Ce médicament fait l’objet d’une surveillance supplémentaire qui permettra l’identification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave. Voir la rubrique « Effets indésirables » pour les modalités de déclaration des effets secondaires.

Ontruzant®

Composition

Principes actifs

Trastuzumabum (produit par génie génétique à laide de cellules CHO [ovaire de hamster chinois]).

Excipients

L-histidini hydrochloridum monohydricum, L-histidinum, α,α-trehalosum dihydricum, polysorbatum 20.

 

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Poudre pour solution à diluer pour perfusion.

Flacons monodoses contenant 150 mg de trastuzumab.

Flacons monodoses contenant 420 mg de trastuzumab.

La solution à diluer reconstituée dOntruzant contient 21 mg de trastuzumab par ml.

 

Indications/Possibilités d’emploi

Cancer du sein

Avant linstauration du traitement par Ontruzant, la surexpression de HER2 doit avoir été mise en évidence dans le tissu tumoral du patient par immunohistochimie avec un score de 3+ ou par biologie moléculaire [détermination dune amplification génique HER2 par hybridation in situ en fluorescence (FISH) ou hybridation in situ chromogénique (CISH)].

 

Cancer du sein métastatique

Ontruzant est indiqué dans le traitement du cancer du sein métastatique avec surexpression tumorale de HER2:

a. en monothérapie chez des patients ayant préalablement reçu une ou plusieurs chimiothérapies pour leur maladie métastatique;

b. en association avec le paclitaxel ou le docétaxel chez des patients qui nont pas encore reçu de chimiothérapie pour leur maladie métastatique;

c. en association avec un inhibiteur de laromatase pour le traitement des patientes postménopausées présentant un cancer du sein métastatique avec récepteurs hormonaux positifs et qui nont pas encore reçu de chimiothérapie pour leur maladie métastatique.

Aucune donnée nest disponible en ce qui concerne les patients avec cancer du sein ayant reçu au stade précoce du trastuzumab à titre de traitement adjuvant.

 

Cancer du sein au stade précoce

Ontruzant est indiqué dans le traitement du cancer du sein HER2-positif au stade précoce,

·après une intervention chirurgicale, une chimiothérapie (néoadjuvante ou adjuvante) et (si appropriée) une radiothérapie;

·après une chimiothérapie adjuvante par la doxorubicine et le cyclophosphamide en association au paclitaxel ou au docétaxel;

·en association à une chimiothérapie adjuvante composée de docétaxel et carboplatine.

·en association à une chimiothérapie néoadjuvante, suivie dun traitement adjuvant par Ontruzant, chez les patients ayant un cancer du sein localement avancé (y compris inflammatoire) ou des tumeurs mesurant plus de 2 cm de diamètre.

 

Traitement du cancer métastatique de lestomac ou de la jonction oeso-gastrique

Ontruzant est indiqué dans le traitement de ladénocarcinome métastatique HER2-positif de lestomac ou de la jonction oeso-gastrique en association à la capécitabine ou au 5-fluorouracile intraveineux et au cisplatine, chez les patients nayant pas reçu de chimiothérapie pour leur maladie métastatique. Ontruzant doit être utilisé uniquement chez les patients atteints dun cancer gastrique métastatique, dont les tumeurs présentent une surexpression de HER2 définie par IHC2+ et confirmée par un résultat FISH+ ou par un résultat dhybridation in situ à largent positif (SISH), ou définie par IHC3+ et déterminée par un test validé.

 

Posologie/Mode d’emploi

Le traitement par Ontruzant ne doit être instauré que sous le contrôle dun médecin ayant lexpérience de la prise en charge des patients cancéreux.

Un test HER2 validé doit obligatoirement être effectué avant le début du traitement (voir «Propriétés/Effets»).

Pour éviter des erreurs de médication, il est important de vérifier les étiquettes des flacons afin de sassurer, lors de la préparation et de ladministration du médicament, quil sagit bien dOntruzant (trastuzumab) et non d’un médicament contenant le principe actif trastuzumab emtansine.

Afin d’assurer la traçabilité des médicaments biotechnologiques, il convient de documenter pour chaque traitement le nom commercial et le numéro de lot.

 

Cancer du sein métastatique – schéma thérapeutique hebdomadaire

Ontruzant doit être administré en perfusion intraveineuse. Ne pas ladministrer en bolus intraveineux.

Les doses initiales et les doses ultérieures indiquées ci-après sont recommandées aussi bien en monothérapie quen association avec une chimiothérapie:

Monothérapie

Dose initiale

La dose initiale dOntruzant recommandée est de 4 mg/kg de poids corporel, administrés en perfusion intraveineuse de 90 minutes.

Doses ultérieures

La dose dentretien hebdomadaire recommandée dOntruzant est de 2 mg/kg de poids corporel. Si la dose initiale a été bien tolérée, la dose dentretien peut être administrée en perfusion de 30 minutes.

Traitement associé avec le paclitaxel ou le docétaxel

La posologie dOntruzant dans le cadre du traitement associé correspond à la posologie du médicament lorsquil est utilisé en monothérapie. Le paclitaxel ou le docétaxel sont administrés le jour suivant la première dose dOntruzant. Par la suite, ils peuvent être administrés toutes les 3 semaines, immédiatement après les doses suivantes dOntruzant, si ladministration précédente dOntruzant a été bien tolérée. Pour la posologie du paclitaxel ou du docétaxel, consulter les informations professionnelles correspondantes.

Traitement associé avec un inhibiteur de laromatase

La posologie dOntruzant dans le cadre du traitement associé correspond à la posologie du médicament lorsquil est utilisé en monothérapie. Au cours de létude dhomologation, du trastuzumab et de lanastrozole ont été administrés le premier jour. Aucune restriction na été établie concernant les temps dadministration relatifs de ces deux produits thérapeutiques lors de leur administration concomitante. Se référer à linformation professionnelle correspondante en ce qui concerne la posologie de lanastrozole. Chez les patients recevant du tamoxifène, le traitement par ce dernier doit être interrompu au moins un jour avant le début du traitement associé.

 

Cancer du sein métastatique – schéma thérapeutique toutes les 3 semaines

Monothérapie et traitement associé

En tant qualternative à ladministration hebdomadaire, le schéma posologique sur 3 semaines suivant est recommandé en monothérapie ainsi quen association avec le paclitaxel, le docétaxel ou un inhibiteur de laromatase.

La dose initiale dOntruzant est de 8 mg/kg de poids corporel, suivie de 6 mg/kg de poids corporel 3 semaines plus tard. Les doses suivantes dOntruzant de 6 mg/kg de poids corporel sont alors répétées à intervalles de 3 semaines. Ladministration seffectue par lintermédiaire dune perfusion sur une durée denviron 90 minutes.

Si la dose initiale a été bien tolérée, la dose dentretien peut être administrée en perfusion de 30 minutes.

 

Cancer du sein au stade précoce

Pour les schémas thérapeutiques suivants, Ontruzant est administré jusquà une récidive ou pendant une durée totale de 52 semaines.

Administration hebdomadaire

Pour une administration hebdomadaire, la dose initiale est de 4 mg/kg de poids corporel, suivie de 2 mg/kg de poids corporel toutes les semaines.

Administration toutes les 3 semaines

Pour une administration toutes les 3 semaines, la dose initiale recommandée dOntruzant est de 8 mg/kg de poids corporel. La dose dentretien recommandée dOntruzant est de 6 mg/kg de poids corporel administrés toutes les 3 semaines, en débutant 3 semaines après la dose initiale.

LorsquOntruzant est poursuivi seul après avoir été administré en association avec une chimiothérapie, 6 mg/kg de poids corporel sont administrés toutes les 3 semaines.

La manière dont le trastuzumab a été évalué dans les études cliniques en association avec une chimiothérapie figure au chapitre «Propriétés/Effets» dans les études cliniques sur le cancer du sein au stade précoce.

 

Cancer avancé de lestomac ou de la jonction oeso-gastrique – schéma thérapeutique toutes les 3 semaines

La dose initiale est de 8 mg/kg de poids corporel, suivie par une dose de 6 mg/kg de poids corporel 3 semaines plus tard. Les doses suivantes, de 6 mg dOntruzant par kg de poids corporel, sont administrées toutes les 3 semaines. Ladministration seffectue par perfusion intraveineuse denv. 90 minutes. Si la dose initiale a été bien tolérée, la dose dentretien peut être administrée en perfusion de 30 minutes.

 

Durée du traitement

Les patients atteints de cancer du sein métastatique ou de cancer avancé de lestomac ou de la jonction oeso-gastrique doivent être traités par Ontruzant jusquà progression de la maladie ou jusquà survenue dune toxicité non maîtrisable. Les patients atteints dun cancer du sein au stade précoce doivent être traités pendant 1 an ou jusquà rechute de la maladie ou jusquà survenue dune toxicité non maîtrisable, selon le critère qui intervient en premier. Lors de cancer du sein au stade précoce, une durée de traitement supérieure à 1 an nest pas recommandée (voir «Propriétés/Effets: Efficacité clinique»).

 

Ajustement de la posologie du fait deffets indésirables

Si le patient développe une réaction liée à la perfusion (IRR), il convient de ralentir le débit de perfusion dOntruzant i.v. ou dinterrompre la perfusion et de surveiller le patient jusquà la disparition de tous les symptômes observés (voir «Mises en garde et précautions»).

Aucune réduction de la dose de trastuzumab na été effectuée au cours des études cliniques. Le traitement par Ontruzant peut être poursuivi pendant les épisodes daplasie médullaire réversible induite par la chimiothérapie, mais les patients doivent être étroitement surveillés pendant cette période quant à la survenue déventuelles complications dues à la neutropénie. Il convient de se conformer aux consignes en vigueur en matière de réduction des doses et de prolongation des intervalles posologiques de la chimiothérapie.

Si la fraction déjection ventriculaire gauche (FEVG) baisse de 10 points de pourcentage ou plus par rapport à la valeur initiale ou descend en dessous de 50%, le traitement doit être provisoirement arrêté et une nouvelle détermination de la FEVG doit intervenir en lespace denviron 3 semaines. Si la FEVG ne sest pas améliorée au cours de cet intervalle, si elle a continué à baisser ou si une insuffisance cardiaque congestive (ICC) symptomatique sest développée, larrêt du traitement par Ontruzant doit être sérieusement envisagé, à moins que le bénéfice individuel escompté ne soit supérieur aux risques encourus par le patient. Ces patients doivent être adressés à un cardiologue pour évaluation et doivent continuer dêtre suivis.

 

Instructions posologiques particulières

Patients âgés

Sur la base des données disponibles, la disponibilité du trastumuzab ne serait pas dépendante de lâge (voir «Cinétique pour certains groupes de patients»).

Au cours des études cliniques, aucune réduction des doses de trastumuzab na été effectuée chez les patients âgés de 65 ans et plus.

 

Enfants et adolescents

Lutilisation et la sécurité du trastuzumab chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans nont à ce jour pas été évaluées.

 

Prise retardée

Si le patient a manqué une dose dOntruzant dans un délai dune semaine au maximum, la dose dentretien habituelle (schéma thérapeutique hebdomadaire: 2 mg/kg de poids corporel; schéma thérapeutique toutes les 3 semaines: 6 mg/kg de poids corporel) doit être administrée aussitôt que possible (ne pas attendre jusquau prochain cycle planifié). Les doses dentretien dOntruzant suivantes doivent être administrées selon le schéma thérapeutique hebdomadaire ou le schéma thérapeutique toutes les 3 semaines, respectivement 7 ou 21 jours plus tard.

Si le patient a manqué une dose dOntruzant dans un délai de plus dune semaine, il faut de nouveau administrer une dose initiale dOntruzant sur env. 90 minutes aussitôt que possible (schéma thérapeutique hebdomadaire: 4 mg/kg de poids corporel; schéma thérapeutique toutes les 3 semaines: 8 mg/kg de poids corporel). Les doses dentretien dOntruzant suivantes (schéma thérapeutique hebdomadaire: 2 mg/kg; schéma thérapeutique toutes les 3 semaines: 6 mg/kg) doivent être administrées selon le schéma thérapeutique hebdomadaire ou le schéma thérapeutique toutes les 3 semaines, respectivement 7 ou 21 jours plus tard.

 

Contre-indications

Ontruzant est contre-indiqué chez des patients qui présentent une hypersensibilité avérée au trastuzumab, aux protéines cellulaires de hamster (CHO) ou à lun des excipients du médicament ou du solvant.

Ontruzant ne doit pas être administré en même temps que des anthracyclines en cas de cancer du sein métastatique et de traitement adjuvant. En cas de traitement néoadjuvant, ladministration concomitante dOntruzant et danthracyclines doit être prudente et ne doit être réalisée que chez les patients nayant pas reçu de chimiothérapie.

Ontruzant est contre-indiqué chez les patients souffrant de dyspnée de repos à la suite de leur affection maligne évoluée ou de comorbidités.

 

Mises en garde et précautions

Réactions liées à la perfusion

Des réactions liées à la perfusion, en partie sévères, (symptômes typiques p. ex. dyspnée, hypotension, nausées, fièvre, bronchospasme, tachycardie, désaturation en oxygène, urticaire et exanthème) ont été observées chez des patients pendant le traitement par le trastuzumab. Ces effets indésirables peuvent se produire dans le cadre dune réaction liée à la perfusion ou en tant que réactions retardées. Une prémédication peut être administrée pour diminuer le risque de survenue de réactions liées à la perfusion.

Les patients doivent être surveillés quant à la survenue de réactions liées à la perfusion. Une interruption de la perfusion peut aider à contrôler de tels symptômes. La perfusion peut être reprise quand les symptômes disparaissent. Ces symptômes peuvent être traités par un analgésique/antipyrétique tel que la péthidine ou le paracétamol, ou un antihistaminique tel que la diphénhydramine. Des réactions sévères ont été traitées efficacement par des mesures symptomatiques telles que ladministration doxygène, de bêtamimétiques et de corticoïdes. Dans de rares cas, lévolution clinique de telles réactions peut avoir une issue fatale. Les patients souffrant de dyspnée de repos à la suite de leur affection maligne évoluée ou de comorbidités pourraient encourir un risque accru de réactions létales lors de la perfusion. Cest pourquoi ces patients ne doivent pas être traités par le trastuzumab (voir «Contre-indications»).

Il est parfois difficile de faire la distinction clinique entre des réactions liées à la perfusion et des réactions dhypersensibilité.

 

Cardiotoxicité

Remarques générales

Les patients traités par le trastuzumab ont un risque accru de développer une insuffisance cardiaque congestive classes II-IV de la NYHA ou des troubles fonctionnels cardiaques asymptomatiques. De tels cas ont été observés sous monothérapie de trastuzumab ainsi quen association avec des taxanes après anthracycline (doxorubicine, épirubicine). Linsuffisance cardiaque peut être dintensité modérée à sévère et avoir une issue fatale (voir «Effets indésirables»). La prudence est recommandée lors du traitement de patients à haut risque cardiaque (p. ex. hypertension, coronaropathie avérée, insuffisance cardiaque congestive, dysfonction diastolique, âge avancé).

Le trastuzumab ne doit pas être administré en même temps que des anthracyclines en cas de cancer du sein métastatique et de traitement adjuvant. En cas de traitement néoadjuvant, ladministration concomitante de trastuzumab et danthracyclines doit être prudente et ne doit être réalisée que chez les patients nayant pas reçu de chimiothérapie (voir «Contre-indications»). La dose cumulée maximale danthracyclines à faible dose ne doit pas dépasser 180 mg/m (doxorubicine) ou 360 mg/m (épirubicine). Si les patients ont reçu en traitement néoadjuvant des anthracyclines à faible dose associées au trastuzumab, aucune chimiothérapie cytotoxique supplémentaire ne doit être administrée après lintervention chirurgicale. Lexpérience clinique du traitement néoadjuvant-adjuvant est limitée chez les patients de plus de 65 ans.

Quel que soit le schéma utilisé, la plupart des effets indésirables cardiaques symptomatiques sont survenus dans les 18 premiers mois. Lincidence cumulée na pas augmenté après 3 ans. La majorité des dysfonctions ventriculaires gauches se sont améliorées après larrêt du traitement par le trastuzumab et/ou linstauration dun traitement médicamenteux à visée cardiaque.

Des simulations de modèles pharmacocinétiques de population suggèrent que le trastuzumab peut encore être présent dans la circulation sanguine jusquà 7 mois après larrêt du traitement par le trastuzumab administré par voie intraveineuse ou sous-cutanée (voir «Pharmacocinétique»). Les patients recevant des anthracyclines après la fin dun traitement par le trastuzumab sont vraisemblablement aussi exposés à un risque accru de cardiotoxicité.

Un traitement par anthracyclines doit si possible être évité jusquà 7 mois après larrêt du trastuzumab.

Avant le traitement par le trastuzumab, en particulier lors dun traitement préalable par des anthracyclines, il convient deffectuer un bilan cardiaque comportant une anamnèse, un examen physique, un ECG, un échocardiogramme et/ou une angiographie isotopique (MUGA). La surveillance pour le dépistage précoce des patients développant un trouble de la fonction cardiaque doit être effectuée par un bilan cardiaque, comme avant le début du traitement, tous les 3 mois au cours du traitement, puis tous les 6 mois après larrêt du traitement et ce jusquà 24 mois après la dernière administration de trastuzumab. Chez les patients ayant reçu une chimiothérapie à base danthracyclines, une surveillance supplémentaire est recommandée et des contrôles doivent être effectués chaque année jusquà 5 ans après la dernière dose de trastuzumab, ou davantage si lon observe une diminution constante de la FEVG.

Si la FEVG baisse de 10 points de pourcentage ou plus par rapport à la valeur initiale ou descend en dessous de 50%, ladministration du trastuzumab doit être provisoirement arrêtée et une nouvelle détermination de la FEVG doit intervenir en lespace denv. 3 semaines. Dans les cas où la FEVG ne sest pas améliorée au cours de cet intervalle, si elle a continué à baisser ou si une insuffisance cardiaque cliniquement significative sest développée, larrêt du trastuzumab doit être envisagé de toute urgence, hormis dans les cas particuliers où le bénéfice est jugé supérieur au risque encouru par le patient. Les patients développant un trouble asymptomatique de la fonction cardiaque doivent être contrôlés plus souvent (p. ex. toutes les 6 à 8 semaines). Au cas où les patients présenteraient une dégradation continue de la fonction ventriculaire gauche tout en restant asymptomatiques, le médecin devrait envisager larrêt du traitement, à moins que le bénéfice individuel escompté ne soit supérieur aux risques encourus par le patient. Ces patients doivent être adressés à un cardiologue pour évaluation et doivent continuer dêtre suivis.

La sécurité de la poursuite ou de la reprise du traitement par le trastuzumab na pas été étudiée de manière prospective chez les patients ayant développé un trouble de la fonction cardiaque. En cas de survenue dune insuffisance cardiaque symptomatique au cours du traitement par le trastuzumab, celle-ci doit être traitée par les médicaments standards de linsuffisance cardiaque. Dans les études pivots, létat de la plupart des patients ayant développé une insuffisance cardiaque ou un trouble asymptomatique de la fonction cardiaque sest amélioré avec un traitement par des inhibiteurs de lenzyme de conversion de langiotensine, des antagonistes des récepteurs de langiotensine ou des bêtabloquants.

 

Traitement adjuvant et néoadjuvant

Les patients qui avaient des antécédents dinfarctus du myocarde ou dangor nécessitant un traitement médicamenteux, ainsi que les patients qui avaient des antécédents ou qui présentaient une insuffisance cardiaque congestive (classes II-IV de la NYHA), dautres cardiomyopathies, des arythmies cardiaques, qui nécessitaient un traitement médicamenteux, une valvulopathie cliniquement significative, une hypertension insuffisamment contrôlée (à lexception dune hypertension contrôlée par des médicaments standards) et un épanchement péricardique ayant des répercussions hémodynamiques ont été exclus des études ayant porté sur le traitement adjuvant du cancer du sein par le trastuzumab.

Chez les patients atteints dun cancer du sein au stade précoce, lincidence des événements cardiaques symptomatiques et asymptomatiques a été plus élevée lorsque le trastuzumab a été administré après une chimiothérapie contenant une anthracycline quaprès un traitement sans anthracycline tel que le docétaxel et le carboplatine. Cette incidence a été plus élevée lors de ladministration concomitante de trastuzumab et de taxanes que lors de ladministration séquentielle après des taxanes. Quel que soit le schéma thérapeutique utilisé, la plupart des événements cardiaques symptomatiques sont survenus dans les 18 premiers mois.

Les facteurs de risque deffets indésirables cardiaques ont été un âge avancé (>50 ans), une valeur initiale basse et une diminution de la FEVG (<55%), une FEVG basse avant ou après le début du traitement par le paclitaxel, un traitement par le trastuzumab et la prise antérieure ou concomitante de médicaments antihypertenseurs. Chez les patients ayant reçu le trastuzumab après la fin de la chimiothérapie adjuvante, le risque de troubles de la fonction cardiaque a été associé à une dose cumulée plus élevée danthracyclines administrées avant le début du traitement par le trastuzumab, et à un indice de masse corporelle (IMC >25 kg/m²) plus élevé.

 

Réactions pulmonaires

Après la commercialisation du médicament, des effets indésirables sévères ont été signalés au niveau pulmonaire pendant le traitement par le trastuzumab (voir «Effets indésirables»). Ces cas ont occasionnellement eu une issue fatale et peuvent être observés lors dune réaction liée à la perfusion ou dans le cadre dune réaction retardée. De plus, les manifestations suivantes ont été signalées: pneumopathie interstitielle y compris infiltrats pulmonaires, syndrome de détresse respiratoire aiguë, pneumonie, pneumonite, épanchement pleural, difficultés respiratoires, œdème aigu du poumon et insuffisance respiratoire.

Les facteurs de risque associés aux pneumopathies interstitielles comprennent dautres traitements antinéoplasiques antérieurs ou simultanés, pour lesquels un rapport avec des pneumopathies interstitielles est connu, comme les taxanes, la gemcitabine, la vinorelbine et la radiothérapie. Les patients souffrant de dyspnée de repos en relation avec des complications dune maladie maligne avancée et de comorbidités peuvent présenter un risque accru dévénements pulmonaires. En conséquence, ces patients ne doivent pas être traités par le trastuzumab.

 

Interactions

Aucune étude dinteraction spécifique na été menée chez lêtre humain avec le trastuzumab. Aucune interaction cliniquement significative entre le trastuzumab et les médications concomitantes administrées dans le cadre dessais cliniques na été observée.

 

Interactions pharmacocinétiques

Données in vivo

Au cours des études dans lesquelles le trastuzumab a été administré à des doses thérapeutiques en association avec le docétaxel, le carboplatine ou lanastrozole, ni la pharmacocinétique de ces médicaments ni celle du trastuzumab nont présenté de modifications.

Les concentrations de paclitaxel et de doxorubicine [ainsi que celles de leurs métabolites principaux 6α-hydroxypaclitaxel (POH) et doxorubicinol (DOL)] étaient inchangées en présence du trastuzumab. Cependant, le trastuzumab peut augmenter lexposition globale à un métabolite de la doxorubicine [7-déoxy-13-dihydro-doxorubicinone (D7D)].

Lactivité biologique du D7D et limpact clinique dune élévation de ce métabolite ne sont pas connus. En présence de paclitaxel et de doxorubicine, aucune modification des concentrations de trastuzumab na été observée.

Les résultats dune sous-étude dinteractions médicamenteuses sur lévaluation de la pharmacocinétique de la capécitabine et du cisplatine utilisés avec ou sans trastuzumab suggèrent que lexposition aux métabolites biologiquement actifs de la capécitabine (p. ex. le 5-FU) na pas été modifiée par lutilisation concomitante du cisplatine ou par celle du cisplatine associé au trastuzumab. Cependant, lorsque la capécitabine était associée au trastuzumab, des concentrations plus élevées et une demi-vie allongée de la capécitabine ont été observées. Les données suggèrent également que la pharmacocinétique du cisplatine na pas été affectée par lutilisation concomitante de la capécitabine ou par celle de la capécitabine associée au trastuzumab.

 

Grossesse, Allaitement

Grossesse

Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement par le trastuzumab et pendant 7 mois après larrêt du traitement (voir «Pharmacocinétique»).

Le médicament a des effets pharmacologiques nuisibles sur la grossesse et/ou le fœtus ou le nouveau-né.

Ontruzant ne doit pas être administré pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue, c.-à-d. si le bénéfice potentiel pour la mère prédomine sur le risque encouru par le fœtus.

Après la mise sur le marché du médicament, des cas daltérations du développement rénal fœtal (p. ex. hypoplasie rénale) et/ou de la fonction rénale fœtale, associés à un oligoamnios, ont été signalés chez des femmes enceintes qui avaient été traitées par le trastuzumab. Certains dentre eux se sont accompagnés dune hypoplasie pulmonaire fœtale dissue fatale. En cas de survenue dune grossesse pendant le traitement, les femmes doivent être informées de la possibilité datteinte du fœtus. Si une femme enceinte est traitée par le trastuzumab, ou si une patiente tombe enceinte pendant le traitement par le trastuzumab ou au cours des 7 mois qui suivent ladministration de la dernière dose de trastuzumab, une surveillance étroite, effectuée par une équipe pluridisciplinaire est indiquée.

 

Allaitement

Dans une étude au cours de laquelle des singes Cynomolgus ont reçu, du jour 120 au jour 150 de la gestation, des doses jusquà 25 fois supérieures à la dose dentretien hebdomadaire de 2 mg/kg de trastuzumab i.v. utilisée chez lhomme, il a été démontré que le trastuzumab passe dans le lait en période de postpartum. Lexposition in utero au trastuzumab et la présence de trastuzumab dans le sérum des jeunes singes allaités nétaient associées à aucun effet indésirable sur leur croissance ou leur développement entre la naissance et lâge de 1 mois.

On ignore si le trastuzumab passe dans le lait maternel chez lêtre humain. Étant donné que, chez lêtre humain, des IgG sériques sont libérées dans le lait maternel et que le potentiel toxicologique chez le nourrisson nest pas connu, les femmes ne doivent pas allaiter pendant le traitement par le trastuzumab.

Fertilité

On ignore si ladministration de trastuzumab à des femmes enceintes peut affecter la capacité de reproduction.

Des études de reproduction ont été conduites chez le singe cynomolgus, auquel on a administré des doses de trastuzumab jusquà 25 fois supérieures à la dose dentretien hebdomadaire de 2 mg/kg de poids corporel recommandée chez lêtre humain. Un passage transplacentaire du trastuzumab a été observé au stade précoce (du 20 au 50 jour de gestation) et au stade tardif (du 120 au 150 jour de gestation) du développement fœtal. Ces études nont cependant révélé aucun signe de fœtotoxicité ou daltération de la fertilité.

 

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Ontruzant a une influence légère sur l’aptitude à la conduite ou l’utilisation de machines. Des vertiges et une somnolence peuvent survenir au cours du traitement par Ontruzant (voir «Effets indésirables»). Les patients présentant des symptômes liés à la perfusion (voir «Mises en garde et précautions») devront être avertis de s’abstenir de conduire des véhicules ou d’utiliser des machines jusqu’à disparition complète des symptômes.

 

Effets indésirables

Les effets indésirables les plus sévères et/ou rapportés le plus fréquemment lors du traitement par le trastuzumab sont une cardiotoxicité, des réactions liées à la perfusion, une hématotoxicité (surtout une neutropénie), des infections et des événements indésirables pulmonaires.

La cardiotoxicité (insuffisance cardiaque) classes II–IV de la NYHA est un effet indésirable fréquent lors du traitement par le trastuzumab et peut éventuellement avoir une issue fatale (voir «Mises en garde et précautions»).

On estime que 49-54% (cancer du sein métastatique, MBC) et 18-54% (cancer du sein précoce, EBC) des patients traités par le trastuzumab connaîtront des réactions liées à la perfusion de toute sorte. La plupart de ces effets indésirables liés à la perfusion sont cependant dintensité faible à modérée (selon les critères NCI-CTC) et surviennent surtout lors des premiers traitements, en particulier pendant les trois premières perfusions, et leur fréquence diminue lors des perfusions suivantes. Ces réactions comprennent notamment des frissons, une fièvre, des nausées, une urticaire, un exanthème, une dyspnée, un bronchospasme, une tachycardie et une hypotension (voir aussi «Mises en garde et précautions»).

Les réactions anaphylactiques sévères, imposant une intervention supplémentaire immédiate, sont très rares et surviennent habituellement pendant la première ou la deuxième perfusion de trastuzumab (voir «Mises en garde et précautions»).

Une leucopénie, une neutropénie fébrile, une anémie, une thrombocytopénie et une neutropénie surviennent très fréquemment. La fréquence de lhypoprothrombinémie est inconnue.

Les effets indésirables pulmonaires sévères sont rares lors dun traitement par le trastuzumab, mais étaient occasionnellement associés à une issue fatale. Ces effets comprennent notamment des infiltrats pulmonaires, un syndrome de détresse respiratoire aiguë, une pneumonie, une pneumopathie, un épanchement pleural, une détresse respiratoire, un œdème aigu du poumon et une insuffisance respiratoire (voir «Mises en garde et précautions»).

 

Liste des effets indésirables

Les fréquences indiquées tiennent compte de la terminologie MedDRA: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100 à <1/10), occasionnels (≥1/1000 à <1/100), rares (≥1/10 000 à <1/1000), très rares (<1/10 000), fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Les effets indésirables du médicament et les événements indésirables rapportés lors de ladministration du trastuzumab i.v. seul ou en association avec une chimiothérapie au cours des études cliniques pivots et après la commercialisation sont présentés ci-dessous.

Les indications de fréquence se rapportent aux fréquences maximales (en %) des effets indésirables, observées dans les études cliniques pivots.

 

Infections et infestations

Très fréquents: infection (24%), rhinopharyngite (17%).

Fréquents: cystite, grippe, pharyngite, infection cutanée, sinusite, rhinite, infection des voies respiratoires supérieures, infection urinaire, septicémie neutropénique.

Fréquence inconnue: méningite, bronchite.

 

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes)

Fréquence inconnue: néoplasie maligne progressive, néoplasie progressive.

 

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquents: neutropénie (47%), anémie (28%), neutropénie fébrile (23%), thrombocytopénie (16%), leucopénie (15%).

Fréquence inconnue: hypoprothrombinémie, leucémie, thrombocytopénie immune.

 

Affections du système immunitaire

Fréquents: hypersensibilité.

Rares: réaction anaphylactique, choc anaphylactique.

 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Très fréquents: anorexie (46%), perte de poids (23%), diminution de lappétit (20%), prise de poids (15%).

Fréquence inconnue: hyperkaliémie, syndrome de lyse tumorale.

 

Affections psychiatriques

Très fréquents: insomnie (11%).

Fréquents: dépression, anxiété.

Fréquence inconnue: léthargie, dégénérescence cérébelleuse paranéoplasique.

 

Affections du système nerveux

Très fréquents: paresthésie (50%), céphalées (25%), vertiges (21%), dysgueusie (19%), hypoesthésie (11%), $tremblements.

Fréquents: troubles gustatifs, tonus musculaire augmenté (hypertonie musculaire), neuropathie périphérique, obnubilation, somnolence.

Fréquence inconnue: léthargie, coma, troubles cérébrovasculaires.

 

Affections oculaires

Très fréquents: conjonctivite (38%), larmoiement accru (21%).

Fréquents: sécheresse oculaire.

Fréquence inconnue: œdème papillaire, hémorragies rétiniennes, madarose.

 

Affections de loreille et du labyrinthe

Occasionnels: surdité.

 

Affections cardiaques*

Très fréquents: réduction de la fraction déjection (11%), $flutter cardiaque, $battements cardiaques irréguliers.

Fréquents: $tachyarythmie supraventriculaire, insuffisance cardiaque (congestive), cardiomyopathie, $palpitations.

Occasionnels: épanchement péricardique.

Fréquence inconnue: choc cardiogénique, rythme de galop, tachycardie.

 

Affections vasculaires

Très fréquents: bouffées de chaleur (17%), lymphœdème (11%).

Fréquents: $hypotension, $hypertension, $vasodilatation.

 

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très fréquents: épistaxis (18%), rhinorrhée (18%), toux (16%), douleurs oropharyngées (15%), dyspnée (14%).

Fréquents: asthme, affection pulmonaire, épanchement pleural, pneumonie.

Occasionnels: pneumonite, $respiration haletante.

Fréquence inconnue: pneumopathie interstitielle y compris infiltrats pulmonaires, fibrose pulmonaire, insuffisance respiratoire, arrêt respiratoire, œdème aigu du poumon, détresse respiratoire aiguë, bronchospasme, œdème laryngé, orthopnée, dyspnée deffort, hoquet, syndrome de détresse respiratoire aiguë, syndrome de détresse respiratoire, désaturation en oxygène, hypoxie, respiration de Cheyne-Stokes.

 

Affections gastro-intestinales

Très fréquents: nausées (78%), diarrhée (50%), vomissements (50%), stomatite (40%), constipation (27%), douleurs abdominales (20%), dyspepsie (14%), $gonflement des lèvres.

Fréquents: sécheresse buccale, hémorroïdes.

Occasionnels: pancréatite.

Fréquence inconnue: gastrite.

 

Affections hépatobiliaires

Fréquents: atteinte hépatocellulaire, hépatite, sensibilité du foie.

Rares: ictère.

 

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquents: alopécie (94%), érythrodysesthésie palmo-plantaire (26%), éruption (24%), érythème (23%), troubles des ongles (17%), toxicité unguéale (11%), $œdème facial.

Fréquents: acné, dermatite, sécheresse cutanée, hémorragie sous-cutanée, hyperhidrose, éruption maculo-papuleuse, prurit, onychoclasie.

Occasionnels: urticaire.

Fréquence inconnue: angio-œdème, onychorrhexis, syndrome de Stevens-Johnson.

 

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Très fréquents: myalgies (35%), arthralgies (28%), $contractures musculaires.

Fréquents: arthrite, dorsalgies, douleurs osseuses, crampes musculaires, cervicalgies, douleurs des extrémités, douleurs musculosquelettiques.

 

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquents: trouble rénal.

Fréquence inconnue: glomérulonéphrite membraneuse, glomérulopathie, insuffisance rénale, dysurie.

 

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquents: inflammation des seins/mastite, douleurs mammaires.

 

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Très fréquents: réactions liées à la perfusion (74%), fatigue (53%), asthénie (51%), symptômes grippaux (23%), inflammation des muqueuses (23%), œdème périphérique (17%), frissons (15%), douleurs (12%), fièvre (12%), douleurs thoraciques (11%).

Fréquents: œdème, malaise.

 

$ signifie que lincidence indiquée est la somme des incidences de plusieurs termes. Aucune indication de pourcentage des différents effets indésirables nest disponible.

 

Effets indésirables après commercialisation

Après commercialisation, de rares cas de thrombocytopénies immunes sévères, accompagnées dhémorragies et pouvant survenir quelques heures après la perfusion, ont été observés.

 

Description de certains effets indésirables

Immunogénicité

Dans une étude néoadjuvante-adjuvante (BO22227), des anticorps anti-trastuzumab ont été décelés chez 10,1% (30/296) des patients (anticorps dus au traitement et anticorps de survenue plus fréquente à cause du traitement) dans le cadre du suivi médian de plus de 70 mois. Chez 2 patients sur 30 traités par le trastuzumab, des anticorps neutralisants ont été détectés dans des échantillons prélevés après le début de létude. La pertinence clinique de ces anticorps est inconnue. La pharmacocinétique, lefficacité [déterminée par la réponse pathologique complète (pCR)] ou la sécurité [déterminée à laide de la fréquence des réactions liées à la perfusion] du trastuzumab ne semblaient cependant pas être influencées défavorablement par ces anticorps dirigés contre le trastuzumab.

 

* Observation cardiologique au long cours dans le cancer du sein au stade précoce

Après un an de traitement par le trastuzumab et une période de suivi médiane de 8 ans, la fréquence des insuffisances cardiaques chroniques sévères (classes III et IV de la NYHA) était de 0,8% et le taux de dysfonction ventriculaire gauche légère symptomatique et asymptomatique de 4,6% au cours de létude BO16348.

La réversibilité de linsuffisance cardiaque chronique sévère (définie par la présence dau moins deux valeurs successives de fraction déjection ventriculaire gauche ≥50% après lévénement) était évidente pour 71,4% des patients concernés. La réversibilité de la dysfonction ventriculaire gauche légère symptomatique et asymptomatique a pu être confirmée chez 79,5% des patients touchés. Environ 17% des événements liés à une dysfonction cardiaque sont survenus après la fin du traitement par le trastuzumab.

Dans lanalyse commune des études NSABP B-31 et NCCTG N9831 comportant une durée médiane de suivi de 8,1 ans, la fréquence rapportée au patient de la dysfonction cardiaque nouvellement apparue, déterminée à laide de la FEVG, est restée inchangée dans le groupe ACPH (doxorubicine plus cyclophosphamide, suivi de paclitaxel plus trastuzumab) par rapport à lévaluation effectuée après un suivi médian de 2,0 ans dans le groupe ACPH: une diminution de la FEVG ≥10% à moins de 50% a été observée chez 18,5% des patients du groupe ACPH. La dysfonction ventriculaire gauche a été réversible chez 64,5% des patients du groupe ACPH qui avaient souffert dune insuffisance cardiaque congestive symptomatique et étaient asymptomatiques lors du dernier examen de suivi, ainsi que chez 90,3% des patients qui présentaient un rétablissement complet ou partiel de la FEVG.

L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

 

Surdosage

Aucun cas de surdosage na été observé lors des essais cliniques menés chez lêtre humain. Des doses unitaires supérieures à 10 mg/kg de poids corporel nont pas été étudiées.

 

Propriétés/Effets

Code ATC

L01FD01

Ontruzant est un biosimilaire.

 

Mécanisme d’action

Le trastuzumab est un anticorps monoclonal humanisé recombinant produit par des cellules CHO (ovaire de hamster chinois), qui se lie sélectivement au domaine extracellulaire du récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (HER2). Cet anticorps est une IgG kappa qui contient des domaines hypervariables murins de la région variable.

Le proto-oncogène HER2 (ou c-erbB2) code pour une grande protéine monocaténaire transmembranaire de 185 kDa, semblable à un récepteur, structurellement apparentée au récepteur du facteur de croissance épidermique humain. Une surexpression de HER2 est observée dans 15% à 20% des cancers du sein primaires. Le taux global de positivité de HER2 (définie par IHC3+ ou IHC2+/FISH+) dans les cancers gastriques avancés, observé dans le cadre de la visite de sélection de létude BO18255, est de 15%. Lors de lutilisation de la définition plus large dans laquelle IHC3+ ou FISH+ suffit pour affirmer la positivité HER2, ce taux est de 22,1%. Lamplification génique de HER2 entraîne une augmentation de lexpression de la protéine HER2 à la surface de ces cellules tumorales, allant de pair avec une forte activation de la protéine HER2.

 

Pharmacodynamique

Il ressort de certaines études que les patients atteints de cancer du sein qui présentent une tumeur surexprimant HER2 ont une durée de survie sans maladie plus courte que les patients présentant une tumeur ne surexprimant pas HER2.

Aussi bien les études in vitro que les essais chez lanimal ont montré que le trastuzumab inhibe la prolifération de cellules tumorales humaines qui surexpriment HER2. Le trastuzumab est un médiateur de la cytotoxicité à médiation cellulaire dépendant des anticorps (ADCC). Des données recueillies dans le cadre des études in vitro indiquent que lADCC induite par le trastuzumab sexerce de préférence sur les cellules cancéreuses surexprimant HER2.

Détection de la surexpression de HER2 ou de lamplification du gène HER2 dans le cancer du sein

Le trastuzumab ne doit être utilisé que chez les patients dont les tumeurs surexpriment HER2 ou présentent une amplification génique de HER2. La surexpression de HER2 doit être détectée par immunohistochimie (IHC) sur des fragments tumoraux fixés (voir «Posologie/Mode demploi»). Lamplification génique de HER2 doit être mise en évidence par hybridation in situ en fluorescence (FISH) ou par hybridation in situ chromogénique (CISH) sur des fragments tumoraux fixés. Les patients peuvent bénéficier du traitement par le trastuzumab sils présentent une forte surexpression de HER2, définie par un score 3+ à lIHC, ou un résultat FISH ou CISH positif.

Afin dobtenir des résultats exacts et reproductibles, les analyses doivent être effectuées dans un laboratoire spécialisé, pouvant garantir la validation des méthodes de test.

La grille recommandée pour évaluer lintensité de la coloration par IHC est la suivante:

Score d’intensité de coloration

Coloration

Évaluation de la surexpression de HER2

0

Aucune coloration nest observée ou la coloration de la membrane est observée dans moins de 10% des cellules tumorales.

Négative

1+

Une coloration faible ou à peine perceptible de la membrane est observée dans plus de 10% des cellules tumorales. Les cellules ne sont colorées que sur une partie de leur membrane.

Négative

2+

Une coloration faible à modérée de toute la membrane est observée dans plus de 10% des cellules tumorales.

Équivoque

3+

Une coloration modérée à forte de toute la membrane est observée dans plus de 10% des cellules tumorales.

Positive

 

Le résultat du test FISH est généralement considéré comme positif lorsque le rapport entre le nombre de copies du gène HER2 par cellule tumorale et le nombre de copies du chromosome 17 est supérieur ou égal à 2 ou, si le nombre de copies du chromosome 17 nest pas mesuré en tant que valeur témoin, lorsquil y a plus de 4 copies du gène HER2 par cellule tumorale.

Le résultat du test CISH est généralement considéré comme positif lorsquil y a plus de 5 copies du gène HER2 par noyau cellulaire dans plus de 50% des cellules tumorales.

Pour une information complète sur la performance et linterprétation de ces tests, consulter les notices demballage de tests FISH et CISH certifiés.

 

Détection de la surexpression de HER2 ou de lamplification du gène HER2 dans le cancer métastatique de lestomac ou de la jonction oeso-gastrique

Seule une méthode fiable et validée doit être utilisée pour la détection de la surexpression de HER2 ou de lamplification du gène HER2. LIHC est recommandée à titre de première modalité de test. Dans les cas où le statut damplification du gène de HER2 est également nécessaire, une méthode dhybridation in situ à largent (SISH) ou FISH doit être utilisée. Afin dobtenir des résultats exacts et reproductibles, les analyses doivent être effectuées dans un laboratoire spécialisé, pouvant garantir la validation des méthodes de test. Pour une information complète sur la performance et linterprétation de ces tests, consulter les notices demballage de tests FISH et SISH certifiés.

Dans létude ToGA, les patients dont les tumeurs étaient soit IHC3+ soit FISH positives étaient définis HER2-positifs et ont été inclus dans létude. En se basant sur les résultats de létude clinique, les effets bénéfiques étaient limités aux patients dont les surexpressions de protéine HER2 avaient les taux les plus élevés, définis par un IHC3+, ou IHC2+ et un résultat FISH positif.

Dans une étude comparative de méthodes (étude D008548), un haut degré de concordance (>95%) a été observé entre les méthodes SISH et FISH pour la détection de lamplification du gène de HER2 chez les patients atteints dun cancer gastrique.

Le trastuzumab ne doit être utilisé que chez les patients dont la tumeur présente une forte surexpression de HER2, c.-à-d. IHC3+ ou IHC2+ plus un résultat FISH ou SISH positif.

Lamplification du gène HER2 doit être détectée par hybridation in situ, p. ex. FISH ou SISH sur des fragments tumoraux fixés.

La grille recommandée pour évaluer lintensité de la coloration par IHC est la suivante:

Score

Coloration de léchantillon chirurgical

Coloration de léchantillon biopsique

Évaluation de la surexpression de HER2

0

Aucune coloration nest observée ou la coloration de la membrane est observée dans moins de 10% des cellules tumorales.

Aucune coloration nest observée ou une coloration membranaire nest observée dans aucune cellule tumorale

Négative

1+

Une coloration faible ou à peine perceptible de la membrane est observée dans plus de 10% des cellules tumorales. Les cellules ne sont colorées que sur une partie de leur membrane.

Un amas de cellules tumorales avec une coloration membranaire faible ou à peine perceptible est observé indépendamment du pourcentage de cellules tumorales colorées

Négative

2+

Une coloration membranaire complète ou basolatérale, faible à modérée, est observée dans au moins 10% des cellules tumorales

Un amas de cellules tumorales avec une coloration membranaire faible à modérée, complète, basolatérale ou latérale, est observé indépendamment du pourcentage de cellules tumorales colorées

Équivoque

3+

Une coloration membranaire complète, basolatérale ou latérale, forte, est observée dans au moins 10% des cellules tumorales

Un amas de cellules tumorales avec une coloration membranaire forte, complète, basolatérale ou latérale, est observé indépendamment du pourcentage de cellules tumorales colorées

Positive

 

En règle générale, le résultat du test FISH ou SISH est considéré comme positif si le rapport entre le nombre de copies du gène HER2 par cellule tumorale et le nombre de copies du chromosome 17 est supérieur ou égal à 2.

Une expression de HER2 est retrouvée en majorité dans le sous-type histologique intestinal. À la différence du cancer du sein, la coloration par immunohistochimie est la plupart du temps incomplète dans le cancer de lestomac.

HER2 peut être mis en évidence sous forme de molécule libre dans le plasma (shedding). Mais il ny a pas de corrélation entre limportance de lexpression de HER2 dans le plasma et lévolution clinique. On ne dispose daucune donnée sur le «shedding» dans le cancer de lestomac.

 

Efficacité clinique

Cancer du sein métastatique

Au cours des essais cliniques, le trastuzumab a été utilisé en monothérapie chez des patients atteints de cancer du sein métastatique dont les tumeurs surexprimaient HER2, et qui navaient pas répondu à une ou plusieurs chimiothérapies instaurées pour traiter leur maladie métastatique (trastuzumab seul).

Le trastuzumab a également été utilisé en association avec le paclitaxel ou le docétaxel pour traiter des patients nayant jamais reçu de chimiothérapie pour leur cancer du sein métastatique. Les patients ayant précédemment reçu une chimiothérapie adjuvante à base danthracyclines ont été traités par le paclitaxel (175 mg/m en perfusion de 3 heures), avec ou sans trastuzumab. Dans létude pivot portant sur le traitement par le docétaxel (perfusion de 100 mg/m pendant une heure), administré seul ou en association avec le trastuzumab, 60% des patients avaient précédemment reçu une chimiothérapie adjuvante à base danthracyclines. Les patients ont été traités par le trastuzumab jusquà la progression de la maladie.

Lefficacité du trastuzumab en association avec le paclitaxel chez les patients nayant pas reçu danthracyclines à titre de traitement adjuvant na pas été étudiée. Néanmoins, lassociation trastuzumab plus docétaxel sest avérée efficace chez tous les patients – quils aient reçu ou non une chimiothérapie adjuvante à base danthracyclines.

La méthode dévaluation de la surexpression de HER2 pour déterminer léligibilité des patients dans létude pivot (trastuzumab en monothérapie et trastuzumab + paclitaxel) était la coloration immunohistochimique HER2 sur du matériel fixé provenant de biopsies tissulaires (tumeurs mammaires) utilisant les anticorps monoclonaux murins CB11 et 4D5. Le formol ou le liquide de Bouin ont été utilisés comme fixateurs des tissus. Pour les essais cliniques, cette technique a été conduite dans un laboratoire central utilisant une échelle de 0 à 3+. Les patients avec une coloration cotée 2+ ou 3+ ont été inclus tandis que ceux avec une coloration cotée 0 ou 1+ ont été exclus. Plus de 70% des patients inclus présentaient une surexpression cotée 3+. Les données suggèrent que le bénéfice thérapeutique a été supérieur chez les patients présentant une surexpression plus marquée de HER2 (3+).

Limmunohistochimie a constitué la principale méthode dévaluation de la surexpression de HER2 dans létude pivot portant sur le traitement par le docétaxel administré seul ou en association avec le trastuzumab. Un test FISH a été utilisé chez une minorité de patients. Dans cette étude, 87% des patients inclus présentaient une surexpression cotée 3+ (IHC) et 95% des patients présentaient un IHC3+ et/ou un FISH positifs.

 

Traitement combiné associant le trastuzumab et le paclitaxel ou le docétaxel:

Les données defficacité recueillies à partir des études en monothérapie et en association (avec le paclitaxel ou le docétaxel) sont résumées dans le tableau suivant:

Paramètre

Association

Monothérapie

 

Trastuzumab plus paclitaxel1

Paclitaxel1

Trastuzumab plus docétaxel2

Docétaxel2

Trastuzumab1

 

n=68

n=77

n = 92

n=94

n = 172

Durée médiane de la réponse (mois) (intervalle de confiance à 95%)

 

8,3

4,6

11,7

5,7

9,1

(7,3-8,8)

(3,7-7,4)

(9,3-15,0)

(4,6-7,6)

(5,6-10,3)

TTP médian (mois) (intervalle de confiance à 95%)

7,1

3,0

11,7

6,1

3,2

(6,2-12,0)

(2,0-4,4)

(9,2-13,5)

(5,4-7,2)

(2,6-3,5)

Durée médiane de survie (mois) (intervalle de confiance à 95%)

24,8

17,9

31,2

22,7

16,4

(18,6-33,7)

(11,2-23,8)

(27,3-40,8)

(19,1-30,8)

(12,3-n.e.)

Taux de réponse (%) (intervalle de confiance à 95%)

49%

17%

61%

34%

18%

(36-61)

(9-27)

(50-71)

(25-45)

(13-25)

TTP = Time To Progression (délai jusquà progression); «n.e.» indique que la valeur na pas pu être estimée ou na pas encore été atteinte.

1 Sous-groupe de patients présentant une surexpression cotée 3+ (IHC)

2 Population en intention de traiter

 

Traitement combiné associant le trastuzumab et l’anastrozole:

Le trastuzumab a été étudié en association avec lanastrozole, en traitement de première intention chez des patientes postménopausées présentant un cancer du sein métastatique surexprimant le HER2 avec récepteurs hormonaux positifs (p. ex. récepteurs aux œstrogènes (RE) et/ou récepteurs à la progestérone (RP) positifs), mais qui navaient pas encore reçu de chimiothérapie pour leur affection métastatique. Les patients présentant des métastases cérébrales ont également été exclus. La survie sans progression de la maladie a été significativement prolongée dans le groupe sous trastuzumab et anastrozole par rapport au groupe sous anastrozole seul (4,8 mois versus 2,4 mois, p=0,0016). En outre, les paramètres suivants ont été significativement améliorés par ladministration du trastuzumab: taux de réponse global (16,5% versus 6,7%), taux de bénéfice clinique (Clinical-Benefit-Rate, 42,7% versus 27,9%) et temps jusquà la progression de la maladie (4,8 mois versus 2,4 mois). Aucune différence na pu être identifiée entre les deux groupes en ce qui concerne le temps jusquà lapparition de la réponse ainsi que la durée de la réponse. En moyenne, le temps de survie total a été prolongé de 4,6 mois dans le groupe de patients sous traitement combiné. La différence nétait cependant pas statistiquement significative. Dans ce contexte, il faut néanmoins tenir compte du fait que le traitement a été changé (crossover) chez plus de la moitié des patients du groupe sous monothérapie par lanastrozole, au bénéfice dune thérapie incluant le trastuzumab après progression de la maladie. 52% des patients qui avaient reçu du trastuzumab et de lanastrozole ont survécu au moins 2 ans en comparaison aux 45% des patients qui navaient reçu que de lanastrozole au début du traitement (différence statistiquement non significative).

 

Cancer du sein au stade précoce

Pour le traitement adjuvant, le trastuzumab a été testé dans le cadre de quatre études multicentriques randomisées de phase III.

Létude BO16348 (HERA) avait pour but de comparer un traitement par le trastuzumab toutes les 3 semaines (durant 1 et 2 ans) à une observation chez des patients atteints de cancer du sein HER2-positif au stade précoce. Avant ladministration du trastuzumab, les patients avaient subi une intervention chirurgicale, reçu une chimiothérapie validée et (si appropriée) une radiothérapie. Le traitement par le trastuzumab sur 2 ans a par ailleurs été comparé au même traitement sur un an. Les patients affectés au groupe sous traitement par le trastuzumab ont reçu une dose initiale de 8 mg/kg de poids corporel, puis une dose de 6 mg/kg de poids corporel toutes les 3 semaines pendant un ou deux ans.

Dans létude BO16348 (HERA), les cancers du sein HER2-positifs au stade précoce étaient limités aux adénocarcinomes primitifs du sein, invasifs et opérables, avec ganglions axillaires positifs ou avec ganglions axillaires négatifs et tumeur dun diamètre dau moins 1 cm.

Les résultats enregistrés dans létude BO16348 (HERA) en termes defficacité sont résumés dans le tableau ci-après:

Résultats obtenus en termes defficacité du trastuzumab (étude BO16348/HERA) (traitement durant 1 an) versus non-traitement: résultats lors du suivi médian à 12 mois* et à 8 ans**

 

Paramètre

Suivi médian

12 mois

Suivi médian

8 ans

 

Pas de trastuzumab, uniquement

Trastuzumab,

Pas de trastuzumab, uniquement suivi

Trastuzumab,

 

suivi

1 an

 

1 an

 

n=1693

n=1693

n=1697***

n=1702***

Survie sans maladie

Nombre de patients avec événement

219 (12,9%)

127 (7,5%)

570 (33,6%)

471 (27,7%)

Nombre de patients sans événement

1474

(87,1%)

1566 (92,5%)

1127 (66,4%)

1231 (72,3%)

Valeur de p vs suivi

<0,0001

<0,0001

Hazard Ratio vs observation

0,54

0,76

Survie sans récidive

Nombre de patients avec événement

208 (12,3%)

113 (6,7%)

506 (29,8%)

399 (23,4%)

Nombre de patients sans événement

1485 (87,7%)

1580 (93,3%)

1191 (70,2%)

1303 (76,6%)

Valeur de p vs suivi

<0,0001

<0,0001

Hazard Ratio vs observation

0,51

0,73

Survie sans atteinte dautres organes

Nombre de patients avec événement

184 (10,9%)

99 (5,8%)

488 (28,8%)

399 (23,4%)

Nombre de patients sans événement

1508 (89,1%)

1594 (94,6%)

1209 (71,2%)

1303 (76,6%)

Valeur de p vs suivi

<0,0001

<0,0001

Hazard Ratio vs suivi

0,50

0,76

Taux de survie globale (décès)

Nombre de patients avec événement

40 (2,4%)

31 (1,8%)

350 (20,6%)

278 (16,3%)

Nombre de patients sans événement

1653 (97,65%)

1662 (98,2%)

1347 (79,4%)

1424 (83,7%)

Valeur de p vs suivi

0,24

0,0005

Hazard Ratio vs suivi

0,75

0,76

* Le critère co-primaire survie sans maladie à un an versus observation se situait dans les limites statistiques prédéfinies.

** Analyse finale (y compris 52% des patients du groupe observationnel ayant passé au groupe trastuzumab).

*** Il existe une discrépance dans la taille de léchantillon total, dans la mesure où un petit groupe de patients a été randomisé après léchéance du suivi médian de 12 mois.

 

Dans lanalyse intermédiaire, les résultats de lefficacité ont dépassé les limites statistiques prédéfinies dans le protocole pour la comparaison du traitement dun an du trastuzumab versus observation. À lissue dune période de suivi médian de 12 mois, le Hazard Ratio (HR) pour la survie sans maladie était de 0,54 (IC à 95% 0,44, 0,67), ce qui correspond à un bénéfice absolu de 7,6 points de pourcentage (85,8% vs 78,2%) au niveau de la survie sans maladie après deux ans en faveur du groupe sous trastuzumab.

Une analyse finale réalisée à la fin dune période de suivi médian de 8 ans a montré que le traitement par le trastuzumab durant un an diminue de 24% le risque par rapport au groupe purement observationnel (HR=0,76, IC 95% 0,67, 0,86). Ceci représente un bénéfice absolu de 6,4 points de pourcentage au niveau de la survie sans maladie après 8 ans en faveur du groupe sous trastuzumab (traitement dun an).

Cette analyse finale a montré que le prolongement de la durée de traitement par le trastuzumab à deux ans napporte pas davantage par rapport au traitement dun an [HR de la survie sans maladie dans le but de traiter la population (intent to treat, ITT) durant 2 ans vs 1 an = 0,99 (IC à 95%: 0,87, 1,13), valeur de p = 0,90 et HR de la survie globale = 0,98 (0,83, 1,15); valeur de p = 0,78]. Le taux de dysfonction cardiaque asymptomatique était augmenté dans le groupe traité durant 2 ans (8,1% vs 4,6% dans le groupe traité durant un an). Dans le groupe traité durant 2 ans, davantage de patients ont présenté au moins un événement indésirable de grade 3 ou de grade 4 (20,4%) par rapport au groupe traité durant un an (16,3%).

Les études NCCTG N9831 et NSAPB B-31, qui ont fait lobjet dune analyse commune, ont été conçues pour examiner le bénéfice clinique du traitement associant le trastuzumab (H) et le paclitaxel (P) après une chimiothérapie à base dAC (doxorubicine plus cyclophosphamide). Létude NCCTG N9831 a évalué en outre lajout de façon séquentielle de trastuzumab à une chimiothérapie par AC/paclitaxel chez des patients atteints dun cancer du sein HER2-positif au stade précoce après chirurgie.

Dans lanalyse commune des études NCCTG N9831 et NSAPB B-31, les cancers du sein au stade précoce étaient limités aux femmes présentant des tumeurs à haut risque opérables, définies comme des cancers HER2-positifs avec ganglions axillaires positifs, ou des cancers HER2-positifs avec ganglions axillaires négatifs et la présence de facteurs de risque élevés (taille de la tumeur >1 cm et RE négatifs ou taille de la tumeur >2 cm quel que soit le statut hormonal).

Le trastuzumab a été administré en association avec le paclitaxel après une chimiothérapie à base dAC. Le paclitaxel a été administré comme suit:

·paclitaxel intraveineux - 80 mg/m2 sous forme de perfusion i.v. continue, administrés toutes les semaines pendant 12 semaines

ou

·paclitaxel intraveineux - 175 mg/m2 sous forme de perfusion i.v. continue, administrés toutes les 3 semaines pendant 4 cycles (jour 1 de chaque cycle).

Dans les études NCCTG 9831 et NSABP B-31, le trastuzumab i.v. a été administré toutes les semaines avec la chimiothérapie: dose initiale de 4 mg/kg de poids corporel en perfusion de 90 minutes, suivie de 2 mg/kg de poids corporel en perfusion de 30 minutes. Le traitement par le trastuzumab a été poursuivi pendant 1 an à partir de la première administration.

Au moment de lanalyse intermédiaire, la durée médiane du suivi était de 1,8 an pour le bras ACP et de 2,0 ans pour le bras ACPH.

 

Résumé des résultats en termes defficacité de lanalyse commune des études NCCTG 9831 et NSABP B-31 au moment de lanalyse finale de la survie sans maladie*:

Paramètre

ACP

n=1679

ACP+H

n=1672

Valeur de p

Hazard ratio

Survie sans maladie

Patients avec événement

261 (15,5%)

133 (8,0%)

<0,0001

0,48 (0,39-0,59)

Patients sans événement

1418 (84,5%)

1539 (92,0%)

 

 

Récidive

Patients avec événement

235 (14,0%)

117 (7,0%)

<0,0001

0,47 (0,37-0,58)

Patients sans événement

1444 (86,0%)

1555 (93,0%)

 

 

Récidive à distance (métastases)

Patients avec événement

193 (11,5%)

96 (5,7%)

<0,0001

0,47 (0,37-0,60)

Patients sans événement

1486 (88,5%)

1576 (94,3%)

 

 

Survie globale

Patients avec événement

92 (5,5%)

62 (3,7%)

0,014**

0,67 (0,48-0,92)

Patients sans événement

1587 (94,5%)

1610 (96,3%)

 

 

A: doxorubicine; C: cyclophosphamide; P: paclitaxel; H: trastuzumab

* pour une durée médiane de suivi de 1,8 an chez les patients du bras ACP et de 2,0 ans chez les patients du bras ACPH.

** la valeur de p pour la survie globale na pas dépassé le seuil statistique prédéfini pour la comparaison entre ACPH et ACP.

 

En ce qui concerne le critère principal, la survie sans maladie, lajout du trastuzumab à une chimiothérapie par le paclitaxel a entraîné une diminution du risque de récidive de la maladie de 52%. En ce qui concerne le taux de survie à 3 ans sans maladie, le hazard ratio se traduit par un bénéfice absolu de 11,8 points de pourcentage (87,2% vs 75,4%) en faveur du bras ACPH (trastuzumab).

Lanalyse finale de la survie globale, programmée à lavance et effectuée dans le cadre de lanalyse commune des études NSABP B-31 et NCCTG N9831, a été réalisée après la survenue de 707 cas de décès (durée médiane de suivi de 8,3 ans dans le groupe ACPH). Le traitement par ACPH a entraîné un allongement statistiquement significatif de la survie globale par rapport au traitement par ACP (HR stratifié = 0,64; IC à 95% [0,55, 0,74]; valeur de p du test du Log-Rank <0,0001). Après 8 ans, le taux de survie a été estimé à 86,9% dans le bras ACPH et à 79,4% dans le bras ACP; ceci correspond à un bénéfice absolu de 7,4% (IC à 95% 4,9%, 10,0%).

Létude BCIRG 006 a évalué le trastuzumab soit en association avec le docétaxel après une chimiothérapie à base dAC, soit en association avec le docétaxel et le carboplatine, chez des patients atteints dun cancer du sein HER2-positif au stade précoce après intervention chirurgicale.

Dans létude BCIRG 006, les cancers du sein HER2-positifs au stade précoce étaient limités soit aux patients présentant des ganglions positifs, soit aux patients présentant des ganglions négatifs et à risque élevé, définis comme une atteinte ganglionnaire négative (pN0) et au moins 1 des facteurs suivants: taille de la tumeur >2 cm, récepteurs aux œstrogènes et à la progestérone négatifs, grade histologique et/ou nucléaire 2-3 ou âge <35 ans.

Dans létude BCIRG 006, le trastuzumab a été administré soit en association avec le docétaxel après une chimiothérapie à base dAC (AC-DH), soit en association avec le docétaxel et le carboplatine (DCarbH).

Le docétaxel a été administré comme suit:

·docétaxel intraveineux - 100 mg/m sous forme de perfusion i.v. sur 1 heure, administrés toutes les 3 semaines pendant 4 cycles (jour 2 du cycle 1 de docétaxel, puis jour 1 de chaque cycle suivant)

ou

·docétaxel intraveineux - 75 mg/m sous forme de perfusion i.v. sur 1 heure, administrés toutes les 3 semaines pendant 6 cycles (jour 2 du cycle 1, puis jour 1 de chaque cycle suivant),

suivis de carboplatine – pour une AUC cible de 6 mg/ml/min sous forme de perfusion i.v. sur 30-60 minutes, administrés toutes les 3 semaines pendant au total 6 cycles.

Le trastuzumab i.v. a été administré toutes les semaines avec la chimiothérapie: dose initiale de 4 mg/kg de poids corporel en perfusion de 90 minutes, suivie de 2 mg/kg de poids corporel en perfusion de 30 minutes. À la fin de la chimiothérapie, le trastuzumab a été administré toutes les 3 semaines (dose initiale de 8 mg/kg de poids corporel en perfusion de 90 minutes, suivie de 6 mg/kg de poids corporel en perfusion de 30 minutes). Le traitement par le trastuzumab a été poursuivi pendant 1 an à partir de la première administration.

La durée médiane du suivi a été de 2,9 ans dans le bras ACD et de 3,0 ans dans le bras ACDH ainsi que dans le bras DCarbH.

Les résultats en termes defficacité de létude BCIRG 006 sont résumés dans les tableaux suivants:

Résumé des analyses defficacité ACD versus ACDH (étude BCIRG 006)

Paramètre

ACD
(n = 1073)

ACDH
(n = 1074)

Valeur de p
vs
ACD
(Log-Rank)

Hazard ratio vs

ACD
(IC à 95%)

Survie sans maladie

Nombre de patients avec événement

195 (18,2%)

134 (12,5%)

<0,0001

0,61 (0,49-0,77)

Nombre de patients sans événement

878 (81,8%)

940 (87,5%)

 

 

Métastases à distance

Nombre de patients avec événement

144 (13,4%)

95 (8,8%)

<0,0001

0,59 (0,46-0,77)

Nombre de patients sans événement

929 (86,6%)

979 (91,2%)

 

 

Décès (événement ayant un impact sur la survie globale)

Nombre de patients avec événement

80 (7,5%)

49 (4,6%)

0,0024

0,58 (0,40-0,83)

Nombre de patients sans événement

993 (92,5%)

1025 (95,4%)

 

 

ACD = doxorubicine plus cyclophosphamide, suivis de docétaxel; ACDH = doxorubicine plus cyclophosphamide, suivis de docétaxel plus trastuzumab; IC = intervalle de confiance

 

Résumé des analyses defficacité ACD versus DCarbH (étude BCIRG 006)

Paramètre

ACD
(n = 1073)

DCarbH
(n = 1075)

Valeur de p
vs ACD
(Log-Rank)

Hazard ratio
vs ACD
(IC à 95%)

Survie sans maladie

Nombre de patients avec événement

195 (18,2%)

145 (13,5%)

0,0003

0,67 (0,54-0,83)

Nombre de patients sans événement

878 (81,8%)

930 (86,5%)

 

 

Métastases à distance

Nombre de patients avec événement

144 (13,4%)

103 (9,6%)

0,0008

0,65 (0,50-0,84)

Nombre de patients sans événement

929 (86,6%)

972 (90,4%)

 

 

Décès (événement ayant un impact sur la survie globale)

Nombre de patients avec événement

80 (7,5%)

56 (5,2%)

0,0182

0,66 (0,47-0,93)

Nombre de patients sans événement

993 (92,5%)

1019 (94,8%)

 

 

ACD = doxorubicine plus cyclophosphamide, suivis de docétaxel; DCarbH = docétaxel, carboplatine et trastuzumab; IC = intervalle de confiance

 

En ce qui concerne le critère principal, la survie sans maladie, le hazard ratio de létude BCIRG 006 se traduit par un bénéfice absolu en termes de survie à 3 ans sans maladie de 5,8 points de pourcentage (86,7 vs 80,9%) en faveur du bras ACDH (trastuzumab) et de 4,6 points de pourcentage (85,5 vs 80,9%) en faveur du bras DCarbH (trastuzumab) par rapport à ACD.

En ce qui concerne le critère secondaire, la survie globale, le traitement par ACDH a diminué le risque de mortalité de 42% par rapport à ACD; chez les patients traités par DCarbH, le risque de mortalité a diminué de 34% par rapport à ACD.

Dans létude BCIRG 006, 213 des 1075 patients du bras DCarbH, 221 des 1074 patients du bras ACDH et 217 des 1073 patients du bras ACD ont eu un indice de Karnofsky ≤90 (soit 80 soit 90). Aucun bénéfice en termes de survie sans maladie na été constaté dans ce sous-groupe de patients (hazard ratio = 1,16, IC à 95% [0,73, 1,83] pour DCarbH vs ACD; hazard ratio 0,97, IC à 95% [0,60, 1,55] pour ACDH vs ACD).

 

Traitement néoadjuvant/adjuvant

Dans létude MO16432 (NOAH), ladministration du trastuzumab a été évaluée en association avec 10 cycles au total de chimiothérapie néoadjuvante comprenant non seulement une anthracycline, mais aussi un taxane (doxorubicine (A) et paclitaxel (P) plus trastuzumab (H), suivis de P+H, suivis de cyclophosphamide/méthotrexate/fluorouracile (CMF) plus H, suivis dun traitement adjuvant par le trastuzumab jusquà une durée totale de traitement dun an) chez des patients atteints dun cancer du sein nouvellement diagnostiqué, localement avancé (stade III) ou inflammatoire, HER2-positif.

La durée médiane du suivi dans le bras sous trastuzumab a été de 3,8 ans. La réponse pathologique complète est définie comme labsence de toute tumeur invasive à la fois dans les seins et les ganglions axillaires.

Paramètre

Chimiothérapie + trastuzumab (n = 115)

Chimiothérapie seule (n = 116)

 

Survie sans événement

 

 

Hazard-Ratio
(IC à 95%)

Nombre de patients avec un événement

46

59

0,65

(0,44, 0,96)

p=0,0275

Total des rémissions pathologiques complètes (IC à 95%)

40%

(31,0, 49,6)

20,7%
(13,7, 29,2)

p=0,0014

 

Concernant le critère dévaluation principal, la survie sans événement, lajout du trastuzumab à la chimiothérapie néoadjuvante suivi dun traitement adjuvant par le trastuzumab pendant une durée totale de 52 semaines a entraîné une réduction du risque de récidive/progression de la maladie de 35% (Hazard Ratio: 0,65 [IC à 95%: 0,44, 0,96]; p <0,0275). Après 3 ans, 65% des patients du bras sous trastuzumab et 52% des patients du bras témoin étaient sans événement, ce qui reflète une amélioration de 13% en faveur du bras sous trastuzumab.

 

Métastases du SNC

Dans létude HERA, il a été constaté, en ce qui concerne la localisation des premières récidives, une différence de 0,3% pour ce qui est des métastases du SNC dans le groupe sous trastuzumab (1,2% des patients contre 0,9% des patients du groupe témoin). Au total, lincidence des métastases SNC (premières récidives et récidives suivantes) a cependant été semblable dans les deux groupes (23 patients dans le groupe sous observation et 25 dans le groupe sous trastuzumab). Cela signifie que, selon toute probabilité, les micrométastases du SNC étaient, à la fin de la chimiothérapie adjuvante, à peu près aussi fréquentes dans les deux groupes thérapeutiques.

Selon lévaluation commune des études NCCTG N9831 et NSAPB B-31, des métastases cérébrales isolées ont été, en tant que premier événement, plus fréquentes dans le groupe sous trastuzumab que dans le groupe témoin (21 contre 11 dans létude B-31 et 12 contre 4 dans létude N9831). Les patients de létude B-31 ayant présenté une première fois des métastases à distance ont été suivis en vue du recensement dautres récidives. Dans cette étude, des métastases cérébrales, en tant que premier événement ou quévénement réitéré, ont été diagnostiquées au total chez 28 patients du groupe sous trastuzumab et 35 patients du groupe témoin (hazard ratio: 0,79; p=0,35).

Ainsi, lincidence des métastases cérébrales dans le groupe sous trastuzumab na pas été plus élevée que dans le groupe témoin. La différence de fréquence en ce qui concerne la survenue de métastases cérébrales en tant que premier événement chez les patients du groupe témoin peut vraisemblablement être attribuée à une rechute plus précoce dans un autre système organique.

 

Adénocarcinome métastatique de lestomac ou de la jonction œso-gastrique

Les résultats defficacité de létude BO18255 sont résumés dans le tableau suivant. Les patients ayant participé à létude navaient pas encore reçu de traitement pour leur adénocarcinome métastatique de lestomac ou de la jonction oeso-gastrique. Le critère dévaluation principal était la survie globale. Au moment de lanalyse, au total 349 patients randomisés étaient décédés: 182 patients (62,8%) dans le bras témoin et 167 patients (56,8%) dans le bras traité. La majorité des décès était due à des événements liés au cancer sous-jacent.

La survie globale a été significativement meilleure dans le bras trastuzumab + capécitabine/5-FU et cisplatine, que dans le bras capécitabine/5-FU et cisplatine (p=0,0046, test du LogRank). La survie moyenne a été de 11,1 mois avec le traitement capécitabine/5-FU et cisplatine et de 13,8 mois sous trastuzumab + capécitabine/5-FU et cisplatine. Les patients du bras trastuzumab ont présenté une réduction du risque de mortalité de 26% par rapport aux patients du bras capécitabine/5-FU (hazard ratio [HR] 0,74, IC à 95% [0,60, 0,91]).

Des analyses de sous-groupes réalisées a posteriori ont indiqué que les effets thérapeutiques étaient plus marqués lorsque les tumeurs traitées présentaient des concentrations élevées de protéine HER2 (IHC 2+/FISH+ et IHC 3+/indépendamment du statut FISH). La survie globale médiane du groupe exprimant le plus fortement HER2 a été de 11,8 mois contre 16 mois, HR 0,65 (IC à 95% 0,51, 0,83) et la survie moyenne sans progression a été de 5,5 mois contre 7,6 mois, HR 0,64 (IC à 95% 0,51, 0,79) pour capécitabine/5-FU et cisplatine et pour trastuzumab + capécitabine/5-FU et cisplatine.

Résumé des données defficacité (étude BO18255):

Population/Paramètres

FP

n=290

H + FP
n=294

HR

(IC à 95%)

Valeur de p

Population totale

Survie globale médiane (en mois)

11,1

13,8

0,74 (0,60-0,91)

0,0046

Survie sans progression médiane (en mois)

5,5

6,7

0,71 (0,59-0,85)

0,0002

Taux de réponse global, %

34,5%

47,3%

1,70a (1,22-2,38)

0,0017

IHC3+ (n=287)

Survie globale médiane (en mois)

12,5

17,9

0,59 (0,43-0,81)

n.a.b

Survie sans progression médiane (en mois)

5,7%

8,4%

0,59 (0,45-0,78)

n.a.b

IHC2+ et FISH+ (n=159)

Survie globale médiane (en mois)

10,8

12,3

0,75 (0,51-1,11)

n.a.b

Survie sans progression médiane (en mois)

5,0

5,7

0,73 (0,53-1,03)

n.a.b

Cancer de lestomac

Survie globale médiane (en mois)

11,1

14,6

0,76 (0,60-0,96)

n.a.b

Survie sans progression médiane (en mois)

5,4

6,3

0,73 (0,60-0,90)

n.a.b

Jonction œso-gastrique

Survie globale médiane (en mois)

8,6

10,9

0,67 (0,42-1,08)

n.a.b

Survie sans progression médiane (en mois)

5,6

7,6

0,61 (0,40-0,93)

n.a.b

FP: Fluoropyrimidine/cisplatine

H+FP: Fluoropyrimidine/cisplatine + trastuzumab

a Odds-Ratio

b Les valeurs de p ne sont pas mentionnées pour les sous-groupes, la puissance étant insuffisante pour mettre en évidence des différences entre les bras de létude.

 

Pharmacocinétique

La pharmacocinétique du trastuzumab a été définie dans une analyse de modèle de la pharmacocinétique de population à partir de la consultation des données poolées de 1582 sujets issus de 18 études de phase I, II et III, ayant reçu du trastuzumab par voie intraveineuse.

Absorption

Non applicable.

Distribution

Les tableaux suivants présentent les pronostics dexposition pharmacocinétiques prédits pour les populations concernées (avec les 5e 95e percentiles) et les valeurs des paramètres pharmacocinétiques en cas de concentrations cliniquement significatives (Cmax et Cmin) pour les patients présentant un cancer du sein et pour les patients présentant un AGC, ayant été traités avec les schémas posologiques autorisés administrés sur un mode hebdomadaire et toutes les 3 semaines.

 

Pronostics dexposition pharmacocinétiques prédits au cycle 1 pour les populations concernées (médiane avec 5e 95e percentiles) pour le schéma thérapeutique intraveineux chez les patients présentant un cancer du sein et les patients présentant un AGC

Posologie

Type de tumeur primitive

N

Cmin

(μg/ml)

Cmax

(μg/ml)

AUC

(μg.jour/ml)

8 mg/kg +

6 mg/kg toutes les 3 semaines

MBC/EBC

1195

29,4

(5,8-59,5)

178

(117-291)

1373

(736-2245)

AGC

274

23,1

(6,1-50,3)

132

(84,2-225)

1109

(588-1938)

4 mg/kg +

2 mg/kg hebdomadaire

MBC/EBC

1195

37,7

(12,3-70,9)

88,3

(58-144)

1066

(586-1754)

 

Pronostics dexposition pharmacocinétiques prédits à létat déquilibre pour les populations concernées (médiane avec 5e 95e percentiles) pour le schéma thérapeutique intraveineux chez les patients présentant un cancer du sein et les patients présentant un AGC

Posologie

Type de tumeur primitive

N

Cmin,ss

(μg/ml)

Cmax,ss

(μg/ml)

AUCss

(μg.jour/ml)

Intervalle pour atteindre létat déquilibre (semaine)

Fourchette de clearance totale à létat déquilibre (l/jour)

8 mg/kg +

6 mg/kg toutes les 3 semaines

MBC/EBC

1195

47,4

(5-115)

179

(107

309)

1794

(673-3618)

12

0,173-0,283

AGC

274

32,9

(6,1-88,9)

131

(72,5-251)

1338

(557-2875)

9

0,189-0,337

4 mg/kg +

2 mg/kg hebdomadaire

MBC/EBC

1195

66,1

(14,9-142)

109

(51,0-209)

1765

(647-3578)

12

0,201-0,244

 

Métabolisme

Non applicable.

Élimination

Élimination complète du trastuzumab: La période délimination du trastuzumab a été évaluée en utilisant le modèle pharmacocinétique de population correspondant après administration intraveineuse et sous-cutanée. Les résultats de ces simulations suggèrent que les concentrations sériques de trastuzumab sont <1 μg/ml chez au moins 95% des patients 7 mois après la dernière dose (env. 3% de la Cmin,ss prédite pour la population correspondante, et env. 97% de lélimination complète).

 

Antigène HER2 circulant

Cancer du sein: des concentrations mesurables du domaine extracellulaire circulant du récepteur HER2 («shed antigen») ont été décelées dans le sérum de 64% des patients atteints de cancer du sein avec surexpression de HER2 (jusquà 1880 ng/ml; médiane = 11 ng/ml). Les patients dont les taux initiaux dantigène HER2 circulant étaient plus élevés avaient des concentrations sériques minimales plutôt faibles de trastuzumab. Lors dune administration hebdomadaire, la plupart des patients ayant des taux élevés dantigène circulant ont obtenu les concentrations sériques souhaitées de trastuzumab jusquà la 6e semaine. Aucun rapport significatif na été retrouvé entre le taux initial de lantigène circulant et lefficacité clinique.

Aucune donnée nest disponible en ce qui concerne les quantités dantigène HER2 circulant chez les patients atteints de cancer de lestomac ou de cancer de la jonction oeso-gastrique.

 

Linéarité/non-linéarité

Un modèle à deux compartiments, avec une élimination parallèle linéaire et non linéaire à partir du compartiment central, reflétait le profil concentration/temps du trastuzumab. En raison de lélimination non linéaire, la clearance totale sélevait lorsque les concentrations diminuaient. En cas de cancer du sein (MBC/EBC), la clearance linéaire était de 0,127 l/jour et de 0,176 l/jour en cas dAGC. La vitesse maximale délimination (Vmax) était de 8,81 mg/j en cas délimination non linéaire, et la constance de Michaelis-Menten (Km) était de 8,92 mg/l. Le volume dans le compartiment central était de 2,62 l chez les patients présentant un cancer du sein et de 3,63 l chez les patients présentant un AGC.

 

Cinétique pour certains groupes de patients

Troubles de la fonction hépatique

Aucune étude pharmacocinétique détaillée na été effectuée chez les patients avec insuffisance hépatique.

 

Troubles de la fonction rénale

Aucune étude pharmacocinétique détaillée na été effectuée chez les patients avec insuffisance rénale. Dans une analyse pharmacocinétique de population, il a été démontré quune insuffisance rénale naffectait pas la cinétique du trastuzumab.

La cinétique pharmacologique du trastuzumab na pas été affectée par la créatinine sérique.

 

Patients âgés

Aucune étude pharmacocinétique détaillée na été effectuée chez les patients âgés. Lâge des patients na eu aucune influence sur la pharmacocinétique du trastuzumab.

 

Données précliniques

Pharmacologie de sécurité/Toxicité à long terme (ou toxicité en cas dadministration répétée)

Le trastuzumab a été bien toléré par des souris (espèce ne liant pas lanticorps) et des singes cynomolgus (espèce liant lanticorps) dans des études de toxicité à dose unique ou à doses multiples dune durée allant jusquà 6 mois. Aucun signe de toxicité aigüe ou chronique na été identifié.

Deux études de toxicité non cliniques pour déterminer les effets cardiotoxiques du trastuzumab ont été réalisées avec des macaques crabiers (singes cynomolgus).

Les effets du trastuzumab ont été étudiés chez des animaux souffrant de lésions cardiaques manifestes provoquées par le traitement antérieur par la doxorubicine. Après la fin du traitement par le trastuzumab, aucune modification de paramètres évoquant une nécrose des cellules myocardiques na été révélée. Les résultats ont montré des modifications au niveau dun paramètre, la distance entre le point E de coaptation de la valve mitrale et le septum (EPSS), mais non au niveau de deux autres paramètres, la fraction de raccourcissement (FS) et le raccourcissement circonférentiel des fibres (Vcf), qui auraient évoqué un trouble de la fonction cardiaque.

Dans une étude, les effets indésirables du traitement associant doxorubicine et trastuzumab sur la fonction cardiaque ainsi que sur les érythrocytes et les leucocytes ont été comparés à ces mêmes effets lors de la monothérapie par chacun de ces deux médicaments. Les effets indésirables du traitement combiné étaient dun degré de sévérité un peu plus élevé et dune durée plus longue que ceux de la monothérapie par la doxorubicine. La monothérapie par le trastuzumab na entraîné aucun effet indésirable.

 

Carcinogénicité

Aucune étude de carcinogénicité na été réalisée pour évaluer le potentiel carcinogène du trastuzumab.

 

Toxicité sur la reproduction

Des études de reproduction réalisées chez des singes cynomolgus avec des doses jusquà 25 fois supérieures à la dose dentretien hebdomadaire de 2 mg/kg de trastuzumab utilisée chez lêtre humain nont montré aucun signe de diminution de la fertilité féminine. Linfluence sur la fécondité des animaux mâles na pas été étudiée. Des études sur la tératogénicité, la toxicité en fin de gestation et le passage transplacentaire nont fourni aucun indice de toxicité sur la reproduction.

 

Remarques particulières

Incompatibilités

Aucune incompatibilité na été observée entre le trastuzumab et les poches à perfusion en chlorure de polyvinyle, en polyéthylène ou en polypropylène.

Lutilisation de solutions de glucose (5%) est prohibée, celles-ci entraînant lagrégation de la protéine.

Aucune étude de tolérance nayant été effectuée, le trastuzumab ne doit pas être mélangé ni dilué avec dautres médicaments.

 

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l’emballage.

 

Stabilité après ouverture

Ontruzant 150 mg et 420 mg pour injection unique

Stabilité de la solution à diluer reconstituée

Après reconstitution aseptique avec de l’eau pour préparations injectables stérile, la stabilité physico-chimique de la solution reconstituée a été démontrée pendant 7 jours entre 2 °C et 8 °C.

 

Pour des raisons microbiologiques, la solution à diluer reconstituée doit être diluée immédiatement dans la solution pour perfusion. Dans le cas contraire, les durées et les conditions de conservation de la solution prête à lemploi avant lutilisation relèvent de la responsabilité de lutilisateur et ne doivent pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 °C et 8 °C, sauf si la reconstitution a été réalisée dans des conditions dasepsie contrôlées et validées.

Ne pas congeler la solution à diluer reconstituée.

 

Stabilité de la solution pour perfusion dOntruzant 150 mg et 420 mg prête à lemploi

La stabilité physique et chimique de la solution pour perfusion dOntruzant prête à lemploi (diluée dans une solution de chlorure de sodium à 0,9%) est démontrée jusquà 30 jours à une température comprise entre 2 °C et 8 °C et pendant 24 heures à température ambiante (≤30 °C).

Pour des raisons microbiologiques, la solution pour perfusion dOntruzant doit être utilisée immédiatement. Si elle nest pas utilisée immédiatement, les durées et les conditions de conservation de la solution pour perfusion avant lutilisation relèvent de la responsabilité de lutilisateur et ne doivent pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 °C et 8 °C, sauf si la reconstitution et la dilution ont été réalisées dans des conditions dasepsie contrôlées et validées.

 

Remarques concernant lélimination

À la fin du traitement ou après lexpiration, rapporter le médicament non utilisé, dans son emballage dorigine, à la personne qui la délivré (médecin ou pharmacien) en vue de son élimination conforme.

 

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver au réfrigérateur (2-8 °C).

Conserver hors de portée des enfants.

 

Remarques concernant la manipulation

Instructions concernant la manipulation des flacons dOntruzant 150 mg et 420 mg pour injection unique

Préparation en vue de lutilisation:

Le contenu du flacon dOntruzant est reconstitué avec 7,2 ml (pour 150 mg) ou 20 ml (pour 420 mg) deau stérile pour préparations injectables (non fournie). Ne pas utiliser dautres agents de reconstitution. On obtient ainsi une solution de 7,4 ml (pour 150 mg) ou 21 ml (pour 420 mg) pour administration unique, à 21 mg de trastuzumab par ml et de pH 6,0 environ.

Pendant la reconstitution dOntruzant et la dilution pour lobtention de la solution pour perfusion, il convient déviter toute secousse et toute formation excessive de mousse afin de prévenir déventuels précipités qui réduiraient la quantité dissoute dOntruzant. Éviter également de pousser trop rapidement le piston dune seringue.

 

Instructions pour la reconstitution:

1.À laide dune seringue stérile, injecter lentement 7,2 ml (pour 150 mg) ou 20 ml (pour 420 mg) deau stérile pour préparations injectables sur le lyophilisat dOntruzant pour solution à diluer pour perfusion contenu dans le flacon.

2.Faire tourner doucement le flacon. NE PAS SECOUER!

 

Il nest pas rare quune légère couche de mousse se forme pendant le processus de reconstitution. Aussi convient-il de laisser reposer le flacon pendant environ 5 minutes après la reconstitution. La solution ne devrait ensuite quasiment pas contenir de particules visibles.

La préparation reconstituée se présente sous forme dune solution limpide, incolore à jaunâtre.

 

Remarques concernant la manipulation des flacons dOntruzant pour injection unique

Dilution de la solution reconstituée

Le volume de solution reconstituée nécessaire au traitement du patient concerné est déterminé de la façon suivante:

·sur la base dune dose initiale de 4 mg de trastuzumab/kg de poids corporel et de doses de 2 mg de trastuzumab/kg de poids corporel administrées toutes les semaines:

Grafik 1

·sur la base dune dose initiale de 8 mg de trastuzumab/kg de poids corporel et de doses ultérieures de 6 mg de trastuzumab/kg de poids corporel administrées toutes les 3 semaines:

Grafik 2

 

Le volume approprié de solution reconstituée doit être prélevé du flacon (du flacon à 150 mg ou à 420 mg pour injection unique) à laide dune aiguille et dune seringue stériles et introduit dans une poche à perfusion contenant 250 ml de solution de chlorure de sodium à 0,9%.

Ne pas utiliser de solutions de glucose (5%) (voir «Incompatibilités»). La poche doit être retournée avec précaution pour éviter la formation de mousse lors du mélange de la solution.

Lors de la préparation de la solution à diluer et de la solution pour perfusion prête à lemploi, il convient de toujours assurer la stérilité des solutions.

Il convient de vérifier visuellement, avant leur administration, que les médicaments à usage parentéral ne présentent pas de particules en suspension ou de coloration.

Une fois préparée, la perfusion doit être utilisée immédiatement. Si la dilution a été effectuée dans des conditions aseptiques, elle peut être conservée au réfrigérateur à 2-8 °C pendant 24 heures.

 

Numéro d’autorisation

68579 (Swissmedic).

 

Présentation

1 flacon à 150 mg d’Ontruzant (trastuzumab) [A]

1 flacon à 420 mg d’Ontruzant (trastuzumab) [A]

 

Titulaire de l’autorisation

Samsung Bioepis CH GmbH, Lucerne

 

Livraison

Organon GmbH, Lucerne.

 

Mise à jour de l’information

Décembre 2022