Ce médicament fait l’objet d’une surveillance supplémentaire qui permettra l’identification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave. Voir la rubrique «Effets indésirables» pour les modalités de déclaration des effets secondaires.

XbrykTM

Composition

Principes actifs

Denosumab, produit à partir de cellules CHO (CHO: Chinese Hamster Ovary) génétiquement modifiées.

Excipients

Histidine, chlorhydrate d’histidine monohydraté, sorbitol (E420, 74,8 mg par flacon perforable), polysorbate 20, eau pour préparations injectables.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Solution injectable. Destinée à l’administration sous-cutanée.

Solution limpide, incolore à légèrement jaunâtre, pouvant contenir des traces de particules protéiques translucides à blanches.

Chaque flacon contient 120 mg de denosumab dans 1,7 ml de solution (70 mg/ml).

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement des patients atteints de tumeurs solides présentant des métastases osseuses, en association avec un traitement antinéoplasique standard (voir «Mises en garde et précautions» et «Efficacité clinique»).

Traitement de ladulte et de ladolescent à maturation du squelette achevée présentant des tumeurs à cellules géantes de los qui ne sont pas résécables ou dont la résection entraînerait probablement une morbidité élevée.

Posologie/Mode d’emploi

Xbryk doit être administré sous la surveillance dun professionnel de santé.

Afin dassurer la traçabilité des médicaments biotechnologiques, il convient de documenter pour chaque traitement le nom commercial et le numéro de lot.

Posologie usuelle

La posologie recommandée pour le traitement des patients présentant des métastases osseuses de tumeurs solides est de 120 mg de Xbryk, administrée une fois toutes les quatre semaines, par injection sous-cutanée dans la cuisse, labdomen ou le bras.

La posologie recommandée pour le traitement des patients présentant des tumeurs à cellules géantes de los est de 120 mg de Xbryk, administrée une fois toutes les quatre semaines, par injection sous-cutanée dans la cuisse, labdomen ou le bras, avec une dose dattaque supplémentaire de 120 mg les jours 8 et 15 du premier mois de traitement.

Une supplémentation orale apportant au moins 500 mg de calcium et 400 UI de vitamine D par jour est requise chez tous les patients (sauf en cas dhypercalcémie, voir «Mises en garde et précautions»).

Instructions posologiques particulières

Patients présentant des troubles de la fonction hépatique

La sécurité et lefficacité du denosumab nont pas été étudiées chez les patients présentant une insuffisance hépatique.

Patients présentant des troubles de la fonction rénale

Aucune adaptation de la posologie ni surveillance de la fonction rénale nest nécessaire chez les patients atteints dinsuffisance rénale. Les patients insuffisants rénaux sévères (clairance de la créatinine < 30 ml/min) ou dialysés présentent un risque accru dhypocalcémie. La surveillance de la calcémie doit être particulièrement étroite chez ces patients (voir «Mises en garde et précautions»).

Patients âgés

Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire chez les patients âgés.

Enfants et adolescents

Xbryk nest pas recommandé chez les patients pédiatriques (< 18 ans) présentant des métastases osseuses de tumeurs solides.

Pour le traitement des tumeurs à cellules géantes de los chez les adolescents à maturation du squelette achevée: même posologie que chez ladulte.

Mode dadministration

Pour les instructions concernant lutilisation, la manipulation et lélimination, voir chapitre «Remarques particulières».

Contre-indications

Hypersensibilité au principe actif ou à lun des excipients (voir «Composition»).

Mises en garde et précautions

Le principe actif de Xbryk, le denosumab, est également utilisé en cas d’ostéoporose. Les patients traités par Xbryk ne doivent pas recevoir simultanément d’autres médicaments contenant du denosumab.

Supplémentation en vitamines et hypocalcémie

La calcémie doit être déterminée et une hypocalcémie préexistante doit être corrigée avant linstauration du traitement par Xbryk. Une supplémentation en calcium et en vitamine D est requise chez tous les patients, sauf en cas dhypercalcémie.

Une hypocalcémie peut survenir à tout moment pendant le traitement par Xbryk. La calcémie doit être contrôlée avant la dose initiale de Xbryk, dans les 2 semaines suivant la dose initiale et si des symptômes laissant suspecter une hypocalcémie surviennent. Une surveillance supplémentaire de la calcémie doit être envisagée chez les patients ayant des facteurs de risque dhypocalcémie ou selon létat clinique du patient. Les patients doivent être informés de la nécessité de signaler tout symptôme pouvant faire suspecter une hypocalcémie. Les symptômes dhypocalcémie survenus au cours des études cliniques incluaient paresthésies ou raideurs musculaires, contractions, spasmes et crampes musculaires. Une supplémentation additionnelle en calcium de courte durée et une surveillance supplémentaire peuvent être nécessaires si une hypocalcémie survient au cours du traitement par Xbryk.

Après lautorisation de mise sur le marché, des cas dhypocalcémie symptomatique sévère ont été rapportés, dont certains ont eu une issue fatale (voir «Effets indésirables»). La plupart des cas se sont produits dans les premières semaines du traitement, mais ils peuvent aussi survenir plus tard. Les exemples de manifestations cliniques dune hypocalcémie symptomatique sévère ont inclus allongement de lintervalle QT, tétanie, convulsions et altération de létat mental (y compris coma).

En cas dhypocalcémie récidivante ou cliniquement significative, le rapport entre le bénéfice de la poursuite du traitement et le risque thérapeutique doit être évalué.

Insuffisance rénale

Les patients insuffisants rénaux sévères (clairance de la créatinine < 30 ml/min) ou dialysés présentent un risque accru dhypocalcémie. Le risque de développer une hypocalcémie et une élévation conjointe de lhormone parathyroïdienne augmente avec le degré dinsuffisance rénale. Une surveillance régulière du taux de calcium est particulièrement importante chez ces patients.

Ostéonécrose de la mâchoire

Une ostéonécrose de la mâchoire est survenue fréquemment chez des patients traités par denosumab.

Une ostéonécrose de la mâchoire a été observée chez 1,8% des patients, après une exposition globale médiane de 12 mois. Lincidence de lostéonécrose de la mâchoire a augmenté avec la durée dexposition. Lincidence des ostéonécroses de la mâchoire confirmées sest élevée au total à 1,1 pour 100 patients-années pendant la première année de traitement, à 3,7 durant la deuxième année et à 4,6 par la suite. Le temps médian dapparition dune ostéonécrose de la mâchoire était de 20,6 mois.

Dans une étude clinique contrôlée contre placebo, menée chez des patients chez qui le denosumab nest pas indiqué en raison du stade de la maladie, et avec une durée dexposition au traitement plus longue pouvant aller jusquà 7 ans, lincidence des ostéonécroses de la mâchoire confirmées était de 1,1 pour 100 patients-années pendant la première année de traitement, de 3,0 pendant la deuxième année et de 7,1 par an par la suite.

Dans une étude clinique ouverte de phase II, menée chez des patients atteints dune tumeur à cellules géantes de los, une ostéonécrose de la mâchoire a été confirmée chez 6,8% des patients (nombre médian de 34 doses; extrêmes: 4-116). À la fin de létude, le temps médian dans létude (incluant la phase de suivi de la sécurité demploi) sélevait à 60,9 mois (extrêmes: 0-112,6). Lincidence des ostéonécroses de la mâchoire confirmées par patient-année sélevait au total à 1,5 pour 100 patients-années (0,2 pour 100 patients-années pendant la première année de traitement, 1,5 pendant la deuxième année, 1,8 pendant la troisième année, 2,1 pendant la quatrième année, 1,4 pendant la cinquième année et 2,2 par la suite). Le temps médian dapparition dune ostéonécrose de la mâchoire était de 41 mois (extrêmes: 11-96).

Les facteurs de risque connus dune ostéonécrose de la mâchoire incluent interventions dentaires invasives (p. ex. extraction dentaire, implants dentaires, chirurgie buccale), mauvaise hygiène buccale ou affections dentaires préexistantes, infections, âge avancé, tabagisme, traitement antérieur par bisphosphonates ou traitements concomitants (p. ex. chimiothérapie, corticostéroïdes, inhibiteurs de langiogenèse). Chez les patients présentant des facteurs de risque dune ostéonécrose de la mâchoire, une évaluation individuelle du rapport risque/bénéfice doit être effectuée avant linstauration dun traitement par Xbryk.

Avant linstauration dun traitement par Xbryk, un examen de la bouche par le médecin prescripteur ainsi quun examen médico-dentaire avec des soins préventifs appropriés sont recommandés. Xbryk ne doit pas être instauré chez les patients souffrant dune affection dentaire ou de la mâchoire nécessitant une intervention chirurgicale, ou chez les patients ayant subi une chirurgie bucco-dentaire non cicatrisée.

Tous les patients doivent être encouragés à maintenir une bonne hygiène buccale, à faire des bilans dentaires réguliers et à signaler immédiatement tout symptôme oral tel que mobilité dentaire, douleur ou gonflement au cours du traitement par Xbryk.

Les patients doivent, si possible, éviter toute intervention dentaire invasive au cours du traitement. Chez les patients développant une ostéonécrose de la mâchoire lors du traitement par Xbryk, une intervention de chirurgie dentaire peut entraîner une aggravation de leur état. La prise en charge de chaque patient qui développe une ostéonécrose de la mâchoire doit être mise en place en collaboration étroite entre le médecin traitant et le dentiste ou le chirurgien-dentiste ayant une expertise dans lostéonécrose de la mâchoire. Lorsque cela est possible, une interruption temporaire du traitement doit être envisagée jusquà lamélioration de létat et la réduction des facteurs de risque.

Fractures vertébrales multiples après larrêt du traitement

Après larrêt du traitement par Xbryk, des fractures vertébrales multiples, non imputables à des métastases osseuses, peuvent se produire, surtout chez les patients présentant des facteurs de risque tels quune ostéoporose ou des antécédents de fractures.

Les effets souhaitables de Xbryk sur le remodelage osseux sont réversibles. Après larrêt du traitement, une augmentation des marqueurs du remodelage osseux et une perte de densité minérale osseuse (DMO) atteignant même un niveau inférieur à celui initialement constaté peuvent se produire (voir «Propriétés/Effets», Pharmacodynamique). Étant donné les risques présentés, une évaluation individuelle du rapport bénéfices/risques devrait avoir lieu avant linstauration du traitement par Xbryk et avant son arrêt.

Il faut conseiller au patient de ne pas interrompre le traitement par Xbryk sans lavis de son médecin.

Infections cutanées

Des infections cutanées (principalement cellulites bactériennes) ayant nécessité une hospitalisation ont été observées lors détudes cliniques. Les patients doivent être informés de la nécessité de consulter immédiatement un médecin en cas de survenue dune cellulite bactérienne.

Fractures atypiques du fémur

Des fractures atypiques du fémur ont été rapportées chez des patients traités par denosumab. Les fractures atypiques du fémur sont des fractures des régions sous-trochantériennes et diaphysaires du fémur pouvant survenir suite à un traumatisme minime ou même sans traumatisme et pouvant être bilatérales. Ces événements sont caractérisés par des aspects radiographiques spécifiques. Des fractures atypiques du fémur ont également été signalées chez des patients présentant certaines comorbidités (p. ex. carence en vitamine D, polyarthrite rhumatoïde, hypophosphatasie) et lors de lutilisation de certains principes actifs pharmaceutiques (p. ex. bisphosphonates, glucocorticoïdes, inhibiteurs de la pompe à protons). Ces événements sont également survenus sans traitement inhibiteur de la résorption osseuse. Pendant le traitement par denosumab, il doit être recommandé aux patients de signaler toute douleur nouvelle ou inhabituelle au niveau de la cuisse, de la hanche ou de laine. Les patients présentant ces symptômes doivent être examinés à la recherche dune fracture fémorale incomplète; le fémur controlatéral doit également être examiné.

Hypercalcémie après la fin du traitement chez des patients atteints de tumeurs à cellules géantes de los et chez des patients dont la croissance du squelette nest pas terminée

Des semaines, voire des mois après la fin du traitement, une hypercalcémie cliniquement significative ayant nécessité une hospitalisation et accompagnée dune insuffisance rénale aiguë a été rapportée chez des patients traités par denosumab atteints de tumeurs à cellules géantes de los et chez des patients dont la croissance du squelette nétait pas encore terminée. Après la fin du traitement, les patients doivent être surveillés pour détecter les signes et symptômes dune hypercalcémie; en cas dindication clinique, il convient denvisager un contrôle périodique du taux sérique de calcium et de vérifier la supplémentation en calcium et en vitamine D requise pour les patients (voir «Effets indésirables»).

Cancer de la prostate métastatique sensible à la castration (CPSCm)

Lefficacité et la sécurité du denosumab nont pas été étudiées chez les patients atteints de CPSCm.

Mise en garde concernant les excipients

Ce médicament contient 74,8 mg de sorbitol par dose de 1,7 ml. Leffet additif des produits administrés concomitamment contenant du sorbitol (ou du fructose) et lapport alimentaire de sorbitol (ou de fructose) doit être pris en compte. Xbryk ne doit pas être utilisé chez les patients présentant une intolérance au fructose (maladie héréditaire grave).

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose de 1,7 ml, c.-à-d. quil est essentiellement «sans sodium».

Interactions

Aucune étude dinteraction na été réalisée.

Les paramètres pharmacocinétiques et pharmacodynamiques du denosumab nont pas été altérés par une chimiothérapie et/ou une hormonothérapie concomitante lors des études cliniques ni par une exposition précédente à un bisphosphonate intraveineux.

Grossesse, Allaitement

Grossesse

Il nexiste pas de données suffisantes concernant lemploi du denosumab chez la femme enceinte. Une toxicité sur la reproduction a été mise en évidence dans une étude conduite sur des singes (cynomolgus) exposés au denosumab pendant toute la gestation à des expositions (ASC) jusquà 12 fois supérieures à la dose humaine (voir «Données précliniques»).

Le denosumab ne doit pas être administré pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue. Il doit être conseillé aux femmes de ne pas débuter une grossesse pendant le traitement par denosumab et durant au moins 5 mois après le traitement.

Allaitement

On ignore si le denosumab est excrété dans le lait maternel. Les études réalisées chez des souris knockout suggèrent que labsence du ligand RANK pourrait perturber la maturation des glandes mammaires au cours de la gestation, avec de possibles répercussions sur la production de lait post-partum (voir «Données précliniques»). Lutilisation de denosumab pendant lallaitement nest pas recommandée.

Fertilité

Il nexiste pas de données concernant leffet du denosumab sur la fertilité humaine. Les études chez lanimal nont pas montré deffets délétères directs ou indirects sur la fertilité (voir «Données précliniques»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude concernant les effets de Xbryk sur laptitude à la conduite et lutilisation de machines na été effectuée.

Effets indésirables

La sécurité du denosumab a été étudiée chez:

·5931 patients présentant une tumeur maligne avancée avec atteinte osseuse dans des études cliniques.

·304 patients présentant une tumeur à cellules géantes de los dans des études cliniques à un bras évaluant lefficacité et la sécurité du denosumab (deux études cliniques de phase II).

Liste des effets indésirables

Les effets indésirables sont rangés par classe de système dorganes de la classification MedDRA et par fréquence selon la convention suivante: très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100 à < 1/10), occasionnels (≥ 1/1000 à < 1/100), rares (≥ 1/10 000 à < 1/1000), très rares (< 1/10 000), fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Le tableau suivant répertorie les effets indésirables:

Base de données MedDRA des classes de systèmes dorganes

Fréquence

Effets indésirables

Infections et infestations

Occasionnels

Infection bactérienne du tissu sous-cutané

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes)

Fréquents

Second cancer primitif1

Affections du système immunitaire

Rares

Réactions dhypersensibilité

Fréquence inconnue

Hypersensibilité, y compris réactions anaphylactiques

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquents

Hypocalcémie, Hypophosphatémie

Occasionnels

Hypercalcémie après la fin du traitement chez des patients atteints de tumeurs à cellules géantes de los

Rares

Hypercalcémie après la fin du traitement chez des patients dont la croissance du squelette nest pas terminée

Fréquence inconnue

Cas dhypocalcémie symptomatique sévère, dont certains ayant une issue fatale

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très fréquents

Dyspnée (20,0%)

Affections gastro-intestinales

Très fréquents

Diarrhée (20,1%)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquents

Sudation excessive, alopécie

Occasionnels

Éruption médicamenteuse lichénoïde (p. ex. réaction de type lichen plan)

Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Très fréquents

Douleurs musculosquelettiques (61,0%), y compris des cas sévères

Fréquents

Ostéonécrose de la mâchoire

Occasionnels

Fracture atypique du fémur1

Rares

Fractures vertébrales multiples après larrêt du traitement

1 Voir «Description deffets indésirables spécifiques et informations complémentaires»

 

Description deffets indésirables spécifiques et informations complémentaires

Fractures atypiques du fémur

Dans le programme détudes cliniques, des fractures atypiques du fémur ont été rapportées occasionnellement chez des patients traités par denosumab. Le risque augmentait avec la durée du traitement. Les événements sont survenus au cours du traitement et jusquau 9e mois après la fin du traitement (voir «Mises en garde et précautions»).

Second cancer primitif

Au cours des quatre essais cliniques de phase III contrôlés contre comparateur actif, et menés en double aveugle chez des patients présentant une affection maligne avancée avec atteinte osseuse, des cas de second cancer primitif ont été rapportés chez 1,5% (54 sur 3691) des patients traités par denosumab (exposition médiane de 13,8 mois; extrêmes: 1,0-51,7) et 0,9% (33 sur 3688) des patients traités par lacide zolédronique (exposition médiane de 12,9 mois; extrêmes: 1,0-50,8). Lincidence cumulée des cas de second cancer primitif à un an était respectivement de 1,1% pour le denosumab et de 0,6% pour lacide zolédronique. Aucun profil particulier de type de cancer ou de groupe de cancer relié au traitement na été mis en évidence.

Population pédiatrique

Au cours de la surveillance post-commercialisation, des cas dhypercalcémie cliniquement significative après la fin du traitement ont été rapportés chez des patients pédiatriques dont la croissance du squelette nétait pas terminée et qui avaient reçu du denosumab pour des tumeurs à cellules géantes de los ou des indications non autorisées (voir «Mises en garde et précautions»).

L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Aucun cas de surdosage na été rapporté au cours des essais cliniques. Le denosumab a été administré lors détudes cliniques à des doses allant jusquà 180 mg toutes les 4 semaines et 120 mg par semaine pendant 3 semaines.

Propriétés/Effets

Code ATC

M05BX04

Xbryk est un médicament biosimilaire.

Mécanisme d’action

RANKL existe sous la forme dune protéine soit transmembranaire soit soluble. RANKL est essentiel pour la formation, la fonction et la survie des ostéoclastes, le seul type de cellules à être responsable de la résorption osseuse. Une augmentation de lactivité des ostéoclastes, stimulée par RANKL, est un médiateur majeur de la destruction osseuse lors des atteintes osseuses métastatiques. Le denosumab est un anticorps monoclonal humain (IgG2) qui se lie à RANKL avec une forte affinité et spécificité, sopposant ainsi à son interaction avec RANK. Il en résulte une réduction du nombre et de lactivité des ostéoclastes, ce qui diminue la résorption et la destruction osseuses induites par le cancer.

Dans les modèles précliniques, linhibition de RANKL a en outre diminué le nombre de lésions osseuses et a retardé la formation de métastases osseuses de novo. Linhibition de RANKL réduit en outre la croissance des tumeurs osseuses en association avec des cytostatiques (effet additif). Dans dautres modèles précliniques, linhibition de RANKL a réduit la prolifération hormono-induite de lépithélium mammaire.

Pharmacodynamique

Chez des patientes atteintes de cancer du sein avec métastases osseuses, un traitement par 30 mg ou 120 mg de denosumab toutes les quatre semaines (Q4W) ainsi quun traitement par 60 mg ou 180 mg de denosumab toutes les 12 semaines a induit une réduction rapide des marqueurs de la résorption osseuse (uNTx/créatinine, CTx sérique). Linhibition du remodelage osseux était réversible. Dans la cohorte traitée par 120 mg toutes les 4 semaines (Q4W), les taux duNTx/créatinine ont présenté, 36 semaines après la dernière dose de denosumab, une différence médiane (Q1, Q3) de 23,5% (-71,5%, 153%) par rapport à la valeur initiale; 34% de ces patientes ont reçu des bisphosphonates par voie IV pendant la période sans traitement.

De même, chez des patients présentant des métastases osseuses de tumeurs solides et préalablement traités par des bisphosphonates, ladministration de 180 mg de denosumab toutes les 4 ou 12 semaines a entraîné une diminution de près de 80% de luNTx/créatinine après 3 mois et 6 mois de traitement.

Les tumeurs à cellules géantes de los sont caractérisées par des cellules stromales exprimant RANKL et des cellules géantes de type ostéoclastique exprimant RANK. Chez les patients présentant une tumeur à cellules géantes de los, le denosumab se lie à RANKL, ce qui entraîne une réduction significative ou une élimination des cellules géantes de type ostéoclastique. Par la suite, lostéolyse est inhibée et le stroma tumoral prolifératif est remplacé par du nouveau tissu osseux dense, différencié non prolifératif.

Immunogénicité

Aucun anticorps neutralisant dirigé contre denosumab na été détecté au cours des études cliniques menées chez les patients présentant une pathologie tumorale avancée ou des tumeurs à cellules géantes de los. En utilisant une méthode de dosage immunologique de grande sensibilité, moins de 1% des patients traités par le denosumab pendant une durée allant jusquà 3 ans ont été testés positifs pour des anticorps non neutralisants. Aucune modification du profil pharmacocinétique, de la toxicité ou de la réponse clinique na été constatée.

Efficacité clinique

Efficacité clinique chez des patients présentant des métastases osseuses de tumeurs solides

Lefficacité et la sécurité du denosumab ont été étudiées au cours de trois essais randomisés en double aveugle contrôlés contre comparateur actif chez des patients nayant jamais reçu de bisphosphonates en IV et présentant une tumeur maligne avancée avec atteinte osseuse. Ces études ont comparé 120 mg de denosumab par voie sous-cutanée toutes les quatre semaines à 4 mg dacide zolédronique (dose adaptée en cas daltération de la fonction rénale) par voie intraveineuse toutes les quatre semaines. Les critères dévaluation principaux et secondaires ont porté sur la survenue dun ou de plusieurs événements osseux (SRE, skeletal-related events) définis comme suit: fracture pathologique, radiothérapie osseuse, chirurgie osseuse ou compression de la moelle épinière.

Dans toutes les études, le denosumab a réduit le risque dun ou plusieurs SRE (premier et suivants).

Dans létude 1 (2046 patientes atteintes d’un cancer du sein avec métastases osseuses), le denosumab a significativement réduit le risque de SRE comparativement à lacide zolédronique, de 18% (hazard ratio et IC à 95%: 0,82 [0,71; 0,95]; p < 0,0001 pour la non-infériorité et p = 0,0101 pour la supériorité). Le temps médian jusquau premier SRE a été de 26,4 mois pour lacide zolédronique et na pas été atteint dans le groupe denosumab. Dans une analyse dévénements multiples, le denosumab a en outre réduit significativement le risque de premier SRE et de SRE suivants comparativement à lacide zolédronique, de 23% (rate ratio et IC à 95%: 0,77 [0,66; 0,89]; p = 0,0012 pour la supériorité). Le denosumab a aussi réduit le risque du temps jusquà la première radiothérapie osseuse de 26% (hazard ratio et IC à 95%: 0,74 [0,59; 0,94]; p = 0,0121 pour la supériorité). Lincidence annuelle moyenne des événements par patiente (taux de morbidité osseuse) a été de 0,45 par an dans le groupe denosumab et de 0,58 par an dans le groupe acide zolédronique.

Dans létude 2 (1776 patients avec tumeurs solides (hormis cancer du sein et de la prostate) et métastases osseuses (89,9%) ou avec myélome multiple (10,1%)), le denosumab a réduit le risque de premier SRE de 16% comparativement à lacide zolédronique (hazard ratio et IC à 95%: 0,84 [0,71; 0,98]); (p = 0,0007 pour la non-infériorité); on na pas montré de signification statistique quant à la supériorité. Le temps médian jusquau premier SRE a été de 16,3 mois dans le groupe acide zolédronique et de 20,6 mois dans le groupe denosumab. Dans une analyse dévénements multiples portant sur le risque de premier SRE et de SRE suivants, le rate ratio (IC à 95%) pour le denosumab a été de 0,90 comparativement à lacide zolédronique (0,77; 1,04); p = 0,1447. Le denosumab a également réduit le risque du temps jusquà la première radiothérapie osseuse de 22% (hazard ratio et IC à 95%: 0,78 [0,63; 0,97]; p = 0,0256). Lincidence annuelle moyenne des événements par patient (taux de morbidité osseuse) a été de 0,86 par an dans le groupe denosumab et de 1,04 par an dans le groupe acide zolédronique.

Dans létude 3 (1901 patients avec cancer de la prostate résistant à la castration et métastases osseuses), le denosumab a significativement réduit le risque de SRE comparativement à lacide zolédronique, de 18% (hazard ratio et IC à 95%: 0,82 [0,71; 0,95]; p = 0,0002 pour la non-infériorité et p = 0,0085 pour la supériorité). Le temps médian jusquau premier SRE a été de 17,1 mois dans le groupe acide zolédronique et de 20,7 mois dans le groupe denosumab. Dans une analyse dévénements multiples, le denosumab a en outre réduit significativement le risque de premier SRE et de SRE suivants comparativement à lacide zolédronique, de 18% (rate ratio et IC à 95%: 0,82 [0,71; 0,94]; p = 0,0085 pour la supériorité). Le denosumab a aussi réduit le risque du temps jusquà la première radiothérapie osseuse de 22% (hazard ratio et IC à 95%: 0,78 [0,66; 0,94]; p = 0,0071). Lincidence annuelle moyenne des événements par patient (taux de morbidité osseuse) a été de 0,79 par an dans le groupe denosumab et de 0,83 par an dans le groupe acide zolédronique.

Dans les trois études, la progression de la maladie et la survie globale ont été similaires sous denosumab et sous acide zolédronique. Dans une analyse combinée prospective des trois études, le hazard ratio pour la survie globale a été de 0,99 (IC à 95%: 0,91; 1,07). Des exceptions ont été observées pour le CBNPC, avec une survie globale plus longue pour le denosumab (hazard ratio 0,79; IC à 95%: 0,65; 0,95; n = 702) et le myélome multiple, avec une survie globale plus longue pour lacide zolédronique (hazard ratio 2,26; IC à 95%: 1,13; 4,50; n = 180).

Efficacité clinique en cas de tumeur à cellules géantes de los

Dans le cadre de deux études de phase II non contrôlées, ouvertes (études 4 et 5), menées chez 554 patients présentant une tumeur à cellules géantes de los non résécable ou dont lablation chirurgicale aurait entraîné une morbidité élevée, 120 mg de denosumab ont été injectés par voie sous-cutanée toutes les 4 semaines avec une dose dattaque de 120 mg les jours 8 et 15. Les patients qui ont interrompu le traitement par denosumab sont entrés dans la phase de suivi de la sécurité demploi dau moins 60 mois. Durant cette phase, les patients qui avaient initialement répondu au denosumab étaient autorisés à recevoir un nouveau traitement par denosumab (p. ex. en cas de récidive).

Létude 4 a inclus 37 patients adultes présentant une tumeur à cellules géantes de los non résécable ou récidivante, confirmée sur le plan histologique. Le principal critère defficacité de létude était le taux de réponse, défini par une élimination dau moins 90% des cellules géantes par rapport au début de létude (ou par une élimination complète des cellules géantes lorsque celles-ci représentent moins de 5% des cellules tumorales) ou par une absence de progression de la lésion cible, confirmée par un examen radiologique, dans les cas aucune donnée histopathologique nétait disponible. Sur les 35 patients inclus dans lanalyse de lefficacité, 85,7% (IC à 95%: 69,7; 95,2) ont répondu au traitement par denosumab. Les 20 patients (100%) ayant fait lobjet dune évaluation histologique ont tous rempli les critères de réponse. Parmi les 15 patients restants, 10 (67%) nont montré aucune progression de la lésion cible lors des examens radiologiques.

Létude 5 a inclus 535 adultes ou adolescents à maturation du squelette achevée présentant une tumeur à cellules géantes de los. 28 de ces patients étaient âgés de 12 à 17 ans. Les patients ont été affectés à lune des trois cohortes: la cohorte 1 comprenait les patients présentant une maladie chirurgicalement non curable (p. ex. lésions sacrées, spinales ou multiples, y compris métastases pulmonaires); la cohorte 2 comprenait les patients présentant une maladie chirurgicalement curable dont lopération planifiée était associée à une forte morbidité (p. ex. résection articulaire, amputation de membres ou hémipelvectomie); la cohorte 3 comprenait les patients qui avaient participé auparavant à létude 4 et avaient été admis dans cette étude. Les critères dévaluation de létude étaient le temps jusquà la progression de la maladie (basée sur lévaluation du médecin prescripteur) dans la cohorte 1, et la proportion de patients sans intervention chirurgicale jusquau 6e mois dans la cohorte 2. Leffet sur les douleurs ainsi que le bénéfice clinique ont également été évalués.

Une analyse intermédiaire rétrospective comportait une évaluation indépendante des données dimagerie radiologiques des patients admis dans les études 4 et 5. Sur les 305 patients inclus dans les études 4 et 5 au moment de lanalyse intermédiaire, 190 présentaient au moins un point de réponse évaluable et ont été admis dans lanalyse (voir tableau 1).

Tableau 1. Réponse objective au traitement chez les patients atteints de tumeurs à cellules géantes de los

 

Nombre de patients évaluables pour le critère dévaluation

Nombre de patients ayant rempli le critère dévaluation

Proportion (%) (IC à 95%)a

Estimation de la médiane par la méthode de Kaplan-Meier

(IC à 95%) (mois)

Proportion de patients avec une réponse tumorale objective (RC, RP)

Basée sur la meilleure réponse

190

136

71,6 (64,6; 77,9)

-

RECIST 1.1

187

47

25,1 (19,1; 32,0)

-

EORTC

26

25

96,2 (80,4; 99,9)

-

Densité/Taille

176

134

76,1 (69,1; 82,2)

-

Durée de la réponse tumorale objective (temps jusquà la progression de la maladie à partir de la première réponse tumorale objective)

Basée sur la meilleure réponse

136

1

0,7

NE (NE; NE)b

RECIST 1.1

47

3

6,4

NE (19,94; NE)

EORTC

25

0

0,0

NE (NE; NE)

Densité/Taille

134

1

0,7

NE (NE; NE)

Temps jusquà la première réponse tumorale objective

Basé sur la meilleure réponse

190

136

71,6

3,1 (2,89; 3,65)

RECIST 1.1

187

47

25,1

NE (20,93; NE)

EORTC

26

25

96,2

2,7 (1,64; 2,79)

Densité/Taille

176

134

76,1

3,0 (2,79; 3,48)

a Intervalle de confiance exact
b NE = non évaluable

Afin de déterminer la réponse tumorale objective, lévaluation des patients sest fondée sur les critères de réponse suivants:

·Modified Response Evaluation Criteria in Solid Tumours (RECIST 1.1) (critère modifié dévaluation de la réponse dans les tumeurs solides) pour évaluer la charge tumorale, sur la base de la tomodensitométrie (TDM) et/ou de limagerie par résonance magnétique (IRM);

·Modified European Organisation for Research and Treatment of Cancer (EORTC) (critère modifié de lOrganisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer) pour évaluer la réponse métabolique à laide de la tomographie par émission de positons au fluorodéoxyglucose (FDG- PET);

·Modified Choi Criteria (critères de Choi modifiés) pour évaluer la taille et la densité de la tumeur en utilisant des unités Hounsfield, sur la base de la TDM/IRM (densité/taille).

Dans cette analyse intermédiaire rétrospective, le denosumab a permis dobtenir une réponse tumorale objective chez 71,6% (IC à 95%: 64,6; 77,9) des patients (voir tableau 1). Le temps médian de réponse était de 3,1 mois (IC à 95%: 2,89; 3,65). La durée médiane de la réponse na pas pu être évaluée, car certains patients ont connu une progression de la maladie avec un suivi médian de 13,4 mois. Les résultats quant à lefficacité chez les adolescents à maturation du squelette achevée semblaient similaires à ceux observés chez les adultes.

Dans lanalyse finale, 500 patients sur les 501 patients évaluables (99,8%) (c.-à-d. ceux dont létat de la maladie avait été évalué après linclusion) des cohortes 1 et 2 ont eu comme meilleure réponse selon le médecin investigateur une maladie stable ou améliorée (RC chez 195 patients [38,9%], RP chez 161 patients [32,1%] et maladie stable chez 144 patients [28,7%]).

Dans la cohorte 1, le temps médian de progression de la maladie na pas été atteint lors de lanalyse finale, car seuls 28 patients sur les 260 patients traités (10,8%) ont connu une progression de leur maladie. Dans la cohorte 2, le denosumab a prolongé le délai jusquà la chirurgie, a réduit la morbidité associée à lintervention planifiée et a diminué la proportion de patients devant subir une intervention chirurgicale. 219 patients sur les 238 patients évaluables (92,0%; IC à 95%: 87,8%; 95,1%) traités par denosumab nont subi aucune intervention chirurgicale jusquau 6e mois. Sur les 239 patients de la cohorte 2 ayant présenté initialement ou au cours de létude une lésion cible en dehors des poumons ou des tissus mous, une intervention chirurgicale a pu être évitée pendant létude chez 82 patients (34,3%) au total. Sur les 157 patients ayant subi une intervention chirurgicale pour une tumeur à cellules géantes de los au cours de létude, une procédure entraînant une plus faible morbidité que celle prévue au début de létude a été utilisée chez 106 dentre eux (67,5%) (voir tableau 2).

Tableau 2. Répartition des interventions chirurgicales prévues vs celles effectivement réalisées chez des patients atteints de tumeurs à cellules géantes de los (cohorte 2)

Interventions chirurgicales, n

Prévues au début de létude

(N = 239)

Effectivement réalisées

(N = 239)

Toutes les interventions chirurgicales

239

157

Interventions chirurgicales majeures

109

18

Hémipelvectomie

11

1

Amputation

36

2

Chirurgie/Reprise de prothèse articulaire

27

11

Résection articulaire

35

4

Excision marginale, excision en bloc ou résection en bloc

95

42

Curetage

29

95

Autres

6

2

Pas dintervention chirurgicale

0

82

 

N = Nombre de patients de la cohorte 2 dans le groupe danalyse de lefficacité, à lexclusion de ceux qui présentaient une lésion cible dans le poumon/les tissus mous au début de létude ou qui ont été opérés dune lésion dans le poumon/les tissus mous au cours de létude

Effet sur les douleurs

Dans lanalyse finale des cohortes combinées 1 et 2, une réduction cliniquement significative des douleurs les plus intenses (c.-à-d. une diminution de  2 points par rapport au début de létude) a été observée chez 30,8% des patients à risque (c.-à-d. ceux qui avaient un score de douleurs les plus intenses  2 au début de létude) après une semaine de traitement et chez  50% à la semaine 5. Ce soulagement de la douleur sest maintenu pendant toute la durée de létude.

Pharmacocinétique

Absorption

Après administration sous-cutanée, la biodisponibilité a été de 62%. Chez les patients présentant des métastases osseuses, létat déquilibre a été atteint au bout de 6 mois. Du fait de la dose dattaque aux jours 8 et 15 (en cas de tumeur à cellules géantes), létat déquilibre a été atteint au cours du premier mois de traitement. À létat déquilibre, la concentration sérique minimale moyenne a été de 20,6 µg/ml (extrêmes: 0,456 à 56,9 µg/ml).

Métabolisme

Le métabolisme et lélimination suivent les voies habituelles de dégradation des immunoglobulines.

Élimination

La demi-vie délimination moyenne est de 28 jours (extrêmes: 14 à 55 jours).

La pharmacocinétique et la pharmacodynamie du denosumab ont été comparables chez les patients ayant préalablement suivi un traitement par bisphosphonate intraveineux.

Linéarité/non-linéarité

Il nexiste pas de relation linéaire entre la dose et leffet pharmacocinétique, bien que lASC augmente de manière quasi linéaire pour les doses supérieures à 60 mg.

Cinétique pour certains groupes de patients

Troubles de la fonction hépatique

Aucune étude spécifique na été menée chez des insuffisants hépatiques.

Troubles de la fonction rénale

Des études avec le denosumab (60 mg, n = 55 et 120 mg, n = 32) chez des patients présentant divers degrés daltération de la fonction rénale, dont des patients dialysés, ont indiqué que le degré dinsuffisance rénale navait aucun effet sur les paramètres pharmacocinétiques du denosumab; un ajustement posologique chez les patients insuffisants rénaux nest donc pas requis.

Patients âgés

Aucune différence notable en termes de sécurité et defficacité na été observée entre les patients âgés et les patients plus jeunes. Aucune adaptation posologique nest nécessaire chez les patients âgés.

Enfants et adolescents

Chez les adolescents à maturation du squelette achevée (de 12 à 17 ans) atteints de tumeurs à cellules géantes de los, qui ont reçu 120 mg toutes les 4 semaines avec une dose dattaque les jours 8 et 15, la pharmacocinétique du denosumab était semblable à celle des adultes atteints de tumeurs à cellules géantes de los.

Données précliniques

Lactivité biologique du denosumab chez lanimal étant spécifique aux primates non humains, lévaluation de souris (knockout) génétiquement modifiées ou ladministration dautres inhibiteurs biologiques de la voie RANK/RANKL, p. ex. OPG-Fc et RANK-Fc, ont été utilisées afin dévaluer les propriétés pharmacodynamiques du denosumab dans des modèles de rongeurs.

Dans des modèles murins de métastases osseuses de cancers du sein positifs ou négatifs pour les récepteurs aux estrogènes, de cancers de la prostate et de CBNPC, lOPG-Fc a réduit les lésions ostéolytiques, ostéoblastiques et ostéolytiques/ostéoblastiques, a retardé la formation de métastases osseuses de novo et a diminué la croissance de tumeurs osseuses. Lassociation de lOPG-Fc à un traitement hormonal (tamoxifène) ou à une chimiothérapie (docétaxel) dans ces modèles a inhibé de façon additive la croissance de tumeurs osseuses secondaires à un cancer du sein, de la prostate ou du poumon. Dans un modèle dinduction de tumeurs mammaires chez la souris, le RANK-Fc a retardé la formation de tumeurs.

Chez des souris mâles transgéniques exprimant le ligand du RANK humain (hu-RANKL) («souris knockin») chez lesquelles une fracture transcorticale avait été provoquée, le denosumab a retardé la résorption du cartilage et le remodelage du cal fracturaire comparativement aux témoins. La résistance biomécanique na cependant pas été altérée.

Génotoxicité

Aucun test standard du potentiel génotoxique du denosumab na été réalisé, ces tests nétant pas pertinents pour cette molécule. Toutefois, compte tenu de ses propriétés, il est peu probable que le denosumab présente un quelconque potentiel génotoxique.

Carcinogénicité

Le potentiel carcinogène du denosumab na pas été évalué dans le cadre détudes à long terme chez lanimal.

Toxicité sur la reproduction

Des expositions au denosumab jusquà 9,1 fois plus élevées que lexposition humaine nont pas affecté la fertilité des femelles ni produit deffet délétère sur le fœtus chez le singe (cynomolgus) pendant une période correspondant au premier trimestre. Cependant, les ganglions lymphatiques des fœtus nont pas été examinés. Chez le singe (cynomolgus) exposé pendant toute la gestation au denosumab, à des expositions (ASC) 12 fois supérieures à celles de la dose humaine, il a été observé: une augmentation des mort-nés et de la mortalité postnatale; une croissance osseuse anormale aboutissant à une diminution de la résistance osseuse; une diminution de lhématopoïèse et un alignement anormal des dents; une absence de ganglions lymphatiques périphériques; et une diminution de la croissance néonatale. Six mois après la naissance, il ny avait plus de modifications osseuses et aucun effet sur la poussée dentaire na été observé. Toutefois, les effets sur les ganglions lymphatiques et lalignement anormal des dents ont persisté, et chez un animal, une minéralisation faible à modérée a été observée dans de nombreux tissus (la relation avec le traitement est incertaine). Aucune souffrance maternelle avant le travail na été observée et les effets indésirables maternels pendant le travail ont été rares. Le développement des glandes mammaires maternelles était normal.

Dans des études précliniques sur des souris knockout nexprimant pas RANK ou RANKL, une altération de la formation des ganglions lymphatiques chez le fœtus a été observée. Chez les souris knockout nexprimant pas RANK ou RANKL, une absence de montée de lait due à linhibition de la maturation des glandes mammaires (développement lobulo-alvéolaire au cours de la gestation) a aussi été observée.

Les souris knockout exprimant RANK/RANKL en période néonatale ont présenté un faible poids de naissance, une réduction de la croissance osseuse, une altération des cartilages de croissance et une absence de poussée dentaire. Une réduction de la croissance osseuse ainsi quune altération des cartilages de croissance et de la poussée dentaire ont été également observées lors détudes menées chez des rats ayant reçu des inhibiteurs de RANKL en période néonatale. Ces modifications ont été partiellement réversibles à larrêt de ces inhibiteurs. Des primates adolescents exposés à des doses de denosumab 2,7 et 15 fois (10 et 50 mg/kg) supérieures à celles correspondant à lexposition clinique ont présenté des anomalies des cartilages de croissance. Le traitement par le denosumab pourrait donc altérer la croissance osseuse chez les enfants avec des cartilages de croissance non soudés et inhiber la poussée dentaire.

Remarques particulières

Incompatibilités

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé à d’autres médicaments.

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur lemballage.

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver au réfrigérateur (2-8 °C). Flacon: conserver dans lemballage dorigine, à labri de la lumière.

Une fois sorti du réfrigérateur, Xbryk peut être conservé à une température maximale de 25 °C pendant une période unique de 60 jours au maximum, mais sans dépasser la date de péremption d’origine. S’il n’est pas utilisé au cours de cette période d’une durée maximale de 60 jours, Xbryk peut être remis au réfrigérateur pendant 28 jours en vue d’une utilisation ultérieure.

Ne pas congeler. Ne pas agiter.

Conserver hors de portée des enfants.

Remarques concernant la manipulation

Avant utilisation, la solution de Xbryk doit être inspectée visuellement. La solution peut contenir des traces de particules transparentes à blanches similaires à des protéines. Ne pas injecter la solution si elle est trouble ou colorée. Ne pas agiter. Afin déviter une gêne au point dinjection, laisser le flacon atteindre la température ambiante (jusquà 25 °C) avant l’injection et injecter lentement. Injecter la totalité du contenu du flacon.

Une aiguille de 27 gauge est recommandée pour ladministration du denosumab. Ne pas réintroduire laiguille une seconde fois dans le flacon.

Tout médicament inutilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Numéro d’autorisation

69874 (Swissmedic)

Présentation

Emballages contenant 1 flacon. (A)

Titulaire de l’autorisation

Samsung Bioepis CH GmbH, Lucerne.

Mise à jour de l’information

Janvier 2025