par Livogiva, de surveiller la calcémie et de mettre en œuvre une prise en charge appropriée, telle quune réhydratation.

Propriétés/Effets

Code ATC

H05AA02

Classe pharmaco-thérapeutique: médicaments de léquilibre calcique.

Mécanisme d’action

La parathormone (PTH), hormone endogène de 84 acides aminés, est le principal régulateur du métabolisme phosphocalcique au niveau osseux et rénal. Lactivité physiologique de la PTH comprend la stimulation de la formation osseuse par des effets directs sur les cellules de la formation osseuse (ostéoblastes), augmentant indirectement labsorption intestinale du calcium, la réabsorption tubulaire du calcium et lexcrétion rénale du phosphate. Lactivité biologique de la PTH est due à la liaison de la PTH à des récepteurs spécifiques situés à la surface des cellules. Livogiva (rhPTH[1-34]) est le fragment actif (1-34) de la parathormone humaine endogène, qui est produit par la technique de lADN recombinant. Livogiva se lie à ces récepteurs avec la même affinité que la PTH et possède une action sur les os et les reins analogue à celle de la PTH. Comme pour la PTH endogène, on admet que pour Livogiva, il ny a pas daccumulation dans les os et dans les autres tissus.

Pharmacodynamique

Livogiva est un agent de la formation osseuse destiné au traitement de lostéoporose. Les effets de Livogiva sur le squelette dépendent du mode dexposition systémique. Ladministration de Livogiva une fois par jour accroît lapposition dun nouveau tissu osseux à la surface de los trabéculaire et cortical (endosteum et périoste) en stimulant préférentiellement lactivité ostéoblastique par rapport à lactivité ostéoclastique. A lopposé, un excès continuel de PTH endogène peut être nocif pour le squelette, car labsorption par les os peut être davantage stimulée que la croissance des os.

Efficacité clinique

Le programme clinique a compris des études chez lhomme et chez la femme ménopausée souffrant dostéoporose. Les femmes ont été traitées jusquà 24 mois pour évaluer lefficacité sur des fractures vertébrales. Les hommes ont été traités jusquà 14 mois pour évaluer lefficacité sur la densité minérale osseuse. Parmi les hommes et les femmes ayant participé aux études du traitement par tériparatide, 1930 personnes ont été observées systématiquement pendant 18 mois suivant la fin du traitement dans le cadre dune étude de suivi.

Traitement de femmes post-ménopausées souffrant dostéoporose

Létude pivot a inclus 1637 femmes post-ménopausées (âge moyen: 69,5 ans). 90% des patientes avaient une ou plusieurs fractures vertébrales lors de la visite initiale. Toutes les patientes ont reçu quotidiennement 1000 mg de calcium et au moins 400 UI de vitamine D. Les résultats du traitement par Livogiva, allant jusquà 24 mois (médiane: 19 mois), démontrent une réduction fracturaire statistiquement significative.

Effets sur des fractures vertébrales: Livogiva, administré sur une durée médiane de 19 mois, a réduit significativement, par rapport à un placebo, le risque et la gravité de nouvelles fractures vertébrales chez des femmes post-ménopausées souffrant dostéoporose. Livogiva a réduit lincidence dune ou plusieurs nouvelles fractures vertébrales de 65% et celle de multiples fractures de 77% (Tableau 3). 11 femmes doivent être traitées sur une durée médiane de 19 mois pour prévenir une ou plusieurs fractures vertébrales.

Effets sur des fractures non-vertébrales: Livogiva a réduit de manière significative lincidence globale de fractures non-vertébrales dues à lostéoporose, comme des fractures du poignet, des côtes, de la malléole, de lhumérus, de la hanche, du pied, du bassin et autres, de 53%.

Effets sur la densité minérale osseuse: Livogiva a rapidement augmenté la densité minérale osseuse des vertèbres lombaires. On a observé une augmentation significative au bout de 3 mois déjà, qui sest poursuivie durant toute la durée du traitement. Après 19 mois dun traitement dune durée médiane de 19 mois, la densité minérale osseuse dans les vertèbres lombaires a augmenté de 9% et dans la hanche de 4% par rapport au placebo (p <0.001). Lefficacité du tériparatide était indépendante de lâge, du métabolisme physiologique osseux et de la densité minérale osseuse au début du traitement.

Efficacité en cas de douleurs dorsales: Livogiva a réduit de façon significative lincidence et la gravité des douleurs dorsales. Chez les femmes souffrant dostéoporose post-ménopausique, on a observé une réduction significative de 26% par rapport au placebo (p= 0.017) des rapports spontanés concernant une apparition récente ou une augmentation de douleurs dorsales.

Effet sur la diminution de la taille: parmi 86 femmes post-ménopausées victimes de fractures vertébrales, celles qui ont été traitées avec Livogiva ont eu une diminution de la taille significativement moindre que celles qui ont été traitées avec un placebo (p= 0.001).

Histologie des os: leffet de Livogiva sur lhistologie de los a été étudié par biopsie sacro-iliaque chez 61 femmes post-ménopausées traitées jusquà 24 mois soit avec un placebo soit avec Livogiva quotidiennement à des doses de 20 ou 40 µg. Laugmentation de la densité minérale osseuse et de la résistance à la fracture atteinte grâce à Livogiva ne saccompagne daucun indice dune toxicité cellulaire ou dun effet négatif sur larchitecture osseuse ou sur la minéralisation. Ces résultats sur des échantillons dos humains correspondent à ceux obtenus lors détudes précliniques sur des primates.

Efficacité sur les fractures après la fin du traitement: à la fin du traitement avec Livogiva, 1262 femmes post-ménopausées ayant participé à létude pivot ont été incluses dans une étude de suivi post-thérapeutique. Au bout de 18 mois, 50% environ des femmes, quel que soit leur traitement antérieur, avaient commencé un traitement autorisé de lostéoporose (pas de tériparatide) laissé à lappréciation de leur médecin. Toutes les femmes ont reçu 1000 mg par jour de calcium et au moins 400 UI de vitamine D par jour.

Pendant 18 mois en moyenne suivant la fin du traitement par Livogiva, les femmes précédemment traitées par Livogiva ont présenté une réduction significative de 40% par rapport au placebo du risque relatif de nouvelles fractures vertébrales. Cette réduction du risque relatif était semblable chez les femmes avec ou sans traitement de lostéoporose (41% et 37%). Durant toute la période dobservation, les femmes précédemment traitées par Livogiva ont enregistré une diminution de 42% du risque de fractures non-vertébrales dues à lostéoporose.

Les résultats de ces études démontrent quindépendamment du traitement de suivi choisi, le risque de fracture chez les femmes traitées précédemment par Livogiva était diminué.

Dans une étude en ouvert, 503 femmes ménopausées atteintes dostéoporose sévère et ayant eu une fracture par fragilité osseuse au cours des 3 dernières années (83% avaient reçu un traitement ostéoporotique antérieur) ont été traitées par Livogiva pendant une durée allant jusquà 24 mois. A partir de 24 mois, laugmentation moyenne de la DMO par rapport à linclusion, au niveau de la vertèbre, de la hanche totale et du col fémoral était respectivement de 10,5%, 2,6% et 3,9%. Laugmentation moyenne de la DMO entre 18 et 24 mois était respectivement de 1,4%, 1,2% et 1,6% au niveau de la vertèbre de la hanche totale et du col fémoral.

Lostéoporose chez les hommes

On a démontré lefficacité dune dose quotidienne unique de Livogiva dans une étude clinique en double aveugle contre placebo impliquant 437 hommes. Ces hommes souffraient soit dune ostéoporose idiopathique, soit dune ostéoporose consécutive à un hypogonadisme primaire. Tous les patients ont reçu 1000 mg de calcium et au moins 400 UI de vitamine D quotidiennement et ont été traités jusquà 14 mois.

Dans cette étude, Livogiva a rapidement augmenté chez les hommes la densité minérale osseuse des vertèbres lombaires. Cette élévation a été précoce et significative après 3 mois seulement et sest poursuivie durant toute la durée du traitement. Au bout dun traitement qui a duré 11 mois (valeur médiane), la densité minérale osseuse de la colonne vertébrale sest accrue de 5% en moyenne par rapport au placebo et celle de la hanche de 1%. Laugmentation de la densité minérale osseuse a été semblable, chez les hommes souffrant dostéoporose hypogonadique et chez ceux souffrant dostéoporose idiopathique. Lefficacité du tériparatide sest révélée indépendante de lâge, du métabolisme physiologique osseux et de la densité minérale osseuse au début du traitement.

Tableau 3

Incidence des fractures vertébrales chez les femmes post-ménopausées

 

Placebo
(N=
448)
(%)

Livogiva
(N=
444)
(%)

Diminution du
risque
absolu
(%)

Diminution du
risque
relatif
(%)
par rapport
au
placebo

Diminution du
risque
relatif
(IC
à 95%**)
par
rapport au
placebo

Nouvelle fracture (≥1)

14.3

5.0*

9.3

65

0.35 (0.22, 0.55)

Fractures multiples (≥2)

4.9

1.1*

3.8

77

0.23 (0.09, 0.60)

Fracture moyennement
grave
ou grave (≥ 1)

9.4

0.9*

8.5

90

0.10 (0.04, 0.27)

* p ≤0.001 par rapport au placebo.

** IC = intervalle de confiance.

 

Ostéoporose induite par les glucocorticoïdes

Lefficacité de Livogiva chez les hommes et les femmes traités au long cours par des glucocorticoïdes à usage systémique (équivalent à 5 mg/jour ou plus de prednisone ou son équivalent pendant au moins 3 mois) a été démontrée au cours de la phase initiale de 18 mois dune étude randomisée dune durée de 36 mois, effectuée en double-aveugle et contrôlée par un comparateur actif (alendronate 10 mg/jour) (N= 428). A linclusion, 28% des patients avaient une ou plusieurs fractures vertébrales radiographiques. Tous les patients recevaient 1000 mg de calcium par jour et 800 UI de vitamine D par jour.

Des femmes post-ménopausées (N= 277) et pré-ménopausées (N= 67) ainsi que des hommes (N= 83) ont participé à cette étude. Avant le début du traitement, les femmes post-ménopausées étaient âgées en moyenne de 61 ans, avaient un BMD T score moyen de la colonne lombaire de -2,7 et recevaient une dose quotidienne médiane de 7,5 mg déquivalent prednisone. 34% présentaient une ou plusieurs fractures vertébrales radiologiquement attestées. Chez les femmes pré-ménopausées, lâge moyen était de 37 ans, le BMD T score moyen de la colonne lombaire de -2,5 et elles recevaient une dose quotidienne médiane de 10 mg déquivalent prednisone. 9% avaient une ou plusieurs fractures vertébrales radiologiquement attestées. Chez les hommes, lâge moyen était de 57 ans, le BMD T score moyen de la colonne lombaire de -2,2 et ils recevaient une dose quotidienne médiane de 10 mg déquivalent prednisone. 24% présentaient une ou plusieurs fractures vertébrales radiologiquement avérées.

69% des patients ont terminé la phase initiale de 18 mois. Au terme de ces 18 mois, Livogiva avait significativement augmenté la DMO au niveau de la colonne lombaire (7,2%) comparativement à lalendronate (3,4%) (p <0,001). Livogiva a entrainé une augmentation de la DMO au niveau de la hanche totale (3,6%) comparativement à lalendronate (2,2%) (p <0,01), de même que pour la DMO au col fémoral (3,7%) comparativement à lalendronate (2,1%) (p <0,05).

Entre le 18e et le 24e mois, la DMO a encore augmenté sous tériparatide de 1,7% au niveau de la colonne lombaire, de 0,9% au niveau de la hanche totale et de 0,4% au niveau du fémur.

A 36 mois, lanalyse de radiographies de la colonne vertébrale portant sur 169 patients sous alendronate et 173 patients sous Livogiva a montré que 13 patients dans le groupe alendronate (7,7%) avaient eu une nouvelle fracture vertébrale comparé à 3 patients dans le groupe Livogiva (1,7%) (p= 0,01). De plus, 15 patients sur 214 dans le groupe alendronate (7,0%) avaient eu une fracture périphérique comparé à 16 patients sur 214 dans le groupe Livogiva (7,5%) (p= 0,84).

Chez les femmes pré-ménopausées, on a enregistré, entre le début et la fin des 18 mois, un accroissement significativement plus important de la BMD au niveau de la colonne lombaire (4,2% contre -1,9%; p <0,001) et de la hanche (3,8% contre 0,9%; p= 0,005) dans le groupe Livogiva par rapport au groupe alendronate. Toutefois, aucun effet significatif sur le taux de fracture na été mis en évidence.

Pharmacocinétique

Absorption

Après injection sous-cutanée (s.c.), le tériparatide présente une biodisponibilité absolue de 95%. Labsorption et lélimination seffectuent rapidement.

Distribution

Après injection sous-cutanée dune dose de 20 µg, le pic de concentration molaire de tériparatide dépasse brièvement la limite supérieure des valeurs de référence de la concentration de PTH endogène (65 pg/ml [7,0 pM]) pendant 30 minutes de 4 à 5 fois et chute en 3 heures à une concentration qui nest plus détectable. La durée moyenne dexposition systémique (PTH endogène plus tériparatide) sur 24 heures nexcède pas la limite supérieure des valeurs normales et se situe au-dessous des valeurs que lon trouve chez les patients atteints dune légère hyperparathyroïdisme.

Le volume de distribution est voisin de 1,7 l/kg.

Métabolisme

Le tériparatide est éliminé par clairance hépatique et extra-hépatique (environ 62 l/h chez les femmes et 94 l/h chez les hommes). Aucune étude de métabolisme ni délimination na été conduite avec le tériparatide, toutefois le métabolisme périphérique de la parathormone semble être principalement hépatique et rénal.

Élimination

Lélimination est rapide. La demi-vie du tériparatide est denviron 1 heure après injection sous-cutanée, ce qui traduit le temps nécessaire à labsorption à partir du site dinjection.

Cinétique pour certains groupes de patients)

Troubles de la fonction hépatique

Ni linnocuité, ni lefficacité nont été étudiées chez des patients souffrant dinsuffisance hépatiques. Des données précliniques indiquent que le tériparatide est métabolisé principalement dans les cellules de Kupffer. Il est donc peu probable que des maladies, dans lesquelles la fonction hépatocytaire est restreinte, aient un effet significatif sur lexposition systémique  au tériparatide (cf. «Propriétés/Effets»).

Troubles de la fonction rénale

Après administration dune dose unique de tériparatide chez des patients souffrant dinsuffisance rénale chronique légère, modérée ou grave, on na constaté aucune différence importante en ce qui concerne la pharmacocinétique et linnocuité.

Cependant, quelques patients souffrant dinsuffisance rénale (CrCl <30 ml/min) ont présenté sous tériparatide une augmentation de lAUC et de t½ et une augmentation plus faible du calcium sérique et urinaire pour une Cmax inchangée. On na pas conduit détudes à long terme de lefficacité et de linnocuité chez des patients dont les concentrations sériques de créatinine étaient <177 µmol/l. Aucune étude chez des patients dialysés na été entreprise.

Insuffisance cardiaque

Chez des patients atteints dinsuffisance cardiaque stable (New York Heart Association Class I-III et dysfonctionnement cardiaque complémentaire avéré), ayant reçu deux doses uniques de 20 µg de Livogiva, aucune modification cliniquement importante na été constatée concernant la pharmacocinétique, la pression sanguine, le pouls ou dautres paramètres de sécurité. Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire en raison dune insuffisance cardiaque légère à modérée. Il nexiste pas de données concernant des patients atteints dinsuffisance cardiaque grave.

 

Patients âgés

Aucune différence de pharmacocinétique na été observée en fonction de lâge des patients (de 31 à 85 ans). Aucune adaptation de la posologie en fonction de lâge nest nécessaire.

Sexe

Lexposition systémique de Livogiva chez les hommes est denviron 20-30% inférieure à celle chez les femmes. Toutefois, il ny a eu aucune différence liée au sexe en rapport avec la sécurité, la tolérance ou les effets pharmacodynamiques. Aucune adaptation de la posologie en fonction du sexe nest nécessaire.

Données précliniques

Mutagénicité

Livogiva ne sest avéré génotoxique dans aucun des systèmes-tests suivants: test dAmes pour la mutagénèse bactérienne avec ou sans activation métabolique, test du lymphome de souris pour les mutations des cellules de mammifères, test daberrations chromosomiques dans les cellules ovariennes des hamsters chinois, ainsi que le test du micro-noyau in vivo sur des souris.

Carcinogénicité

Des rats, traités pendant presque toute leur vie par des injections quotidiennes de tériparatide à raison de 5,30 et 75 µg/kg, ont présenté une augmentation fortement augmentée, en fonction de la dose, de la formation osseuse et une augmentation de lincidence des cas dostéosarcomes (cf. «Mises en garde et précautions»). Des ostéosarcomes, tumeurs osseuses malignes rares chez les rats, ont été observés chez des rats mâles et femelles avec toutes les doses. Les ostéosarcomes ne sont apparus chez les rats quen relation avec une croissance osseuse fortement augmentée. Le tériparatide na pas augmenté lincidence d autres types de tumeurs malignes chez le rat.

Une seconde étude de carcinogénicité a montré que lapparition dostéosarcomes dépendait de la dose et de la durée de traitement. Des rats femelles au squelette mature, ayant reçu pendant 6 ou 20 mois des doses journalières de tériparatide de 5 mg/kg, nont pas développé dostéosarcome. Ce niveau de dosage sans effet observé (no-observed-effect-level [NOEL]) en termes de néoplasies osseuses correspond, sur la base de lAUC, à une exposition systémique trois fois plus élevée que celle des femmes post-ménopausées et des hommes à qui on administre une dose de 20 µg (env. 0.3 µg/kg) sur la base de lAUC.

Bien que la pertinence de ces résultats chez lêtre humain ne soit pas connue, on na toutefois pas observé dostéosarcome, ni au cours des essais cliniques, ni durant la période dobservation qui a suivi le traitement. Aucune tumeur osseuse na été observée chez des guenons ovariectomisées traitées pendant 18 mois ni pendant une période de suivi de 3 ans après la fin du traitement. Aucune augmentation du risque dostéosarcome ne peut être associée à une élévation chronique du taux sanguin de PTH telle quelle se manifeste cliniquement en cas dhyperparathyroïdisme primaire ou secondaire.

Des études chez lanimal ont montré quune réduction importante du débit sanguin hépatique diminue lexposition de la PTH au principal système de dégradation et réduit par conséquent la clairance de la PTH (1-84). Des études in vitro ont montré que des cellules phagocytaires hépatiques à grande capacité situées dans les capillaires sinusoïdaux du foie constituaient le principal système de clivage. Ce sont ces cellules hépatiques de Kupffer, et non pas les hépatocytes, qui fragmentent la PTH (1-34) et la PTH (1-84). Les fragments sont ensuite éliminés de la circulation sanguine par les reins.

Toxicité sur la reproduction

Livogiva na présenté aucun effet tératogène chez les rats, les souris ou les lapins. Chez les lapines portantes, on a noté, à des doses >3 µg/kg, une mortalité embryonnaire et fœtale qui sexplique par une augmentation du calcium dans le sang. Jusquà des doses de 300 µg/kg, Livogiva na pas affecté la fertilité des rats mâles ou femelles.

Remarques particulières

Incompatibilités

En labsence détudes de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé à dautres médicaments.

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur lemballage.

Après la première utilisation, le stylo prérempli peut être utilisé pendant 28 jours au maximum, sil est conservé entre 2 °C et 8 °C. Ensuite toute éventuelle solution restante doit être jetée.

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver au réfrigérateur (2-8°C).

Après avoir inséré la cartouche dans le stylo, le stylo contenant la cartouche doit être remis au réfrigérateur immédiatement après utilisation.

Ne pas congeler. Ne pas utiliser le médicament sil a été congelé.

Conserver hors de portée des enfants.

Remarques concernant la manipulation

La manipulation du stylo prérempli de solution de Livogiva est décrite dans le mode demploi du stylo.

Livogiva doit être limpide et incolore. Ne pas utiliser Livogiva si la solution est trouble, colorée ou si elle contient des particules.

Afin déviter la transmission de germes pathogènes, le stylo prérempli doit être utilisé pour le traitement dun seul patient.

Numéro d’autorisation

67826 (Swissmedic)

Présentation

Livogiva solution injectable cartouche (stylo prérempli) de 2.7 ml: 1 [B]

 

Type et contenu du récipient

Cartouches en verre de type I siliconé fermées par un bouchon de caoutchouc et assurées par une capsule daluminium. Les aiguilles ne sont pas livrées avec le produit.

Titulaire de l’autorisation

Future Health Pharma GmbH, Wetzikon.

Mise à jour de l’information

Février 2021