Ce médicament fait lobjet dune surveillance supplémentaire qui permettra lidentification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave. Voir la rubrique « Effets indésirables » pour les modalités de déclaration des effets secondaires.

PyzchivaTM

Composition

Principes actifs

Ustekinumab, un anticorps IgG1κ monoclonal entièrement humain produit par une lignée cellulaire de CHO en utilisant une technique dADN recombinant.

Excipients

Pyzchiva 45 mg, solution injectable en seringue préremplie et Pyzchiva 90 mg, solution injectable en seringue préremplie:

Histidine, chlorhydrate dhistidine monohydraté, polysorbate 80, saccharose, eau pour préparations injectables.

Pyzchiva 130 mg, solution à diluer pour perfusion:

Histidine, chlorhydrate dhistidine monohydraté, méthionine, édétate disodique, saccharose, polysorbate 80, eau pour préparations injectables.

1 ml de solution à diluer contient 0,002 mg de sodium.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Solution injectable par voie sous-cutanée:

Pyzchiva 45 mg solution injectable en seringue préremplie

Chaque seringue préremplie de 0,5 ml contient 45 mg dustekinumab.

Pyzchiva 90 mg solution injectable en seringue préremplie

Chaque seringue préremplie de 1,0 ml contient 90 mg dustekinumab.

Solution à diluer pour perfusion par voie intraveineuse:

Pyzchiva 130 mg solution à diluer pour perfusion

Chaque flacon perforable de 26 ml contient 130 mg dustekinumab.

Indications/Possibilités d’emploi

Psoriasis en plaques

Pyzchiva est indiqué pour le traitement de patients adultes et pédiatriques à partir de 6 ans et pesant au moins 60 kg, atteints de psoriasis en plaques modéré à sévère, sur lesquels dautres thérapies systémiques ou la PUVA thérapie, nont pas fonctionné, sont contre-indiquées ou nont pas été tolérées.

Rhumatisme psoriasique

Pyzchiva, seul ou en association avec le méthotrexate (MTX), est indiqué dans le traitement du rhumatisme psoriasique actif chez ladulte lorsque la réponse à un précédent traitement de fond antirhumatismal (DMARD) a été inadéquate. Pyzchiva améliore la fonction physique des patients atteints de rhumatisme psoriasique.

Maladie de Crohn

Pyzchiva est indiqué dans le traitement de la maladie de Crohn modérée à sévère active chez ladulte, lorsque les thérapies conventionnelles ou le traitement par un anti-TNFα ont induit une réponse insuffisante ou lorsque le patient ne répond plus à ces derniers, quils sont contre-indiqués ou quil ne les a pas tolérés.

Posologie/Mode d’emploi

Pyzchiva doit être utilisé sur ordonnance et sous la surveillance dun médecin expérimenté dans le diagnostic et le traitement des champs thérapeutiques couverts par les indications.

Pyzchiva est disponible en seringues préremplies de 45 et 90 mg pour injection sous-cutanée, et il est par conséquent impossible de ladministrer chez les patients pédiatriques (poids <60 kg) nécessitant une dose inférieure à une dose complète de 45 mg. Pour ladministration de doses inférieures à 45 mg, dautres produits à base dustekinumab doivent être utilisés.

Pour garantir la traçabilité des médicaments fabriqués par procédé biotechnologique, il est conseillé de documenter le nom commercial et le numéro du lot lors de chaque traitement.

Adultes (de 18 à 64 ans)

Psoriasis en plaques

Pour le traitement du psoriasis en plaques, Pyzchiva est administré par voie sous-cutanée.

La dose recommandée de Pyzchiva est de 45 mg sous forme dinjection sous-cutanée, suivie dune nouvelle dose de 45 mg 4 semaines plus tard et dadministrations supplémentaires toutes les 12 semaines. Alternativement, pour les patients dun poids supérieur à 100 kg, des doses de 90 mg peuvent être administrées (voir «Efficacité clinique»). La dose de 45 mg sest révélée toute aussi efficace pour les patients dun poids >100 kg, mais la dose de 90 mg présentait un degré defficacité supérieur chez ces patients.

Larrêt du traitement doit être envisagé chez les patients ne présentant pas de réponse après 28 semaines de traitement.

Rhumatisme psoriasique

Pour le traitement du rhumatisme psoriasique, Pyzchiva est administré par voie sous-cutanée.

La posologie recommandée de Pyzchiva est dune dose initiale de 45 mg administrée par voie sous-cutanée, suivie dune dose de 45 mg 4 semaines plus tard, puis ensuite toutes les 12 semaines. Il est possible daugmenter la dose à 90 mg en cas de réponse insuffisante.

Larrêt du traitement doit être envisagé chez les patients ne présentant pas de réponse après 28 semaines de traitement.

Maladie de Crohn

Il est recommandé de commencer le traitement par une dose intraveineuse (i.v.) unique de Pyzchiva, déterminée sur la base du poids corporel (voir tableau 1).

Tableau 1: doses initiales de Pyzchiva par voie intraveineusea

Poids corporel du patient au moment de ladministration

Dose

Nombre de flacons perforables de Pyzchiva 130 mg

≤55 kg

260 mg

2

>55 kg à ≤85 kg

390 mg

3

>85 kg

520 mg

4

a Dose recommandée (environ 6 mg/kg)

La première dose sous-cutanée de Pyzchiva 90 mg doit être donnée 8 semaines après la dose intraveineuse. Il est ensuite conseillé dadministrer une dose toutes les 12 semaines. Les patients qui ne répondent pas de manière suffisante au traitement peuvent éventuellement bénéficier dune augmentation de la fréquence des doses à une dose de Pyzchiva (ustekinumab) toutes les 8 semaines (voir «Efficacité clinique»). On peut aussi envisager un rythme initial dune dose toutes les 8 semaines chez les patients présentant une forme sévère de la maladie selon lappréciation clinique avec notamment des signes dinflammation des muqueuses et datteinte inflammatoire systémique.

Les immunomodulateurs et/ou les corticostéroïdes peuvent être poursuivis pendant le traitement par Pyzchiva. On pourra réduire, voire arrêter les corticostéroïdes chez les patients ayant répondu au traitement par Pyzchiva.

On envisagera une interruption du traitement après 16 semaines chez les patients nayant pas présenté des signes de bénéfice thérapeutique avec une posologie toutes les 8 semaines.

Enfants et adolescents ≥6 ans et pesant ≥60 kg

Psoriasis en plaques

Les doses de Pyzchiva recommandées en fonction du poids corporel sont présentées dans le tableau 2.

Pyzchiva doit être administré par voie sous-cutanée aux semaines 0 et 4, puis ensuite toutes les 12 semaines.

Tableau 2: doses de Pyzchiva recommandées pour les enfants et les adolescents atteints de psoriasis

Poids corporel

Dose recommandée

Forme galénique

≥60 à ≤100 kg*

45 mg

Seringue préremplie

>100 kg

90 mg

Seringue préremplie

*Pyzchiva nest pas disponible pour les patients nécessitant une dose complète inférieure à 45 mg.

Il nexiste aucune forme posologique de Pyzchiva permettant une administration basée sur le poids pour les patients pédiatriques pesant moins de 60 kg.

Les patients pesant moins de 60 kg doivent recevoir une dose précise en mg/kg dun autre produit à base dustekinumab, une solution pour injection de 45 mg sous forme de flacons dispensant une dose en fonction du poids corporel. Seuls les patients pesant 60 kg ou plus peuvent recevoir une dose de seringue préremplie à dose fixe.

Une interruption du traitement doit être envisagée chez les patients nayant pas présenté de réponse après une période de traitement allant jusquà 28 semaines.

Instructions posologiques particulières

Patients présentant des troubles de la fonction hépatique/rénale

Aucune étude avec lustekinumab na été menée dans ces groupes de patients. On ne peut donc pas formuler de recommandations pour la posologie.

Patients âgés (≥65 ans)

La posologie, le mode dadministration et la durée du traitement correspondent à ceux recommandés chez ladulte (18–64 ans).

Enfants et adolescents

Aucune étude relative à la sécurité et à lefficacité de lustekinumab na été menée auprès denfants de moins de 6 ans atteints de psoriasis en plaques. Par conséquent, lutilisation de Pyzchiva nest pas recommandée chez les enfants de moins de 6 ans.

La sécurité et lefficacité de lustekinumab dans le traitement de la maladie de Crohn chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans nont pas encore été établies. Aucune donnée nest disponible.

Mode dadministration

Voie sous-cutanée

Pyzchiva est destiné à être utilisé sous la direction et la surveillance dun médecin. Si le médecin traitant lestime justifié et que la surveillance médicale nécessaire est assurée, les patients ou leurs soignants peuvent injecter Pyzchiva après avoir bénéficié dune formation appropriée à la technique dinjection sous-cutanée et délimination du matériel.

Chez les enfants et les adolescents, Pyzchiva doit être administré par un membre du personnel médical.

Les instructions détaillées pour ladministration sous-cutanée de Pyzchiva sont indiquées dans la notice demballage respective. Les patients ou les soignants doivent recevoir linstruction dinjecter la quantité prescrite de Pyzchiva par voie sous-cutanée conformément aux instructions de la notice demballage.

Chaque seringue préremplie sont destinés à un usage unique. Les patients peuvent sentir une résistance lors de linjection. Il est important de dire aux patients dinjecter la quantité complète afin de recevoir soit 45 mg soit 90 mg de Pyzchiva.

Pyzchiva ne doit pas être injecté à des endroits la peau est sensible, meurtrie, rougie, durcie, épaissie, squameuse ou affectée par le psoriasis.

Pour plus dinformations concernant la préparation et les précautions demploi particulières lors de la manipulation, voir «Remarques concernant la manipulation».

Perfusion intraveineuse

Pyzchiva 130 mg est exclusivement destiné à la perfusion intraveineuse. La perfusion intraveineuse de Pyzchiva doit être administrée par du personnel médical qualifié.

Pour la préparation à ladministration, voir «Remarques concernant la manipulation».

Contre-indications

Hypersensibilité sévère au principe actif ustekinumab ou à lun des excipients de la composition. Infection active et cliniquement pertinente (p.ex. une tuberculose active; voir «Mises en garde et précautions»).

Mises en garde et précautions

Infections

Lustekinumab est un immunosuppresseur sélectif et peut, sous certaines conditions, augmenter le risque dinfections et entraîner la réactivation dinfections latentes.

Lors détudes cliniques, des infections bactériennes et virales graves ainsi que des infections fongiques ont été observées chez les patients traités par ustekinumab (voir «Effets indésirables» - «Infections»).

Des infections opportunistes, notamment une réactivation de la tuberculose, dautres infections bactériennes opportunistes (dont infection mycobactérienne atypique, méningite à listeria, pneumonie à legionella, et nocardiose), des infections fongiques opportunistes, des infections virales opportunistes (dont encéphalite causée par Herpes simplex 2), et des infections parasitaires (dont toxoplasmose oculaire) ont été rapportées chez les patients traités par ustekinumab.

Lustekinumab ne doit pas être administré à des patients souffrant dune infection clinique active significative. Une prudence particulière est requise lorsque la possibilité dutilisation dustekinumab est envisagée pour des patients souffrant dune infection chronique ou ayant des antécédents de récidives infectieuses.

Avant le début du traitement par Pyzchiva, les patients doivent être soumis à un test tuberculinique. Pyzchiva ne doit pas être administré à des patients atteints de tuberculose active. En cas dinfection tuberculeuse latente, un traitement adapté doit être entrepris avant ladministration de Pyzchiva. Un traitement antituberculeux doit également être envisagé avant ladministration de Pyzchiva chez les patients ayant des antécédents de tuberculose latente ou active et pour lesquels le suivi dun traitement adapté ne peut être confirmé. Pendant et après le traitement, il convient de surveiller très étroitement tout symptôme de tuberculose active chez les patients qui reçoivent Pyzchiva.

Les patients doivent être informés de la nécessité de consulter un médecin en cas dapparition de symptômes dinfection. En cas dinfection grave, les patients doivent faire lobjet dune surveillance étroite et Pyzchiva ne doit pas être administré tant que linfection na pas été éliminée.

Tumeurs malignes

Lustekinumab est un immunosuppresseur sélectif et les agents immunosuppresseurs peuvent augmenter le risque de tumeurs malignes. Au cours des études cliniques, certains patients traités par ustekinumab ont développé des tumeurs malignes cutanées et non cutanées (voir «Effets indésirables» «Tumeurs malignes»).

Aucune étude évaluant lustekinumab na été réalisée chez des patients avec antécédents de tumeurs malignes. La prudence est requise lorsque ladministration de Pyzchiva est envisagée chez des patients avec antécédents de tumeur maligne ou lorsque la poursuite du traitement par lustekinumab est envisagée après lapparition dune nouvelle tumeur maligne.

Tous les patients, en particulier ceux âgés de plus de 60 ans, ceux avec des antécédents médicaux de traitements prolongés par immunosuppresseurs ou ceux ayant des antécédents de traitement par PUVAthérapie doivent être étroitement surveillés à la recherche dun cancer cutané non mélanomateux (voir «Effets indésirables» - «Tumeurs malignes»).

Syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible (SLPR)

Un cas de SLPR a été observé lors du programme de développement clinique auquel 3523 patients traités par ustekinumab ont pris part. Un patient ayant reçu 12 doses dustekinumab sur une période de deux ans environ a commencé à souffrir de céphalées, de crampes musculaires et de confusion mentale. Suite à cela, ladministration dinjections dustekinumab a été suspendue et le patient sest totalement rétabli grâce à un traitement adapté.

Le SLPR est une maladie neurologique qui nest pas causée par une démyélinisation ou un agent connu. Le SLPR peut être accompagné de céphalées, crampes musculaires, confusion mentale et troubles de la vision. Le SLPR a été mis en relation avec les conditions suivantes: pré-éclampsie, éclampsie, hypertonie aiguë, cytostatiques et immunosuppresseurs. Des cas mortels ont été rapportés.

En cas de suspicion de SLPR, le traitement par Pyzchiva doit être arrêté et un traitement adapté doit être entrepris.

Réactions dhypersensibilité

Après introduction sur le marché, des données détudes ont fait état de réactions dhypersensibilité graves incluant anaphylaxie et angio-œdème. Dans certains cas, ces réactions sont apparues plusieurs jours après le traitement. En cas de choc anaphylactique ou dautre réaction dhypersensibilité grave, un traitement adapté doit être entrepris et le traitement par Pyzchiva doit être arrêté (voir «Effets indésirables»).

Des cas dalvéolite allergique, de pneumonie à éosinophiles et de pneumonie organisée non infectieuse ont été rapportés pendant lutilisation de lustekinumab depuis la commercialisation. Les tableaux cliniques comprenaient toux, dyspnée et infiltrats interstitiels après ladministration dune à trois doses. Les complications graves incluaient insuffisance respiratoire et prolongation de lhospitalisation. Une amélioration a été rapportée après larrêt de lustekinumab et dans certains cas aussi après ladministration de corticostéroïdes. Si une infection est exclue et le diagnostic est confirmé, il convient darrêter ladministration dustekinumab et dinstaurer un traitement approprié (voir «Effets indésirables»).

Immunisations

Linfluence de lustekinumab sur la réponse vaccinale nest pas encore connue. Les vaccins standards recommandés doivent donc, dans la mesure du possible, être administrés avant le début du traitement.

Au cours du traitement par Pyzchiva, aucun vaccin contenant des bactéries ou des virus actifs ne doit être administré (par exemple; le bacille de Calmette- Guérin [BCG]).

Il nexiste aucune donnée concernant la transmission secondaire dinfections par vaccins vivants chez les patients sous ustekinumab. En raison du risque potentiel de propagation dagents infectieux par des personnes vivant dans le même foyer que le patient ou par dautres personnes en contact direct avec lui ainsi quen raison du risque de transmission au patient lui-même, la prudence est recommandée lors de lutilisation de certains vaccins vivants chez des personnes vivant dans le même foyer que des patients prenant Pyzchiva ou chez dautres personnes en contact direct avec ces patients.

En cas dadministration de vaccins inactifs au cours du traitement par Pyzchiva, il se peut que la réponse immunitaire déclenchée soit insuffisante pour éviter une maladie.

Un traitement au long cours par ustekinumab ne réprime pas la réponse immunitaire humorale au polysaccharide du pneumocoque, ni aux vaccins antitétaniques (voir «Pharmacodynamique» - «Immunisations»), par rapport à des patients psoriasiques sans traitement systémique.

Un vaccin contenant des bactéries ou des virus actifs peut être administré au plus tôt 15 semaines après linjection de la dernière dose de Pyzchiva.

Le traitement par Pyzchiva peut être poursuivi au plus tôt 2 semaines après le vaccin. Pour toute information et conseil supplémentaire concernant lutilisation simultanée dimmunosuppresseurs après un vaccin, les médecins prescripteurs doivent consulter les caractéristiques du vaccin spécifique.

Ladministration de vaccins vivants (vaccin BCG, par exemple) à des nourrissons ayant été exposés in utero à lustekinumab nest pas recommandée au cours des six premiers mois après la naissance ou jusquà ce que les taux sériques dustekinumab chez les nourrissons ne soient plus détectables (voir «Interactions» et «Grossesse, allaitement»). Sil existe un bénéfice évident pour le nourrisson concerné, ladministration dun vaccin vivant à un moment antérieur peut être envisagé lorsque les taux sériques dustekinumab ne sont pas détectables chez le nourrisson.

Accompagnement thérapeutique au traitement immunosuppresseur, photothérapie et exposition au soleil intense

Lors des études sur le psoriasis, la sécurité et lefficacité de lustekinumab en association avec des agents immunosuppresseurs ou une photothérapie nont pas été étudiées. Lors des études sur le rhumatisme psoriasique, il nest pas apparu que lutilisation concomitante de MTX influence la sécurité ou lefficacité de lustekinumab.

Dans les études sur la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, ladministration simultanée dimmunomodulateurs (6-mercaptopurine (6-MP), azathioprine (AZA), MTX) ou de corticostéroïdes na pas semblé influencer lefficacité et la sécurité de lustekinumab.

Une prudence particulière est requise lorsquune utilisation simultanée dimmunosuppresseurs et dustekinumab ou lorsquun passage dautres immunosuppresseurs biologiques sont envisagés (voir «Pharmacocinétique» - «Populations particulières»).

Lors dun passage à partir dautres médicaments biologiques, il convient de veiller à des périodes de lavage (wash-out) suffisamment longues. Une utilisation simultanée dautres médicaments biologiques nest pas recommandée.

Lexposition excessive au soleil doit être évitée et les méthodes habituelles de protection solaire, y compris lutilisation de crème solaire, doivent être appliquées.

Immunothérapie allergénique spécifique

Lustekinumab na pas été étudié chez les patients traités par immunothérapie allergénique spécifique. Lustekinumab pourrait avoir une influence sur ce type de traitement. La prudence est de mise chez les patients qui suivent ou ont suivi une immunothérapie allergénique spécifique dirigée plus particulièrement contre lanaphylaxie.

Réactions cutanées sévères

Chez des patients atteints de psoriasis, la survenue dune dermatite exfoliative (érythrodermie) a été rapportée après un traitement par lustekinumab (voir

«Effets indésirables»). Un psoriasis érythrodermique, dont les symptômes ne peuvent pas être différenciés de ceux dune dermatite exfoliative, peut se développer dans le cadre de lévolution naturelle de la maladie chez les patients souffrant de psoriasis en plaques. Dans le cadre des examens de contrôle du psoriasis, les médecins doivent être attentifs à lapparition de symptômes dun psoriasis érythrodermique ou respectivement dune dermatite exfoliative. En cas de survenue de symptômes correspondants, un traitement approprié doit être instauré. En cas de suspicion de réaction médicamenteuse, Pyzchiva doit être arrêté.

Affections liées au lupus

Des cas daffections liées au lupus ont été rapportés chez des patients traités par ustekinumab, notamment un lupus érythémateux cutané et un syndrome de type lupus. Si des lésions apparaissent, en particulier sur des zones de peau exposées au soleil ou si elles sont accompagnées darthralgies, le patient doit immédiatement consulter un médecin. Si le diagnostic dune affection liée au lupus est confirmé, lustekinumab doit être arrêté et un traitement approprié initié.

Événements cardiovasculaires

Dans une étude de suivi réalisée après la mise sur le marché, des événements cardiovasculaires, y compris linfarctus du myocarde et laccident vasculaire cérébral, ont été observés chez des patients atteints de psoriasis ayant été soumis à un traitement par ustekinumab. Les facteurs de risque daffections cardiovasculaires doivent être évalués régulièrement pendant le traitement par Pyzchiva.

Adolescents et enfants à partir de 6 ans

Vous trouverez des recommandations de vaccination, y compris concernant ladministration de vaccins vivants viraux ou bactériens sous «Mises en garde et précautions» - «Immunisations».

Patients plus âgés (≥65 ans)

Au total, 353 patients sur les 6710 patients ayant été exposés à lustekinumab étaient âgés de 65 ans ou plus (183 patients atteints de psoriasis, 69 patients atteints de rhumatisme psoriasique, 58 patients atteints de maladie de Crohn et 43 patients atteints de colite ulcéreuse). Lors détudes cliniques, aucune différence notable due à lâge na été observée en termes de clairance ou de volume de distribution. Bien quaucune différence nait été globalement observée, dans le cadre détudes cliniques dans les indications approuvées, en termes de sécurité ou defficacité entre les patients plus jeunes et plus âgés, le nombre de patients de ≥65 ans nest pas suffisant pour émettre une quelconque conclusion concernant la différence de réponse par rapport à des patients plus jeunes.

Excipients

Sodium

Pyzchiva 130 mg, solution à diluer pour perfusion contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par dose, c.-à-d. quil est essentiellement «sans sodium».

Pour la perfusion, Pyzchiva est dilué avec une solution de chlorure de sodium à 0,9%. Ceci doit être pris en compte chez les patients qui sont sous un régime alimentaire contrôlé en sodium (voir «Remarques concernant la manipulation» - «Perfusion intraveineuse»).

Interactions

Aucune étude dinteraction na été réalisée chez lhomme (voir «Pharmacocinétique» - «Interactions»).

Aucun vaccin vivant ne doit être administré en même temps que Pyzchiva. Pour les nourrissons ayant été exposés in utero à lustekinumab, voir «Mises en garde et précautions».

La sécurité et lefficacité de lustekinumab en association avec des agents immunosuppresseurs ou une photothérapie nont pas été étudiées. Une prudence particulière est requise lorsque la possibilité dutilisation simultanée dimmunosuppresseurs et de Pyzchiva est envisagée.

Grossesse, Allaitement

Grossesse

Les études expérimentales réalisées sur des singes gravides ne permettent pas de démontrer deffets nocifs directs ou indirects sur la gestation, le développement embryonnaire/fœtal, la naissance ou le développement post-natal (voir «Données précliniques»).

Lustekinumab traverse la barrière placentaire et a été détecté dans le sérum de nourrissons nés de patientes traitées par ustekinumab au cours de la grossesse.

Les effets cliniques ne sont pas connus, mais le risque dinfection chez les nourrissons qui ont été exposés à lustekinumab in utero peut être accru après la naissance (voir «Mises en garde et précautions»).

Les données provenant de grossesses recueillies de manière prospective ayant été exposées à lustekinumab et ayant conduit à une naissance vivante à lissue connue, y compris plus de 450 grossesses ayant été exposées au cours du premier trimestre, ne permettent pas de conclure quil existe un risque accru de malformations chez le nouveau-né. Les données issues dune étude observationnelle scandinave basée sur registre incluant 31 naissances chez des femmes sous traitement par ustekinumab ont révélé des risques numériquement légèrement accrus danomalies congénitales (9,7% contre 7,8%, OR non ajustée 1,27, IC à 95% 0,25–4,13) et dinfections chez les nourrissons (41,9% contre 28,1%, OR non ajustée 1,85, IC à 95% 0,83–4,01) chez les enfants de femmes ayant été traitées par ustekinumab pendant leur grossesse, comparativement aux femmes sous traitement par un médicament non biologique. En raison des restrictions méthodiques de létude, ces données doivent être interprétées avec prudence.

Dans lensemble, les données issues des études observationnelles, de la pharmacovigilance, des rapports de cas publiés et des études de cohortes nindiquent pas un risque accru de malformations congénitales graves, de tendance à des anomalies graves ou minimes, ou de fausses couches.

Pyzchiva peut être utilisé pendant la grossesse si le bénéfice lemporte clairement sur le risque. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser des méthodes de contraception éprouvées pendant et jusquà 15 semaines après le terme du traitement.

Allaitement

Des données limitées issues de la littérature publiée suggèrent que lustekinumab est excrété en très faible quantité dans le lait maternel humain. On ignore si lustekinumab est absorbé de manière systémique après ladministration. En raison du risque deffets indésirables chez lenfant allaité, il convient de décider si lallaitement doit être interrompu pendant le traitement et jusquà 15 semaines après le traitement ou si le traitement par Pyzchiva doit être interrompu, en prenant en compte aussi bien le bénéfice de lallaitement pour lenfant que le bénéfice du traitement par Pyzchiva pour la mère.

Fertilité

Les effets de lustekinumab sur la fertilité humaine na pas fait lobjet détudes. Une étude de toxicité chez des souris na pas mis en évidence deffets indésirables au niveau des paramètres de la fertilité des femelles (voir «Données précliniques»).

On ignore si Pyzchiva peut affecter la capacité de reproduction.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude correspondante na été réalisée.

Effets indésirables

Données détudes cliniques chez ladulte (psoriasis, rhumatisme psoriasique, maladie de Crohn et colite ulcéreuse)

Les données de sécurité décrites ci-après renseignent sur lexposition à lustekinumab lors de 14 études de phase 2 et de phase 3 menées sur 6710 patients adultes (4135 atteints de psoriasis et/ou de rhumatisme psoriasique, 1749 atteints de la maladie de Crohn et 826 atteints de colite ulcéreuse).

Celles-ci englobent des expositions à lustekinumab durant au moins 1 an, 2 ans ou 4 ans dans les phases contrôlées et non contrôlées des études cliniques (3648, 2871, 2194 patients atteints de psoriasis, de rhumatisme psoriasique, de maladie de Crohn ou de colite ulcéreuse), ainsi que des expositions durant au moins 5 ans (1148 patients atteints de psoriasis, de rhumatisme psoriasique et de maladie de Crohn).

Les événements indésirables les plus fréquents (>5%) dans la partie contrôlée des études cliniques à lustekinumab dans toutes les indications ont été lapparition de rhinopharyngites et de céphalées. La plupart de ces événements ont classifiés comme légers et un arrêt du traitement na pas été nécessaire. Globalement, le profil de sécurité de lustekinumab était comparable chez les patients dans toutes les indications.

Le tableau 3 ci-dessous répertorie les effets indésirables survenus au cours des essais cliniques ou après la commercialisation. La fréquence de ces événements repose sur les effets indésirables observés dans les phases contrôlées.

Les effets indésirables sont répertoriés selon les classes de systèmes dorganes MedDRA et la fréquence, conformément à la convention suivante:

très fréquents (≥1/10),

fréquents (≥1/100, <1/10),

occasionnels (≥1/1000, <1/100),

rares (≥1/10 000, <1/1000),

très rares (≤1/10 000),

fréquence inconnue (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles).

Tableau 3: récapitulatif des effets indésirables observés

Infections et infestations

Fréquents: infection des voies respiratoires supérieures, rhinopharyngite, sinusite.

Occasionnels: cellulite, infections dentaires, herpes zoster, infections des voies respiratoires inférieures*, infections virales des voies respiratoires supérieures, infection fongique vulvovaginale.

Affections du système immunitaire

Occasionnels: réactions dhypersensibilité (y compris éruption cutanée, urticaire)*.

Rares: réactions dhypersensibilité graves (y compris anaphylaxie, angio- œdème).

Affections psychiatriques

Occasionnels: dépressions.

Affections du système nerveux

Fréquents: vertiges, céphalées.

Occasionnels: paralysie faciale.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquents: douleurs oropharyngées.

Occasionnels: nez bouché.

Rares: alvéolite allergique*, pneumonie à éosinophiles*.

Très rares: pneumonie organisée*.

Affections gastro-intestinales

Fréquents: diarrhées, nausées, vomissements.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquents: prurit.

Occasionnels: acné, psoriasis pustuleux*, exfoliation cutanée.

Rares: dermatite exfoliative (érythrodermie)*, vascularite dhypersensibilité*.

Très rare: lupus érythémateux cutané*

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Fréquents: maux de dos, douleurs musculaires, arthralgies.

Très rare: Syndrome de type lupus*

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Fréquents: fatigue, érythème au site dinjection, douleur au site dinjection.

Occasionnels: réactions au site dinjection (p.ex. hémorragie, hématome et irritation, induration, gonflement et prurit), asthénie.

* Rapportées après la mise sur le marché.

Description deffets indésirables spécifiques et informations complémentaires

Infections

Lors détudes contrôlées contre placebo sur les patients atteints de psoriasis, de rhumatisme psoriasique, de maladie de Crohn et de colite ulcéreuse, la fréquence des infections ou des infections graves chez les patients traités par ustekinumab et ceux recevant un placebo était comparable. Pendant la phase contrôlée contre placebo des études cliniques menées sur les patients atteints de psoriasis, de rhumatisme psoriasique, de maladie de Crohn et de colite ulcéreuse, le taux dinfection était de 1,36 et de 1,34 par année de suivi-patient respectivement sous traitement par ustekinumab et sous placebo. Des infections graves survenaient à une fréquence de 0,03 dans les deux groupes de patients traités, par ustekinumab ou par placebo.

Dans les parties contrôlées et non contrôlées des études cliniques sur le psoriasis, le rhumatisme psoriasique, la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse (représentant 15 227 années-patients dexposition chez 6710 patients et un suivi médian de 1,2 année; 1,7 année pour les études sur le psoriasis et le rhumatisme psoriasique, 0,6 année pour les études sur la maladie de Crohn et 2,3 année pour les études sur la colite ulcéreuse), le taux dinfection chez les patients traités par ustekinumab était de 0,85 par année de suivi-patient et celui des infections graves de 0,02 par année de suivi-patient (289 infections graves sur 15 227 années de suivi-patients); parmi ces infections graves survenues chez les patients traités par ustekinumab, ont été rapportés des cas de pneumonie, dabcès périanal, de cellulite, de diverticulite, de gastroentérite et dinfection virale.

Chez les patients atteints de tuberculose latente, recevant également de lisoniazide, aucun cas de développement de tuberculose na été observé au cours des études cliniques.

Tumeurs malignes

Pendant la phase contrôlée contre placebo des études cliniques sur le psoriasis, le rhumatisme psoriasique, la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, lincidence des tumeurs malignes (carcinomes basocellulaires et carcinomes spinocellulaires exceptés) chez les patients traités par ustekinumab était de 0,11 pour 100 années de suivi-patient et de 0,23 pour les patients recevant un placebo.

Lincidence des cancers cutanés non mélanomateux (carcinome basocellulaire et carcinome spinocellulaire) était de 0,43 pour 100 années-patients pour les patients traités par ustekinumab et de 0,46 pour 100 années-patients pour les patients recevant un placebo.

Dans les phases contrôlées et non contrôlées des études cliniques sur le psoriasis, le rhumatisme psoriasique, la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse (représentant 15 205 années-patients dexposition chez 6710 patients et un suivi médian de 1,2 année: 1,7 année pour les études sur le psoriasis et le rhumatisme psoriasique, 0,6 année pour la maladie de Crohn et 2,3 année pour la colite ulcéreuse), lincidence des tumeurs malignes (carcinomes basocellulaires et carcinomes spinocellulaires exceptés) était de 0,54 pour 100 années de suivi-patient chez les patients traités par ustekinumab.

Lincidence standardisée de ces tumeurs malignes dans la population générale des États-Unis (conformément à la banque de données SEER) est de 0,93 [intervalle de confiance à 95%: 0,71; 1,20], corrigée pour lâge, le sexe et lethnie, et elle est comparable à lincidence rapportée chez des patients traités par ustekinumab.

Lincidence des cancers cutanés non mélanomateux était de 0,49 pour 100 années de suivi-patients chez les patients traités par ustekinumab. Le ratio de patients atteints de cancer basocellulaire versus spinocellulaire (3:1) est comparable à celui attendu dans la population générale des États-Unis (conformément à la banque de données SEER, corrigé pour lâge, le sexe et lethnie). Les tumeurs malignes le plus fréquemment observées – tumeurs cutanées non mélanomateuses exclues – étaient le cancer de la prostate, le cancer colorectal, le mélanome et le cancer du sein.

Réactions dhypersensibilité et réactions à la perfusion

Voie sous-cutanée

Lors des phases contrôlées des études cliniques de lustekinumab sur le psoriasis et le rhumatisme psoriasique, 1% des patients a développé un exanthème ou de lurticaire.

Des réactions dhypersensibilité graves, dont des anaphylaxies et des angio-œdèmes, ont été rapportées depuis la commercialisation.

Voie intraveineuse

Dans les études sur le traitement dinduction par voie intraveineuse lors de maladie de Crohn et de colite ulcéreuse, aucun cas danaphylaxie, ni dautre réaction grave à la perfusion na été rapporté. Au cours de ces études, 2,2% des 785 patients du groupe placebo et 1,9% des 790 patients traités par la dose recommandée dustekinumab ont présenté des effets indésirables pendant la perfusion ou dans lheure qui a suivi cette dernière.

Immunogénicité

Durant les essais cliniques réalisés chez des patients atteints de psoriasis ou de rhumatisme psoriasique, jusquà 12,4% des patients traités par ustekinumab ont développé des anticorps contre lustekinumab. Chez les patients testés positivement pour des anticorps anti-ustekinumab, lefficacité tendait à être inférieure; la présence danticorps nexclut toutefois pas de réponse clinique. La majorité des patients testés positifs pour des anticorps anti-ustekinumab était porteuse danticorps neutralisants. Dans des études cliniques portant sur la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, 2,9% resp. 4,6% des patients ont développé des anticorps dirigés contre lustekinumab, après avoir été traités pendant 1 année par lustekinumab. Il ny a pas de corrélation apparente entre le développement danticorps dirigés contre lustekinumab et la survenue de réactions au site dinjection.

Données détudes cliniques menées auprès de patients pédiatriques atteints de psoriasis

La sécurité de lustekinumab a été évaluée au cours de 2 études de phase 3 incluant des patients pédiatriques présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère. Dans la première étude, 110 patients âgés de 12 à 17 ans ont été traités durant une période allant jusquà 60 semaines (CADMUS) et dans la deuxième étude, 44 patients âgés de 6 à 11 ans ont été traités sur une période allant jusquà 56 semaines (CADMUS Jr.). Dans les deux études, de manière générale, les événements indésirables rapportés étaient comparables à ceux obtenus dans les études précédentes menées auprès dadultes atteints de psoriasis en plaques. Les données concernant la sécurité à long terme chez les enfants et les adolescents sont limitées.

Lannonce deffets secondaires présumés après lautorisation est dune grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave via le portail dannonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Aucun cas de surdosage na été rapporté.

Des doses individuelles intraveineuses de 6 mg/kg max. ont été administrées sans quaucune toxicité limitant la dose ne soit observée. En cas de surdosage, il est recommandé de surveiller tout signe de réaction indésirable chez le patient et dentreprendre sans délai une thérapie symptomatique adéquate.

Propriétés/Effets

Code ATC

L04AC05

Pyzchiva est un médicament biosimilaire.

Mécanisme d’action

Lustekinumab est un anticorps monoclonal IgG1κ entièrement humain qui se lie spécifiquement à la sous-unité protéique p40 commune aux cytokines humaines IL-12 et IL-23. Lustekinumab inhibe lactivité de lIL-12 et de lIL-23 humains en empêchant la p40 de se lier au récepteur protéique IL-12Rβ1 exprimé à la surface de cellules immunitaires. Lustekinumab ne peut pas se lier à lIL-12 ou à lIL-23 si elles sont préalablement fixées à leurs récepteurs cellulaires de surface IL-12Rβ1. Il est donc peu probable que lustekinumab contribue à la cytotoxicité médiée par le complément ou par les anticorps des cellules exprimant des récepteurs à lIL-12 et/ou IL-23.

LIL-12 et lIL-23 sont des cytokines hétérodimériques sécrétées par des cellules présentatrices dantigènes activées telles que les macrophages et les cellules dendritiques. LIL-12 stimule les cellules tueuses naturelles (NK), contribue de manière déterminante à la différenciation des lymphocytes T CD4+ vers le phénotype T auxiliaire de type 1 (Th1) et stimule la production dinterféron gamma (IFNγ). LIL-23 induit la voie des lymphocytes T auxiliaires de type 17 (Th17) et favorise la sécrétion dIL-17A, IL-21 et IL-22. La peau et le sang de patients atteints de psoriasis contiennent des concentrations accrues dIL-12 et dIL-23. Les concentrations dIL-12/23p40 dans le sérum de patients atteints de rhumatisme psoriasique sont plus élevées que dans le sérum de patients sains, ce qui suggère que lIL-12 et lIL-23 jouent un rôle dans la physiopathologie des affections inflammatoires psoriasiques. Le polymorphisme génétique des gènes IL23A, IL23R et IL-12B entraîne une sensibilité accrue à légard de ces maladies. LIL-12 et lIL-23 sont fortement exprimées dans les lésions cutanées psoriasiques et linduction de lIFNγ médiée par lIL-12 est corrélée à lactivité du psoriasis.

Chez les patients atteints de la maladie de Crohn, les concentrations de lIL-12 et de lIL-23 sont augmentées dans lintestin et dans les ganglions lymphatiques. Des associations nettes ont été observées entre la maladie de Crohn et des polymorphismes génétiques des gènes codant pour lIL23R et lIL12B, ce qui suggère une relation de causalité possible avec la signalisation IL-12/23 dans la maladie. Cette hypothèse se fonde aussi sur des données précliniques provenant de modèles de souris pour les maladies intestinales inflammatoires, dont il ressort quune signalisation IL-12/23 est nécessaire au développement de lésions dans le tissu intestinal. LIL-12 et lIL-23 sont impliquées dans lactivation des cellules Th1 et Th17 et donc dans laugmentation des concentrations systémiques et mucosales de lIFNγ, de lIL-17A et du TNFα, entretenant ainsi linflammation chronique de lintestin et les lésions des cellules épithéliales.

En se fixant à la sous-unité p40 commune aux IL-12 et IL-23, lustekinumab exerce probablement ses effets cliniques à la fois sur le psoriasis, sur le rhumatisme psoriasique, sur la maladie de Crohn par linhibition des voies cytokiniques Th1 et Th17, qui occupent une place centrale dans la pathologie de ces maladies.

Pharmacodynamique

Immunisations

Au cours de la phase de prolongation dun essai de phase 3 (PHOENIX 2), les patients (n=59) ayant été traités pendant au moins 3,5 ans par ustekinumab ont présenté des réponses en anticorps contre les vaccins antipneumococciques polysaccharidiques (23-valents) et contre les vaccins antitétaniques comparables à celles observées chez les patients psoriasiques sans traitement systémique du groupe témoin (n=54), la réponse ayant été testée sur 14 sérotypes.

96,6% des patients sous ustekinumab et 92,6% des patients du groupe témoin ont obtenu une augmentation au moins dun facteur 2 des taux danticorps après limmunisation par le vaccin antipneumococcique chez au moins 7 des 14 sérotypes de pneumocoques. La réponse en anticorps était comparable dans les deux groupes pour les 14 sérotypes testés.

100% des patients sous ustekinumab et de ceux du groupe témoin ont atteint le seuil protecteur au niveau des taux danticorps antitétaniques (≥0,1 UI/ml).

Efficacité clinique

Psoriasis en plaques (adultes)

La sécurité et lefficacité de lustekinumab ont été évaluées au cours de deux études de phase 3 multicentriques, randomisées, en double aveugle et contrôlées contre placebo sur 1996 patients atteints de psoriasis en plaques modéré à sévère (PHOENIX 1 et PHOENIX 2).

Les patients des deux études présentaient un psoriasis en plaques chronique (>6 mois) sur une surface corporelle atteinte SCA (Body Surface Area, BSA) correspondant à ≥10% et un score PASI de ≥12. Ils étaient également candidats à la photothérapie ou à un autre traitement systémique. 55,4% des patients de PHOENIX 1 et 55,9% des patients de PHOENIX 2 avaient été exposés précédemment à une thérapie systémique conventionnelle et 51,2% des patients de PHOENIX 1 et 37,9% des patients de PHOENIX 2 avaient été exposés précédemment à un traitement biologique. Aucun accompagnement thérapeutique antipsoriasique nétait autorisé pendant létude, à lexception de corticostéroïdes topiques de faible puissance sur le visage et laine après la semaine 12.

Le critère dévaluation primaire des deux études était la part des patients, présentant, en semaine 12, une amélioration de ≥75% du score PASI (PASI 75) par rapport à la valeur initiale.

Les critères dévaluation secondaires de PHOENIX 1 étaient lévaluation du médecin (Physicians Global Assessment, PGA), lindice dermatologique de la qualité de vie (DLQI), le SF-36 (un questionnaire de santé), lindice de gravité de latteinte psoriasique de longle (NAPSI) et léchelle visuelle analogique du prurit (EVA prurit). Pour PHOENIX 2, il sagissait de la PGA, du DLQI, de léchelle danxiété et de dépression hospitalière (HADS) et dun questionnaire sur la limitation des capacités de travail (Work Limitations Questionnaire, WLQ).

PHOENIX 1

PHOENIX 1 a étudié la sécurité et lefficacité de lustekinumab contre placebo sur 766 patients souffrant de psoriasis en plaques et lefficacité du traitement dentretien administré toutes les 12 semaines chez des patients présentant une réponse PASI 75.

Les patients randomisés pour recevoir un traitement par ustekinumab, ont reçu une dose de 45 mg ou de 90 mg aux semaines 0 et 4, puis toutes les 12 semaines. Les patients randomisés pour recevoir un placebo aux semaines 0 et 4 ont ensuite effectué un cross-over et ont reçu 45 mg ou 90 mg dustekinumab, aux semaines 12 et 16 puis toutes les 12 semaines.

Traitement dentretien (toutes les 12 semaines)

Pour évaluer les bienfaits thérapeutiques du traitement dentretien par ustekinumab, les patients randomisés initialement dans le groupe ustekinumab et présentant une réponse PASI 75 aux semaines 28 et 40, ont été à nouveau randomisés pour recevoir un traitement dentretien par ustekinumab toutes les 12 semaines ou un placebo (c.-à-d., arrêt du traitement).

Le traitement par ustekinumab a été à nouveau administré selon son schéma posologique dorigine aux patients re-randomisés pour recevoir un placebo à la semaine 40, dès quils atteignaient une baisse dau moins 50% de lamélioration de leur score PASI obtenu à la semaine 40.

Ajustement de lintervalle de dosage (toutes les 8 semaines)

À la semaine 28, le traitement a été arrêté chez les patients ne présentant pas de réponse, et les intervalles de dosage ont été ajustés à 8 semaines chez les patients présentant une réponse partielle au traitement (patients présentant une amélioration du score PASI de ≥50%, mais <75% par rapport à la valeur initiale).

Pour les patients présentant une réponse PASI 75 en semaine 28, et une absence de réponse ou une réponse partielle en semaine 40 (patients présentant une amélioration <50% du score PASI par rapport à la valeur initiale), lintervalle de dosage a été ajusté à 8 semaines.

Tous les patients ont été suivis pendant au moins 76 semaines après la première administration du médicament à létude.

PHOENIX 2

PHOENIX 2 a étudié la sécurité et lefficacité de lustekinumab contre placebo sur 1230 patients atteints de psoriasis en plaques. Les patients randomisés pour recevoir un traitement par ustekinumab ont reçu une dose de 45 mg ou de 90 mg aux semaines 0 et 4, puis une autre dose en semaine 16. Les patients randomisés pour recevoir un placebo aux semaines 0 et 4 ont ensuite effectué un cross-over et ont reçu de lustekinumab, à 45 mg ou 90 mg, aux semaines 12 et 16. Les patients ont été suivis jusquà la semaine 52.

Caractéristiques de la maladie à linclusion: PHOENIX 1 et 2

Lors de ces deux études, les caractéristiques de la maladie à linclusion ont en général été similaires pour tous les groupes traités, avec un score PASI médian de 17 à 18 à linclusion, une surface corporelle atteinte (SCA) médiane à linclusion ≥20 et un score DLQI (indice dermatologique de qualité de vie) médian compris entre 10 et 12. Environ un tiers (PHOENIX 1) et un quart (PHOENIX 2) des patients ont présenté un rhumatisme psoriasique (RP).

Efficacité constatée avec PHOENIX 1 et 2

Dans les deux études, le nombre de patients avec une réponse PASI 75 à la semaine 12 était significativement plus élevé dans le groupe de patients traités par ustekinumab selon la randomisation que dans celui des patients ayant reçu un placebo (p <0,001).

Tableau 4: récapitulatif de la réponse clinique au cours des études PHOENIX 1 et PHOENIX 2

 

S12 (2 injections)

S28 (3 injections)

Placebo

45 mg

90 mg

45 mg

90 mg

Phoenix 1

Nombre de patients randomisés en semaine 0

255

255

256

250

243

Réponse PASI 50, N (%)

26 (10%)

213 (84%)a

220 (86%)a

228 (91%)

234 (96%)

Réponse PASI 75, N (%)

8 (3%)

171 (67%)a

170 (66%)a

178 (71%)

191 (79%)

Selon PGA blanchi ou minimal N (%)

10 (4%)

151 (59%)a

156 (61%)a

146 (58%)

160 (66%)

Modification du score DLQI par rapport à la valeur initiale moyenne ± SD (n)

-0,6±5,97

(252)

-8,0±6,87 (254)a

-8,7±6,47 (249)a

-8,1±7,23

(249)

-9,6±7,17

(241)

% damélioration du score NAPSI par rapport à la valeur initiale moyenne ± SD (n)

11,8±51,09

(174)

26,7±56,80 (182)a

24,9±48,90 (184)a

46,5±47,41 (179)b

48,7±45,58 (181)b

Phoenix 2

Nombre de patients randomisés

410

409

411

397

400

Réponse PASI 50, N (%)

41 (10%)

342 (84%)a

367 (89%)a

369 (93%)

380 (95%)

Réponse PASI 75, N (%)

15 (4%)

273 (67%)a

311 (76%)a

276 (70%)

314 (79%)

Selon PGA blanchi ou minimal N (%)

18 (4%)

277 (68%)a

300 (73%)a

241 (61%)

279 (70%)

Modification du score DLQI par rapport à la valeur initiale moyenne ± SD (n)

-0,5±5,66

(400)

-9,3±7,12 (401)a

-10,0±6,67 (402)a

-9,5±7,26 (394)b

-10,3±6,96 (399)b

a p <0,001 pour 45 mg ou 90 mg par rapport au placebo.

b à la semaine 24.

Dautres critères dévaluation secondaires, parmi lesquels SF-36, HADS, WLQ et EVA prurit, se sont également significativement améliorés dans chaque groupe de traitement (45 mg ou 90 mg dustekinumab).

Réponse dans le temps

Au cours de létude PHOENIX 1, un taux de réponse clinique significativement supérieur (PASI 50) a été observé dès la semaine 2, ainsi quune amélioration de la qualité de vie (DLQI) par rapport au placebo (p <0,001). La réponse maximale dans les groupes de traitement à 45 mg et 90 mg dustekinumab a généralement été atteinte à la semaine 24 au cours de PHOENIX 1. 76% des patients du groupe à 45 mg et 85% des patients du groupe à 90 mg ont alors atteint PASI 75 et ces taux de réponses ont généralement été maintenus jusquà la semaine 36.

Efficacité dans les sous-groupes

Lefficacité de lustekinumab par rapport au placebo dans les sous-groupes (définis par rapport aux caractéristiques à linclusion, caractéristiques cliniques de la maladie [y compris les patients ayant des antécédents de rhumatisme psoriasique] et à la prémédication [y compris les patients présentant une réponse insuffisante, une intolérance ou une contre-indication aux thérapies systémiques, parmi lesquelles la ciclosporine, le méthotrexate et la PUVAthérapie]) a été examinée de manière significative (p <0,001).

Lors dune analyse prédéterminée de lefficacité en fonction du poids corporel, aucun modèle de réponse concordant na pu être démontré chez les patients ≤100 kg. Chez les patients dun poids >100 kg, la dose de 45 mg sest révélée toute aussi efficace, bien que les taux de réponse PASI 75 des patients recevant une dose de 90 mg étaient plus élevés que pour ceux recevant une dose de 45 mg.

Traitement dentretien

Pendant létude PHOENIX 1, en semaine 40, 162 patients présentant une réponse PASI 75 ont été randomisés pour recevoir un traitement par ustekinumab (dose toutes les 12 semaines) et 160 ont été randomisés pour recevoir un placebo (c.-à-d. arrêt du traitement). Le maintien de la réponse PASI 75 sest révélé significativement supérieur chez les patients ayant suivi le traitement durablement par rapport à ceux ayant arrêté le traitement (p <0,001). Pour les deux dosages dustekinumab, des résultats similaires ont été observés. En semaine 52, 89% des patients à nouveau randomisés pour recevoir un traitement dentretien, ont présenté une réponse PASI 75, contre 63% des patients à nouveau randomisés pour recevoir un placebo (c.-à-d. pour lesquels le traitement avait été arrêté) (p <0,001). En semaine 76 (après 18 mois), 84% des patients à nouveau randomisés pour recevoir un traitement dentretien, ont présenté une réponse PASI 75, contre 19% des patients à nouveau randomisés pour recevoir un placebo (arrêt du traitement). Après 3 ans (semaine 148), 82% des patients à nouveau randomisés pour recevoir un traitement dentretien avaient présenté une réponse PASI 75. Après 5 ans (semaine 244), 80% des patients à nouveau randomisés pour recevoir un traitement dentretien avaient présenté une réponse PASI 75.

Ajustement de lintervalle de dosage

Au cours de PHOENIX 1, environ 40 à 50% des patients, présentant une réponse partielle au traitement toutes les 12 semaines en semaine 28, ont atteint une réponse PASI 75 après ajustement de lintervalle de dosage à 8 semaines et se sont maintenus jusquà la semaine 52. Une proportion comparable de patients présentant une réponse PASI 75 en semaine 28 et montrant une absence de réponse ou une réponse partielle en semaine 40 a atteint une réponse PASI 75 après lajustement de lintervalle de dosage à 8 semaines.

Efficacité de la reprise du traitement

Au cours de PHOENIX 1, lustekinumab a été administré, selon le schéma de traitement original, aux patients pour lesquels le traitement avait été arrêté, dès quune perte minimale de 50% de leur amélioration PASI a été observée. La reprise du traitement par ustekinumab a eu pour conséquence que 71% des patients évalués dans les 8 semaines et 85% des patients évalués dans les 12 semaines suivant la reprise du traitement ont à nouveau atteint une réponse PASI 75.

Étude ACCEPT

La sécurité et lefficacité de lustekinumab et de létanercept ont été comparées dans le cadre dune étude multicentrique randomisée, en simple aveugle et contrôlée contre traitement actif (ACCEPT). Les patients participants avaient au moins 18 ans, présentaient un psoriasis en plaques chronique (>6 mois) sur une surface corporelle atteinte correspondant à 10% minimum, présentaient un score PASI (Psoriasis Area and Severity Index) de ≥12 et un score PGA (Physicians Global Assessment) ≥3 et avaient été proposés pour une photothérapie ou une thérapie systémique. Soit les patients ne répondaient pas de manière suffisante à une thérapie par ciclosporine, par méthotrexate (MTX) ou par PUVAthérapie, soit ils présentaient une intolérance ou une contre- indication thérapeutique. En tout, 903 patients ont participé à létude.

Létude ACCEPT a comparé lefficacité de lustekinumab et de létanercept et analysé la sécurité de lustekinumab et de létanercept chez des patients atteints de psoriasis en plaques modéré à sévère. La partie active contrôlée de létude a duré de la semaine 0 à la semaine 12. Pendant cette période, les patients ont été randomisés et un traitement par 50 mg détanercept deux fois par semaine, par 45 mg dustekinumab en semaine 0 et 4 ou encore par 90 mg dustekinumab aux semaines 0 et 4 leur a été administré. Létude avait pour but de contrôler lefficacité sur les 12 premières semaines de traitement dune dose dustekinumab par rapport à létanercept sagissant du critère dévaluation primaire (proportions de patients atteignant un PASI 75). Lustekinumab sest avéré supérieur, également en ce qui concerne différents critères dévaluation secondaires (voir le tableau 5).

Lors des analyses prédéterminées relatives à lefficacité selon le poids corporel de létude ACCEPT, seule une amélioration minime de lefficacité a été observée chez les patients ≤100 kg lors de ladministration de doses de 90 mg dustekinumab. Chez les patients dun poids supérieur à 100 kg, des taux de réponse PASI 75 plus élevés ont été enregistrés lors de ladministration de doses de 90 mg, par rapport à ceux observés avec des doses de 45 mg (voir le tableau 5).

Tableau 5: récapitulatif de la réponse clinique en semaine 12 de létude ACCEPT

 

Étanercept (50 mg 2× par semaine)

Ustekinumab

(en semaine 0 et 4)

45 mg

90 mg

Nombre de patients randomisés, N

347

209

347

Réponse PASI

Réponse PASI 50, N (%)

286 (82%)

181 (87%)

320 (92%)a

Réponse PASI 75, N (%) = critère dévaluation primaire

197 (57%)

141 (67%)b

256 (74%)a

Réponse PASI 90, N (%)

80 (23%)

76 (36%)a

155 (45%)a

Réponse PASI 100, N (%)

22 (6%)

25 (12%)

74 (21%)a

PGA blanchi ou minimal, N (%)

170 (49%)

136 (65%)a

245 (71%)a

Réponse PASI 75 en fonction du poids

≤100 kg, N

251

151

244

Réponse PASI 75; N (%)

154 (61%)

109 (72%)

189 (77%)

>100 kg, N

96

58

103

Réponse PASI 75, N (%)

43 (45%)

32 (55%)

67 (65%)

PGA blanchi ou minimal en fonction du poids

≤100 kg, N

251

151

244

Réponse PGA, N (%)

131 (52%)

110 (73%)

185 (76%)

>100 kg, N

96

58

103

Réponse PGA, N (%)

39 (41%)

26 (45%)

60 (58%)

a p <0,001 pour ustekinumab 45 mg ou 90 mg par rapport à létanercept.

b p=0,012 pour ustekinumab 45 mg par rapport à létanercept.

Psoriasis en plaques (adolescents de 12 à 17 ans)

Lefficacité de lustekinumab a été évaluée auprès de 110 adolescents âgés de 12 à 17 ans dans une étude de phase 3 multicentrique, randomisée, en double aveugle, et contrôlée contre placebo (CADMUS). Après la randomisation, les patients ont reçu soit un placebo (n=37), soit la dose recommandée dustekinumab (n=36) (voir «Posologie/Mode demploi»), soit la moitié de la dose recommandée dustekinumab (n=37), administré chaque fois par voie sous-cutanée aux semaines 0 et 4, puis ensuite toutes les 12 semaines (q12w). Chez les patients <60 kg la posologie a été adaptée en fonction du poids corporel (dose recommandée 0,75 mg/kg, ou moitié de la dose recommandée 0,375 mg/kg). À la semaine 12 les patients ayant reçu un placebo sont passés à un traitement par la dose recommandée, ou par la moitié de la dose recommandée.

Les patients avec un PASI ≥12, un PGA ≥3 et une BSA atteinte dau moins 10%, qui étaient candidats pour un traitement systémique ou une photothérapie, étaient éligibles pour létude. 43,2% des patients dans le groupe placebo et 47,2% des patients traités par la dose recommandée dustekinumab avaient déjà reçu auparavant un traitement systémique conventionnel. 13,5% des patients dans le groupe placebo et 8,3% des patients traités par la dose recommandée dustekinumab avaient reçu un traitement biologique.

Le critère dévaluation primaire était la proportion de patients chez lesquels un score PGA blanchi (0) ou minime (1) a été obtenu à la semaine 12. Les critères dévaluation secondaires comprenaient le PASI 75, le PASI 90, une modification du Childrens Dermatology Life Quality Index (CDLQI) et du score global Pediatric Quality of Life Inventory (PedsQL) à la semaine 12 par rapport à la valeur initiale. À la semaine 12, en comparaison avec le groupe placebo, les patients traités par ustekinumab ont montré une amélioration significativement plus importante du psoriasis et de la qualité de vie liée à la santé.

Tous les patients ont été suivis pendant une période allant jusquà 52 semaines après la première administration de la médication à létude pour en apprécier lefficacité. Concernant la proportion de patients avec un score PGA blanchi (0) ou minime (1), ainsi que la proportion de patients ayant présenté une réponse avec un PASI 75, une différence a été observée entre le groupe traité par ustekinumab et le groupe traité par placebo au moment du premier contrôle à la semaine 4, différence qui a culminé à la semaine 8. Les améliorations du PGA, du PASI, du CDLQI et du PedsQL ont persisté pendant la période de suivi jusquà la semaine 52.

Dans certains critères dévaluation secondaires, la dose recommandée a montré une supériorité numérique par rapport à la moitié de la dose recommandée.

Psoriasis en plaques – Patients pédiatriques (enfants de 6 à 11 ans)

Lefficacité de lustekinumab a été évaluée chez 44 patients pédiatriques âgés de 6 à 11 ans présentant un psoriasis en plaques modéré à sévère au cours dune étude ouverte, à un bras, multicentrique de phase 3 (CADMUS Jr.). Les patients (n=44) étaient traités par la dose recommandée dustekinumab (voir «Posologie/Mode demploi») par injection sous-cutanée aux semaines 0 et 4, puis par injections toutes les 12 semaines (q12w).

Les caractéristiques de la maladie des patients inclus dans létude au moment de linclusion (valeur initiale) sont résumées dans le tableau 6. Les patients ayant un PASI ≥12, un PGA ≥3 et au moins 10% de la surface corporelle impliquée remplissaient les critères dinclusion pour lesquels une thérapie systémique ou une photothérapie était indiquée. Environ 23% des patients avaient reçu au préalable un traitement systémique conventionnel ou par des agents biologiques.

Tableau 6: caractéristiques de la maladie des patients pédiatriques âgés de 6 à 11 ans à linclusion (valeur initiale); CADMUS Jr.

 

Ustekinumab*

Nombre de patients inclus

N=44

Âge médian (ans)

9,5

Sexe masculin

17 (38,6%)

Poids moyen (intervalle; kg)

38,4 (19; 99)

IMC médian (kg/m2)

18,0

SCA médiane

18,0

SCA ≥20%

19 (43,2%)

PASI médian

16,1

CDLQI** médian(0-30)

7,0

PGA important ou sévère

15 (34,1%)

Durée médiane de la maladie psoriasique (ans)

2,9

Traitement topique antérieur

43 (97,7%)

Photothérapie antérieure

15 (34,1%)

Traitement systémique conventionnel antérieur

8 (18,2%)

Traitement systémique conventionnel antérieur ou phytothérapie

19 (43,2%)

Traitement antérieur par agents biologiques

2 (4,5%)

Traitement systémique conventionnel antérieur ou traitement antérieur par agents biologiques

10 (22,7%)

* Les données se rapportent à la dose dustekinumab recommandée.

** CDLQI: instrument utilisé en dermatologie, destiné à lévaluation de leffet dun problème cutané sur la qualité de vie liée à la santé des patients pédiatriques. Un nombre plus élevé de points (score) correspond à un effet très délétère sur la qualité de vie liée à la santé.

Le critère dévaluation primaire était le pourcentage de patients démontrant un score PGA nul (0) ou minime (1) à la semaine 12. Les critères dévaluation secondaires étaient le PASI 75, le PASI 90 et la modification du CDLQI (Childrens Dermatology Life Quality Index) à la semaine 12 par rapport à la valeur initiale. À la semaine 12, les patients traités par ustekinumab ont montré une amélioration significative du psoriasis et de la qualité de vie liée à la maladie (tableau 7).

Tableau 7: résumé des critères dévaluation primaire et secondaires à la semaine 12 et à la semaine 52: CADMUS Jr. (âge 6 à 11 ans)

 

Ustekinumab

Semaine 12

Ustekinumab

Semaine 52

N (%)

N (%)

Nombre de patients inclus

44

41

Score PGA nul (0) ou minime (1)

34 (77,3%)

31 (75,6%)

Score PGA nul (0)

17 (38,6%)

23 (56,1%)

Répondeurs PASI 75

37 (84,1%)

36 (87,8%)

Répondeurs PASI 90

28 (63,6%)

29 (70,7%)

Répondeurs PASI 100

15 (34,1%)

22 (53,7%)

Nombre de patients ayant un CDLQI >1 au début de létude (valeur initiale)

39

36

CDLQI 0 ou 1*

24 (61,5%)

21 (58,3%)

* Le CDLQI est un instrument utilisé en dermatologie destiné à lévaluation de leffet dun problème cutané sur la qualité de vie liée à la santé des patients pédiatriques. Un CDLQI de 0 à 1 correspond à aucun effet sur la qualité de vie de lenfant.

Tous les patients ont été suivis sur une durée allant jusquà 52 semaines après la première prise du médicament de létude. Lefficacité mesurée avec un score PGA allant de 0 à 1 était déjà observée à la première échéance de létude 4 semaines après linclusion (valeur initiale), elle augmentait jusquà la semaine 16 puis restait pratiquement stable jusquà la semaine 52. Les améliorations du PGA, PASI et CDLQI se maintenaient jusquà la semaine 52.

Rhumatisme psoriasique (RP)

La sécurité et lefficacité de lustekinumab ont été évaluées dans deux études de phase 3 multicentriques, randomisées, en double aveugle, contrôlées contre placebo (PSUMMIT I et PSUMMIT II). Les patients ont été randomisés pour être traités par ustekinumab 45 mg, 90 mg ou par un placebo, administré sous forme dinjection sous-cutanée aux semaines 0 et 4, puis ensuite toutes les 12 semaines (q12w). Le critère dévaluation primaire était la réduction des signes et des symptômes cliniques du rhumatisme psoriasique (RP), mesurée en pourcentage de patients ayant obtenu une réponse ACR 20 à la semaine 24. Les critères dévaluation secondaires étaient les modifications enregistrées par rapport aux valeurs initiales au Disability Index du Health Assessment Questionnaire (HAQ-DI), du PASI 75, de lACR 50, de lACR 70 et du score radiologique global des mains et des pieds à la semaine 24. Les données concernant lefficacité ont été documentées et analysées jusquà la semaine 52 dans les deux études et jusquà la semaine 100 dans PSUMMIT I.

Ces études ont inclus 927 patients adultes (≥18 ans) (PSUMMIT I, n=615; PSUMMIT II, n=312) présentant un rhumatisme psoriasique actif (≥5 articulations gonflées et ≥5 articulations douloureuses) malgré un traitement par des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et/ou par un traitement de fond antirhumatismal (DMARD). Au cours de ces études, lutilisation de méthotrexate était autorisée mais pas exigée. Environ 50% des patients ont poursuivi le traitement par MTX à doses stables (≤25 mg/semaine). Dans le cadre de PSUMMIT I et PSUMMIT II, respectivement 80% et 86% des patients ont été précédemment traités par DMARD.

Dans létude PSUMMIT I, les patients ayant été traités par un facteur de nécrose tumorale alpha (TNFα) avant la première dose du médicament à létude ont été exclus. Dans létude PSUMMIT II, la majorité des patients (58%, n=180) a été précédemment traitée par un ou plusieurs anti-TNF-α pendant au moins 8 semaines (14 semaines pour linfliximab) ou avaient par le passé arrêté ce traitement à un moment quelconque pour cause dintolérance. Parmi les patients préalablement traités par un anti-TNFα, plus de 70% avaient arrêté ce traitement pour cause de manque defficacité ou dintolérance.

Des patients de chaque sous-type de rhumatisme psoriasique ont été recrutés, y compris la polyarthrite sans nodules rhumatoïdes (39%, N=362), la spondylite avec arthrite périphérique (28%, N=255), larthrite périphérique asymétrique (21%, N=193), larthrite interphalangienne distale (AID) (12%, N=112) et larthrite mutilante (0,5%, N=5). Dans les deux études, plus de 70% et 40% des patients présentaient respectivement une enthésite et une dactylite au début du traitement.

Dans les deux études, par rapport au placebo, une proportion significativement plus importante de patients du groupe sous ustekinumab 45 mg et 90 mg a obtenu une réponse ACR 20 et ACR 50 en semaine 24 (cf. tableau 8). Dans le cadre de PSUMMIT I, une proportion de patients significativement plus importante et dans létude PSUMMIT II une proportion de patients numériquement plus importante de patients (p=NS) des groupes ustekinumab 45 mg et 90 mg ont obtenu une réponse ACR-70, par rapport au placebo (cf. tableau 8).

Les principaux résultats concernant lefficacité sont présentés dans le tableau 8.

La réponse ACR-20 était déjà perceptible dès la semaine 4 et les taux de réponse ACR20/50/70 ont atteint un maximum aux semaines 20 et 24. La réponse ACR-20, -50 et -70 sest maintenue jusquà la semaine 52 (PSUMMIT I et PSUMMIT II), respectivement jusquà la semaine 100 (PSUMMIT I). Dans PSUMMIT I, la réponse ACR-20 à la semaine 100 était de 57% sous 45 mg et de 64% sous 90 mg. Dans PSUMMITII, la réponse ACR-20 à la semaine 52 était de 47% sous 45 mg et de 48% sous 90 mg.

La proportion de patients obtenant une modification du critère de réponse du rhumatisme psoriasique (PsARC) ou une rémission DAS28-CRP était également significativement plus importante en semaine 24 dans les groupes ustekinumab, par rapport au groupe placebo. Il y avait une exception en matière de rémission DAS28-CRP dans le groupe de létude PSUMMIT II traité par 45 mg dustekinumab. Le DAS28-CRP et la réponse PsARC ont été maintenus jusquà la semaine 52 dans les deux études et jusquà la semaine 100 dans PSUMMIT I.

Dans les deux études, par rapport au groupe sous placebo, la proportion de patients psoriasiques avec une surface corporelle atteinte par le psoriasis de ≥3% au début de létude et présentant une amélioration de lévaluation PASI de ≥75% à la semaine 24 était significativement plus importante dans les groupes traités par ustekinumab 45 mg ou 90 mg. La réponse a été maintenue jusquà la semaine 52, resp. la semaine 100.

Une plus grande proportion de patients traités par ustekinumab, qui avaient une spondylite avec arthrite périphérique en tant que forme principale, ont montré, à la semaine 24, une amélioration du score BASDAI (Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index; indice de Bath pour lévaluation de lactivité de la maladie en cas de spondylarthrite ankylosante) comparé au groupe sous placebo.

Tableau 8: nombre de patients qui ont obtenu un ACR 20-, ACR 50-, ACR 70-, PsARC-, une rémission DAS28-CRP et un PASI 75 et PASI 90 à la semaine 24

 

PSUMMIT I

PSUMMIT II

 

Ustekinumab

 

Ustekinumab

Nombre de patients randomisés, N

Placebo (N=206)

45 mg

(N=205)

90 mg

(N=204)

Placebo (N=104)

45 mg (N=103)

90 mg (N=105)

ACR 20, N (%)

47 (23%)

87 (42%)a

101 (50%)a

21 (20%)

45 (44%)a

46 (44%)a

IC 95%

17,1,

28,5

35,7,

49,2

42,6,

56,4

12,5,

27,9

34,1,

53,3

34,3,

53,3

ACR 50, N (%)

18 (9%)

51 (25%)a

57 (28%)a

7 (7%)

18 (17%)b

24 (23%)a

IC 95%

4,9, 12,6

19,0,

30,8

21,8,

34,1

1,9, 11,5

10,1,

24,8

14,8,

30,9

ACR 70, N (%)

5 (2%)

25 (12%)a

29 (14%)a

3 (3%)

7 (7%)c

9 (9%)c

IC 95%

0,3, 4,5

7,7, 16,7

9,4, 19,0

0,0, 6,1

1,9, 11,7

3,2, 13,9

PsARC, N (%)

77 (37%)

115 (56%)a

132 (65%)a

32 (31%)

57 (55%)a

54 (51%)b

IC 95%

30,8,

44,0

49,3,

62,9

58,1,

71,3

21,9,

39,6

45,7,

64,9

41,9,

61,0

Rémission DAS28**

17 (8%)

42 (20%)a

40 (20%)a

4 (4%)

11 (11%)c

16 (15%)b

IC 95%

4,5, 12,0

15,0,

26,0

14,2,

25,1

0,2, 7,5

4,7, 16,6

8,4, 22,1

Nombre de patients avec BSA

≥3% à linclusion, N

146

145

149

80

80

81

PASI 75, N (%)

16 (11%)

83 (57%)a

93 (62%)a

4 (5%)

41 (51%)a

45 (56%)a

IC 95%

5,9, 16,0

49,2,

65,3

54,6,

70,2

0,2, 9,8

40,3,

62,2

44,7,

66,4

PASI 90, N (%)

4 (3%)

60 (41%)a

65 (44%)a

3 (4%)

24 (30%)a

36 (44%)a

IC 95%

0,1, 5,4

33,4,

49,4

35,7,

51,6

0,0, 7,9

20,0,

40,0

33,6,

55,3

Réponse combinée PASI 75 et ACR 20, N (%)

8 (5%)

40 (28%)a

62 (42%)a

2 (3%)

24 (30%)a

31 (38%)a

IC 95%

1,8, 9,2

20,3,

34,9

33,7,

49,5

0,0, 5,9

20,0,

40,0

27,7,

48,9

a p<0,001

b p<0,05

c p=NS

** Les patients en rémission DAS28 sont ceux qui ont un score DAS28 de <2,6 lors dune visite.

Sous ustekinumab 45 mg et 90 mg, dans chaque groupe de poids (≤100 kg et >100 kg), la réponse ACR et la réponse PASI étaient également plus importantes que sous placebo. La réponse observée sous ustekinumab était comparable, et ce, que les patients aient ou non reçu un traitement concomitant par MTX. Chez les patients qui ont reçu lustekinumab après un traitement antérieur par des anti-TNF-α, la réponse à la semaine 24 était également meilleure que celle enregistrée chez les patients du groupe placebo (réponse ACR-20 à la semaine 24 lors de ladministration de 45 mg et 90 mg: 37% (IC à 95%: 24,5, 48,9) et 34% (IC à 95%: 22,3, 46,7) contre 15% dans le groupe placebo (IC à 95%: 5,7, 23,3); p <0,05). La réponse a été maintenue jusquà la semaine 52.

Par rapport au placebo, le traitement par ustekinumab a entraîné des améliorations significativement plus grandes de chacune des composantes ACR.

Enthésite et dactylite

Pour les patients présentant une enthésite et/ou une dactylite au début du traitement, une amélioration significative du score de lenthésite et de la dactylite a été observée à la semaine 24 dans létude PSUMMIT I chez les groupes sous ustekinumab 45 mg et 90 mg par rapport au groupe placebo.

Dans létude PSUMMIT II, une amélioration significative du score de lenthésite et une amélioration numérique du score de la dactylite (p = NS) ont été observées à la semaine 24 dans le groupe sous ustekinumab 90 mg comparé au groupe placebo. Dans les deux études, lamélioration du score de lenthésite et du score de la dactylite sont restées présentes jusquà la semaine 52, respectivement la semaine 100.

Réponse radiologique

Les lésions structurelles des mains et des pieds ont été exprimées par les modifications versus valeurs initiales du score global de van-der-Heijde-Sharp (score vdH-S) modifié pour la PsA par lévaluation additionnelle des articulations interphalangiennes distales (IPD) des mains. Une analyse intégrée a été réalisée sur les données combinées de 927 patients des deux études PSUMMIT I et PSUMMIT II.

Lustekinumab a conduit à une réduction statistiquement significative versus placebo des taux de progression des lésions structurelles mesurées par les modifications à la semaine 24 versus valeurs initiales du score global modifié vdH-S (le score moyen ± écart-type était de 0,97 ± 3,85 dans le groupe placebo contre 0,40 ± 2,11 resp. 0,39 ± 2,40 dans les groupes ustekinumab 45 mg (p <0,05) et 90 mg (p <0,001)). Cet effet reposait principalement sur létude PSUMMIT I dans laquelle étaient exclusivement inclus des patients nayant pas reçu précédemment danti-TNFα.

Cet effet était indépendant de ladministration concomitante de méthotrexate et il est resté présent jusquà la semaine 52 (analyse intégrée), resp. la semaine 100 (PSUMMIT I). Sur la base des données disponibles, un effet bénéfique de lustekinumab sur la progression des lésions structurelles nest pas démontré chez les patients ayant reçu préalablement un traitement par anti-TNFα.

Fonction physique et qualité de vie liée à la santé

Les patients traités par ustekinumab ont montré une amélioration significative de la fonction physique à la semaine 24 (évaluée par le HAQ-DI). La proportion de patients obtenant une amélioration cliniquement significative ≥0,3 du score HAQ-DI par rapport à la valeur initiale était également significativement plus importante dans les groupes sous ustekinumab en comparaison à ceux sous placebo. Lamélioration du HAQ-DI versus la valeur initiale sest maintenue durant 52, resp. 100 semaines.

Une amélioration significative des scores DLQI a été constatée à la semaine 24 dans les groupes sous ustekinumab comparés au groupe sous placebo et cet effet a persisté jusquà la semaine 52, resp. la semaine 100. Dans létude PSUMMIT-II, une amélioration significative des scores FACIT-F (Functional Assessment of Chronic Illness Therapy – Fatigue; évaluation fonctionnelle spécifique des traitements en cas daffection chronique – fatigue importante) a été constatée à la semaine 24 sous ustekinumab comparé au placebo. Les améliorations des scores FACIT-F ont persisté jusquà la semaine 52.

Maladie de Crohn

La sécurité et lefficacité de lustekinumab ont été examinées dans le cadre de 3 études cliniques randomisées et contrôlées par placebo en double aveugle chez des patients adultes avec maladie de Crohn active modérée à sévère (Crohns Disease Activity Index [CDAI]) ≥220 et ≤450). Le programme clinique était constitué de 2 études incluant un traitement dinduction par voie intraveineuse sur 8 semaines (UNITI-1 et UNITI-2), suivies dune étude randomisée de 44 semaines en traitement dentretien par voie sous-cutanée (IM-UNITI), ce qui correspond donc à 52 semaines de traitement au total.

1409 patients (UNITI-1, n=769; UNITI-2 n=640) ont au total participé aux études UNITI-1 et UNITI-2. Il était possible dans les deux études de traiter les patients simultanément avec des préparations à base de 5-ASA per os, des immunomodulateurs (azathioprine, 6-mercaptopurine, méthotrexate), des corticostéroïdes et/ou des antibiotiques. Les patients ont été randomisés et ont reçu à la semaine 0 soit 130 mg soit environ 6 mg/kg de poids corporel dustekinumab par voie intraveineuse (tableau 1), soit un placebo.

Le critère primaire était la réponse clinique (définie par une réduction du score CDAI de ≥100 points ou par un score CDAI <150) à la semaine 6. Les critères secondaires comprenaient notamment la rémission clinique (CDAI <150) et la réponse clinique à 8 semaines.

Les patients dUNITI-1 navaient pas répondu à un traitement antérieur par anti-TNFα ou ne lavaient pas supporté. Un traitement antérieur par anti-TNFα navait pas donné un résultat satisfaisant chez environ 48% dentre eux, alors que 52% des patients navaient pas répondu de manière satisfaisante à 2 ou 3 traitements anti-TNFα antérieurs (40,8%, resp. 10,4%). Dans cette étude, on a constaté une réponse initiale insuffisante (non-répondeurs primaires) à au moins un traitement anti-TNFα chez 29,1% des patients, tandis que 69,4% ont commencé par répondre au traitement avant que la réponse disparaisse ultérieurement à au moins 1 traitement anti-TNFα (non-répondeurs secondaires). 36,4% des patients nont pas toléré 1 ou plusieurs traitements anti-TNFα.

Chez les patients dUNITI-2, au moins un traitement conventionnel (corticostéroïdes ou immunomodulateurs) avait précédemment échoué et ils navaient encore jamais reçu de traitement anti-TNFα (68,6%) ou avaient reçu un traitement anti-TNFα nayant pas échoué (31,4%).

Aussi bien dans UNITI-1 que dans UNITI-2, le groupe traité par ustekinumab comportait une proportion significativement supérieure de patients avec réponse clinique ou rémission clinique par rapport au groupe placebo (tableau 9).

Dans ces études dinduction, lefficacité et la durée de leffet du traitement rapportées dans le groupe sous dosage échelonné (~6 mg/kg) étaient supérieures à celles sous posologie de 130 mg. Cest la raison pour laquelle le schéma posologique échelonné est recommandé pour linduction intraveineuse.

Chez les patients sous ustekinumab, la réponse clinique et la rémission étaient déjà significatives à la semaine 3 et elles se sont encore renforcées jusquà la semaine 8 comprise.

Tableau 9: induction de la réponse clinique et de la rémission clinique dans UNITI-1* et UNITI-2**

 

UNITI-1

UNITI-2

Placebo N=247

Ustekinumab

~6 mg/kg N=249

Placebo N=209

Ustekinumab

~6 mg/kg N=209

Réponse clinique, semaine 6

53 (21,5%)

84 (33,7%)b

60 (28,7%)

116 (55,5%)a

Réponse clinique, semaine 8

50 (20,2%)

94 (37,8%)a

67 (32,1%)

121 (57,9%)a

Rémission clinique, semaine 8

18 (7,3%)

52 (20,9%)a

41 (19,6%)

84 (40,2%)a

La réponse clinique est définie par une diminution dau moins 100 points du score CDAI ou par un score CDAI <150; la rémission clinique est définie par un score CDAI <150.

* Après léchec de traitements par anti-TNFα.

** Après léchec de traitements conventionnels.

a p<0,001

b p<0,01

Dans létude sur le traitement dentretien (IM-UNITI), le suivi a porté sur 388 patients ayant présenté une réponse clinique à la semaine 8 de linduction par ustekinumab dans UNITI-1 ou UNITI-2. Les patients ont été randomisés et ont reçu pendant 44 semaines un traitement dentretien sous-cutané de 90 mg dustekinumab toutes les 8 semaines ou toutes les 12 semaines, ou un placebo. Le critère dévaluation primaire était la rémission clinique définie par un score CDAI <150 après 44 semaines.

Dans les groupes traités par ustekinumab, la proportion des patients avec réponse clinique et avec rémission clinique à la semaine 44 était significativement plus élevée que dans le groupe placebo (tableau 10). Chez les patients qui avaient une faible charge inflammatoire systémique (CRP ≤10 mg/l) au début de linduction ou au début du traitement dentretien, lefficacité du schéma posologique toutes les 12 semaines était comparable à celle du schéma posologique toutes les 8 semaines.

Tableau 10: réponse clinique et rémission clinique dans IM-UNITI à la semaine 44; (52 semaines après le début de ladministration de la dose dinduction)

 

Placebo* N=131

90 mg dustekinumab

toutes les 8 semaines

90 mg dustekinumab

toutes les 12 semaines

 

N=128

N=129

Rémission clinique

36%

53%a

49%b

Réponse clinique

44%

59%b

58%b

Rémission clinique sans corticostéroïdes

30%

47%a

43%

Rémission clinique persistante

26%

46%

40%

Rémission clinique dans les sous-groupes de patients:

Patients en rémission au début du traitement dentretien

46% (36/79)

67% (52/78)a

56% (44/78)

Patients réfractaires à un traitement par anti- TNFα ou ne layant pas toléré

26% (16/61)

41% (23/56)

39% (22/57)

Patients chez qui un traitement conventionnel a échoué, mais qui avaient répondu à un anti- TNFα

44% (31/70)

63% (45/72)

57% (41/72)

Patients nayant pas reçu précédemment danti- TNFα

49% (25/51)

65% (34/52)

57% (30/53)

Patients avec CRP ≤10 mg/l au début du traitement dentretienc

36%

(N=102)

51%

(N=96)

55%

(N=90)

Patients avec CRP >10 mg/l au début du traitement dentretienc

34%

(N=29)

58%

(N=33)

30%

(N=38)

La réponse clinique est définie par une diminution dau moins 100 points du score CDAI ou par un score CDAI <150; la rémission est définie par un score CDAI <150.

* Le groupe placebo était formé de patients ayant répondu à lustekinumab et qui ont été randomisés dans le groupe placebo au début du traitement dentretien.

Patients ayant déjà présenté une réponse clinique à lustekinumab au début du traitement dentretien.

Définie comme une rémission clinique aux semaines 36, 40 et 44.

a p<0,01

b p<0,05

c Analyse post hoc

Ajustement de la fréquence des doses

Il était possible dans létude IM-UNITI daugmenter la fréquence des doses, si bien que les patients ayant perdu la réponse à lustekinumab sous schéma à une administration toutes les 12 semaines pouvaient être passés à des injections à intervalles de 8 semaines. 16 semaines après cette adaptation de la fréquence dadministration, 41,4% de ces patients ont atteint une rémission clinique.

Reprise du traitement

Les patients ayant répondu au traitement dinduction par ustekinumab et randomisés dans le groupe placebo au début du traitement dentretien ont, à partir du moment de leur perte de réponse, reçu une injection sous-cutanée de 90 mg dustekinumab toutes les 8 semaines. 16 semaines après avoir reçu leur première dose sous-cutanée dustekinumab, 70,6% de ces patients ont présenté une réponse clinique et 39,2% dentre eux ont atteint une rémission clinique.

Réponse retardée

Les patients des études dinduction UNITI-1 et UNITI-2 nayant pas répondu cliniquement à lustekinumab à la semaine 8 (476 patients) ont été inclus dans la partie non-randomisée de létude sur le traitement dentretien (IM-UNITI) et ont reçu à ce moment une injection sous-cutanée de 90 mg dustekinumab. 8 semaines plus tard, 50,5% de ces patients ont répondu cliniquement au traitement et lont ensuite poursuivi avec des doses dentretien toutes les 8 semaines. À la semaine 44, la majorité des patients ayant poursuivi le traitement par les doses dentretien présentait toujours une réponse (68,1%) ou avait atteint une rémission (50,2%). Ces chiffres sont comparables à ceux observés chez les patients qui avaient déjà présenté une réponse au traitement dinduction par ustekinumab.

Traitement dentretien à long terme

Dans le cadre de létude IM-UNITI, les patients ayant participé à létude jusquà la fin de la semaine 44 ont eu la possibilité de poursuivre le traitement dans le contexte dune prolongation de létude. Chez les 567 patients ayant pris part à cette étude de prolongation et qui ont été traités par lustekinumab, la rémission clinique et la réponse clinique générale ont été maintenues jusquà la fin de la semaine 252. Les résultats étaient comparables entre les patients chez lesquels les traitements par anti-TNF avaient échoué et ceux pour lesquels cela na pas été le cas.

Guérison endoscopique de la muqueuse

Dans le cadre dune étude partielle, 252 patients ont été examinés pour apprécier la guérison endoscopique de la muqueuse. 8 semaines après la dose intraveineuse unique dinduction, le recul par rapport à lexamen en début détude de linflammation de la muqueuse, mesurée sur la base du score simplifié de lactivité endoscopique de la maladie de Crohn (Simplified Endoscopic Activity Score for Crohns Disease, SES-CD), était supérieur chez les patients sous ustekinumab à celui des patients du groupe placebo (3,0 vs 0,7; p=0,009).

Indicateurs de la qualité de vie liée à la santé

Lamélioration de la qualité de vie liée à la santé, générale et spécifique à la maladie, a été évaluée à laide du questionnaire IBDQ (Inflammatory Bowel Disease Questionnaire), un instrument spécifique à la maladie. À la semaine 8, la proportion des patients avec amélioration statistiquement et cliniquement significative selon ce score était supérieure, tant dans UNITI-1 que dans UNITI-2, dans le groupe ustekinumab. Chez les patients traités par ustekinumab, lamélioration du score IBDQ global sest maintenue jusquà la semaine 44.

Lamélioration de la qualité de vie liée à la santé, mesurée à laide du questionnaire IBDQ, a généralement été maintenue jusquà la fin de la semaine 252 dans le cadre de la prolongation de létude.

Qualité de vie liée à la santé

La qualité de vie liée à la santé a été évaluée à laide du questionnaire sur les maladies inflammatoires de lintestin (Inflammatory Bowel Disease) et les questionnaires SF-36 et EuroQoL-5D (EQ-5D).À la semaine 8 dUNIFI-induction, les patients traités par ustekinumab ont présenté des améliorations nettement plus importantes et cliniquement significatives du score total de lIBDQ, de lEQ- 5D, de lEQ-5D VAS, du score de synthèse de la composante mentale du SF-36 ainsi que du score de synthèse de la composante physique du SF-36, par rapport au placebo. Ces améliorations se sont maintenues chez les patients traités par ustekinumab jusquà la semaine 44 incluse.

Les patients recevant lustekinumab ont présenté des améliorations significativement plus importantes de la productivité au travail, comme lindiquent les réductions plus marquées de la déficience globale au travail et de lincapacité dactivité, évaluées par le questionnaire WPAI-GH, par rapport aux patients recevant le placebo.

Lamélioration de la qualité de vie liée à la santé, mesurée à laide de lIBDQ et du SF-36, sest généralement maintenue jusquà la semaine 200 lors de la prolongation de létude.

Pharmacocinétique

Absorption

La durée moyenne observée pour atteindre la concentration sérique maximale (tmax) après une administration sous-cutanée unique de 90 mg chez un sujet expérimental sain était de 8,5 jours. Les valeurs tmax moyennes de lustekinumab après administration sous-cutanée unique de 45 mg ou 90 mg chez les patients atteints de psoriasis étaient comparables à celles observées chez des sujets expérimentaux sains.

La biodisponibilité absolue de lustekinumab après une administration sous-cutanée unique était estimée à 57,2% chez les patients atteints de psoriasis. Après la dose dinduction intraveineuse recommandée, la concentration sérique maximale médiane dustekinumab était de 126,1 µg/ml chez les patients atteints de la maladie de Crohn.

Distribution

Le volume de distribution moyen pendant la phase terminale (Vz) après administration intraveineuse unique était de 57–83 ml/kg chez les patients atteints de psoriasis. Dans une analyse pharmacocinétique de population de lustekinumab, le volume de distribution à létat déquilibre était de 4,62 l chez les patients atteints de la maladie de Crohn.

Métabolisme

La voie métabolique précise de lustekinumab est inconnue.

Élimination

La clairance systémique moyenne (CL) après administration intraveineuse unique était comprise entre 1,99 et 2,34 ml/d/kg chez les patients atteints de psoriasis.

La période de demi-vie moyenne (t½) de lustekinumab était denviron 3 semaines chez les patients atteints de maladie de Crohn, de psoriasis et/ou de rhumatisme psoriasique et, avec une plage comprise entre 15 et 32 jours sur lensemble des études sur le psoriasis. Dans une analyse pharmacocinétique de population de lustekinumab chez les patients atteints de la maladie de Crohn, la clairance était de 0,19 l/jour, tandis que la demi-vie était denviron 19 jours.

Administration en dose unique contre administration de plusieurs doses

Les profils sériques de concentration de lustekinumab en fonction du temps étaient généralement prévisibles après administration sous-cutanée de doses uniques ou multiples. Chez les patients avec psoriasis, les concentrations sériques à léquilibre de lustekinumab ont été atteintes à la semaine 28 après des doses sous-cutanées initiales aux semaines 0 et 4 suivies par une dose toutes les 12 semaines. Les concentrations minimales moyennes à léquilibre ont été comprises entre 0,21 µg/ml et 0,26 µg/ml (45 mg) et entre 0,47 µg/ml et 0,49 µg/ml (90 mg).

Le pic de concentration sérique médian de lustekinumab après administration de la dose dinduction intraveineuse recommandée était de 126 μg/ml chez les patients atteints de la maladie de Crohn. À partir de 8 semaines, on a administré une dose dentretien par voie sous-cutanée de 90 mg dustekinumab à intervalles de 8 ou 12 semaines. Aucune accumulation apparente de la concentration sérique de lustekinumab na été observée pendant la durée des administrations sous-cutanées toutes les 8 ou 12 semaines.

Après administration sous-cutanée dune dose dentretien de 90 mg dustekinumab toutes les 8 semaines, la concentration minimale (trough) médiane à létat déquilibre se situait entre 1,97 μg/ml et 2,24 μg/ml chez les patients atteints de la maladie de Crohn. Après administration sous-cutanée dune dose dentretien de 90 mg dustekinumab toutes les 12 semaines, la concentration minimale (trough) médiane à létat déquilibre se situait entre 0,61 μg/ml et 0,76 μg/ml chez les patients atteints de la maladie de Crohn.

Les concentrations minimales (trough) dustekinumab à létat déquilibre après des doses de 90 mg dustekinumab toutes les 8 semaines étaient associées à des taux de rémission clinique plus élevés que les concentrations minimales à létat déquilibre après administration de 90 mg toutes les 12 semaines.

Ajustement de la fréquence dadministration

Sur la base des données observées et des analyses pharmacocinétiques de population, chez les patients atteints de la maladie de Crohn, les participants randomisés ne répondant plus au traitement présentaient, au fil du temps, des concentrations sériques dustekinumab plus faibles par rapport aux patients ne présentant pas de perte de réponse. Dans la maladie de Crohn, lajustement de la posologie de 90 mg toutes les 12 semaines à 90 mg toutes les 8 semaines était associée à une augmentation des concentrations sériques minimales dustekinumab et à une augmentation associée de lefficacité.

Influence du poids corporel sur la pharmacocinétique

La concentration sérique de lustekinumab était influencée par le poids du patient atteint de psoriasis et/ou de rhumatisme psoriasique. Pour chaque dosage (45 mg ou 90 mg), les patients dun poids élevé (>100 kg) ont présenté des concentrations sériques médianes inférieures dustekinumab par rapport aux patients dun poids inférieur (≤100 kg). Pour tous les dosages, les concentrations médianes résiduelles dustekinumab chez des patients dun poids supérieur (>100 kg) du groupe recevant une dose de 90 mg étaient comparables à celles des patients dun poids inférieur (≤100 kg) du groupe recevant une dose de 45 mg.

Chez les patients atteints de maladie de Crohn, le poids corporel a influencé la clairance et le volume de distribution de lustekinumab. Le poids corporel avait cependant un effet minime sur les concentrations sériques de lustekinumab à létat déquilibre.

Cinétique pour certains groupes de patients

Troubles de la fonction hépatique

Aucune donnée pharmacocinétique de patients souffrant dinsuffisance hépatique nest disponible.

Troubles de la fonction rénale

Aucune donnée pharmacocinétique de patients souffrant dinsuffisance rénale nest disponible.

Patients âgés (65 ans et plus)

Aucune étude spécifique na été réalisée sur des patients âgés. Lanalyse pharmacocinétique de population (utilisant des données concernant des patients atteints de psoriasis) na révélé aucune modification reconnaissable des estimations CL/F et V/F chez des patients ≥65 ans.

Enfants et adolescents (6 à 17 ans)

Chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans atteints de psoriasis et traités par la dose recommandée, la pharmacocinétique de lustekinumab était généralement comparable à celle chez les patients adultes atteints de psoriasis.

Autres groupes de patients

Les valeurs de lexposition systémique à lustekinumab étaient plus élevées chez les patients asiatiques en raison de leur poids corporel plus faible. Lorsque lon prenait en compte les différences de poids corporel, lexposition systémique à lustekinumab était comparable dans les populations de patients asiatiques et non-asiatiques atteints de psoriasis, de maladie de Crohn

La pharmacocinétique de lustekinumab na pas été modifiée par lutilisation concomitante de MTX, dAINS, de 6-mercaptopurine, dazathioprine et de corticoïdes oraux chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique ou de la maladie de Crohn, ou par une exposition préalable à des anti-TNFα chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique ou de la maladie de Crohn.

Interactions

Aucune étude dinteraction médicamenteuse particulière na été réalisée auprès de volontaires sains ou de patients atteints de psoriasis. Dans une analyse pharmacocinétique de population, aucune influence de lalcool ou de tabac sur la pharmacocinétique de lustekinumab na été observée.

Données précliniques

Sur la base des études réalisées sur la pharmacologie de sécurité, la toxicité en cas dadministration répétée, la toxicité sur la reproduction et celle sur le développement, les données précliniques ne reconnaissent aucun danger particulier pour lhomme (p.ex. toxicité sur les organes).

Toxicité en cas dadministration répétée

Aucun effet indésirable nest survenu chez des singes exposés à des doses respectivement 179 ou 29 fois plus élevées que la concentration sérique maximale chez lêtre humain après une injection sous-cutanée hebdomadaire de 90 mg ou après une administration i.v. de 6 mg/kg.

Mutagénicité

Aucune étude non clinique à la recherche dun potentiel mutagène de lustekinumab na été effectuée.

Carcinogénicité

Aucune étude de carcinogénicité na été effectuée avec lustekinumab, car lustekinumab ne neutralise pas les IL-12/23 chez les rongeurs, contrairement à ce qui se produit chez lhomme.

Des souris manipulées génétiquement de manière à ne présenter ni dIL-12, ni dIL-23 ou seulement de lIL-12 ont développé plus précocement et plus souvent que des souris de type sauvage un cancer de la peau induit par les UV. Limportance de ces résultats expérimentaux avec des modèles de souris sur le risque de maladies malignes chez lhomme nest pas connue.

Toxicité sur la reproduction

Au cours dune étude de toxicité portant sur la fertilité réalisée sur des souris femelles, un anticorps analogue qui se lie aux IL-12 et IL-23 et qui inhibe lactivité de ces cytokines chez les souris a été utilisé. Ladministration de lanticorps anti-souris IL-12/23 par voie sous-cutanée deux fois par semaine ou par voie intraveineuse une fois par semaine à des doses allant jusquà 50 mg/kg était bien tolérée et aucun effet indésirable na été observé sur les paramètres de la fertilité des femelles.

Dans une étude menée sur des singes gravides, aucun effet nocif na été observé sur la gestation, le développement embryonnaire/fœtal, la naissance ou le développement post-natal lors dexpositions à des doses respectivement 150 ou 21 fois plus élevées que la concentration sérique maximale chez lêtre humain après une injection sous-cutanée hebdomadaire de 90 mg ou après une administration i.v. de 6 mg/kg.

Remarques particulières

Incompatibilités

Comme aucune étude de compatibilité na été réalisée, ce médicament ne doit pas être mélangé avec dautres médicaments.

Pyzchiva 130 mg, solution à diluer pour perfusion

Pyzchiva doit être dilué avec une solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9%) pour perfusion. Autrement, une poche de perfusion de 250 ml contenant une solution de chlorure de sodium à 0,45% pour injection peut être utilisée.

Pyzchiva ne doit pas être administer de manière concomitante avec dautres médicaments dans la même ligne de perfusion.

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur lemballage.

Remarques particulières concernant le stockage

Tenir hors de portée des enfants.

Pyzchiva 45 mg et 90 mg, solution injectable en seringue préremplie

Conserver au réfrigérateur (2-8 °C). Ne pas congeler. Ne pas secouer.

Conserver dans lemballage dorigine pour protéger le contenu de la lumière.

Les seringues préremplies individuelles peuvent être conservées à température ambiante jusquà 30 °C pendant une période unique de 1 mois maximum dans le carton dorigine à labri de la lumière. Dans lespace prévu à cet effet sur le carton, inscrire la date à laquelle la seringue préremplie est retirée pour la première fois du réfrigérateur. À la fin de cette période, le produit peut être remis au réfrigérateur. Jeter la seringue si elle nest pas utilisée dans un délai de 1 mois suivant sa conservation à température ambiante ou à la date de péremption initiale, si celle-ci est antérieure.

Pyzchiva 130 mg, solution à diluer pour perfusion

Conserver au réfrigérateur (2-8 °C). Ne pas congeler. Ne pas secouer.

Conserver dans lemballage original pour protéger le contenu de la lumière.

Après la dilution

La solution pour perfusion diluée ne contient pas de conservateurs. La stabilité chimique et physique «in use» a été démontrée pendant 30 jours à 2-8 °C puis pendant 72 heures supplémentaires à 30 °C.

Pour des raisons microbiologiques, il est préférable dutiliser la préparation prête à lemploi immédiatement après la dilution. Si cela nest pas possible, le délai dutilisation et les conditions de stockage relèvent de la responsabilité de lutilisateur mais, de manière générale, lentreposage ne doit pas dépasser 24 heures à une température comprise entre 2 et 8 °C, sauf si la dilution sest déroulée dans des conditions aseptiques contrôlées et validées.

Remarques concernant la manipulation

Voie sous-cutanée

Pyzchiva 45 mg, solution injectable en seringue préremplie

0,5 ml de solution dans une seringue de 1 ml en verre de type I avec une aiguille fixe en acier inoxydable et un protège-aiguille en caoutchouc, et un bouchon piston en caoutchouc bromobutyl. La seringue est équipée dun dispositif de protection de laiguille.

Pyzchiva 90 mg, solution injectable en seringue préremplie

1 ml de solution dans une seringue de 1 ml en verre de type I avec une aiguille fixe en acier inoxydable et un protège aiguille en caoutchouc, et un bouchon piston en caoutchouc bromobutyl. La seringue est équipée dun dispositif de protection de laiguille.

Pyzchiva est disponible dans une boîte contenant 1 seringue préremplie.

Ne pas agiter la solution contenue dans la seringue préremplie de Pyzchiva. Avant administration sous-cutanée, la solution doit être inspectée visuellement pour mettre en évidence la présence de particules ou un changement de coloration. La solution est limpide, incolore à jaune clair et peut contenir quelques petites particules protéiques translucides ou blanches. Cette apparence nest pas inhabituelle pour des solutions protéiques. Le médicament ne doit pas être utilisé si la solution est décolorée ou laiteuse, ou si des particules étrangères sont présentes. Avant administration, il convient de laisser Pyzchiva atteindre la température ambiante (approximativement une demi-heure). Des instructions détaillées pour lutilisation sont mentionnées dans la notice.

Pyzchiva ne contient pas de conservateur; tout médicament non utilisé restant dans la seringue ne doit pas être utilisé. Pyzchiva est contenu dans une seringue préremplie à usage unique. La seringue ne doit jamais être réutilisée. Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Pour les instructions dutilisation détaillées pour ladministration sous-cutanée de Pyzchiva, voir la notice demballage correspondante.

Perfusion intraveineuse

Pyzchiva 130 mg, solution à diluer pour perfusion

26 ml de solution dans un flacon de 30 ml en verre de type I fermé par un bouchon en caoutchouc-chlorobutyle. Pyzchiva est disponible dans une boîte contenant 1 flacon.

Ne pas agiter la solution contenue dans le flacon Pyzchiva. Avant administration, la solution doit être inspectée visuellement à la recherche de particules ou dun changement de coloration. La solution est limpide, incolore à jaune clair. Le médicament ne doit pas être utilisé si la solution est décolorée ou laiteuse, ou si des particules étrangères sont présentes.

Dilution

Pyzchiva solution à diluer pour perfusion doit être dilué et préparé par un professionnel de santé en utilisant une technique aseptique.

1. Calculer la dose et le nombre de flacons de Pyzchiva nécessaires sur la base du poids du patient (voir Tableau 1, sous «Posologie/mode demploi»). Chaque flacon de 26 ml de Pyzchiva contient 130 mg dustekinumab. Utiliser uniquement des flacons entiers de Pyzchiva.

2. Prélever et jeter un volume de solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9%) de la poche de perfusion de 250 ml égal au volume de Pyzchiva à ajouter. (jeter 26 ml de chlorure de sodium pour chaque flacon de Pyzchiva nécessaire, pour 2 flacons - jeter 52 ml, pour 3 flaconsjeter 78 ml, pour 4 flacons - jeter 104 ml). Autrement, une poche de perfusion de norme USP de 250 ml contenant une solution de chlorure de sodium à 0,45% pour injection peut être utilisée.

3. Prélever 26 ml de Pyzchiva de chaque flacon nécessaire et les ajouter à la poche de perfusion de 250 ml. Le volume final dans la poche de perfusion doit être de 250 ml. Mélanger délicatement.

4. Inspecter visuellement la solution diluée avant administration. Ne pas utiliser si des particules visibles opaques, un changement de coloration ou des particules étrangères sont observés.

5. Administrer la solution diluée sur une période dau moins une heure. Une fois diluée, la perfusion doit être administrée dans son intégralité dans les 72 heures suivant la dilution dans la poche de perfusion à une température ambiante de 30°C maximum.

6. Utiliser exclusivement un ensemble de perfusion avec filtre en ligne stérile, non pyrogène, à faible fixation protéique (taille de pores 0,2 micromètre).

7. Chaque flacon est à usage unique et tout médicament non utilisé doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

 

Numéro d’autorisation

69985, 69986 (Swissmedic).

Présentation

Pyzchiva solution injectable en seringue préremplie 45 mg/0,5 ml [B].

Pyzchiva solution injectable en seringue préremplie 90 mg/1,0 ml [B].

Pyzchiva solution à diluer pour perfusion en flacon perforable 130 mg/26 ml [B].

Titulaire de l’autorisation

Samsung Bioepis CH GmbH, Lucerne

Mise à jour de l’information

Novembre 2024