Voltfast®

Novartis Pharma Schweiz AG

Composition

Principes actifs

Diclofenacum kalicum (dérivé de l'acide phénylacétique).

Excipients

Mannitolum, Aspartamum 50 mg/sachet, Saccharinum natricum corresp. 0,561 mg/sachet, Aromatica (menthae piperitae, anisi), Kalii hydrogenocarbonas, Glyceroli dibehenas.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Poudre pour solution à boire à 50 mg de diclofénac de potassium. Poudre homogène blanche à légèrement jaunâtre.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement à court terme (maximum 3 jours) des affections aiguës suivantes:

Inflammations et douleurs post-opératoires, p.ex. après une chirurgie dentaire ou orthopédique.

États inflammatoires post-traumatiques douloureux, p.ex. à la suite d'une entorse.

États douloureux et/ou inflammatoires en gynécologie, p.ex. dysménorrhée primitive ou annexite.

Crises de migraine avec ou sans aura.

Comme adjuvant dans les infections inflammatoires douloureuses graves de la gorge, du nez ou de l'oreille, p.ex. pharyngoamygdalite, otite.

Syndromes vertébraux douloureux.

Rhumatisme extra-articulaire.

Conformément aux principes généraux de thérapeutique, traiter l'affection sous-jacente avec les moyens thérapeutiques appropriés. La fièvre seule ne constitue pas une indication.

Posologie/Mode d’emploi

De manière générale, il est recommandé d'ajuster individuellement le dosage. Administrer la dose minimale efficace sur une durée la plus courte possible pour contrôler les symptômes permet de réduire les effets indésirables (voir «Mises en garde et précautions»).

Posologie usuelle

Adultes

La posologie recommandée est de 2 à 3 sachets de Voltfast par jour (100 à 150 mg/jour). Dans les cas plus bénins et chez les enfants de plus de 14 ans, 2 sachets de Voltfast par jour (50 à 100 mg) sont habituellement suffisants. La dose totale quotidienne doit être généralement fractionnée en 2 à 3 prises.

Dans la dysménorrhée primitive, la posologie quotidienne, qui devra être ajustée au cas par cas, est en général de 1à 3 sachets de Voltfast. La dose initiale est de 1 à 2 sachets.

Migraine: il est recommandé de commencer par une dose initiale de 50 mg dès les premiers signes avant-coureurs de la crise de migraine. Si après env. 2 heures la douleur n'est pas suffisamment atténuée, une deuxième dose de 50 mg peut être prise. Si nécessaire, des doses supplémentaires de 50 mg peuvent être prises à intervalles de 6 à 8 h; cependant la dose maximale de 150 mg par 24 h ne doit pas être dépassée.

Administration

Le contenu d'un sachet doit être dissous en le remuant dans un verre d'eau (non gazeuse) et bu aussitôt. La solution peut rester légèrement trouble, ceci n'influence pas l'efficacité du médicament. La solution est à prendre de préférence avant les repas.

Instructions posologiques particulières

Maladie cardiovasculaire préexistante ou facteurs de risque cardiovasculaire importants

De manière générale, un traitement par Voltfast n'est pas recommandé chez les patients atteints d'une maladie cardiovasculaire ou d'hypertension non contrôlée. Si nécessaire, les patients atteints d'une maladie cardiovasculaire ou d'hypertension non contrôlée ou présentant des facteurs de risque cardiovasculaire importants ne doivent être traités par Voltfast qu'après une évaluation méticuleuse et, en cas d'administration sur plus de 4 semaines, seulement par des doses quotidiennes maximales de 100 mg (voir «Mises en garde et précautions»).

Patients présentant des troubles de la fonction hépatique

Voltfast est contre-indiqué chez les patients atteints d'insuffisance hépatique (voir «Contre-indications»)

Aucune étude spécifique n'a été réalisée chez des patients présentant une insuffisance hépatique; il n'est donc pas possible de donner des recommandations spécifiques concernant un ajustement de la dose. Il convient de faire preuve de prudence lors de l'administration de Voltfast à des patients présentant des troubles légers à modérés de la fonction hépatique (voir «Mises en garde et précautions»).

Patients présentant des troubles de la fonction rénale

Voltfast est contre-indiqué chez les patients atteints d'insuffisance rénale (DFG < 15 ml/min/1,73 m2) (voir «Contre-indications»)

Aucune étude spécifique n'a été réalisée chez des patients présentant une insuffisance rénale; il n'est donc pas possible de donner des recommandations spécifiques concernant un ajustement de la dose. Il convient de faire preuve de prudence lors de l'administration de Voltfast à des patients présentant des troubles de la fonction rénale (voir «Mises en garde et précautions»).

Patients âgés

Aucun ajustement de la dose initiale n'est en principe nécessaire chez les patients âgés. Pour des raisons médicales fondamentales, la prudence est cependant recommandée chez les patients âgés, en particulier chez les patients âgés fragiles ou de faible poids corporel (voir «Mises en garde et précautions»).

Enfants et adolescents

En raison de leur dosage élevé, les sachets de Voltfast ne sont pas recommandés chez l'enfant de moins de 14 ans.

La solution buvable en gouttes Voltarène ainsi que les suppositoires à 12,5 mg ou 25 mg sont disponibles pour les traitements destinés aux enfants.

On ne dispose pas encore d'expérience dans le traitement des migraines par Voltfast chez les enfants.

Contre-indications

Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients selon la composition.

Antécédents de bronchospasme, angioedème, urticaire, rhinite aiguë, polypes de la muqueuse nasale ou symptômes de type allergique après la prise d'acide acétylsalicylique ou d'un autre anti-inflammatoire non stéroïdien.

Durant le 3e trimestre de la grossesse (voir «Grossesse, Allaitement»).

Ulcères gastriques et/ou duodénaux actifs ou hémorragies ou perforations gastro-intestinales.

Maladies inflammatoires de l'intestin (comme maladie de Crohn, colite ulcéreuse).

Insuffisance hépatique (Child-Pugh classe C) (cirrhose hépatique et ascite).

Insuffisance rénale (DFG < 15 ml/min/1,73 m²).

Insuffisance cardiaque grave (NYHA III-IV).

Traitement de douleurs post-opératoires après un pontage coronarien (et utilisation d'une circulation extracorporelle).

Enfants de moins de 14 ans.

Mises en garde et précautions

Mises en garde générales pour l'utilisation d'anti-inflammatoires non stéroïdiens systémiques

Des ulcérations, des hémorragies ou des perforations gastro-intestinales peuvent survenir à tout moment et même en l'absence de symptômes avant-coureurs ou d'antécédents connus, pendant le traitement par des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), sélectifs de la COX-2 ou non. Pour diminuer ce risque, il faut administrer la dose minimale efficace pour une durée de traitement la plus courte possible.

Pour certains inhibiteurs sélectifs de la COX-2, des études contrôlées par placebo ont révélé un risque plus élevé de complications cardiovasculaires ou cérébrovasculaires thrombotiques. On ne sait pas encore si ce risque est en corrélation directe avec la sélectivité de la COX-1/COX-2 des différents AINS. Comme il n'existe actuellement pas de résultats cliniques comparables pour le diclofénac à doses maximales et en traitement de longue durée, on ne peut pas exclure un risque accru similaire. Jusqu'à l'obtention de tels résultats, il ne faut administrer le diclofénac qu'après une évaluation soigneuse du rapport risque/bénéfice en cas de maladie coronarienne cliniquement avérée, d'affections vasculaires cérébrales, d'artériopathie oblitérante des membres inférieurs ou chez les patients présentant des facteurs de risque importants (p.ex. hypertension artérielle, hyperlipidémie, diabète, tabagisme). Pour ces mêmes raisons, il faut administrer la dose minimale efficace pour une durée de traitement la plus courte possible.

Les effets rénaux des AINS comprennent une rétention liquidienne avec des œdèmes et/ou une hypertension artérielle. Le diclofénac doit donc être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance cardiaque ou d'autres états prédisposant à une rétention liquidienne. La prudence est également de rigueur chez les patients prenant simultanément des diurétiques ou des inhibiteurs de l'ECA ainsi qu'en cas de risque accru d'hypovolémie.

Chez les personnes âgées, les conséquences sont généralement plus sévères. En cas d'hémorragie ou d'ulcération gastro-intestinale chez un patient sous Voltfast, le traitement doit être arrêté.

Réactions cutanées

Des cas de réactions cutanées sévères parfois létales, comme une dermatite exfoliative, un syndrome de Stevens-Johnson ou une nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) ainsi qu'une réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) ont été très rarement rapportés en relation avec l'administration d'AINS, y compris Voltfast (voir «Effets indésirables»). Le risque pour les patients semble être le plus important en début de traitement, la réaction survenant généralement au cours du premier mois de traitement. La prise de Voltfast doit être arrêtée dès les premiers signes d'éruption cutanée, de lésions des muqueuses ou d'autres signes d'hypersensibilité.

Comme avec d'autres AINS, des réactions allergiques, y compris anaphylactiques/anaphylactoïdes, peuvent apparaître dans de rares cas avec le diclofénac, même en l'absence de tout traitement antérieur par ce médicament.

Masquage des signes d'une infection

En raison de ses propriétés pharmacodynamiques, le diclofénac, comme d'autres AINS, peut masquer une symptomatologie infectieuse.

Précautions

Généralités

L'administration concomitante de Voltfast et d'AINS systémiques, comme les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase-2, est à éviter, car il existe un risque d'effets indésirables additifs (voir «Interactions»).

Pour des raisons médicales fondamentales, la prudence s'impose chez les sujets très âgés. Il est recommandé en particulier d'administrer la dose minimale efficace chez les patients âgés fragiles ou chez ceux dont le poids corporel est faible.

Voltfast contient une source de phénylalanine et peut donc être nocif pour les patients souffrant de phénylcétonurie.

Ce médicament contient 50 mg d'aspartame par sachet. L'aspartame est une source de phénylalanine. Il peut être nocif en cas de phénylcétonurie, une maladie congénitale rare qui se caractérise par l'accumulation de phénylalanine due à une incapacité de l'organisme à la dégrader suffisamment.

Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par sachet, c'est-à-dire qu'il est pratiquement «sans sodium».

Effets respiratoires (asthme préexistant)

Chez les patients souffrant d'asthme, de rhinite allergique saisonnière, de gonflement de la muqueuse nasale (c'est à dire de polypes nasaux), de bronchopneumopathie chronique obstructive ou d'une infection chronique des voies respiratoires (en particulier si celle-ci est en corrélation avec des symptômes similaires à ceux d'une rhinite allergique), les réactions aux AINS telles qu'une exacerbation de l'asthme (intolérance aux analgésiques/asthme provoqué par des analgésiques), un œdème de Quincke ou une urticaire sont plus fréquentes que chez d'autres patients. C'est pourquoi une prudence particulière s'impose chez ces patients (piquet d'urgence). Ceci est valable également pour les patients qui présentent une réaction allergique à d'autres substances sous la forme d'une éruption cutanée, d'un prurit ou d'une urticaire.

Effets gastro-intestinaux

Comme pour tous les AINS, y compris le diclofénac, une surveillance médicale étroite est préconisée et une précaution particulière est indiquée lors de la prescription de Voltfast aux patients ayant des symptômes évoquant des troubles gastro-intestinaux ou aux patients ayant des antécédents d'ulcères, d'hémorragies ou de perforations gastriques ou intestinales (voir «Effets indésirables»). Le risque d'hémorragie gastro-intestinale est plus important avec une dose d'AINS plus élevée, de même que chez les patients ayant des antécédents d'ulcère, en particulier lors de complications telles qu'une hémorragie ou une perforation ou s'il s'agit d'un patient âgé.

Afin de réduire le risque de toxicité gastro-intestinale chez les patients ayant des antécédents d'ulcère, en particulier lors de complications telles qu'une hémorragie ou une perforation ou s'il s'agit d'un patient âgé, le traitement doit être instauré et poursuivi à la dose minimale efficace.

La possibilité d'un traitement combiné à des substances protectrices (p.ex. inhibiteurs de la pompe à protons ou misoprostol) doit être envisagée chez ces patients, de même que chez ceux prenant simultanément de faibles doses d'acide acétylsalicylique (AAS) ou d'autres médicaments susceptibles d'augmenter le risque gastro-intestinal.

Les patients qui ont des antécédents de toxicité gastro-intestinale, en particulier les patients âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (surtout une hémorragie gastro-intestinale). La prudence s'impose chez les patients qui reçoivent simultanément des médicaments susceptibles d'accroître le risque d'une ulcération ou d'une hémorragie, tels que les corticoïdes systémiques, les anticoagulants, les anti-thrombotiques ou les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (voir «Interactions»).

Les AINS, y compris le diclofénac, peuvent être associés à un risque accru de fuite anastomotique gastro-intestinale. La prudence est de mise lors de l'utilisation de Voltfast après une opération gastro-intestinale et une surveillance médicale étroite est recommandée.

Effets hépatiques

Une surveillance médicale étroite est nécessaire en cas d'administration de Voltfast à des patients présentant une insuffisance hépatique, car cela pourrait péjorer leur affection (voir «Effets indésirables»).

Comme avec tous les AINS, dont le diclofénac, les valeurs d'une ou de plusieurs enzymes hépatiques peuvent augmenter pendant le traitement par Voltfast. Ceci a été observé très fréquemment avec le diclofénac au cours d'études cliniques (chez environ 15% des patients), mais ne s'accompagne cependant que rarement de symptômes cliniques. Dans la majorité des cas, il s'agit d'élévations limitées. Fréquemment (dans 2,5% des cas), il s'agissait d'une augmentation modérée des enzymes hépatiques (≥3 à < 8 fois la limite supérieure de la normale), alors que l'incidence des augmentations marquées (≥8 fois la limite supérieure de la normale) n'était que d'env. 1%. Au cours des études cliniques mentionnées ci-dessus, parallèlement à l'augmentation des enzymes hépatiques, des lésions hépatiques cliniquement manifestes ont été observées dans 0,5% des cas. En général, l'augmentation des enzymes hépatiques était réversible après l'arrêt du traitement.

Il faut toutefois rappeler que Voltfast n'est recommandé que pour les traitements de courte durée (maximum 3 jours).

Le traitement par Voltfast doit être arrêté en cas de persistance ou d'aggravation des valeurs hépatiques anormales et en cas d'apparition de signes ou symptômes cliniques faisant suspecter le développement d'une hépatopathie ou d'autres manifestations (p.ex. éosinophilie, éruption cutanée).

Parallèlement à l'augmentation des enzymes hépatiques, de rares cas de réactions hépatiques graves (y compris d'ictère) et de très rares cas d'hépatite fulminante, de nécrose hépatique et d'insuffisance hépatique, d'issue fatale dans des cas isolés, ont été rapportés.

Une hépatite peut se produire sans symptômes avant-coureurs lors de l'utilisation du diclofénac. La prudence s'impose chez les patients atteints de porphyrie hépatique, car Voltfast peut déclencher une crise.

Effets rénaux

Compte tenu de l'importance des prostaglandines dans le maintien de la perfusion rénale, un traitement prolongé par des AINS à hautes doses, y compris le diclofénac, provoque souvent (1 à 10%) des œdèmes et une hypertension.

Une prudence particulière s'impose chez les patients présentant une insuffisance cardiaque ou rénale, des antécédents d'hypertension, chez les patients âgés, les malades sous diurétiques ou sous médicaments influençant sensiblement la fonction rénale ainsi que chez les patients présentant un important déficit en liquide extracellulaire, quelle qu'en soit la cause, p.ex. dans la phase pré- ou postopératoire lors d'interventions chirurgicales lourdes (voir «Contre-indications»). C'est pourquoi, lorsque Voltfast est utilisé dans ces cas-là, il est recommandé de surveiller la fonction rénale par mesure de précaution. L'arrêt du traitement permet généralement de retrouver l'état antérieur au traitement.

Effets cardiovasculaires

Un traitement par un AINS, y compris par le diclofénac, peut être associé à un risque légèrement accru d'événements thrombotiques cardiovasculaires sévères (y compris infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral), notamment à fortes doses et en cas d'utilisation à long terme.

Généralement, le traitement par Voltfast n'est pas recommandé chez les patients atteints d'une maladie cardiovasculaire (insuffisance cardiaque, cardiopathie ischémique préexistante, artériopathie oblitérante des membres inférieurs) ou d'hypertension non contrôlée. Si nécessaire, les patients atteints d'une cardiopathie préexistante, d'une hypertension non contrôlée ou présentant des facteurs de risque cardiovasculaires importants (p.ex. hypertension, hyperlipidémie, diabète, tabagisme) ne doivent être traités par Voltfast qu'après une évaluation méticuleuse et, en cas d'administration sur plus de 4 semaines, seulement par des doses quotidiennes maximales de 100 mg/jour.

Les risques cardiovasculaires du diclofénac pouvant augmenter avec la dose et la durée de l'utilisation, il faut utiliser la dose quotidienne minimale efficace pendant la durée la plus courte possible. La nécessité du soulagement des symptômes pour le patient et la réponse au traitement doivent faire l'objet de réévaluations périodiques, en particulier si le traitement est appliqué pendant plus de 4 semaines.

Les patients doivent faire attention aux signes et symptômes d'événements artériels thromboemboliques sévères (p.ex. douleurs thoraciques, essoufflement, faiblesse, troubles de l'élocution), qui peuvent survenir sans signes annonciateurs. Il faut enjoindre aux patients de consulter immédiatement un médecin en cas de survenue d'un tel événement.

Effets hématologiques

L'utilisation de Voltfast n'est recommandée que pour un traitement de courte durée. Toutefois, si Voltfast est administré sur une période plus longue, il est conseillé, comme pour les autres AINS, de contrôler régulièrement la formule sanguine.

Une inhibition temporaire de l'agrégation plaquettaire est aussi possible avec le diclofénac comme avec les autres AINS. Une surveillance attentive s'impose chez les patients souffrant de troubles de la coagulation.

Interactions

Les interactions suivantes peuvent être observées sous Voltfast et/ou sous d'autres formes pharmaceutiques du diclofénac.

Inducteurs enzymatiques

Inducteurs du CYP2C9

La prudence est de rigueur en cas d'utilisation concomitante de diclofénac et d'inducteurs du CYP2C9 (p.ex. rifampicine). Ceux-ci peuvent être à l'origine d'une diminution significative de la concentration plasmatique et de l'exposition au diclofénac.

Inhibiteurs enzymatiques

Inhibiteurs du CYP2C9

La prudence est de rigueur en cas d'utilisation concomitante de diclofénac et d'inhibiteurs du CYP2C9 (p.ex. voriconazole). Ceux-ci peuvent être à l'origine d'une augmentation significative du pic de concentration plasmatique de diclofénac et, globalement, d'une exposition totale accrue au diclofénac.

Autres interactions

Interactions observées devant être prises en considération

Lithium

En cas d'administration concomitante, le diclofénac peut augmenter la concentration plasmatique du lithium. Un contrôle des taux sériques de lithium est recommandé.

Digoxine

En cas d'administration concomitante, le diclofénac peut augmenter la concentration plasmatique de la digoxine. Un contrôle des taux sériques de digoxine est recommandé.

Diurétiques et antihypertenseurs

Comme avec d'autres AINS, l'administration concomitante de diclofénac et de diurétiques ou d'antihypertenseurs (p.ex. bêta-bloquants, inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC)) peut provoquer une diminution de leurs effets antihypertenseurs. C'est pourquoi il faut être prudent lors de l'utilisation d'une association médicamenteuse de ce type et contrôler régulièrement la tension artérielle, notamment chez les patients âgés. Il faut veiller à une hydratation suffisante des patients et la fonction rénale doit être surveillée de près après instauration du traitement combiné et par la suite régulièrement, surtout avec les diurétiques et les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, en raison d'un risque élevé de néphrotoxicité (voir «Mises en garde et précautions»).

Ciclosporine et tacrolimus

Comme d'autres AINS, le diclofénac peut accroître la néphrotoxicité de la ciclosporine et du tacrolimus en raison de ses effets sur les prostaglandines rénales. Pour cette raison, le diclofénac doit être administré à des doses plus faibles chez les patients qui reçoivent de la ciclosporine ou du tacrolimus par rapport à ceux qui n'en reçoivent pas.

Médicaments connus pour provoquer une hyperkaliémie

Le traitement concomitant par des diurétiques d'épargne potassique, de la ciclosporine, du tacrolimus ou du triméthoprime peut être associé à une augmentation des concentrations plasmatiques de potassium qu'il convient donc de contrôler fréquemment (voir «Mises en garde et précautions»).

Antibiotiques du groupe des quinolones

Des cas isolés de convulsions qui auraient pu être dues à l'administration concomitante d'AINS et de quinolones ont été rapportés.

Interactions prévisibles devant être prises en considération

Autres AINS et corticostéroïdes

L'administration concomitante du diclofénac et d'autres AINS par voie systémique ou des corticostéroïdes peut augmenter la fréquence des effets indésirables gastro-intestinaux (voir «Mises en garde et précautions»).

Anticoagulants et anti-thrombotiques

La prudence est de rigueur, car une administration concomitante pourrait augmenter le risque d'hémorragies (voir «Mises en garde et précautions»).

Bien que les études cliniques n'indiquent pas que le diclofénac influence l'effet des anticoagulants, des cas de risque accru d'hémorragie lors de l'administration concomitante de diclofénac et d'anticoagulants ont été rapportés; c'est pourquoi une surveillance étroite est recommandée dans de tels cas.

Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)

L'administration concomitante d'AINS par voie systémique, y compris de diclofénac, et d'ISRS peut augmenter le risque d'hémorragies gastro-intestinales (voir «Mises en garde et précautions»).

Antidiabétiques

Des essais cliniques ont montré que le diclofénac peut être administré conjointement avec des antidiabétiques oraux sans en modifier leur effet clinique. Cependant, des cas isolés d'effets hypoglycémiants et hyperglycémiants après l'administration de diclofénac ont été rapportés, rendant nécessaire un ajustement de la posologie des antidiabétiques. Pour cette raison, il est recommandé, par mesure de précaution, de contrôler la glycémie durant le traitement combiné.

Des cas isolés d'acidose métabolique lors de l'administration concomitante de diclofénac et de metformine ont été rapportés, surtout chez les patients présentant déjà une altération de la fonction rénale.

Méthotrexate

La prudence s'impose lorsque des AINS, y compris le diclofénac, sont administrés moins de 24 h avant ou après un traitement par méthotrexate, car la concentration sanguine et la toxicité du méthotrexate peuvent augmenter.

Phénytoïne

Lorsque la phénytoïne est utilisée en même temps que le diclofénac, une surveillance de la concentration plasmatique de la phénytoïne est recommandée, car il faut s'attendre à une augmentation de l'exposition à la phénytoïne.

Grossesse, allaitement

Grossesse

Une inhibition de la synthèse des prostaglandines peut avoir une incidence négative sur la grossesse et/ou le développement embryonnaire et fœtal. Selon certaines données tirées d'études épidémiologiques, l'administration d'inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines au début de la grossesse accroît le risque de fausses couches, de malformations cardiaques et de gastroschisis. On présume que ce risque est proportionnel à la dose administrée et à la durée du traitement.

Il a été démontré chez l'animal que l'administration d'un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines entraîne une augmentation des pertes pré et post-implantatoires et une létalité embryofœtale. En outre, une incidence accrue de différentes malformations, y compris des malformations cardio-vasculaires, a été rapportée chez les animaux qui avaient reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines durant la phase de l'organogenèse (voir «Données précliniques»).

Durant les premier et deuxième trimestres de la grossesse, le diclofénac ne doit être administré qu'en cas de nécessité absolue. Si le diclofénac est utilisé par une femme qui tente de tomber enceinte ou pendant le premier ou le deuxième trimestre de la grossesse, la dose doit être aussi faible que possible et la durée du traitement aussi courte que possible.

Oligohydramnios/insuffisance rénale néonatale

La prise d'AINS dans la 20e semaine de grossesse ou après peut conduire à des troubles de la fonction rénale chez le fœtus, qui peuvent entraîner un oligohydramnios et, dans certains cas, une insuffisance rénale néonatale. Ces effets indésirables surviennent en moyenne après plusieurs jours à plusieurs semaines de traitement, bien qu'un oligohydramnios ait été rapporté dans de rares cas dès 48 heures après le début du traitement par AINS. L'oligohydramnios est souvent, mais pas toujours, réversible avec l'arrêt du traitement. Parmi les complications de l'oligohydramnios prolongé peuvent figurer, par exemple, des contractures des membres et une maturation retardée des poumons. Après la mise sur le marché, des procédés invasifs, tels qu'une exsanguino-transfusion ou une dialyse, ont été nécessaires dans quelques cas d'insuffisance rénale néonatale. Envisagez la surveillance du liquide amniotique par échographie si le traitement par Voltfast dure plus de 48 heures. Arrêtez le traitement par Voltfast si un oligohydramnios survient et procédez à un examen de contrôle selon la pratique clinique.

Le diclofénac est contre-indiqué pendant le troisième trimestre de la grossesse. Tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines peuvent:

·exposer le fœtus aux risques suivants:

·toxicité cardio-pulmonaire (avec fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire, voir aussi «Données précliniques»);

·trouble de la fonction rénale pouvant évoluer vers une insuffisance rénale avec oligohydramnios.

·exposer la mère et l'enfant aux risques suivants:

·prolongation éventuelle du temps de saignement, un effet antiagrégant pouvant également survenir à très faibles doses;

·inhibition des contractions utérines retardant ou prolongeant le travail.

Allaitement

Comme d'autres AINS, le diclofénac passe en faibles quantités dans le lait maternel. Pour cette raison et par mesure de précaution, le diclofénac ne doit pas être utilisé par les femmes qui allaitent. Si le traitement est indispensable, le nourrisson doit être alimenté au biberon avec du lait de formule.

Fertilité

L'utilisation de diclofénac peut entraver la fertilité féminine et n'est par conséquent pas recommandée chez les femmes désirant concevoir un enfant. Chez les femmes ayant des difficultés de conception ou qui sont en cours d'examen pour déceler une éventuelle stérilité, il faut prendre en considération un arrêt éventuel de la prise de diclofénac.

Chez l'animal, une diminution de la fertilité masculine ne peut pas être exclue vu l'existence de données correspondantes (voir «Données précliniques»). La pertinence de ces observations pour l'être humain n'est pas connue.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Les patients qui souffrent de troubles de la vue, d'étourdissements, de vertiges, de somnolence ou d'autres troubles nerveux centraux sous Voltfast doivent renoncer à conduire un véhicule ou utiliser des machines.

Effets indésirables

Les effets indésirables mentionnés ci-dessous comprennent ceux qui ont été rapportés pour Voltfast et/ou d'autres formes pharmaceutiques du diclofénac, en traitement de courte ou de longue durée.

Indications de fréquence

«Très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (< 1/10, ≥1/100), «occasionnels» (< 1/100, ≥1/1000), «rares» (< 1/1000, ≥1/10 000), «très rares» (< 1/10 000).

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très rares: thrombopénie, leucopénie, anémie (y compris anémie hémolytique et aplasique), agranulocytose.

Affections du système immunitaire

Rares: hypersensibilité, réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes (y compris hypotension et état de choc).

Très rares: angioedème (y compris œdème de la face).

Affections psychiatriques

Très rares: désorientation, dépression, insomnie, cauchemars, irritabilité, trouble psychotique.

Affections du système nerveux

Fréquents: céphalées, étourdissements.

Rares: somnolence.

Très rares: paresthésies, troubles de la mémoire, convulsions, anxiété, tremblements, méningite aseptique, dysgueusie, accident vasculaire cérébral.

Affections oculaires

Très rares: troubles de la vision, déficience visuelle, diplopie.

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Fréquents: vertiges.

Très rares: acouphène, baisse de l'acuité auditive.

Affections cardiaques

Occasionnels*: infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, palpitations, douleurs thoraciques.

Fréquence inconnue: syndrome de Kounis.

Affections vasculaires

Fréquents: hypertension

Très rares: vasculite.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Rares: asthme (y compris dyspnée).

Très rares: pneumopathie inflammatoire.

Affections gastro-intestinales

Fréquents: nausées, vomissements, diarrhées, dyspepsie, douleurs abdominales, flatulence, appétit diminué.

Rares: gastrite, hémorragie gastro-intestinale, hématémèse, méléna, diarrhées hémorragiques, ulcère gastro-intestinal (avec ou sans hémorragie, sténose ou perforation gastro-intestinale pouvant provoquer une péritonite).

Très rares: colite (y compris colite hémorragique, colite ischémique et exacerbation d'une colite ulcéreuse ou d'une maladie de Crohn), constipation, stomatite, glossite, troubles œsophagiens, sténose en diaphragme de l'intestin, pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Fréquents: transaminases augmentées.

Rares: hépatite, ictère, trouble de la fonction hépatique.

Très rares: hépatite fulminante, nécrose hépatique, insuffisance hépatique.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquents: rash cutané.

Rares: urticaire.

Très rares: dermatite bulleuse, eczéma, érythème, érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique), dermatite exfoliative, alopécie, réaction de photosensibilité, purpura, purpura de Henoch-Schönlein, prurit.

Fréquence inconnue: réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS).

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquents: rétention de liquide, œdèmes.

Très rares: atteinte rénale aiguë (insuffisance rénale aiguë), hématurie, protéinurie, néphrite tubulo-interstitielle, syndrome néphrotique, nécrose papillaire.

* La fréquence reflète les données sous traitement de longue durée à dose élevée (150 mg/jour).

Les méta-analyses d'études cliniques contrôlées et des données pharmaco-épidémiologiques montrent que l'utilisation du diclofénac, en particulier à hautes doses (150 mg par jour) et sur une longue durée, peut être mise en corrélation avec un risque accru d'événements thromboemboliques artériels (p.ex. infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral) (voir «Mises en garde et précautions»).

Description de certains effets indésirables

Effets sur l'acuité visuelle

Les troubles visuels tels que baisse de la vue, vision floue et diplopie semblent être un effet de classe des AINS et sont normalement réversibles à l'arrêt du traitement. Un mécanisme probable des troubles visuels est l'inhibition de la synthèse des prostaglandines et d'autres substances similaires, ce qui peut modifier la régulation de la tension artérielle rétinienne et provoquer d'éventuelles altérations de l'acuité visuelle. En cas de survenue de tels symptômes au cours du traitement par le diclofénac, un examen ophtalmologique doit être envisagé pour exclure d'autres causes.

L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Signes et symptômes

Il n'existe pas de tableau clinique caractéristique du surdosage du diclofénac. Un surdosage peut engendrer des symptômes tels que vomissements, hémorragie gastro-intestinale, diarrhées, étourdissements, acouphène ou convulsions. Une intoxication sévère peut conduire à une insuffisance rénale aiguë et à des lésions hépatiques.

Traitement

Le traitement de l'intoxication aiguë par les AINS, y compris par le diclofénac, consiste essentiellement en des soins de support et en un traitement symptomatique. Les complications telles qu'hypotension, insuffisance rénale, convulsions, troubles gastro-intestinaux et dépression respiratoire requièrent des soins de support et un traitement symptomatique.

Des mesures thérapeutiques spécifiques telles que diurèse forcée, dialyse ou hémoperfusion seront probablement inefficaces pour éliminer les AINS, y compris le diclofénac, en raison de leur forte liaison aux protéines et de leur métabolisme important.

L'administration de charbon actif peut être envisagée en cas de surdosage potentiellement toxique. Une décontamination gastrique (p.ex. vomissements forcés, lavage gastrique) peut être réalisée en cas de surdosage potentiellement létal.

Propriétés/Effets

Code ATC

M01AB05

Mécanisme d'action

Voltfast contient du diclofénac, un composé non stéroïdien doté de propriétés analgésiques, anti-inflammatoires et antipyrétiques.

Son mécanisme d'action s'appuie essentiellement sur l'inhibition, prouvée expérimentalement, de la biosynthèse des prostaglandines qui jouent un rôle majeur dans l'apparition de l'inflammation, de la douleur et de la fièvre.

In vitro à des concentrations équivalentes à celles que l'on atteint chez l'homme, le diclofénac n'inhibe pas la biosynthèse des protéoglycanes dans le cartilage.

Pharmacodynamique

Voir «Mécanisme d'action»

Efficacité clinique

Du fait de l'absorption rapide du principe actif, les sachets de Voltfast conviennent particulièrement au traitement d'états douloureux et inflammatoires aigus dans lesquels une action rapide (en 30 minutes) est souhaitable.

Dans les états inflammatoires post-traumatiques et post-opératoires, le diclofénac soulage rapidement les douleurs spontanées et celles dues à des mouvements. Il réduit l'œdème d'origine inflammatoire ainsi que l'œdème d'origine traumatique.

Le principe actif permet en outre de soulager les douleurs et de diminuer l'intensité de l'hémorragie dans la dysménorrhée primitive. L'effet analgésique du diclofénac dans d'autres états douloureux modérés et sévères a par ailleurs été démontré.

Voltfast s'est montré efficace dans les crises de migraine en atténuant les douleurs et en améliorant les symptômes concomitants tels que nausées et vomissements.

Pharmacocinétique

Absorption

L'absorption du diclofénac, administré sous forme de poudre de diclofénac potassique, est complète et rapide. L'absorption commence immédiatement après l'administration. La quantité de diclofénac absorbée est la même que lors de l'administration d'une dose équivalente de diclofénac sodique en dragées gastrorésistantes. Des concentrations plasmatiques maximales moyennes de 1,6 µg/ml sont atteintes environ 5 à 20 min après l'administration d'un sachet à 50 mg. La prise avec un repas n'a aucune influence sur la quantité de diclofénac absorbé, mais peut légèrement retarder l'absorption et ralentir la vitesse d'absorption.

Distribution

Le diclofénac est lié à 99,7% aux protéines sériques, principalement à l'albumine (99,4%).

Le calcul du volume de distribution apparent donne des valeurs se situant entre 0,12 et 0,17 l/kg.

Le diclofénac pénètre dans le liquide synovial, où les concentrations maximales sont atteintes 2 à 4 h après l'obtention du pic plasmatique. La demi-vie apparente d'élimination du liquide synovial est de 3 à 6 h. Les concentrations de principe actif dans le liquide synovial sont plus élevées que les concentrations plasmatiques dès deux heures après l'obtention du pic plasmatique et le restent pendant une période pouvant aller jusqu'à 12 h.

De faibles concentrations de diclofénac ont été décelées dans le lait d'une femme allaitante (100 ng/ml). La quantité estimée absorbée par un nourrisson allaité correspond à une dose de 0,03 mg/kg/jour.

Métabolisme

La biotransformation du diclofénac s'effectue en partie par glucuronoconjugaison de la molécule inchangée, mais surtout par hydroxylation et par méthoxylation simples et multiples entraînant la formation de différents métabolites phénoliques (3'-hydroxy, 4'-hydroxy, 5-hydroxy, 4',5-dihydroxy et 3'-hydroxy-4'-méthoxy-diclofénac) qui sont éliminés pour la plupart sous forme glycuronoconjuguée. Deux de ces métabolites phénoliques sont pharmacologiquement actifs, mais à un degré nettement moindre que le diclofénac.

Élimination

La clairance plasmatique totale du diclofénac est de 263 ± 56 ml/min (moyenne ± écart-type). La demi-vie plasmatique terminale est de 1 à 2 h.

Parmi les métabolites, quatre, dont les deux métabolites actifs, ont également une demi-vie plasmatique brève de 1 à 3 h. Un autre métabolite, le 3'-hydroxy-4'-méthoxy-diclofénac, a en revanche une demi-vie nettement plus longue, mais il est pratiquement inactif.

La dose est éliminée à environ 60% dans les urines sous la forme de métabolites. Moins de 1% est excrété sous forme inchangée. Le reste de la dose est éliminé sous forme de métabolites, par la bile avec les fèces.

Cinétique pour certains groupes de patients

Aucune relation significative entre l'âge des patients et l'absorption, le métabolisme ou l'excrétion du médicament n'a été observée.

Troubles de la fonction hépatique

En présence d'une insuffisance hépatique (hépatite chronique ou cirrhose compensée), la cinétique et le métabolisme du diclofénac sont les mêmes que chez les patients dont le foie est intact.

Troubles de la fonction rénale

Chez les insuffisants rénaux, la cinétique d'une dose unique administrée selon le schéma posologique habituel ne permet pas de conclure à une accumulation du principe actif inchangé. Lorsque la clairance de la créatinine est inférieure à 10 ml/min, la concentration plasmatique théorique des métabolites à l'état d'équilibre est environ quatre fois supérieure à celle enregistrée chez les sujets sains. Les métabolites sont finalement éliminés par voie biliaire.

Données précliniques

Des résultats précliniques d'études de pharmacologie de sécurité, de toxicité aiguë et de toxicité après administrations répétées ainsi que de génotoxicité, de mutagénicité et de carcinogénicité du diclofénac n'ont pas montré de risque particulier pour l'homme aux doses thérapeutiques prévues.

L'incidence accrue de lymphomes (thymus) chez la souris et l'incidence accrue de fibromes sous-cutanés, de fibroadénomes (glande mammaire) ou d'adénomes à cellules C (thyroïde) chez le rat ont été dans les limites de contrôle historiques du laboratoire pour la souche animale utilisée et ont été considérées comme fortuites.

Dans toutes les études de toxicité réalisées chez le rat, une hypertrophie des ganglions lymphatiques mésentériques ou une lymphadénite avec hyperplasie réactive ont été observées. Ces modifications se sont accompagnées d'une neutrophilie, laquelle a également été observée dans les études chez le singe. On suppose qu'il s'agit de réactions secondaires aux ulcères gastro-intestinaux observés. Dans une étude sur 2 ans, une augmentation dose-dépendante des occlusions thrombotiques des vaisseaux cardiaques a été observée chez des rats traités par le diclofénac.

Des études supplémentaires indiquent que le diclofénac administré à des doses orales répétées chez le rat (> 1 mg/kg de poids corporel) a des effets sur la fertilité (diminution du taux de testostérone, ainsi que réduction du poids des épididymes et des testicules, associées à des modifications histopathologiques). Des effets similaires ont également été observés dans la génération F1 après l'administration de doses ≥1,25 mg/kg dans une étude sur 2 générations. Chez le chien, l'administration sous-cutanée quotidienne de 2 mg/kg de diclofénac sodique a conduit à une augmentation du nombre des spermatides. D'autres études décrivent une diminution du pourcentage de rates s'accouplant après administration répétée de doses de diclofénac ≥0,5 mg/kg. Un effet sur la fertilité aussi bien masculine que féminine ne peut donc pas être exclu.

Le diclofénac passe la barrière placentaire chez les rongeurs. L'administration d'AINS (y compris le diclofénac) a inhibé l'ovulation chez la lapine ainsi que l'implantation et la placentation chez la rate, et a entraîné une fermeture prématurée du canal artériel chez la rate gravide. Chez le rat, des doses de diclofénac toxiques pour la mère ont été associées à une dystocie, un allongement de la gestation, une diminution de la survie fœtale et un retard de croissance intra-utérin. Les faibles effets du diclofénac sur les paramètres de la reproduction et de la mise bas ainsi que sur la fermeture du canal artériel in utero sont des effets pharmacologiques de cette classe d'inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines (voir «Contre-indications» et «Grossesse, Allaitement»).

Dans une étude réalisée chez la souris, une tératogénicité (fente palatine) a été observée à la dose de 4 mg/kg, toxique pour les mères. Chez le rat et le lapin, le traitement à des doses allant jusqu'à la dose toxique pour les mères n'a pas entraîné d'effets tératogènes. Un retard d'ossification et une réduction du poids fœtal dans une étude réalisée chez le lapin ont été les seules modifications observées dans ces études.

Aux doses toxiques pour les mères, le développement périnatal et postnatal de la progéniture a été compromis (fertilité, voir ci-dessus, ainsi que poids corporel à la naissance et retard de croissance postnatal).

Remarques particulières

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.

Remarques particulières concernant le stockage

Les médicaments doivent être conservés hors de portée des enfants.

Ne pas conserver au-dessus de 25 °C et conserver à l'abri de l'humidité.

Numéro d’autorisation

57310 (Swissmedic)

Présentation

Sachets à 50 mg: 30. [B]

Titulaire de l’autorisation

Novartis Pharma Schweiz AG, Risch; domicile: 6343 Rotkreuz

Mise à jour de l’information

Juin 2022