Urorec®

Composition

Principes actifs

Silodosine

Excipients

Contenu de la gélule: amidon prégélatinisé (maïs), mannitol (E421), stéarate de magnésium, laurylsulfate de sodium (E487).

Enveloppe de la gélule (4 mg): gélatine, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer jaune (E172).

Enveloppe de la gélule (8 mg): gélatine, dioxyde de titane (E171).

Teneur totale en sodium par gélule dUrorec

Urorecmg: 0,14 mg

Urorecmg: 0,28 mg

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Une gélule contient 4 mg ou 8 mg de silodosine.

Indications/Possibilités demploi

Traitement symptomatique des troubles fonctionnels accompagnant une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).

Posologie/Mode demploi

Posologie

La dose recommandée est dune gélule dUrorec 8 mg une fois par jour.

La gélule doit être prise pendant un repas, de préférence à heure fixe. La gélule ne doit être ni ouverte ni croquée, mais doit être avalée entière, de préférence avec un verre deau.

Instructions posologiques particulières

Patients présentant des troubles de la fonction hépatique

Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (Child-Pugh A et B), aucun ajustement posologique nest nécessaire. Chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh C), Urorec est contre-indiqué.

Patients présentant des troubles de la fonction rénale

Chez les patients présentant une insuffisance rénale légère (ClCr 50-80 ml/min), aucun ajustement posologique nest nécessaire (voir «Pharmacocinétique»). Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (ClCr 30-< 50 mL/min), lutilisation dUrorec nest pas recommandée (voir «Mises en garde et précautions»). En cas dinsuffisance rénale sévère (ClCr < 30 mL/min), Urorec est contre-indiqué.

Patients âgés

Chez les patients âgés, aucun ajustement posologique nest nécessaire (voir «Pharmacocinétique»).

Enfants et adolescents

Urorec nest pas indiqué dans cette tranche dâge.

Contre-indications

Insuffisance rénale sévère.

Insuffisance hépatique sévère (Child-Pugh C).

Hypersensibilité au principe actif ou à lun des autres composants mentionnés sous «Composition».

Mises en garde et précautions

Avant de débuter un traitement par Urorec, dautres causes des symptômes (en particulier un cancer de la prostate) doivent être exclues par diagnostic différentiel. Un toucher rectal et, le cas échéant, un dosage de lantigène prostatique spécifique (APS) doivent être effectués avant le début du traitement, puis à intervalles réguliers pendant le traitement.

Hypotension orthostatique

Comme pour lutilisation dautres α1-bloquants, celle dUrorec peut saccompagner, notamment au cours des premières heures suivant la prise, dans certains cas dune baisse de la pression artérielle qui peut, dans de rares cas, entraîner une syncope. Le patient doit être informé de léventuelle survenue de tels événements. Cest notamment le cas pour les patients présentant des facteurs de risque de baisse de pression artérielle (p.ex. comédication avec des antihypertenseurs ou présence dune coronaropathie).

Les patients ayant des antécédents dhypotension orthostatique doivent être traités avec une prudence particulière. Chez ces patients, la pression artérielle et la fréquence cardiaque doivent notamment être surveillées après la prise de la première dose.

Dès les premiers signes dhypotension orthostatique (vertiges, sensation de faiblesse, accès de transpiration), le patient doit sasseoir ou sallonger jusquà disparition des symptômes.

Lutilisation concomitante dautres antagonistes des récepteurs adrénergiques α1 peut entraîner une forte baisse de la pression artérielle et nest donc pas recommandée.

La prudence est de mise chez les patients ayant des antécédents dhypotension marquée suite à lutilisation dun autre antagoniste des récepteurs α1.

Syndrome de liris hypotonique peropératoire (SIHP)

Le syndrome de liris hypotonique peropératoire (SIHP) a été observé au cours dinterventions chirurgicales de la cataracte chez certains patients qui suivaient ou avaient récemment suivi un traitement par des antagonistes des récepteurs adrénergiques α1, tels que la silodosine. Cette variante du syndrome de la pupille étroite (Small Pupil Syndrome) est caractérisée par un iris flasque qui ondule sous linfluence des courants dirrigation peropératoires, un myosis peropératoire progressif malgré une dilatation préopératoire à laide de médicaments mydriatiques standards, et un prolapsus potentiel de liris vers les incisions de phaco-émulsification.

Un SIHP peut augmenter le risque de complications oculaires intra-opératoires et postopératoires (p.ex. perte du cristallin, décollement de la rétine, endophtalmie). Lopérateur doit être informé de la prise de silodosine afin dadapter, le cas échéant, ses techniques opératoires (p.ex. via lutilisation de rétracteurs diris à crochets, danneaux de dilatation de liris ou de substances viscoélastiques).

En cas dutilisation dautres α1-bloquants (en particulier la tamsulosine), la survenue dun SIHP a également été rapportée lors dinterventions chirurgicales du glaucome. Chez les patients devant subir très prochainement une intervention chirurgicale ophtalmologique, il est recommandé de ne pas instaurer de traitement à base de silodosine ou dun autre α-bloquant. Il nest, en revanche, pas prouvé quun arrêt du traitement par la silodosine 1 à 2 semaines avant lintervention apporte un avantage. Dans certains cas, un SIHP a également été rapporté chez des patients qui avaient déjà arrêté lα-bloquant quelque temps avant lintervention.

Altération de la fonction rénale

On ne dispose que de données limitées pour les patients présentant une insuffisance rénale modérée (ClCr 30-< 50 mL/min). Étant donné que le risque deffets indésirables (en particulier vertiges et hypotension orthostatique) augmente chez ces patients en raison de lexposition accrue à la silodosine (voir «Pharmacocinétique»), une utilisation chez cette population nest pas recommandée. Si Urorec est malgré tout utilisé, la dose maximale de 4 mg une fois par jour ne doit pas être dépassée.

Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (ClCr < 30 mL/min), Urorec est contre-indiqué.

Insuffisance hépatique

En cas dinsuffisance hépatique sévère (Child-Pugh C), Urorec est contre-indiqué.

Comédication avec de puissants inhibiteurs du CYP3A4

En cas de traitement concomitant par des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (p. ex. itraconazole, voriconazole, clarithromycine, ritonavir et jus de pamplemousse), cela peut conduire à une augmentation de lexposition à la silodosine (voir «Interactions»). Dans de tels cas, le traitement doit donc être administré avec une prudence particulière.

Comédication avec des inhibiteurs de la PDE5

Les inhibiteurs de la PDE5 présentent également des effets vasodilatateurs. En cas dadministration concomitante dinhibiteurs de la PDE5 et dun α1-bloquant tel que la silodosine, chez les patients prédisposés, le risque dhypotension symptomatique peut être accru, en particulier au moment lorsque la concentration plasmatique de linhibiteur de la PDE5 est la plus élevée. Les patients traités par Urorec doivent donc utiliser un inhibiteur de la PDE5 uniquement sils savent comment ils réagissent à la silodosine. Chez les patients qui utilisent déjà des inhibiteurs de la PDE5, le traitement par un antagoniste des récepteurs adrénergiques α1 tel que la silodosine doit être instauré avec une prudence particulière tout en surveillant lapparition déventuels symptômes orthostatiques.

Fertilité

Le traitement par la silodosine entraîne une réduction du nombre de spermatozoïdes dans léjaculat, ce qui peut affecter temporairement la fertilité masculine. À larrêt du traitement par Urorec, la fertilité se normalise à nouveau.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par gélule, c.-à-d. quil est essentiellement «sans sodium».

Interactions

Interactions pharmacocinétiques

Influence dautres médicaments sur la pharmacocinétique de la silodosine

La silodosine subit un métabolisme intensif, principalement par lintermédiaire du CYP3A4, de lalcool déshydrogénase et de lUGT2B7. La silodosine est également un substrat de la P-glycoprotéine. Les substances ayant un effet inhibiteur (p. ex. itraconazole, clarithromycine, ritonavir ou ciclosporine) ou inducteur (p. ex. rifampicine, barbituriques, carbamazépine, phénytoïne) sur ces enzymes et protéines de transport peuvent affecter les concentrations plasmatiques de la silodosine et de ses métabolites actifs.

Inhibiteurs du CYP3A4

Lors dune étude dinteractions, une augmentation dun facteur de 3,7 des concentrations plasmatiques maximales de la silodosine et une augmentation dun facteur de 3,1 de lexposition à la silodosine (c.-à-d. de lASC) ont été observées lors de ladministration concomitante de kétoconazole, inhibiteur puissant du CYP3A4 (400 mg). Ladministration concomitante de puissants inhibiteurs du CYP3A4 (p. ex. itraconazole, voriconazole, clarithromycine, ritonavir ou ciclosporine) nest donc pas recommandée (voir «Mises en garde et précautions»).

Lorsque la silodosine a été administrée en association avec un inhibiteur du CYP3A4 de puissance modérée tel que le diltiazem, une augmentation denviron 32 % de lASC de la silodosine a été observée, mais la Cmax et la demi-vie nont pas été affectées. Cette augmentation na aucune pertinence clinique, et aucun ajustement posologique nest nécessaire.

Influence de la silodosine sur la pharmacocinétique dautres médicaments

In vitro, la silodosine na pas entraîné dinhibition de CYP1A2, 2A6, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 ou 3A4.

In vitro, la silodosine na pas entraîné dinduction de CYP1A2, 3A4, 2C8, 2C9 ou 2B6.

In vitro, la silodosine na pas entraîné dinhibition de lUGT1A1, 1A4 ou 2B7. Une induction de lUGT par la silodosine ne peut pas être exclue.

In vitro, la silodosine na pas entraîné dinhibition de MDR1, BCRP, BSEP, MATE1, MATE2-K, OAT1, OAT3, OATP1B1, OATP1B3, OCT1 et OCT2.

Digoxine

Les taux à létat stationnaire de la digoxine, un substrat de la P-glycoprotéine, nont pas été affectés de façon significative par ladministration concomitante de silodosine 8 mg une fois par jour.

Interactions pharmacodynamiques

Antihypertenseurs

Dans des études cliniques dinteractions avec le métoprolol, lamlodipine et le lisinopril, une fréquence plus élevée dévénements orthostatiques a été constatée en cas dadministration concomitante de silodosine par rapport à ladministration des antihypertenseurs avec un placebo. Un traitement concomitant dantihypertenseurs et de silodosine doit donc être instauré avec prudence, et les patients devront être surveillés afin de détecter déventuels effets indésirables.

Grossesse/Allaitement

Urorec nest pas indiqué chez les femmes.

On ne dispose daucune donnée sur léventuel passage de la silodosine à partir du sperme au fœtus.

Effet sur laptitude à la conduite et lutilisation de machines

Aucune étude correspondante na été effectuée. Néanmoins, les patients doivent être informés du risque de survenue de symptômes liés à lhypotension orthostatique (p. ex. vertiges). Ils doivent également faire preuve de prudence lors de la conduite de véhicules ainsi que de lutilisation de machines, jusquà ce que leur réaction individuelle à Urorec ait été déterminée. Cest le cas, en particulier, en association avec lalcool.

Effets indésirables

La sécurité demploi dUrorec a été étudiée dans le cadre de quatre études cliniques contrôlées par placebo et réalisées en double aveugle (931 patients ayant reçu 8 mg de silodosine et 178 patients ayant reçu 4 mg de silodosine une fois par jour ainsi que 733 patients ayant reçu le placebo).

De surcroît, on dispose des données de sécurité de 3 études à long terme en ouvert. Au total, 2 617 patients ont reçu 8 mg de silodosine une fois par jour dans des études cliniques, dont 1 750 patients ont été exposés pendant au moins 6 mois et 393 patients pendant 1 an.

Lors des études cliniques, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés avec la silodosine ont été les troubles de léjaculation, en particulier léjaculation rétrograde (23,9 %) ou lanéjaculation (7,1 %). Cet effet peut affecter temporairement la fertilité masculine, mais disparaît quelques jours après larrêt du traitement (voir «Mises en garde et précautions»).

Les effets indésirables notés lors des études cliniques et dans le cadre de lexpérience mondiale menée après la mise sur le marché sont indiqués ci-après par classe de systèmes dorganes de la classification MedDRA et par fréquence: très fréquents (≥1/10); fréquents (≥1/100 à <1/10); occasionnels (≥1/1 000 à <1/100); rares (≥1/10 000 à <1/1 000); très rares (<1/10 000); fréquence inconnue (principalement basée sur des déclarations spontanées issues de la surveillance du marché, la fréquence exacte ne pouvant pas être estimée).

Affections du système immunitaire

Très rares: réactions dhypersensibilité (p. ex. gonflements au niveau du visage, gonflement de la langue, œdème pharyngé ou laryngé).

Affections psychiatriques

Occasionnels: baisse de la libido.

Affections du système nerveux

Fréquents: vertiges, céphalées.

Rares: syncope, perte de conscience.

Affections oculaires

En rapport avec un traitement par silodosine, des cas de syndrome de liris hypotonique peropératoire (SIHP) ont été signalés lors dinterventions chirurgicales de la cataracte (voir également «Mises en garde et précautions»).

Affections cardiaques

Occasionnels: tachycardie.

Rares: palpitations.

Affections vasculaires

Fréquents: hypotension orthostatique.

Occasionnels: hypotension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquents: nez bouché.

Occasionnels: rhinorrhée.

Affections gastro-intestinales

Fréquents: diarrhée.

Occasionnels: sécheresse buccale, nausées.

Affections hépatobiliaires

Occasionnels: valeurs de la fonction hépatique anormales.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Occasionnels: éruption cutanée, prurit, urticaire, exanthème médicamenteux.

Affections des organes de reproduction et du sein

Très fréquents: éjaculation rétrograde (23,9 %), anéjaculation (7,1 %).

Fréquents: dysfonction érectile.

Occasionnels: autres troubles de léjaculation.

Troubles généraux

Occasionnels: asthénie.

Lannonce deffets secondaires présumés après lautorisation est dune grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave via le portail dannonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

La silodosine a été étudiée chez des volontaires sains de sexe masculin à des doses atteignant jusquà 48 mg/jour. Leffet secondaire limitant la dose a été une hypotension orthostatique. En cas de prise récente, il est possible denvisager des vomissements forcés ou un lavage gastrique. Si le surdosage entraîne une hypotension, une assistance cardio-vasculaire doit être mise en place. La pression artérielle et la fréquence cardiaque peuvent fréquemment être de nouveau normalisées en allongeant le patient. Si ce nest pas suffisant, un soluté de remplissage et, le cas échéant, des vasopresseurs peuvent être utilisés. En outre, il est recommandé de surveiller la fonction rénale et dinstaurer des soins de soutien généraux.

La silodosine étant fortement (96,6 %) liée aux protéines, la dialyse napporte aucun bénéfice significatif.

Propriétés/Effets

Code ATC

G04CA04

Mécanisme daction

La silodosine possède une sélectivité élevée pour les récepteurs adrénergiques α1A, qui sont principalement localisés dans la prostate, la vessie, le col de la vessie, la capsule prostatique et lurètre prostatique. Un blocage de ces récepteurs adrénergiques α1A provoque un relâchement des muscles lisses de ces tissus et donc une réduction de la résistance urétrale, sans toutefois affecter la contractilité du muscle lisse détrusor. Ceci entraîne une amélioration des symptômes de stockage (irritatifs) et de vidange (obstructifs) (troubles urinaires du bas appareil, TUBA) associés à une hypertrophie bénigne de la prostate.

Des études in vitro ont montré une sélectivité élevée pour le récepteur α1A (ratio de liaison α1A/α1B 162/1).

Pharmacodynamique

Les alpha-bloquants peuvent entraîner une diminution de la pression artérielle par réduction de la résistance périphérique. Dans les trois études pivots (voir «Efficacité clinique»), un test orthostatique a été effectué à chaque fois après ladministration de la première dose. En moyenne, une baisse de la pression artérielle systolique de 1,1 mmHg sous silodosine 8 mg et de 0,1 mmHg sous placebo a été observée. En moyenne, la fréquence cardiaque a augmenté de 4,1 battements par minute sous silodosine et de 3,5 battements par minute sous placebo.

Efficacité clinique

Lefficacité et la sécurité demploi de la silodosine ont été évaluées lors de trois études pivots contrôlées par placebo et réalisées en double aveugle sur un total de 1900 patients, au cours dune durée de traitement de 12 semaines. Sur ces 1 900 patients, 847 ont reçu 8 mg de silodosine une fois par jour. Des patients présentant des symptômes modérés à sévères de HBP (International Prostate Symptom Score, IPSS, score initial ≥ 13) ont été inclus dans ces études. Le critère dévaluation principal était la modification du score IPSS total par rapport à la ligne de base.

Dans les trois études, les patients sous silodosine ont présenté une amélioration significativement plus importante des symptômes de stockage (irritatifs) et de vidange (obstructifs) de lHBP par rapport aux patients sous placebo. Selon létude, le score IPSS total sest amélioré de 6-7 points sous silodosine et de 3-5 points sous placebo (p < 0,001). Les résultats des principaux critères dévaluation secondaires étaient cohérents à cet égard.

Lune des trois études pivots présentait en outre un traitement de comparaison actif (tamsulosine 0,4 mg). À cet égard, la non-infériorité de la silodosine 8 mg comparativement à la tamsulosine a été mise en évidence. Dans cette étude, le taux de réponse a également été défini comme la proportion de patients présentant une amélioration de lIPSS dau moins 25 %. Ce taux de réponse était significativement plus élevé sous silodosine (68 %) et sous tamsulosine (65 %) que sous placebo (53 %; p < 0,001).

Dans la phrase dextension à long terme, en ouvert, de ces études contrôlées, les patients ont été traités par silodosine pendant une durée allant jusquà 1 an. Lefficacité de la silodosine sest maintenue au cours de cette période.

Pharmacocinétique

Absorption

Labsorption de la silodosine administrée par voie orale est bonne et proportionnelle à la dose dans la gamme de dose thérapeutique de 4-8 mg une fois par jour. Après administration à jeun, les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes au bout de 30 minutes à 1 heure. La biodisponibilité absolue est denviron 32 %.

Labsorption de nourriture a entraîné une diminution de la Cmax denviron 30 % et une augmentation du Tmax denviron 1 heure, mais na eu que peu deffet sur lASC.

Chez les volontaires sains de sexe masculin (n=16) dun âge moyen de 55 ± 8 ans, suite à une administration par voie orale de 8 mg une fois par jour, juste après le petit-déjeuner et pendant une période de 7 jours, les paramètres pharmacocinétiques suivants ont été mesurés: Cmax 87±51 ng/mL (écart type), Tmax 2,5 heures (intervalle: 1,0-3,0), ASC 433 ± 286 ng•h/mL. La silodosine et ses métabolites ont atteint létat stationnaire en 7 jours suite à une administration de 8 mg une fois par jour.

Distribution

La silodosine présente un volume de distribution de 49,5 L et se lie aux protéines plasmatiques à hauteur de 96 %. Elle ne diffuse pas dans les cellules sanguines.

La silodosine glucuronide se lie aux protéines plasmatiques à hauteur de 92 %.

Métabolisme

La silodosine subit un métabolisme intensif par glucuronidation (UGT2B7), par lintermédiaire de lalcool déshydrogénase et de laldéhyde déshydrogénase ainsi que par oxydation (principalement par le CYP3A4). Sur les deux principaux métabolites dans le plasma, le conjugué glucuronide de la silodosine (KMD-3213G) possède environ 1/8 de lactivité pharmacologique de la substance mère in vitro, tandis que le dérivé de lacide carboxylique (KMD-3293) ne possède pas dactivité pharmacologique significative. Le conjugué glucuronide de la silodosine possède une demi-vie dau moins 24 heures et atteint des concentrations plasmatiques environ quatre fois supérieures à celles de la silodosine. Les concentrations plasmatiques et la demi-vie du dérivé de lacide carboxylique sont semblables à celles de la substance mère.

Élimination

Sept jours après ladministration orale de silodosine marquée au 14C, environ 33,5 % de la radioactivité a été retrouvée dans les urines et 54,9 % dans les selles. La clairance de la silodosine a été denviron 10 L/h. La silodosine est éliminée principalement sous forme de métabolites; seules des concentrations très faibles de la substance sous forme inchangée sont retrouvées dans les urines. Les demi-vies terminales de la substance mère et de son conjugué glucuronide sont respectivement de 13 heures et > 24 heures environ.

Cinétique pour certains groupes de patients

Troubles de la fonction hépatique

Lors dune étude en administration unique, les propriétés pharmacocinétiques de la silodosine nont pas été modifiées chez neuf patients présentant une insuffisance hépatique modérée (scores de Child-Pugh de 7 à 9) par rapport aux neuf volontaires sains. Les résultats de cette étude doivent être interprétés avec prudence, étant donné que les patients présentaient des valeurs biochimiques normales, suggérant que la fonction métabolique était normale, et que leur insuffisance hépatique a uniquement été classée comme modérée du fait dune ascite et dune encéphalopathie hépatique.

La pharmacocinétique de la silodosine na pas été étudiée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.

Troubles de la fonction rénale

Lors dune étude en administration unique, lexposition à la silodosine non liée chez les patients présentant une insuffisance rénale légère (n=8) et modérée (n=8) a entraîné, en moyenne, une augmentation de la Cmax dun facteur de 1,6 et de lASC dun facteur de 1,7 par rapport aux patients dont la fonction rénale était normale (n=8). Chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (n=5), laugmentation de la Cmax a été dun facteur de 2,2 et celle de lASC de 3,7. Lexposition aux principaux métabolites, la silodosine glucuronide et le KMD-3293, a également augmenté.

Patients âgés

Lexposition à la silodosine et à ses principaux métabolites ne varie pas avec lâge, même chez les patients âgés de plus de 75 ans.

Enfants et adolescents

La pharmacocinétique de la silodosine na pas été étudiée chez les patients âgés de moins de 18 ans.

Données précliniques

Les données précliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité ainsi que de potentiel cancérogène, mutagène et tératogène nont pas révélé de risque particulier pour lhomme. Des effets ont été observés chez lanimal (affectant la glande thyroïde chez les rongeurs) uniquement à des expositions considérées comme suffisamment supérieures à lexposition maximale chez lhomme, et ont peu de signification clinique.

Chez les rats mâles, une baisse de la fertilité a été observée à partir dexpositions correspondant à environ deux fois lexposition obtenue à la dose maximale recommandée chez lhomme. Leffet constaté a été réversible.

Au cours dune étude portant sur la fertilité, menée sur des rats mâles, la viabilité et le nombre total des spermatozoïdes ont été nettement moins élevés à une dose de 600 mg/kg/jour (environ 65 fois la dose maximale recommandée chez lhomme). Lexamen histopathologique des animaux stériles a mis en évidence des modifications au niveau des testicules et des épididymes à une dose de 200 mg/kg/jour (environ 30 fois la dose maximale recommandée chez lhomme).

Remarques particulières

Stabilité

Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver dans lemballage dorigine, à labri de la lumière et de lhumidité. Ne pas conserver au-dessus de 30 °C. Conserver hors de portée des enfants.

Numéro dautorisation

65513 (Swissmedic)

Présentation

Urorec 4 mg: boîtes de 10, 30 et 100 gélules. B

Urorec 8 mg: boîtes de 10, 30 et 100 gélules. B

Titulaire de lautorisation

Recordati AG, 6340 Baar

Mise à jour de linformation

Janvier 2021